Samuraï Shodown (NGEO)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : aout 1993
Développeur : SNK
Editeur : SNK
Genre : combats

Support : cartouche de 118Mb
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : US/JAP
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément
Titre alternatif : Samuraï Spirits (JAP)
Prix au lancement : 1450 Frs


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Samuraï Shodown









En 1991, la révolution
Samuraï Shodown a posé de nouvelles bases en matière de baston
du jeu de combats rafle toutes les primes et devient omniprésent dans les salles d'Arcade. Premier véritable succès du beat-them-up pour Capcom, Street Fighters II est encore aujourd'hui, le jeu de référence dans le genre. Alliant un superbe graphisme à une bande son de folie, c'est surtout la qualité du gameplay et l'efficacité de la jouabilité qui auront donné ses lettres de noblesse à ce jeu culte (même si quelques coups spéciaux peinent à sortir). Sans réelle concurrence sur un secteur habitué à nous pondre de mauvais jeux, c'était sans compter sur SNK, la petite société montante. 1992 sort pour la première fois au monde la première cartouche faisant plus de 100Mb (!) en la présence de l'impressionnant (mais imparfait) Art of Fighting. Quelques mois plus tard c'est au tour de Fatal Fury 2 de voir le jour et pour la première fois depuis plus d'un an, Street Fighter II est enfin dépassé. Mais si je viens d'évoquer 2 des plus grosses licences SNK, il ne faut pas oublier celle qui nous intéresse aujourd'hui : Samuraï Shodown. Ne jouant pas tout à fait sur le même secteur, SamSho (pour les intimes), nous fait découvrir une richesse de gameplay étonnante : nos samouraïs, rônins et autre ninjas combattent à l'arme blanche ! Reprenant quelques recettes de ses aînés et dévoilant une impressionnante cartouche de 118Mb (!!), Samuraï Shodown fait définitivement entrer SNK au panthéon des meilleurs développeurs de jeux de combats 2D. L'écran s'ouvre sur la désormais célèbre intro où on voit Haohmaru (le plus célèbre personnage de la série) découper d'un coup de sabre, 2 lampadaires et un énorme tronc d'arbre. 12 personnages sont au choix, tous équipés d'armes contondantes et prêts à en découdre méchamment. Car le jeu est loin d'être facile. Certains coups vous mangent plus d'un tiers de la barre de vie et certains personnages comme Hanzo ou Wan-Fu, sont de vrais dur à cuire. On retrouve même un croisement bâtard entre Blanka et Edouard aux mains d'argent, en la présence de Gen-An. Mais il n'y a pas que les personnages qui sont originaux, les coups le sont tout autant. Affichant de magnifiques couleurs bien souvent accompagnées d'explosions, même si on en prend souvent pour son grade, ça reste super impressionnant. Combat à l'arme blanche oblige, à l'instar de Mortal Kombat il ne sera pas rare de couper son adversaire en deux suite à un coup final puissant. Une sorte de "finish him" royal qui nous récompense en plus de l'argent du vaincu.


Autre nouveauté dans ce jeu,
La réalisation met une grosse claque
il y a un arbitre (il ne sert à rien mais c'est sympa) ainsi qu'un gars qui nous balancera quelques items : argent (augmente votre score), nourriture (restaure votre jauge de vie) mais aussi quelques bombes qui nous feront bien rager lorsqu'on la prendra dans la tronche. SNK a aussi réinjecté quelques bonnes facettes de ses autres jeux, comme lorsqu'on fait 2 fois avant afin de porter un gros coup ou 2 fois arrière pour faire un évitement. Originalité de taille, il faudra parfois mitrailler un bouton lorsque les 2 combattants entrechoquent leurs lames. Le résultat est souvent sans appel, l'un des deux (parfois même les deux en même temps) perdra son arme et se retrouvera à mains nues. Les coups en deviennent forcément moins puissants mais le personnage garde une belle panoplie d'attaques à vous asséner. Dans tous les cas si c'est vous qui avez perdu votre arme, il faut la récupérer au plus vite et dans le cas contraire où c'est votre adversaire qui l'a perdu, il faut tout faire pour qu'il ne la récupère pas. Si la jouabilité est un modèle du genre, souple, réactive, je regrette juste que pour faire certaines actions comme le gros coup de sabre ou la projection, il faille presser 2 boutons en même temps. C'est peu pratique surtout lorsqu'on exécute un coup spécial. En parlant de ça, on retrouve tout ce qui a fait la merveilleuse prise en mains de Street Fighter II avec tout ce qu'il faut de "quart de cercle" pour effectuer les coups les plus basiques (les plus puissants demandent des manipulations plus complexes). Avec tout ça, notre personnage possède aussi une jauge de furie, on peut évidemment jouer à 2 (sans quoi le jeu n'aurait aucun sens) et on retrouve même un bonus-stage où il faut trancher des pantins de paille (plus difficile qu'il n'y parait). Dommage qu'il n'y en ait qu'un seul type. Avec 12 personnages jouables (c'est honorable pour une première version), il faudra aussi défaire un boss final parfois difficile à vaincre (tantôt on l'écrase en 2 temps 3 mouvements, tantôt il nous fait mordre la poussière en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire). On aura aussi l'honneur d'avoir une française dans l'équipe (Charlotte), un perso sympa. Car il faut quand même reconnaître que Samuraï Shodown nous fait découvrir des personnages géniaux et charismatiques : Haohmaru, Hanzo, Galford, Jubei, Nakoruru ou encore Amakusa lui-même (le boss final, qu'on peut jouer en faisant une manipulation). Et dans ceux-là, Nakoruru et Galford ont un animal d'attaque (un aigle pour l'un, un chien pour l'autre) qui s'avéreront de précieux alliés lors des combats (en attaquant par exemple).


Comme dans
La qualité du son est impressionnante
la plupart des jeux de combats SNK, SamSho propose un petit scénario à toute cette boucherie (Amakusa veut réveiller le dragon légendaire et faire régner la terreur sur Terre). Sympa, même la fin offre quelques scènes plutôt longues pour le genre. Pour ce qui est de la réalisation technique, on ne peut que rester admiratif devant le travail des graphistes. En effet le jeu a plus de 15 ans à l'heure de ce test et pourtant il reste l'un des plus beaux de la Neo-Geo. Je vais même vous dire mieux, il aura fallu attendre 15 ans pour que Samuraï Shodown soit correctement adapté. Il faut être franc, la réalisation est tellement puissante que la génération 32bits n'aura pas suffit à convertir la saga sur d'autres machines que celles d'SNK (les versions Mega Drive et Super Nintendo sont sympas mais pas aussi performantes). Les décors sont donc magnifiques (et au nombre de 12, Ukyo et Haohmaru partageant le même) et dans la plupart, on pourra casser quelques objets (en plus de la tête de celui d'en face =). Plus impressionnant, Samuraï Shodown reprend le fameux zoom sur l'action si cher à la série des Art of Fighting à la différence qu'ici le zoom est super fluide. Idem pour les mouvements de nos personnages, qui nous avaient décrochés la mâchoire à la sortie du jeu. Et toute cette débauche d'effets et de couleurs est accompagnée d'une bande-son fantastique. Chaque niveau a son propre thème et on retrouve donc des airs de Japon médiéval pour les 3 persos nippons, du Rock pour Earthquake (qui à zoom max prend tout l'écran !), de douces mélodies pour Nakoruru ou encore un air typé XVIIIe siècle pour Charlotte. Les bruitages n'ont pas été oubliés avec tout ce qu'il faut de violence et de qualité, tout comme des voix digitales vraiment superbes. On en attendait pas moins du Roi de l'Arcade et de la Neo-Geo.



Samuraï Shodown Note
est un excellent jeu, l'un des meilleurs du secteur beat-them-up à l'arme blanche. L'animation est rapide, fluide et nous propose un zoom certes pas nouveau mais parfaitement réalisé. Graphiquement splendide, acoustiquement superbe, on a une très bonne jouabilité, un gameplay certes basique mais comme ça on retrouve vite ses marques et la découverte de persos désormais connus de tous. Samuraï Shodown est donc un oeuvre de maître SNK, le genre de titres qui fera encore parler de lui pendant quelques décennies. Pas besoin d'en rajouter, hormis sa combinaison de touches un peu contraignante, nous sommes en présence d'un jeu presque parfait.



Test réalisé par iiYama

septembre 2008 (mise à jour : novembre 2013)