The Last Blade 2 (NGEO AES/CD)

 





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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : janvier 1999 (NGEO AES) / février 1999 (NGEO CD)
Développeur : SNK
Editeur : SNK
Genre : combats (versus fighting)

Version testée : US (NTSC)
Voix dans le jeu : US/JAP
Textes à l'écran : US

Support : cartouche de 554Mb/69Mo (NGEO AES) - 1 CD-Rom (NGEO CD)
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Abréviation : TLB2
Titre alternatif : Bakumatsu Roman Dainimaku : Gekka no Kenshi - Tsuki ni Saku Hana Chiri Yuku Hana (JAP)
Prix au lancement : 1450Frs (NGEO AES) / 350Frs (NGEO CD)


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The Last Blade 2








Chez SNK,
Une fois encore, on nous livre une magnifique intro
la fin de l'année 1997 ne fut pas vraiment marqué pas la sortie de l'Hyper Neo-Geo 64, cet Hardware censé remplacé le vénérable système 16-bits qui sévissait depuis 7 ans déjà (alors que les consoles PC-Engine, Mega Drive et Super Nintendo avaient déjà toutes une remplaçante). Non finalement le vrai gros événement ce fut bel et bien la sortie de The Last Blade, un versus fighting à l'arme blanche qui aura séduit en tout point, faisant même de l'ombre à celui dont il est en quelque sorte le fils spirituel, j'ai nommé Samuraï Shodown. Etant donné qu'en 1998 SNK a décidé d'offrir un second opus de Samuraï Shodown 64 à son système 64-bits, c'est encore une fois The Last Blade qui viendra remplir les cadis de Noël (encore que, si la version Arcade est sortie en novembre 1998, les versions consoles sont sorties en janvier et février 1999). Ceci dit, avec le premier opus, la barre fut placée si haut que les développeurs ont du redoubler d'efforts pour arriver à nous surprendre une fois encore. De plus, cette année-là a été en tout point remarquable pour la Neo-Geo avec la sortie de titres majeurs dans la carrière du système 16-bits, à savoir Metal Slug 2, Breakers Revenge, Shock Troopers 2, Blazing Star mais aussi et surtout King of Fighters '98, considéré par beaucoup comme le meilleur épisode de KOF, rien que ça ! En somme on comprend vite que la Neo-Geo est arrivé au sommet, avec des cartouches toujours plus grosses, des réalisations toujours plus belles et impressionnantes, des jeux qui chaque fois, dépassent les limites d'un Hardware qui ne cesse de nous surprendre. Le sommet d'une pyramide qui mine de rien continuera son bout de chemin jusqu'en 2000, avant d'entamer son lent déclin (en 1999 : Garou, KOF '99 et Metal Slug X / en 2000 : Metal Slug 3 et KOF 2000). L'histoire se déroule 6 mois après les évènements du premier opus. En 1864, toujours en plein Bakumatsu, Kagami Shinnosuke le misanthrope a finalement réussi son plan maléfique d'ouvrir la porte des Enfers pour purifier le monde de l'humanité. Bien que vaincu par Kaede et son invocation de Seiryu, la porte est toujours ouverte et 2 esprits diaboliques ont pénétrés sur Terre. Les héros doivent désormais non seulement trouver comment refermer le portail maudit, en plus de vaincre ces esprits...



   

   

La scéne d'introduction


Cette fois l'intro,
Cette fois nous avons 16 personnages jouables (17 sur Neo-Geo CD), plus 3 autres à débloquer
bien qu'en 2 parties, est nettement moins longue, et surtout elle me parait moins mémorable. Ceci dit, à côté de bien des jeux (même Neo-Geo) celle-ci fait figure d'exception, tant pour le design que la mise en scène ou la musique. Si le jeu semble un peu moins scénarisé "in game" (et c'est vrai pour la plupart des personnages), à contrario il faut féliciter SNK pour ses épilogues, qui sont sans doute les plus longs que j'ai vu sur Neo-Geo. Les séquences sont longues, belles... en clair on est plus que récompensé d'avoir fini le jeu, ce qui fait bien la nique à tous ces jeux d'Arcade qui expédient leur épilogue en moins de 5 secondes, ne gratifiant absolument pas le joueur qui s'est fait suer pour en arriver là (j'ai des noms, j'ai des noms). Mettons de côté la version MVS, qui reste de toute façon une version Arcade et donc un moyen de nous pomper notre fric, et concentrons-nous sur les versions AES et CD du jeu. En lançant sa partie, nous avons une fois encore un très beau menu à disposition : Story, Versus, Time Attack, Training et Options. Ces dernières nous offrent plus ou moins les mêmes options que lors du premier épisode, à savoir : choix de la difficulté, modification du temps, du nombre de rounds à gagner par adversaire, modification du langage, activation ou non du flash (certains y sont sensibles, c'est sympa de penser à eux), le fameux "mask" qui permet de cacher les jauges Power et les barres de vie, ainsi que la configuration de son stick/pad. Bien entendu, comme c'est une suite, elle apporte son lot de nouveautés et la première, c'est le "How to Play" qui nous la dévoile : désormais il faut presser "coup de pied" + "contre" pour réaliser une projection, là où autrefois une touche suffisait. Ce n'est pas vraiment ce que j'appelle une évolution. Cette fois le roster se compose de 16 personnages jouables, plus 3 persos cachés (activable via un cheat code ou grâce à l'UniBIOS). L'ancien roster est repris à l'exact, on compte donc 4 nouveaux personnages (sans parler des persos cachés et dans ce panel de fighters, on appréciera de pouvoir jouer les 2 anciens boss). Bien évidemment on retrouve les modes Speed et Power, ainsi qu'un mode EX, activable via un cheat-code sur AES et MVS, directement accessible sur la version CD (les joies des versions sorties en dernier pas vrai :). Quand aux modes Speed et Power, dans le fond le principe ne change pas beaucoup (d'ailleurs on comprend très vite de quoi il en retourne), à quelques menues modifications près.



 

Les écrans titres occidentaux et japonais (version AES)


On retrouve le
La jouabilité est toujours au top. Seul regret, la difficulté reste malgré tout très élevée
compteur de hits (ce qui peut être sympa en mode Speed, histoire de voir quelle pâtée on prend ou on inflige) et niveau difficulté, celle-ci semble plus élevée dès le début du jeu, mais un peu moins haute qu'auparavant sur sa globalité. Après ça, on ne change pas une équipe qui gagne : le gameplay est sensiblement le même, la jouabilité est toujours aussi précise et réactive, nous retrouvons le zoom sur l'action (un zoom finalement assez discret et c'est bien ainsi) et globalement, The Last Blade 2 semble un petit peu plus rapide que son prédécesseur, ce qui rend les combats légèrement plus dynamiques. Par contre je suis étonné de voir que la cartouche pèse 554Mb sur la balance (soit 80Mb de plus que le premier opus !) et pourtant, si autrefois chaque personnage avait son décor attitré, ce n'est désormais plus le cas. Au nombre de 10 (contre 14 autrefois), lorsqu'on a un roster de 16 personnages jouables, forcément on se sent vite à l'étroit. C'est un peu dommage. Heureusement on retrouve les petites présentations pré-pugilat, et surtout cette réalisation prompte à nous talocher le visage, pour peu qu'on sache se remettre dans le contexte de sa sortie, ou tout simplement qu'on apprécie la 2D et ses bons vieux (et gros ?) pixels. On retrouve donc cette animation d'une fluidité sans faille mais aussi et surtout ces décors aussi inspirés que magnifiquement réalisés. Ils sont colorés, détaillés, originaux... faisant de The Last Blade 2 l'un des jeux les plus aboutis du support 16-bits d'SNK, celui-ci arrivant toujours à nous surprendre et tirant à chaque fois plus de cette surprenante console. Enfin si certaines zones ne distillent pas de musiques (sans doute pour mieux peser sur l'ambiance), évidemment la partie sonore est une nouvelle fois bercée par des compositions sans commune mesure, notamment pour un jeu de combats. Avec ses partitions mélancoliques, qu'on jurerait une fois encore tout droit sorties d'un RPG de haute volée (Final Fantasy ? Secret of Mana ? Chrono Trigger ?), la musique donne une ambiance, un charme tout particulier à cette production, une atmosphère que vous ne retrouverez nulle part ailleurs. Quant au couple bruitages/voix digit, comme toujours sur ce support, c'est parfait, il n'y a rien à redire.


Terminons
La réalisation est en tout point fambloyante ! Gros point aussi pour toute la partie sonore
en évoquant les petits plus et les moins de la version Neo-Geo CD. Bien entendu, question prix ça n'a rien à voir (1450Frs sur AES à sa sortie, contre moins de 500Frs pour la version disque, ça faisait réfléchir) cependant la version CD atteint difficilement le confort d'un support cartouche et de son côté "immédiat". Vous l'aurez compris, une fois encore les temps de chargement sont très longs. Certes SNK a fait de son mieux, en réduisant les loadings au maximum, cependant il n'y a pas de miracles : le jeu est vraiment superbe, détaillé, et pour ça il faut bien remplir la RAM de la console. Notez que cette fois encore, il est possible de couper au maximum les scènes inutiles via le menu des options, afin d'éviter de passer son temps devant des écrans de chargements. Petit bonus de cette version, le mode EX (contre Speed ou Power) est accessible sans code, et surtout un personnage supplémentaire (Musashi Akatsuki) est disponible sans bidouillage dans le mode Versus. Une belle surprise. Si le BIOS de la console est japonais (avec l'UniBIOS c'est facile à faire, ou alors il suffit d'avoir une console importée du Japon) un mode de jeu supplémentaire fait son apparition : le Quiz. Il s'agit d'une série de 3 mini-questions tout en japonais. Bien entendu la plupart des joueurs n'y comprendront rien, d'autant qu'il est impossible d'avoir une version traduite, même si ce mode est mentionné et décrit sur la boîte du jeu en version américaine, ainsi que dans la notice. Bizarre... Autre option, le mode Survival fait son retour, mais on perd le mode Time Attack. Par contre techniquement, on sent bien que la pauvre Neo-Geo CD et ses maigres 56Mb de RAM sont à la peine. En effet, pour faire rentrer, parfois au chausse-pied, une telle réalisation dans si peu de place, SNK a fait quelques discrètes coupes, comme des animations qui paraissent un peu moins fluides par endroit, des décors un poil moins détaillés... Rien de dramatique, je vous rassure on est loin des transgressions d'un Art of Fighting 3. Et pour finir sur une note positive, sachez qu'une fois de plus les développeurs nous proposent pour cette version sur CD-Rom, une toute nouvelle bande-son. A l'image de son prédécesseur, les musiques y sont absolument somptueuses, rendant encore une fois hommage à cette période mélancolique d'un Japon qui aura définitivement changé de visage.



 

Les écrans titres (avec menu) occidentaux et japonais (version CD). Notez le mode Quiz, présent sur la version japonaise...


   
Neo Geo CD : à gauche le mode EX est disponible sans cheat code (notez qu'il y a d'ailleurs 17 personnages accessibles au lieu des 16 de la version AES), au milieu le menu d'options (avec son fameux mode Demo pour écourter les loadings), à droite le Quiz (uniquement disponible pour les versions japonaises)



The Last Blade 2 Note
est le digne successeur d'un premier opus qui aura réellement surpris son audience à sa sortie. Bien entendu, comme le jeu parfait n'existe pas, on se demande pourquoi certains choix ont été faits comme cette chope qui a été complexifiée, le fait qu'il n'y ait plus que 10 arènes (c'est peu d'autant qu'il y a plus de personnages jouables), cette difficulté qui ne semble toujours pas très équilibrée, ou encore cette version CD qui n'offre son Quiz qu'aux joueurs japonais (nombrilistes !) et qui a subie quelques coupes, tout en nous imposant encore des loadings interminables (même s'ils sont moins longs qu'autrefois). Cependant il serait fourbe de s'arrêter à ces quelques griefs finalement sans grande importance, pour apprécier ce qui semble être l'un des plus grands et des plus beaux jeux créé par SNK. La réalisation est en tout point impressionnante d'efficacité et de poésie, la bande-son est magnifique, le gameplay et la jouabilité sont au poil... Avec King of Fighters '98, Metal Slug 3 et Garou, The Last Blade 2 signe l'apogée créatrice d'SNK et d'une console techniquement poussée dans ses derniers retranchements, et ce n'est pas l'énorme cartouche de 554Mb qui me contredira (quand on pense que les plus grosses cartouches Mega Drive et Super Nintendo font 32 à 40Mb... ça laisse songeur). Bref, The Last Blade 2 est une autre œuvre à mettre au compte de son développeur de génie, et ce, tout en imposant une ambiance très particulière et pas évidente à retranscrire. Chapeau bas l'artiste.

NB : je dois admettre préférer le premier épisode à celui-ci. Les raisons ne sont pas évidentes, peut-être est-ce une question d'ambiance, légèrement plus poétique et mélancolique dans le premier opus. Ou encore est-ce le fait que chaque personnage ait son propre stage, mine de rien c'est un plus lorsqu'on joue en solo comme moi. Maintenant sachez qu'en toute objectivité, The Last Blade 2 reste l'énorme titre que je m'efforce à vous décrire dans ces lignes. C'est juste que globalement et par je ne sais quelle impression étrange, je préfère (mais d'un cheveu à peine), le premier épisode.



Les -

  • Seulement 16 personnages (au fond c'est peu)
  • Quelques coupes sur la version CD
  • Quelques (rares) ralentissements
  • Les loadings de la version CD
  • Seulement 10 arènes
  • Les +

  • Réalisation impressionnante : graphismes splendides et animations d'une fluidité à toute épreuve
  • La qualité de la scénarisation, surtout pour un jeu de combats
  • La qualité des musiques, plus encore sur CD
  • Un perso jouable de plus sur Neo-Geo CD
  • 4 nouveaux persos + 3 cachés
  • Jouabilité au top


  • Test réalisé par iiYama

    octobre 2016