Alan Wake (PC)

 





Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mars 2012
Développeur : Remedy Entertainment
Adaptation PC : Nitro Games
Editeur : Microsoft Game Studios
Genre : survival horror

Support : 1 DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR

Espace disque nécessaire : 8Go (install)
Version logicielle : 1.06.17.0155
Moteur graphique : Umbra Engine
Moteur physique : Havok
Définitions : support des formats 4:3, 16:9 et 16:10
Compatible 3D : nVidia nVision 2

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Prix au lancement : 50€
Score des ventes : 4.5 Millions (tous supports)


Configuration minimale (PC) :
CPU : Dual Core 2.4Ghz
RAM : 2Go
VIDEO : avec 512Mo de VRAM (type GeForce 8600GT / Radeon 5550)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core2Quad Q9650 (Quad-Cores à 3Ghz)
RAM : 8Go (DDR2 - Dual Channel à 800Mhz)
VIDEO : GeForce GTX 1050 Ti (4Go de VRam)
OS : Windows 7 (SP1 - 64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails : Max + FSAA 4x + Anisotrope 16x


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Alan Wake








On ne va pas revenir
Ce portage PC d'Alan Wake a été assuré par Nitro Games et a mis 2 ans à voir le jour
sur le passé de Remedy Entertainment, ce studio qui s'est fait connaitre avec les 2 excellents épisodes de Max Payne. Alors que tout le monde s'attendait à un 3e opus, finalement c'est Alan Wake qui fut développé. Un long développement de 6 ans (ce qui est énorme pour un jeu de cette période) et même quelques rebondissements, comme un achat d'exclusivité de la part de Microsoft. Résultat, lui qui était prévu pour être multi-supports, n'est finalement sorti que sur Xbox 360. S'il a eu un peu de mal à se vendre lors de sa mise en rayon, finalement les ventes n'ont jamais vraiment cessé. Malheureusement, devant ces premières (mauvaises) ventes Microsoft a vite arrêté les frais et Remedy, qui entre temps a développé 2 DLCs, fut obligé d'abandonner le 3e contenu additionnel et surtout, l'idée d'une suite (à la place ils ont développé Quantum Break). Cet empressement pour les profits auront été dommageable car le 3e DLC d'Alan Wake devait "terminer" l'histoire et finalement, avec plus de 4 Millions d'exemplaires vendus, on peut dire que le titre fut un succès... même si pour ça il lui aura fallu pas mal de temps (ce score fut atteint 5 ans après la sortie de la version initiale). Tout d'abord paru en mai 2010 sur Xbox 360, comme Microsoft considère que le PC est aussi son support de jeux (on ne peut pas leur donner tort), Alan Wake est finalement sorti sur Windows en mars 2012... soit plus ou moins 2 ans après la version console. Pourquoi ce portage aura-t'il mis autant de temps (sachant en plus que les portages Xbox 360 >> PC sont faciles à réaliser) ? Avec Alan Wake, on se retrouve une fois encore avec un jeu hautement perfectible mais que les fans portent aux-nues, pour je-ne-sais qu'elles obscures raisons. Systématiquement affublé du pompeux titre de "chef d'œuvre", beaucoup chantent ses louanges et omettent volontairement ses défauts (tien, ça me rappelle Bioshock, si bon soit-il :). Et mine de rien, dans notre monde ludique, 2 ans c'est long, très long et bien des jeux sont sortis entre temps, des jeux qui méritent sans doute plus que lui, les qualificatifs qu'on lui attribue. Malgré la pléthore de défauts que je vais lister ci-dessous (les autres ne les voient-ils pas ?), Alan Wake sur PC est arrivé avec les valises pleines de promesses : graphismes améliorés, support de la 3D stéréoscopique avec nVidia nVision 2, support de l'affichage triple écrans avec l'AMD Eyefinity 3D, la possibilité de passer le doublage en VO, de faire disparaitre le HUD (assez envahissant sur console), réglage du FOV, intégration de cheats codes (qui n'existent pas sur console... d'ailleurs pourquoi les joueurs PC ont-ils toujours droit à des bidouilles et les autres non ?) ou encore l'intégration des 2 DLCs faisant office d'épilogue. Personnellement, j'espérais surtout un gros rééquilibrage de la difficulté et la correction de certaines erreurs de gameplay, et autres bugs gênants la progression. Mais il semblerait que les développeurs n'aient pas entendu ma requête... Dernier point avant de commencer, il faut savoir que ce portage PC a été développé par Nitro Games, un autre studio finlandais qui, à l'origine, développait des titres inconnus sur PC et qui, depuis ce portage, ne développe plus que sur smartphones.




Alan Wake possède une ambiance fantastique, inspirée des plus grands :
Shinning de Stephen King, Les Oiseaux d'Alfred Hitchcock, Twin Peaks,
L'Antre de la Folie de John Carpenter, Evil Dead de Sam Raimi...



Bon,
Le scénario est captivant de bout en bout et c'est ça qui nous pousse à continuer
passons maintenant aux choses sérieuses : alors qu'Alan Wake (un écrivain à succès mais en panne d'inspiration) débarque à Bright Falls pour se reposer avec sa femme Alice, voilà que cette dernière est kidnappée. Mais outre l'aspect déjà étrange de ce monde, plusieurs détails interpellent notre curiosité. Des flaques d'huile noire hyper sensibles à la lumière, une vallée souvent drapée de brume (ça rappelle Silent Hill dans ses bonnes heures) et puis beaucoup de détails, pas si anodins que ça, qui titillent le joueur. Finalement est-ce qu'Alan est fou et que toute cette histoire n'est que le fruit de son imagination, est-ce qu'on joue le récit de son dernier roman, est-ce qu'il cauchemarde... ? Bien entendu il faudra le découvrir. Et pour nous donner envi d'aller toujours plus loin, le jeu est construit sur 2 bases. D'abord le scénario est écrit comme un thriller psychologique façon Seven, avec beaucoup de références auto-assumées : Shinning de Stephen King (le coup de la hache dans la porte), Les Oiseaux d'Alfred Hitchcock (des hordes de corbeaux qui nous attaquent), Twin Peaks, L'Antre de la Folie de John Carpenter, Evil Dead de Sam Raimi... tout ça vise à donner à cette aventure un aspect horrifique et angoissant. Ensuite la construction scénaristique est basée sur un format épisodique. En somme, le jeu est découpé en 6 chapitres avec à chaque fois une intrigue de départ (plus l'enlèvement d'Alice Wake en trame de fond, ça va de soi), des flashbacks et un épilogue sous forme de cliffhanger ou de révélation. C'est pas nouveau, on a déjà vu ça dans le dernier Alone in the Dark, à la différence qu'ici c'est bien mieux maitrisé. Maintenant on peut légitimement se demander si à l'origine, le jeu ne devait pas être vendu chapitre par chapitre, mais cette fausse mode ne sera effective que quelques années plus tard (comme avec par exemple Resident Evil : Revelations 2). On peut le dire, si finalement le jeu n'est pas si exceptionnel que ça, c'est surtout cette force d'écriture qui nous pousse à continuer. On retrouve ainsi une formule peu commune au jeu vidéo, qui reflète un véritable travail sur l'atmosphère. En tant qu'écrivain, il est normal qu'on ait également une narration, un procédé qui ajoute agréablement à l'ambiance et nous pose de façon détourné ses objectifs. Mais comme je le disais à peine plus haut, un long développement n'est jamais bon signe pour certaines parties du titre. Et en effet, les modélisations sont affreuses ! Si Alan est potable (bien qu'on dirait un gros beauf avec ses pièces en cuir aux coudes), notre héros malgré lui est entouré de poupées de cire aux animations robotisées. Bon sang ce que c'est laid ! Déjà moche au possible (même Alice, la pauvre) on jurerait errer dans un parc d'attractions qui voudrait nous faire rêver avec ses animatronics. Evidemment, déjà que la mise en scène est assez légère (attention, on ne confond pas avec le scénario), interagir avec des machines aux animations synthétiques ne donne pas vraiment le change et nous gâche l'immersion dans ce roman noir. Pour finir le boulot, la synchro labiale est à coucher dehors (même si sur cette version PC, un effort a été fait en plein jeu... mais pas lors des vidéos) et les cinématiques, déjà pas bien belles en 2010 sur Xbox 360, ont pris un sérieux coup de vieux (plus encore en 2019, à l'heure de ce tardif test, franchement, ça pique les yeux !).


Le jeu se coupe
Les PNjs sont moches à pleurer et leurs animations sont robotisées. Ça gâche les cut-scènes
réellement en 2 phases bien distinctes. Dans la première on doit généralement réaliser des missions sobrement idiotes, voire nulles et sans intérêt, visant uniquement à rallonger la durée de vie : allumer la cafetière, ramener un papier pour obtenir la clé du chalet, bref de quoi nous faire perdre de précieuses minutes, sans pour autant nous immerger plus dans le jeu. Bon c'est désormais clair, le jour (et généralement en intérieur), il ne se passe pas grand-chose, c'est du remplissage et heureusement, c'est aussi très court. Par contre une fois la nuit venue, c'est là qu'Alan Wake devient vraiment intéressant. Car si les protagonistes principaux semblent juste louches, une fois la nuit tombée, ce sont les "possédés" qui sortent des bois et nous assaillent. Alan mène forcément l'enquête pour retrouver sa femme et il sera attaqué par des groupes d'individus hyper agressifs. Comme notre personnage n'est pas un sportif, ni même un bidasse fraichement sorti de l'armée, on peut comprendre qu'il s'essouffle vite et ne porte pas sur lui tout un arsenal. Mais tirer sur les possédés, dans un premier temps, ne sert à rien. En fait, ils sont hyper sensibles à la lumière, voilà pourquoi il faut d'abord "faire sauter" leur possession, avant de leur plomber le buffet. Là aussi ce n'est pas tout à fait nouveau puisque le coup de la lampe torche qui sert d'arme défensive, on a déjà vu ça dans l'excellent ObsCure. Reste qu'ici la formule est mieux maitrisée et Alan se dotera en conséquence. Hormis un revolver à 6 coups assez omniprésent, on pourra choper un fusil de chasse (ou sa variante le fusil à pompe), la carabine (meilleure arme à feu du jeu) mais aussi un équipement plus adéquat comme des torches incandescentes, des lampes plus puissantes ou carrément des lance-fusées éclairantes, particulièrement efficaces. Comme la lumière sera un élément salvateur, trouver un lampadaire remontera votre santé et fera également office de checkpoint. Pour pimenter le tout, il arrive qu'on doive réaliser quelques QTEs. La nuit est donc votre premier ennemi et le pire, c'est que c'est la nuit qu'on se ballade en forêt. Immédiatement on ressent une certaine liberté à avancer au pas dans ces bois denses et embrumés, mais en réalité l'aventure est très dirigiste et malheureusement, le gameplay ne se renouvelle pour ainsi dire jamais : on avance, on récupère des piles pour la lampe, des balles pour son flingue, on dessoude quelques mecs et on recommence. Comme je le disais plus haut, toute la force du jeu est dans son ambiance et dans la qualité de son écriture car son gameplay, un peu vétuste une fois passé l'émerveillement de la découverte, est finalement assez basique et redondant. Mais ce qui vous mettra les nerfs, c'est que vous allez recommencer un paquet de fois certains passages, uniquement parce que le jeu se révèle souvent vicelard. Si on prend les chemins balisés, ces fumistes de possédés attaquent systématiquement en traitre (dans le dos) et s'efforcent toujours de nous encercler pour nous en mettre plein la tronche !


Comme Alan
Les possédés sont de véritables salopards ! Attaquant toujours en traitre et en surnombre, les combats sont usant à la longue
n'est pas un guerrier, il ne résistera qu'à une poignée de coups avant de succomber. C'est particulièrement pénible, d'autant que les bucherons envoutés sont de vrais snipers de la hache. Ils visent toujours super bien et leurs armes arrivent à bon port, c'est-à-dire dans votre tête ! Pire, on arrivera à gérer 2, voire 3 gars sans trop de difficulté mais dès qu'ils sont plus, c'est la panique. Et je pensais sincérement que ce travers qui m'a fait péter un câble sur Xbox 360 (Aquel m'en est témoin) serait un peu minimisé, corrigé, gommé. Or c'est tout le contraire ! En rejouant au jeu, je me suis aperçu qu'il est toujours aussi fourbe et qu'il est même un poil plus difficile que sur console. Sérieusement, il n'y a que moi qui trouve les affrontements hautement pénibles, rageants, de quoi mettre les nerfs en pelotes ?! Cette difficulté, qui n'a pas été rééquilibrée (et Dieu sait si le jeu en avait besoin !) est pour moi le plus gros défaut de la version d'origine... et de ce portage. Si vous jouez au pad Xbox 360, vous retrouverez plus ou moins les mêmes sensations et la même prise en mains que sur console, mais au duo clavier/souris c'est assez catastrophique ! La vue est trop rapide, elle accuse une étrange inertie, les commandes de déplacements au clavier sont peu adaptées... bref, jouez au pad, il y a déjà assez de raisons d'être irrité, pour ne pas à avoir à "se battre" contre la prise en mains. Ça, c'est le côté le plus lassant, le plus pénalisant du jeu et la seule solution est alors de se plaquer dos au mur (si possible dans un coin) et de faire un carton à la chaine (et encore je n'évoque pas l'arrivée de ces ennemis de façon totalement abracadabrante et ce, souvent contre toute logique). C'est ça qui vous donnera envi d'arrêter et vous mettra l'angoisse à chaque possédé rencontré (car à part les sources de lumière, on n'a rien pour se soigner instantanément). L'autre point discutable du gameplay est déjà moins dommageable : Alan Wake est un jeu basé sur de vieilles ficelles. Pour éviter qu'on revienne sur nos pas (pour récupérer des munitions par exemple) les développeurs se sont efforcés de toujours nous faire descendre des dénivelés, de nous faire passer des troncs qui (comme par magie) s'effondreront juste après notre passage, ou nous faire passer des portes qu'il sera impossible à ré-ouvrir par la suite... des fondations qui remontent aux antipodes du jeu vidéo depuis son passage à la 3D. Autant dire que c'est ridicule et largement dépassé, car Alan est une grosse buse incapable de faire les gestes les plus simples. J'entends par là que passer par-dessus un monticule de 50cms de haut n'a rien de surhumain mais non, il n'est pas foutu de réaliser ça. De même, étant donné la situation dramatique dans laquelle il est, moi je ne me laisserai pas emmerder par une simple porte en bois... je la défonce et point barre ! Je ne demande pas un héros omnipotent, juste un gars qui se démerde un peu mieux, d'autant que la situation l'exige. Et c'est fou de noter le nombre hallucinant d'incohérences que contient ce titre.


Certains passages
Les effets sont absolument bluffants et les décors sont d'une beauté à tomber
nous proposent de traverser des zones en voiture. On peut prendre n'importe laquelle sans se soucier des clés (et oui c'est ça l'Amérique, on laisse les clés sur le contact) et se balader, dans la limite du cloisonnement du jeu (en gros on ne va pas bien loin). Mais ce sera bien évidemment scripté à mort, comme tout le reste de l'aventure d'ailleurs. Comprenez bien que si prendre une bagnole vous aurez bien arrangé (genre sur le pont, à l'approche de la fin du jeu), vous ne pourrez pas faire ce que vous voulez : ou c'est dans le script ou on ne fait pas, tel est le contrat et c'est parfois frustrant. Et là encore, je ne parle pas de la conduite, sobrement catastrophique, plus encore lorsqu'on joue au clavier/souris... Si les personnages sont affreusement raides, mal animés et vilains au niveau du visage (en somme c'est tout juste digne des premiers jeux Xbox 360 comme King Kong), notre perso est déjà au dessus du lot. Sans atteindre les standards minimum qu'il aurait été naturel de retrouver, disons qu'on sent bien que c'est lui a mérité le plus d'attention. Pourtant, il faut le voir pour le croire mais les décors sont à tomber ! D'ailleurs cet énorme panache entre décors et personnages, est assez étonnant. Comment peut-on réaliser des graphismes et des effets aussi somptueux, et à côté de ça totalement rater les protagonistes ? Même dans Max Payne 2 ils étaient mieux fait ! Bon il est vrai que les phases de jour, celles où il ne se passe pas grand-chose ou plus communément les passages en intérieur, n'ont rien d'exceptionnels. Par contre les balades en forêt sont à couper le souffle ! Il faut voir avec quelle précision Remedy a réussi à retranscrire la brume dans les arbres, une brume souvent soufflée par un vent plus admirablement réalisé que jamais. Les effets de lumières sont aussi très précis, les ombres sont hyper réalistes, bref c'est particulièrement bien mis en œuvre. Sans rire, si le jeu n'est pas spécialement flippant (en fait à la façon d'un Resident Evil de la même période, il met le stress mais ne provoque pas de peur réelle), c'est cette ambiance particulière qui donne un cachet inimitable au titre. Un peu à la façon de certains épisodes d'X-Files, on se croirait paumés dans les grandes forêts Canadienne, tout en lorgnant sur Silent Hill pour son aspect brumeux et particulièrement réussi. Même à l'heure de ce tardif test (datant tout de même de 2020), les effets climatiques restent bluffants et peu de titres, même actuels, arrivent les retranscrire avec autant de précision. Cependant, cette version PC accuse, malgré les mises à jour, plusieurs bugs assez gênants : des soucis de pathfinding, des sauts d'image, de problèmes de désynchro (malgré l'option adéquate activée) ou encore ce jeu qui passe son temps à changer le point de vue de la caméra (qui passe de l'épaule droite à l'épaule gauche), ce qui nécessite de la recaler très souvent (encore un détail agaçant).


De plus,
Une très bonne bande-son qui conforte une ambiance savamment étudiée
malgré une remasterisation globalement correcte, on n'échappe pas à quelques angles mal dégrossis et autres textures floues, déjà peu excusables sur Xbox 360, carrément honteuses sur une version PC qui a mis 2 ans à voir le jour. Ceci dit, on peut malgré tout féliciter l'optimisation du portage, qui nécessite un PC modeste (malgré la vétusté du mien, le jeu a tourné tous détails à fond sans sourcilier). Côté son, si encore une fois la synchro est à jeter aux orties, de son côté le doublage est de bonne facture. Là aussi c'est du beau boulot avec les voix de Christophe Lemoine (la voix officielle de Jack Black) dans le rôle de Barry, Dorothée Jemma (la voix officielle de Jennifer Aniston) dans le rôle d'Alice, mais aussi Evelyne Grandjean, Benoît Allemane (la voix de Morgan Freeman), Laura Préjean ou encore Pierre Dourlens (la voix de Patrick Stewart). Autant dire que nous avons-là un très beau casting mais les félicitations reviennent avant tout à Eric Aubrahn (la voix officielle de Dominic Purcell, qui assure la voix d'Alan Wake), qui sert de conteur et narre même chaque page de manuscrit. Son travail est vraiment d'excellente qualité, donnant à la VF quelques lettres de noblesse (une leçon à suivre). Evoquons enfin la présence des 2 DLCs autrefois vendus séparement : Le Signal et L'Ecrivain (mais pas d'American Nightmare, sorti 2 mois plus tôt mais finalement assez éloigné du jeu original). Ces 2 contenus apportent 2 fois 2 heures de jeu supplémentaires, et un autre épilogue à la fin de base. En réalité, un 3e DLC devait finir "correctement" l'aventure mais comme évoqué, son développement fut annulé. Résultat on se retrouve avec 2 contenus plaisants, qui poursuivent l'histoire mais offrent une nouvelle fin assez peu convainquante. De plus, comme tout DLC qui se respecte (ou pas) peu de nouveautés sont proposées : on évolue dans des décors déjà-vus, le gameplay est à l'identique, les possédés sont toujours aussi pénibles à affronter... si jamais l'aventure principale vous a déjà bien gonfler avec ses travers, dites vous que rien ne changera ici. On appréciera malgré tout le côté ésotérique de ces 2 portions d'aventure, quelques questions qui trouvent enfin réponses ou encore des dialogues intégralement doublés.



Si Alan Wake Note
est souvent affublé du titre de "chef d'œuvre", personnellement, je lui trouve beaucoup de qualités mais aussi énormément de défauts ! Des défauts que je semble le seul à voir, à croire que certains titres passent volontairement entre les gouttes... et pas d'autres. Pour résumer, Alan Wake est un bon jeu, et ses plus grandes qualités sont une narration superbement écrite et une ambiance brumeuse sans pareille. Toute la "magie" du titre est là. Pour cette tardive édition PC du hit Xbox 360, on peut aussi féliciter l'intégration des 2 DLCs qui apportent environ 4 heures de jeu supplémentaires, ou encore un portage plutôt bien optimisé, et ce, en faisant fi des quelques bugs qui trainent encore. Maintenant il faut aussi être honnête, Alan Wake est un jeu qui se traine également de sacrées casseroles ! Le gameplay est peu innovant (toutes ses mécaniques sont inspirées d'autres jeux), redondant, les personnages sont moches à pleurer, les cinématiques ont pris un méchant coup de vieux, le parcours est extrêmement linéaire... en somme, ce n'est pas une réussite à tous les niveaux. La traitrise des ennemis est le plus bel exemple et être obligé de se mettre dos au mur pour ne pas être attaquer de façon fallatieuse, d'être littéralement harcelé par l'adversité, ça finit par gonfler. Pareil, on perd souvent son équipement. Que ça arrive quelques fois je ne dis pas, ça pimente le jeu mais là c'est systématique ! A croire que tout a été fait... pour nous emmerder ! Et je pensais sincèrement que lors de ce portage PC certains aspects seraient corrigés mais il n'en est rien, il me semble même que le jeu est encore plus difficile que sur console, une difficulté qui est induite par cette IA ennemie d'une perfidie sans limite. Pourtant il serait injuste d'occulter le meilleur du jeu, à savoir qu'en forêt les graphismes sont à tomber et surtout, surtout, que l'intrigue est d'une qualité exceptionnelle ! Il est indéniable que l'écriture et la façon dont c'est amené, font preuve d'une grande maitrise en la matière. De quoi faire un film, et ce, sans se forcer. Bref, Alan Wake sait se faire détester (surtout lorsqu'on se fait crever à répétition par des possédés vicelards) autant qu'il sait se faire aimer. Son intrigue est passionnante, et c'est bien ça qui nous incite à continuer. S'il aurait pu être bien meilleur, surtout lorsqu'on connait le pédigrée du développeur, Alan Wake est un jeu atypique qui se dévoile lentement et doit être pris avec une certaine patience pour être apprécié à sa juste valeur...



Les -

  • Difficulté finalement peu équilibrée et pas de rééquilibrage dans cette version
  • Les ennemis, ces gros relous qui attaquent toujours en traitre !
  • Encore pas mal de bugs, malgré les mises à jour
  • Le gameplay ne se renouvelle jamais
  • Les PNJs sont absolument affreux !
  • Les (rares) phases de conduite
  • La jouabilité au clavier/souris
  • Les +

  • Doublage de bonne qualité, surtout pour Alan dont le doubleur a fait un travail admirable
  • Les effets graphiques, surtout la brume, bluffante de réalisme
  • Ambiance sans pareille qui fait "toute la magie" du jeu
  • Un thriller magnifiquement écrit !
  • Les décors sont souvent superbes
  • Bonne optimisation du portage PC
  • Les 2 DLCs inclus


  • Vidéo-test de la version Xbox 360




    Test réalisé par Aquel & iiYama

    mars 2020