Pulstar (NGEO AES / CD) -- GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sorties du jeu : août 1995 (MVS) / septembre 1995 (AES) / octobre 1995 (CD)
Développeur : Aicom (futurement Yumekobo)
Editeur : SNK
Genre : shoot-them-up

Versions testées : MVS internationale - AES japonaise - CD internationale
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : au choix US ou JAP

Support : cartouche de 305Mb (AES) - 1 CD-Rom (CD)
Difficulté :
Temps de jeu : 30 minutes environ en trichant - infinie si vous ne trichez pas car il est impossible à finir !

Multi-joueurs : 2 joueurs en alternance
Titre alternatif : Pulstar CD
Prix au lancement : 1450Frs (230€) sur AES - 450Frs (65€) sur CD


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Pulstar









Aicom était
Aicom était déjà connu pour le mythique Viewpoint et en devenant Yumekobo, le studio continuera de briller...
un modeste studio japonais né en 1988 qui n'a développé que des petits jeux sans grande prétention jusqu'en 1992 où ils sont rachetés par Sammy (le créateur du populaire système Arcade Atomiswave et qui par la suite est devenu l'associé de SEGA) et que Aicom développe le mythique Viewpoint (si vous aussi vous croyiez que c'était Sammy qui l'avait développé, bienvenu au club !). Peu productif, 4 jeux suivront mais un seul nous intéresse ici : Pulstar, exclusivité Neo-Geo, né tout d'abord sur MVS en août 1995, puis sorti sur AES en septembre et sur CD en octobre de la même année. En 1996/97 Aicom se sépare de Sammy avec l'aide de SNK, le studio prend alors le nom de Yumekobo et sort ses jeux exclusivement sur les systèmes de son bienfaiteur. Si 7 jeux sortiront sur Neo-Geo Pocket Color, au final on retiendra le nom de Yumekobo pour seulement 3 titres : Pulstar, Blazing Star et Prehistoric Isle 2 ! Le sujet du jour est donc Pulstar, 2e grand jeu du studio (après Viewpoint) et l'un des rares shoot-them-up du support (car il faut le dire, la console n'en possède pas des masses). Entre sa sortie en 1990 et la fin de sa carrière (on ne compte pas les jeux non-officiels), la Neo-Geo en compte à peine 15 (et combien de jeux de combats ?), et encore pour arriver à ce chiffre il faut mélanger tous les sous-genres du shoot (vertical, 3D iso, horizontal, etc). Car si on ne prend que les shoots horizontaux, on ne dénombre que Zed Blade, Andro Dunos, Last Resort, Blazing Star, Prehistoric Isle 2 et Ironclad si on inclut la Neo-Geo CD. Bref, tout ça pour dire que si les jeux de combats pullulent sur la console et qu'au final rater son KOF annuel n'avait rien de trop perturbant, au contraire, si on était un amateur de shoot, la sortie d'un nouveau titre du genre était un événement qui se fêtait, vu qu'il n'en sortait en moyenne que 1 à 2 par an. Après avoir marqué le genre avec un Viewpoint aussi bluffant (techniquement parlant) que pénalisant au niveau de sa difficulté, Aicom va revenir avec un Pulstar au gameplay plus classique, puisqu'on parle ici d'un shoot horizontal, comme il en existe des centaines.



   

Une partie de la séquence d'intro (commune à toutes les versions)



Un peu plus près des étoiles...


L'histoire nous raconte
Comme c'est souvent le cas, le scénario n'est que peu développé et même si l'intro est superbe, elle n'explique pas grand chose
qu'en l'an 2248, le premier signe enregistré de vie extraterrestre est découvert sur Mars. Un signal émane de la planète et à partir de celle-ci, un objet voyage à travers l'espace à la vitesse de la lumière hors du système solaire. Ne connaissant pas sa nature, les scientifiques de la Terre alertent les défenses mondiales au cas où des extraterrestres traceraient le signal pour remonter jusqu'à nous. 8 ans plus tard, c'est exactement ce qui arriva : une flotte alien débarque dans notre système et se met à attaquer sans sommation. La bataille se propage dans tout le système solaire et dure 2 ans. Neptune est désintégrée, Jupiter est transformée en étoile et plus de la moitié des continents de la Terre coulent à cause de l'élévation du niveau des océans et de ses conséquences. Quant à Kaoru Yamazaki, elle est la pilote du Dino246, et l'une des rares survivantes de la force d'attaque Pulstar, fondée pour sauver le système solaire des envahisseurs... Malheureusement, il faudra se contenter de ce résumé qu'on trouve dans la notice, car en jeu, il n'y a presque rien. Nous avons bien une intro, superbe, où nous voyons Kaoru rejoindre son vaisseau, prête à en découdre avec les aliens. En fait, la séquence d'intro alterne des animations 2D type dessin-animé, à des démos et des séquences en images de synthèses, le tout sur fond d'une magnifique musique, sans réfléchir la plus belle de toute la bande-son. Cependant l'intro n'explique absolument rien de l'histoire, entre les niveaux il n'y a aucun contenu (même pas du texte) et si la fin est sympa comme tout (encore faudra t'il y arriver !) elle est malgré tout un poil expédiée. Les versions MVS et AES affichent une très belle cartouche de 305Mb (rappelons que la même année sont sortis Aero Fighters 3 - 154Mb, World Heroes Perfect - 226Mb, KOF '95 - 250Mb, Fatal Fury 3 - 266Mb et Samuraï Shodown III - 282Mb... Pulstar est donc la plus grosse cartouche "actuelle" de la console !), quand la version CD a bien entendu des temps de chargements à rallonge. C'est évident, plus le jeu est gros, plus l'adaptation pose de longs loadings. Le premier (au lancement du jeu) dure 15 secondes, regarder l'intro vous demandera 30 secondes (plus 15 secondes supplémentaire pour revenir au menu) et les niveaux se chargent entre 20 et 40 secondes. Autant dire qu'on en passe du temps à poiroter. Heureusement il existe dans les options un moyen d'écourter un peu tout ça, en zappant les petites vidéos entre les niveaux (c'est dommage de rater ça mais lorsqu'on connait... on connait). Car si sur la cartouche MVS/AES on a une seule et même intro au début de la partie, et ce quel que soit le stage de départ, sur Neo-Geo CD nous avons une vidéo différente pour chaque niveau à explorer. C'est vraiment sympa mais chacune d'entre elles demande environ 30 secondes de chargement, puis une fois finie, le chargement du niveau à proprement parlé. Une option permet donc d'écourter ces interminables loadings, et zappe automatiquement cette scène afin de charger directement le niveau...



   

   

Au prix de longs chargements, la version Neo-Geo CD apporte de nouvelles cinématiques
(crédits images : neogeospirit.com)



Quand l'hommage va trop loin, ça devient du plagiat !


Sur AES et CD,
Très inspiré par R-TYPE (trop !) Pulstar en reprend presque toutes les facettes, comme ici le tir laser à rebond
nous avons un sympathique menu qui permet de choisir de jouer seul, à 2 en alternance, mais aussi d'accéder au menu des options. Un menu très simple où on accède au choix du niveau de difficulté (de 1/easy à 8/hard) ainsi qu'un sound test où on peut écouter les divers bruitages du jeu, ainsi que l'ensemble des musiques. Le modeste "how to play" nous apprend les rudiments du jeu et déjà à ce stade, on s'aperçoit que l'ombre R-TYPE plane irrémédiablement sur notre Pulstar. Ainsi avec le bouton A on tire normalement et en le maintenant on peut charger son tir. Presser frénétiquement la même touche fait également en sorte d'améliorer la cadence et la puissance des tirs. Notre vaisseau est un bousin super poussif et pour l'accélérer, il faudra récupérer des items "speed". Côté armement, les armes secondaires sont des missiles de plusieurs types (têtes chercheuses, bombes, missiles à photon) et nous avons 2 modules : le premier se place au dessus du vaisseau, le second en dessous. C'est là que la touche B intervient : soit les modules sont libres et visent à l'inverse de la direction du vaisseau, soit vous pressez B pour les "fixer" dans l'axe où ils sont, ce qui permet d'avoir un tir concentré vers l'avant ou d'arroser un peu où on veut sur 360°. Enfin il existe 3 armes principales qui, comme chez son mentor, nous octroie un drone qui se place à l'avant du vaisseau. Cet add-on absorbe la plupart des tirs ennemis et si on ne peut pas le lancer ou le mettre à l'arrière comme dans R-TYPE, au contraire en pressant A+B on le fait exploser telle une mega-bombe. Certes on se retrouve sans vraiment de défense à l'avant du vaisseau et notre armement sera moins efficace, mais cette bombe peut s'avérer bien pratique en cas de coup dur. Très inspiré du shoot d'Irem, trop même, il est clair que Pulstar copie sans ménagement son mentor. L'une des 3 armes est reprise à l'exact (ils sont gonflés les mecs !) d'ailleurs l'armement est sensiblement le même, comme par exemple ce drone qui ressemble beaucoup à celui du 3e opus. Et que dire de cet item "speed", cette idée aussi absurde que particulièrement frustrante, qui est reconduite alors qu'elle a toujours été d'une stupidité sans nom dans les shoots ?! Pour tout vous dire, le plagiat va jusqu'à même reprendre certains niveaux et certains boss... Jetez un oeil ci-dessous, vous allez vite comprendre de quoi je parle.


Aicom s'est beaucoup inspiré d'Irem, résultat Pulstar est très (trop !) proche de R-TYPE.
Voici un rapide comparatif entre les 2 jeux avec R-TYPE (1987)
à gauche et Pulstar (1995) à droite


 

 

 



Un peu plus près de l'Enfer !


Les levels 1 et 2
La difficulté est vraiment hardcore !! Et repartir au dernier checkpoint sans plus aucun équipement n'arrange évidemment pas les choses
de Pulstar, sont presque des copies carbones des niveaux 1 et 2 du premier R-TYPE. Le premier boss ressemble beaucoup au premier boss de R-TYPE II, on affronte un vaisseau amiral et les levels aquatiques (comme le niveau 6) rappelle fortement Axelay. Si Pulstar copiait sans vergogne sur R-TYPE mais en corrigeait ses pires défauts, je voterai "pour". Malheureusement, le hit d'Irem, qui est d'une difficulté atroce, a également dépeint sur le jeu d'Aicom. N'avait-on pas assez souffert sur Viewpoint ? Est-ce un défi, un concours pour savoir "qui" fera le jeu le plus dur jamais créé ? Car il faut être honnête, si acheter un jeu Neo-Geo CD n'est pas donné, acheter un jeu AES est carrément hors de prix et le payer si cher pour finalement n'arriver qu'à explorer un faible pourcentage de son contenu, c'est extrêmement frustrant ! Car oui, les développeurs ont eu le bon gout de nous laisser choisir le premier niveau, parmi les levels 1 à 4 (l'aventure compte 8 niveaux). Ainsi vous pourrez à minima connaitre la moitié du jeu mais ne vous faites pas d'illusion, commencer par le niveau 4 ne vous exemptera pas des 3 autres. Une belle initiative mais au final un peu vaine, tant Pulstar est un jeu qui va vous faire souffrir ! Ainsi comme dans R-TYPE, lorsqu'on perd une vie on perd tout : drone, module, arme et vitesse. Et en plus de ça, on retourne au dernier checkpoint, qui sont en plus peu nombreux. Alors déjà que revenir au dernier checkpoint est gonflant, repartir avec un vaisseau de base est juste suicidaire une fois qu'on a passé la moitié du jeu. En clair, on n'avait pas besoin de ça (tout comme cette saleté d'item speed), car c'est clairement la plus mauvaise facette d'un R-TYPE qu'on adule autant qu'on le hait pour sa difficulté ! Et il faut le dire, si les 4 premiers niveaux sont déjà très proche de l'idée qu'on se fait de l'enfer, dites-vous qu'après... c'est bien pire ! Car les niveaux sont sadiques, avec divers pièges à éviter, et les ennemis sont de plus en plus perfides. Attaquant en fourbe, se désagrégeant parfois, bien souvent on se fait toucher sans trop savoir d'où ça nous tombe, uniquement parce qu'on se prend un tir ennemi qui se confondait avec le décor, ou un débris qu'on n'avait pas vu. Autant dire que passer le moindre niveau est déjà un défi (même en easy !), ainsi ne comptez surtout pas finir le jeu, c'est juste humainement impossible !



         

A gauche le R9 de R-TYPE, à droite le Dino246 de Pulstar



Unibios à la rescousse !


Cette difficulté
C'est grâce à l'Unibios que vous pourrez profiter du jeu... car se contenter des 4 premiers niveaux, au prix des cartouches AES, ce n'est pas rentable
à la base artificiellement augmentée (oui artificiellement car si on avait pu continuer notre chemin, comme dans la plupart des shoots "normaux" on en serait pas là), est impossible à contourner "à la loyale" puisque le mode 2 joueurs est essentiellement alternatif. Petite anecdote sympa, chaque joueur peut commencer par le niveau qu'il veut, ce qui fait qu'à 2, on pourra passer d'un level à l'autre à chaque vie perdue (c'est bien sur cartouche, je vous laisse deviner ce que ça donne sur CD avec ses 20 à 40 secondes de chargement par niveau...). Ainsi donc, impossible de jouer à 2 simultanément afin d'avoir une continuité de l'avancement et au final, seul l'Unibios sauvera votre console (possiblement savatée de rage), votre cartouche (sûrement brûlée dans la cheminée du salon), votre manette (sans doute jetée violemment contre un mur) et votre intégrité mentale au passage ! Alors du coup, avoir les continues infinis sur consoles de salon (AES et CD) c'est sympa, mais ça ne vous aidera pas à finir le jeu et de votre côté, il y a de fortes chances pour que vous ne voyez que les 4 premiers niveaux... jamais ô grand jamais rien de plus ! De même, il faut éviter de trop prendre l'item "speed" sous peine d'avoir un appareil incontrôlable, et même avec l'armement au maximum, pléthore d'ennemis sont trop résistants. C'est aussi ça qui rend le jeu si difficile : on ne nettoie jamais vraiment l'écran et on a beau shooter certains ennemis comme un forcené, au final il faudra souvent s'écarter plutôt que d'avoir le plaisir d'avoir fait place nette. Frustration, quand tu nous tiens... Et c'est vraiment dommage car Pulstar est un shoot subtil, assez lent, loin des titres à l'action frénétique, telle que sera par exemple sa suite (Blazing Star). Non ici on évolue lentement, on slalome entre les pièges, les boulettes et les ennemis, en espérant survivre suffisamment longtemps pour au moins découvrir une parcelle de niveau jusque-là inconnue. Et puis il faut l'admettre, après cette jolie intro, l'autre grosse claque qu'on prend sur la gueule, c'est avec la réalisation. En effet, beaucoup d'éléments du décor et de nombreux sprites sont en images de synthèses, ce qui permet d'obtenir un rendu somptueux pour le support, très détaillé, avec en plus une animation superbement fluide.




Par chance, le jeu nous laisse la possibilité de choisir son level de départ



Elle pulse ma star !


Pulstar
La réalisation est de premier ordre !! Pulstar est un véritable maitre-étalon d'une Neo-Geo au potentiel incroyable
est d'ailleurs l'un des premiers jeux Neo-Geo à utiliser ce type de rendu précalculé (qu'on a déjà apprécié sur Arcade avec Killer Instinct, puis sur consoles avec Donkey Kong Country - en terme de rendu précalculé, le studio s'était déjà fait la main avec Viewpoint et sa 3D en pseudo flat shading) et il sera suivi par d'autres titres. Même si les premiers furent Zed Blade en 1994 et Galaxy Fight en 1995 (mais c'était vraiment par touche), d'autres titres, plus ou moins prometteurs et plus ou moins réussis (techniquement parlant) ont vu le jour : Ragnagard (1996), Shock Troopers 2 (1998), Prehistoric Isle 2 (1999) et encore une fois Ironclad (1996) si on inclut la Neo-Geo CD. Ajoutons à ça des boss souvent énormes, parfaitement animés et qui n'hésitent à nous en mettre plein la vue avec entre autre des effets de morphing. C'est donc une évidence, Pulstar est une très grande réussite technique ! D'ailleurs, niveau design, ces même boss sont particulièrement travaillés (les boss des niveaux 1, 3, 4 et le boss final sont même très au dessus du lot). Bien entendu, côté décors, certains niveaux s'en sortent mieux que d'autres (on peut citer le niveau 7, dont le design n'est pas terrible) mais globalement, il est difficile de dire que Pulstar n'est pas un beau jeu, même si, avouons-le, il n'est finalement pas très varié, ni très original. Côté framerate, le jeu s'en sort avec les honneurs car on perd souvent et par conséquent, nous avons rarement un gros armement à porté de mains. Cependant vous le remarquerez assez vite, avec l'armement au max et/ou beaucoup d'ennemis à l'écran, de gros ralentissements entrent en ligne de compte. Ceci dit comme évoqué, vous n'arriverez presque jamais à garder votre puissance de feu au max, donc il y a peu de chances que vous subissiez ce genre de désagréments (sarcasme).



Du bof en mono


Etrangement,
Si la réalisation graphique excelle, côté son on est déjà moins enthousiaste...
Pulstar diffuse un son mono, que ce soit pour les bruitages comme pour les musiques. Si sur Arcade ça ne gène pas, à la maison lorsqu'on joue avec un casque, c'est déjà plus surprenant. Comme vous le savez, les musiques sont de prime importance sur un shoot-them-up car elles apportent beaucoup à l'ambiance et au rythme du titre. Malheureusement Pulstar ne fera pas parti des privilégiés : les compositions sont sympathiques, elles collent bien au jeu mais n'entreront en aucun cas dans les annales. Pas de super mélodies, pas de hard-rock bien gras avec une batterie qui claque, non ici nous avons des compositions assez impersonnelles qui n'ont strictement rien d'attractif ou de mémorable. S'il n'y a pas vraiment de voix digitale (ce qui est assez rare sur Neo-Geo) au contraire les bruitages sont plutôt de qualité, avec en autre des explosions qui donnent assez bien le change. En parlant de musiques, la Neo-Geo CD (dans presque 100% des cas) n'a d'intérêt que pour sa bande-son améliorée et le prix de ses jeux. Or les développeurs d'Aicom ont sans doute oublié que c'est ça qui nous faisait avaler des temps de chargements indigestes. Déjà pas fameuse sur cartouche, la bande-son de la version MVS/AES est ici lamentablement réinjectée en piste audio ! Elles sont lues sur le CD et sont exactement les mêmes : se foutrait-on de notre gueule ?! Alors il est vrai qu'on nous livre dans le menu des options un joli sound-test (le même que sur cartouche en fait) mais entre nous, on lit aussi bien les pistes avec lecteur CD audio, pas besoin de lancer le jeu pour ça. Non franchement, j'aurai vraiment apprécié un mode "novice" sur cette version CD et une vraie bande-son digne du support. Les vidéos supplémentaires on les a, et c'est une bonne chose, mais pour le reste, c'est exactement le même jeu que sur cartouche, le surcoût en moins, les innombrables temps de chargement en plus.






Avec seulement Note
15 shoot-them-ups dans sa toute sa ludothèque, il est évident que la sortie de l'un d'entre eux était à chaque fois un petit événement. Et sur la papier, Pulstar était très prometteur : sortie MVS, AES et CD très rapprochée, très inspiré d'un des plus grand shoot de tous les temps (j'ai nommé R-TYPE), la plus grosse cartouche de cette année-là (avec plus de 300Mb au compteur) et des graphismes en partie réalisés en images de synthèses (effet de mode oblige)... c'est sûr, le jeu d'Aicom avait de quoi séduire. Malheureusement, s'il aurait pu prétendre à une meilleure note, lui qui (à sa sortie) était sans doute le plus beau et le plus impressionnant shoot de la Neo-Geo, il échoue lamentablement sur plusieurs points : tout d'abord s'inspirer de R-TYPE peut être une bonne chose mais le plagier c'est aller trop loin dans le fanatisme, et puis copier à l'exact certains pans du titre d'Irem est forcément tout sauf original, surtout dans un secteur qui se renouvelle peu. Mais le plus discutable, c'est d'en reprendre les plus mauvaises idées comme ces items "speed" toujours aussi absurdes, mais aussi et surtout le fait qu'à chaque vie perdue, on repart au dernier checkpoint en perdant tout au passage ! Croyez-moi, la difficulté est extrêmement élevée, punitive, limite sadique !! Hardcore dès le premier niveau, le développeur a tout de même eu le bon gout de nous laisser explorer au choix les 4 premiers levels, et il y a de fortes chances que ce soit les seuls que vous voyiez... Au prix des jeux Neo-Geo, surtout sur cartouche, se dire que sans tricher on en verra jamais la fin, c'est rageant (si maintenant votre machine est équipée d'un Unibios, c'est le moment de remercier notre bienfaiteur Razoola ! ^_^).

Bref, tout comme le très bon et tortionnaire Viewpoint (des mêmes développeurs, tiens tiens...) nous sommes en présence d'un jeu beaucoup trop difficile pour être apprécié à sa juste valeur et qui pourtant, doit être récompensé pour tout le reste. Car il faut bien comprendre qu'en 1995, lorsque Pulstar voit le jour, techniquement il écrase bon nombre de shoots existants, tant sa réalisation est assez bluffante (surtout au niveau des boss, qui sont énormes et superbement animés). Quant à la version Neo-Geo CD elle compense ses faiblesses (temps de chargement affreusement longs) et manques (quelques vidéos en plus mais pas de nouvelle bande-son et un menu d'options repris de la version AES) par un prix largement revu à la baisse. Nous voici donc face à un dilemme : nous sommes devant un jeu aussi difficile et punitif qu'un R-TYPE II, qui vous fera entrer dans une rage indéfinissable, et pourtant difficile de le "punir" à son tour avec une note trop basse, étant donné qu'il faut bien récompenser le travail technique et le fun qui se dégage du titre. Comme évoqué, Pulstar aurait pu prétendre à une bien meilleure note, lui qui sera suivi 3 ans plus tard par un Blazing Star qui de son côté, fera l'unanimité !



Les -

  • La difficulté est bien trop élevée : ennemis fourbes, tirs ennemis trop peu voyants, adversité toujours en surnombre, puissance de feu trop faible et pire que tout, perdre une vie nous fait revenir au dernier checkpoint !
  • Beaucoup trop inspiré de R-TYPE, surtout dans ses pires travers
  • La bande-son de la version CD, un beau foutage de gueule !
  • Les musiques n'ont vraiment rien d'exceptionnel
  • Beaucoup d'ennemis sont trop durs à détruire
  • 2 joueurs en alternance, quel intérêt ?
  • De gros ralentissements par moment
  • Scénarisation totalement absente
  • Le son est en mono, pourquoi ?


  • Les +

  • Les continues infinis sur AES et CD... ça peut servir si on laisse sa console allumée pendant 3 mois, le temps de finir le jeu :)
  • L'intro est très jolie, la fin (un peu courte) est sympa
  • Le choix de commencer parmi les 4 premiers niveaux
  • Les nouvelles cinématiques de la version Neo-Geo CD
  • L'armement est visuellement très convaincant
  • De très jolis effets, notamment de morphing
  • Menu d'options sympa, bien qu'un peu chiche
  • La beauté des sprites en images de synthèses
  • Des boss énormes et superbement animés
  • Des animations particulièrement fluides
  • La musique d'intro : magnifique !
  • Gameplay plagié mais efficace



  • La séquence de fin (spoil) : cliquez pour ouvrir



    Test réalisé par iiYama

    décembre 2007 (mise à jour : avril 2021)