Sengoku 2 (NGEO AES/CD)

 





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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : avril 1993 (NGEO AES) / mars 1995 (NGEO CD)
Développeur : SNK
Editeur : SNK
Genre : beat-them-all

Version testée : US (NTSC)
Voix dans le jeu : JAP
Textes à l'écran : US

Support : cartouche de 74Mb/9Mo (NGEO AES) - 1 CD-Rom (NGEO CD)
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs en coopération
Titre alternatif : Sengoku Densho 2 (JAP)
Prix au lancement : 1450Frs (NGEO AES) / 350Frs (NGEO CD)


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Sengoku 2








En 1991,
On voyagera encore une fois entre époque contemporaine et Japon féodal
le premier Sengoku accompagna le line-up de la Neo-Geo, dans sa configuration grand public (AES). En 1993, 2 ans après un premier épisode sympa mais sans grande envergure, SNK récidive et signe pour le coup un excellent beat-them-all. D'ailleurs ce n'est pas une nouveauté chez le développeur/éditeur, notamment dans cette première période de vie pour la console. Le phénomène se vérifie avec Fatal Fury, Art of Fighting ou encore King of Fighters '94, avec un premier opus mitigé et des suites nettement meilleures, allant crescendo dans la qualité des productions. Si je me souviens bien, le jeu datant tout de même de 15 ans à l'heure de ce test, Sengoku 2 fut un réel succès. Le genre de jeux que les Super Nintendo et Mega Drive étaient incapables de faire tourner et qui rendait donc jaloux ceux qui ne pouvaient passer à la vitesse supérieure (faut dire que même d'occasion, les cartouches Neo-Geo ont toujours été hors de prix). Sengoku 2 a toujours une grosse renommée, une réputation justifiée pour sa réalisation bien pêchue et son gros fun. Mais commençons par le commencement, à savoir qu'une fois encore, les versions MVS et AES/CD diffèrent. Sur MVS (et donc sur Arcade) l'écran titre est bien plus beau (il est aussi animé) mais le jeu fait l'impasse sur l'introduction. Au contraire, sur les versions consoles, on dispose d'un écran titre certes simpliste, mais aussi et surtout d'une belle séquence d'intro, avec des digitalisations en guide de voix-off (une formule reprise du premier opus). Certes la scénarisation semble un tout petit peu moins mise en avant par rapport au premier Sengoku, cependant il faut bien reconnaitre qu'elle surclasse bien des jeux, ne serait-ce que par sa présence. Car bien des titres (surtout dans ce genre-là) se satisfont d'une rapide intro, d'un épilogue expédié et pour le reste, le jeu vous donne rendez-vous dans la notice. Heureusement chez SNK on voit les choses autrement et comme les développeurs n'ont pas trop tendance à se limiter au niveau des cartouches (dont celle-ci prend presque 20Mb depuis le premier volet), ils nous offrent ce qu'aucun autre ne propose. A noter également que cette fois nous avons un choix de la difficulté, même si le jeu se contente de cette unique option malheureusement.



   

L'intro et les écrans titres sont très différents entre les versions MVS (à gauche)
et AES (au centre version occidentale, à droite version japonaise)


Au niveau de l'histoire,
Le gameplay reconduit ses originalités et propose également quelques mises à jour bien senties
on nous apprend que pendant l'ère Sengoku (une période de guerre civile), grâce à la magie un souverain japonais lève une armée en réveillant les esprits. Contrée après contrée, il enchaîne alors les victoires. L'apparition de ce souverain avait été prévue par une reine douée du don de prédiction. Elle a également vu la destinée de 2 guerriers du XXe siècle : une lutte entre les ténèbres et la lumière. Traversant les âges, elle va chercher ces 2 braves et leur demande de remonter le temps pour arrêter ce maléfique souverain... Bien entendu, on retrouve la formule qui a fait l'originalité du premier épisode, à savoir cette alternance d'époque entre le Japon féodal et des périodes plus contemporaines comme l'Allemagne durant la guerre de 40. Car cette fois, en plus de faire des incursions à travers le Japon durant le sengoku, on voyagera aussi à travers les lieux et les époques. Bien plus rapide et nerveux, le gameplay s'est clairement enrichi, mais aussi affiné. On appréciera en premier lieu une hitbox infiniment mieux gérée (celle du premier opus était assez catastrophique) ainsi qu'une nette amélioration de la prise en mains. On retrouve nos 2 héros, Claude Yamamoto un japonais au design correct, puis Jack Stone, un cow-boy à l'accoutrement encore une fois "so gay". Entre les couleurs flashy et le petit haut moulant qui lui laisse le ventre à l'air, ami du mauvais gout, bonjour ! C'est vraiment à croire qu'SNK en veut aux américains, en les faisant passer pour des chiqueurs braillards, le colt en bandoulière et avec des mœurs peu conventionnelles. Sans ça, il est vraiment appréciable que nos 2 héros disposent de base d'un sabre. Ainsi on ne se jette plus goulument sur les orbes laissées par les ennemis, puisqu'à l'origine, on en est déjà équipé. On a bien sûr quelques pouvoirs sous le coude, histoire de varier les plaisirs ou de se sortir d'un mauvais pas. Autre originalité de la série, qui est agréablement reconduite ici : les transformations. Une fois encore, le principe n'a pas changé mais fut amélioré puisque les 3 esprits qu'on peut invoquer/incarner, sont disponibles de suite. La seule limite est bien évidemment un timer, qui évite qu'on en abuse. Nous retrouvons donc le ninja (qui combat à mains nues), le chien guerrier (un peu moins inutile qu'autrefois, mais clairement bon dernier) et enfin le tengu (qui remplace le samouraï), un grand personnage qui possède une bonne allonge, qui cogne fort et qui dispose de pouvoirs sympas.



 

   


On retrouve
La réalisation est de haute volée et fait honneur aux capacités d'une Neo-Geo qui commence (en 1993) a dévoiler son potentiel
bien entendu les orbes qui offrent divers power-ups, bonus de santé ou bombes écrasant tous les ennemis à l'écran. Désormais on a la possibilité de se protéger en pressant A+B et puisqu'il n'y a pas de raison de faire du favoritisme, les ennemis aussi peuvent passer à couvert. Ainsi on entrechoquera souvent sa lame à celle d'un samouraï décidé à nous faire la peau. Enfin on retrouve également le pouvoir à "tir chargé", toujours aussi long à se mettre en branle et donc inutile. Par contre, j'ai trouvé sympa que la plupart du temps notre personnage se tourne vers l'ennemi le plus proche. A noter également que pour varier les plaisirs, on a aussi 2 phases à cheval au fond bien vilaines, assez mal faites et sans grand intérêt. A côté de celle proposée par Shinobi III (qui sortira sur Mega Drive la même année), on sourit gentiment mais on n'en pense pas moins et se disant qu'avec plus de travail (et des sprites moins gros, plus maniables à ce moment-là) on aurait pu avoir quelque chose de vraiment valable. Techniquement, le soft d'SNK a clairement pris son envol. Fini les décors moches/vides/aux couleurs criardes, cette fois leur nombre est assez faible (il faut dire qu'il n'y a que 4 réels niveaux, c'est peu je sais) mais ils sont bien plus variés, et différenciés. Des éléments de décors sont destructibles (généralement ils contiennent des orbes), l'animation est nettement plus fluide, plus rapide et les levels sont bien plus travaillés, bien plus colorés et plus cohérents aussi. On retrouve également ce design qui fait son bout d'effet, notamment pour ce qui est des ennemis ou des boss qui imposent une bonne taille. De même, si les effets semblent être moins utilisés à outrance, on retrouve avec plaisirs les compressions de sprites, les zooms et rotations, et ce avec une belle fluidité. Enfin la bande-son est aussi de bonne facture. Les voix sont de meilleure qualité (meilleur sampling et moins d'effet de reverb) et les bruitages sont toujours aussi "tranchants" et persuasifs. Par contre j'ai trouvé dommage que les musiques soit si bruyantes, même si elles rythment bien l'action et restent inspirées, dans l'ambiance. Enfin, pour ce qui est de la version Neo-Geo CD, elle est sortie 2 ans après la version cartouche, et ce, sans rien apporter ! Une nouvelle fois SNK ne fait aucun effort sur sa console à CD-Roms, et c'est bien dommage, surtout lorsqu'on sait que la concurrence propose de la 3D à gogo, des FMV et des bande-sons en haute qualité. Ici, certes les loadings sont relativement courts (il faut dire que la cartouche n'est pas énorme non plus) mais le CD n'offre (hors son prix de vente originel) aucune plus-value : pas de menu plus fourni, pas d'intro plus étoffée, pas de nouvelle bande-son... bref, c'est l'adaptation fidèle de la version cartouche, avec tout ce que ça implique de bons côtés, et de déceptions dû à sa tardive date de sortie.



   

   

   

Une fois de plus le jeu dispose d'une très bonne scénarisation, ce qui est très rare pour le genre



Sengoku 2 Note
est bien meilleur que le premier épisode et pour être franc, il est même meilleur que la plupart des beat-them-all de son époque. Si le premier opus avait son charme mais trébuchait sur bien des points (notamment la réalisation), ici dites-vous que nous sommes en présence d'un des plus grands succès de la marque, et ce à raison. Le gameplay a été nettement amélioré, la jouabilité est plus souple, la hitbox est bien gérée (ce n'était clairement pas le cas avant), on a une belle scénarisation et puis techniquement, même si la Neo-Geo n'est pas très vieille à la sortie du jeu, autant dire qu'elle est bien exploitée avec une bande-son de qualité et des graphismes de haute volée qui font honneur aux capacités de la machine. Alors certes ce Sengoku 2 n'est pas parfait, d'abord parce qu'il manque d'un vrai menu d'options, qu'il est un peu court (même pour un jeu issu de l'Arcade) et que le design du joueur 2 est encore une fois bien ridicule (les développeurs s'étant un peu trop inspiré de travelo-magasine). Des fautes de gout certes, mais rien qui puisse vous empêcher d'apprécier ce qui reste l'un des meilleurs titres du genre sur le support 16-bits d'SNK. On comprend mieux pourquoi un tel succès.



Les -

  • Le Player 2, un cow-boy au déguisement digne de la Gay Pride
  • Ça manque d'un vrai menu d'options
  • Aucune plus-value sur Neo-Geo CD
  • Les phases à cheval
  • Un peu court
  • Les +

  • Réalisation au top de son époque
  • Les sabres comme arme de base
  • Les améliorations du gameplay
  • Très bonne scénarisation
  • Transformations sympas
  • Hitbox mieux gérée


  • Test réalisé par iiYama

    novembre 2008 (mise à jour : novembre 2016)