Metal Slug 4 (NGEO)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juin 2002
Développeur : MEGA Entreprise
Editeur : Playmore
Genre : action

Support : cartouche de 553Mb
Version testée : Japonaise
Voix dans le jeu : JAP
Textes à l'écran : JAP

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément
Abréviation : MSlug 4
Titre alternatif : Super Vehicle 001/IV
Prix au lancement : 220€


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Metal Slug 4









Avant toute
Metal Slug est revenu à des normes plus classiques
chose il faut rappeler que lors de la sortie de Metal Slug 4, SNK n'est plus. En 2001, la mort du maître fait suite à de nombreux échecs financiers, notamment à cause de la lente chute du support MVS. Heureusement la société Playmore (société Coréenne) rachètera cette même année SNK et fondera quelques temps plus tard le label SNK/Playmore. Voilà pourquoi Metal Slug 4 n'est pas un jeu SNK à proprement dit, Playmore ayant relégué le travail à la société MEGA Entreprise, une boite de production Coréenne. Metal Slug 4 suit bien évidemment la marche de sa précédente trilogie. NeoSadam est de retour, l'esprit des premiers épisodes aussi. Un retournement d'autant plus félicitable que Metal Slug 3, bien qu'excellent jeu en lui même, perdait un peu de son identité avec ses phases de shoot, ses boss décalés et tous ces Aliens. Ici on fait dans le classique, à la façon du premier opus et moi je suis ravi. Plus d'Aliens belliqueux, NeoSadam se la joue grosse mécanique, notamment avec des boss particulièrement originaux et imposants. Pourtant cet épisode 4 parait plus être une sorte de melting-pot des 3 premiers épisodes, qu'un opus réellement original. Goût plutôt mitigé lorsqu'au début du jeu on commence dans une ville et que plus tard on se retrouvera en pleine zone sinistrée par les mêmes morts-vivants ou les momies issue des épisodes 2 et 3. Mais je vous arrête de suite, vous qui pensez que la série commence alors à tourner en rond. Il faut préciser que Metal Slug reste ce qu'il est, et que depuis le premier opus, les suites sont certes géniales mais se ressemblent un peu toutes. Beaucoup de sprites sont les mêmes depuis le début, les véhicules connus comme les blindés ennemis, aussi. Mais lorsqu'on joue à un Metal Slug, c'est peut-être aussi ça qu'on attend. Un peu comme dans un dessin animé... Vous voyez Dragon Ball Z littéralement changé de design ? Non, et bien avec cette série c'est pareil. Mais n'allez pas croire que ce 4e épisode n'apporte rien de neuf, bien au contraire. Au menu nous avons 2 nouvelles armes : la double mitrailleuse (excellent) et le lance-grenades (rare). Niveau véhicules on retrouvera avec plaisir le mini-tank commun à la série mais aussi une sorte de Mecha-cafard (un truc à 4 pattes plutôt rapide et puissant mais qui ne vous protège pas, comme le chameau), un tank lance-missiles (particulièrement dévastateur), un tank à bouclier avec missiles à têtes chercheuses, un transpalette (?) puis 2 phases assez sympa : une en sidecar où c'est un Robinson qui conduit, et une autre à l'arrière d'un camion.


Ces phases
La réalisation a un peu baissée mais reste d'un très bon niveau
sont originales tout en restant dans le carcan du jeu d'action (et non d'un shoot-them-up). Si le nombre de perso jouables est toujours de 4, l'équipe voit tout de même 2 nouvelles têtes débarquer : Nadia et Trevor. Mais comme d'habitude, il n'y aura que la sprite qui change. Innovant d'un côté, le jeu garde tout de même les meilleurs ingrédients des aventures passées : passages secrets (MS 3), choix du chemin à prendre (MS 3), boss originaux voire même géniaux, mais entièrement mécanique (MS 1) et 6 levels de folie (MS 2) presque aussi difficile que dans Metal Slug 3 à cause d'une action hyper soutenue. Niveau transformations, hormis le mort-vivant, on pourra cette fois être changé en singe (phase géniale puisqu'il s'agrippe aux armatures métallique). Il y a une intro sympa (rare dans la série), une fin à la Astérix (avec un banquet, trop fort), et un jeu toujours aussi terrible, toujours aussi explosif, toujours aussi génial. Comme d'habitude le dernier niveau révèle pas mal de surprises (suite à ne pas lire si vous ne voulez pas vous gâcher le plaisir de la découverte) où on s'aperçoit qu'en fait NeoSadam n'y est pour rien puisque c'est un savant fou qui a créer des Cyborgs à l'image des plus emblématiques ennemis de la série (il y a aussi le Rambo présent dans les épisode 1, 2 et X qui se fait bouffé par un orque). Techniquement, le jeu est à peine moins beau que ses prédécesseurs mais il garde ce charme visuel auquel la série nous a habituée. L'animation est toujours aussi fluide et détaillée (quelques ralentis tout de même) et la jouabilité n'a pas changée d'un iota : excellente. Le couple FX/voix reste fidèle au poste et je tiens à préciser que les musicos de MEGA sont des bons. Moins Rock, plus Electro, si les musiques restent quand même bien dans l'esprit de la série, elles restent les meilleures des 6 opus Neo-Geo. Rythmées à souhait et mélodieuses, elles portent l'action de façon pulsée grâce à des compositions vraiment abouties, quasi cinématographiques (la musique de fin est en encore plus belle). Un vrai plaisir pour audiophiles.



Même Note
s'il a changé de père, Metal Slug reste fidèle à lui-même et à ses fans. Jeu d'action ultra véloce à l'humour omniprésent, c'est un véritable retour aux origines qui s'offrent aux fans et ça lui fait le plus grand bien. Un jeu fantastique et à la hauteur de son support (j'aime la Neo-Geo, ça se sent non ?), même si en étant honnête, il ne vaut pas ses prédécesseurs.



Test réalisé par iiYama

juillet 2006