Prehistoric Isle 2 (NGEO MVS)

 





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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : septembre 1999
Développeurs : Yumekobo et Saurus
Editeur : SNK
Genre : shoot-them-up

Version testée : américaine
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US

Hardware : Neo-Geo MVS
Support : cartouche de 478Mb/60Mo
Orientation de l'écran : horizontal
Commandes : stick 8 voies + 2 boutons

Difficulté (hors boss final) :
Multi-joueurs : 2 joueurs
Abréviation : PI2
Titres alternatifs : Prehistoric Isle in 1930 II / Prehistoric Isle 2 Genshi Tou (JAP)


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Prehistoric Isle 2








En 1999,
La plus grosse originalité vient bien évidemment du fait qu'on affronte tout un parterre de dinosaures
alors que le support Neo-Geo est au maximum de son potentiel (Metal Slug X, KOF '99 et Garou, ça vous parle ?), SNK se rend compte que la licence Prehistoric Isle dort au fond d'un tiroir depuis maintenant 10 ans. Et oui, 10 ans séparent les 2 opus, ce qui est énorme en temps de jeux vidéo où tout passe de plus en plus vite et où on se lasse pour un rien. Ainsi, puisqu'il est occupé à développer des jeux d'une ampleur peu commune (comme Metal Slug 3 et KOF 2000 qui sortiront l'année d'après), SNK décide de laisser le développement entre les mains de Yumekobo. Ce qu'il faut savoir, c'est que ce dernier porte aussi le nom de Aicom, et là tout de suite c'est plus parlant puisqu'ils ont développés Pulstar, Blazing Star (sous le nom de Yumekobo justement) et ont participé à Viewpoint. En fait Yumekobo s'est un peu spécialisé dans le développement de titres Neo-Geo Pocket (à 2 exceptions près, Blazing Star et Prehistoric Isle 2), alors que Aicom développe bien plus (23 jeux sur les 8 ans d'existence du studio) et ce, sur un peu tous les supports de l'époque. Maintenant, pourquoi Saurus n'est crédité qu'à la fin du jeu, on ne le saura doute jamais. Autre question : pourquoi le jeu n'est-il jamais sorti sur Neo-Geo AES et CD ? Etrangement, si les versions MVS et AES d'un même titre sont strictement identiques (en fait, c'est souvent juste la connectique qui différencie les 2 cartouches, voilà pourquoi il existe des adaptateurs pour passer les jeux MVS sur AES) et que donc les couts de portage du système Arcade à la version console de salon sont quasi nul, je n'ai jamais compris pourquoi certains jeux ne furent jamais convertis tels que Captain Tomaday, Top Hunter ou Shock Troopers. Ce sont pourtant des titres à succès et quand bien même ce ne serait pas le cas, je suis sûr qu'ils auraient trouvé preneur sur console de salon. Bref, trêve de tergiversations, Prehistoric Isle 2 est donc la suite de Prehistoric Isle in 1930. Cette fois le contexte historique est nettement plus contemporain, se situant à vue de nez dans les années '90 à 2000. En effet, c'est au milieu des buildings que l'humanité va faire face à une invasion dont elle ne s'attendait pas : les dinosaures débarquent en masse et ils ne sont pas contents.


Evidemment,
Le gameplay n'est pas super original mais reste efficace en toutes circonstances et quelques scènes (comme ici un sauvetage) varient agréablement les plaisirs
pour ce qui est d'un quelconque scénario, il faudra repasser. De toute façon, que voulez-vous développer avec une trame de départ pareille, hein ? Allons, il faut être raisonnable à un moment donné. Ceci dit, le jeu nous offre malgré tout une petite intro, avec des sprites en images de synthèses. Ce n'est pas super bien fait, mais ça reste très correct, surtout pour un support cartouche. A noter aussi que l'épilogue est un peu expédié mais reste assez sympa. Cette fois il n'est plus question de jouer avec des biplans des années 1930, puisqu'on a à disposition des hélicoptères. Et ce choix s'explique par les sauvetages : au milieu des débris, des personnes peuvent être sauvées. Il suffit alors de les choper au vol et de rester en vie jusqu'à atteindre un hélico de secours (si on perd une vie on a une seconde chance de réussir). Mieux encore, parfois le scrolling s'arrête et on doit alors défendre une zone de ses assaillants, pour que les secours puissent sauver un maximum de gens. Dans les 2 cas, arriver à ses fins permet de gagner de précieux bonus. Avant de commencer à jouer, on nous laisse le choix entre 2 hélicos (sans expliquer s'il y a une différence) et ce choix influera surtout l'armement de votre appareil. L'hélico bleu fait des tirs assez concentrés, idem pour sa mega-bombe, quand l'hélico rouge fait des tirs évasés et que sa bombe arrose tout l'écran. Il y a aussi 2 façons de tirer : soit en restant le doigt appuyé sur le bouton, soit en appuyant à répétition. La différence c'est que les tirs changent de forme. Pour les 2 appareils, les items bonus sont identiques mais le résultat lui, diffère. Il n'y a que 2 armes disponibles via des items : bleu et rouge, faisant là aussi un tir concentré ou évasé, upgradable sur plusieurs niveaux. Dernier point de l'armement, on dispose de missiles, qui sont de 3 types (celui à têtes chercheuses étant le plus pratique/efficace). Il existe aussi un item "speed up" mais entre nous on ne le croise que rarement, d'ailleurs il sert peu étant donné que nos hélicoptères sont parfaitement jouables en l'état. A noter qu'on peut changer d'appareil à chaque crédit perdu, ce qui permet de varier les tactiques d'approche, les 2 hélicos étant suffisamment différenciés. Prehistoric Isle 2 n'est pas spécialement difficile, c'est même assez rare d'avoir un titre aussi abordable, surtout lorsqu'on joue à 2.



 

 

L'écran titre et le choix de son personnage/hélicoptère (en haut),
puis une partie de la séquence d'introduction (en bas)


Question durée de vie,
Les décors n'ont généralement rien d'extraordinaires, sauf au niveau 3 où tout est animé
le jeu est un peu court mais les niveaux ne sont pas expédiés pour autant et les boss résistent un petit moment. Seul le boss final vous donnera du fil à retordre, et vous mangera vos crédits comme des céréales au petit déjeuner. Le jeu ne dispose que de 6 niveaux (le 6e étant uniquement réservé au boss final), voilà sans doute ce qui explique cette faiblesse, mais on reste quand même assez loin d'un Aero Fighters 3 où on n'a le temps de s'en apercevoir qu'on a déjà fini l'aventure. Techniquement, Prehistoric Isle 2 dispose d'une cartouche assez volumineuse, puisqu'elle fait tout de même 478Mb (ce qui fait plus de 60Mo !), soit 443Mb de plus que son prédécesseur (13 fois la ROM originale !). Après il est vrai qu'en 10 ans, les attentes ne sont plus les mêmes, les Hardwares sont mieux maitrisés et la technologie avançant dans le bon sens (celui du progrès j'entends), nos jeux vidéo sont naturellement de plus en plus beaux. Mais crevons l'abcès tout de suite, à quelques exceptions près, les décors sont décevants. La plupart du temps en "simple 2D", ils ne sont pas forcément très détaillés ni même particulièrement beaux (bon point par contre pour la variété). Ceci dit, de temps en temps, nous avons quelques animations, bien souvent en images de synthèses, qui sont bien réalisées. Mieux encore, c'est tout le décor du niveau 3 qui est en images de synthèses et qui est animé d'une très belle manière (même si le décor tourne en boucle tout du long). On appréciera aussi quelques séquences animées, elles aussi en images de synthèses, et si pour le coup le framerate peut paraitre bien bas, il faut se dire qu'un support cartouche n'est pas fait pour afficher de telles séquences (je n'ose pas appeler ça des cinématiques), tant elles sont "espacovore" (si si ça se dit, j'ai dit ! ^^). Cependant le plus aguicheur et le plus surprenant dans ce jeu, ce sont bien évidemment les dinosaures et autres bestioles qu'on affronte en masse. Chaque sprite a été conçu en images de synthèses, et chacun est parfaitement animé. Même les boss, qui sont tous de bonne taille, sont particulièrement fluides, alors que justement c'était un peu ma crainte. Oui on pourrait rapprocher nos bestioles du jurassique avec celles de Primal Rage, mais ce serait insulter le titre Yumekobo/Saurus. On a de jolies explosions, un design franchement original pour un shoot et bien entendu tout un parterre de dinosaures et autres joyeusetés, revenues des 65 millions d'années qui nous séparent : tricératops, ptéranodon, raptor, diplodocus, T-Rex, allosaure mais aussi des bébêtes plus exotiques comme des fossiles (?) et des insectes géants comme des libellules mutantes, des limaces, des papillons empoisonneurs et des guêpes tueuses (non cette fois pas d'humains).


Quand au boss final,
Bon point pour ce design atypique et pour des animations agréablement fluides
il ressemble à une sorte de calamar géant, qu'il faut entreprendre partie par partie, à l'image du vaisseau amiral qu'on doit peu à peu détruire dans R-TYPE. Le concept est sympa mais je trouve un peu laid que cet affrontement se déroule sur fond noir, comme si les développeurs n'avaient pas été capables de maintenir un framerate suffisant durant cette phase de jeu, à l'image de certains titres PC-Engine (rappelons que la Neo-Geo MVS est autrement plus performante que le petit système hybride 8/16-bits de NEC). Vous l'aurez sans doute compris, le moteur graphique souffre de gros ralentissements, et pas seulement à la fin du jeu : ça dure tout au long de l'aventure ! C'est un peu dommage mais je reconnais que c'est finalement peu gênant et les animations (très fluides je le répète) de chaque sprite, ne doit pas aider la machine à gérer ça facilement. Enfin la partie son nous offre des bruitages qui conviennent relativement bien au titre. Ce n'est pas trop bruyant, tout en gardant une dynamique suffisante. Quant aux musiques, elles sont orchestrales, ce qui ne colle que moyennement à l'ambiance de ce Prehisoric Isle 2. A la place j'aurai bien vu du bon gros Rock, bien huileux, grateux, rythmé et mélodieux, à l'image d'un Lords of Thunder ou d'un Thunder Force IV. Tant pis. Dernier point un peu particulier, et j'ai fait exprès de le garder pour la fin, le jeu dispose de bonnes voix digitales, comme le support nous en a toujours offert. Cependant, chaque ptéranodon fait un cri en apparaissant et en mourant, et comme c'est l'ennemi le plus fréquent de tout le jeu, vous vous doutez bien qu'il arrive un moment où cet effet qui résonne en boucle, nous prend littéralement la tête ! Heureusement que l'aventure ne dure pas 3 heures, car à mon avis soit on couperait le son, soit on péterait un plomb ! Bref, qu'ils fassent des cris, je veux bien mais que ce même cri, sans jamais aucune variation, qu'il semble ressortir à l'infini, un peu comme un enfant qui s'amuse avec les touches du synthé de la grande soeur, c'est très vite pénible.



Prehistoric Isle 2 Note
est shoot horizontal qui, dans le fond, est assez commun. Certes son gameplay se veut sympathique comme tout, le concept des sauvetages est rafraichissant, de plus la difficulté (hors boss final) est équilibrée, ce qui rend le jeu agréablement accessible. Bien sûr on perd le gameplay si particulier du premier opus mais au fond, pas sûr qu'on y perde. Si l'ossature du titre se veut finalement très classique, son design, son univers lui, est déjà nettement plus original. En effet, affronter des dinosaures et autres joyeusetés d'un temps que l'humanité n'a de toute façon pas connu, c'est nettement plus atypique que des aliens, des vaisseaux spatiaux et autres concepts usés par des décennies de jeux vidéo, et des centaines de shoots déjà sortis. Bien sûr ce ne sont pas des dinosaures normaux, mais bien dopés et après tout, il faut bien faire un jeu non ? Techniquement, Prehistoric Isle 2 est décevant d'un côté, avec ses nombreux ralentissements et ses décors parfois très banals et pas vraiment détaillés. Mais d'un autre côté, comment ne pas apprécier ces pans de décor animés de très belle façon, ces sprites en images de synthèses séduisants, ses boss de grande taille et surtout ses animations particulièrement fluides. En conclusion, après le succès de Jurassic Park (1993) et du Monde Perdu (1997), les 2 films de Steven Spielberg qui ont remis sur les devants de la scène ces bestioles oubliées de la Terre depuis 65 Millions d'années, nous voilà face à un jeu séduisant. Certes il a ses défauts (comme ces musiques pas terrible et un peu hors de propos) mais il a aussi ce charme indéfinissable qui le rend agréable à jouer. Malgré sa cartouche d'une taille considérable (478Mb), bien plus volumineux que Pulstar (305Mb) et Blazing Star (346Mb) et pourtant bien moins bon, il n'empêche que cette séquelle qui aura mis 10 ans à voir le jour, offre un univers accrocheur et terriblement original, ce qui lui donne un charme particulier que j'apprécie, tout simplement. C'est loin d'être le meilleur shoot de la Neo-Geo, mais il est également loin d'être le plus mauvais.



Les -

  • Boss final abusif niveau difficulté
  • Les pénibles cris des bestioles
  • Beaucoup de ralentissements
  • Décors souvent très banals
  • Bande-son pas terrible
  • Un peu court
  • Les +

  • Un gameplay sympathique et 2 hélicos à l'armement différent
  • Difficulté agréablement dosée (hors boss final)
  • Les séquences animées en images de synthèses
  • Quelques originalités comme les sauvetages
  • Animations des divers ennemis très fluides

  • Test réalisé par iiYama

    juillet 2008 (mise à jour : septembre 2016)