Metal Slug 2 (NGEO/NGEO CD)

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sorties du jeu : février 1998 (NGEO MVS) - avril 1998 (NGEO AES) - juin 1998 (NGEO CD)
Développeur : SNK
Editeur : SNK
Genre : action (run & gun)

Version testée : NTSC américaine
Voix dans le jeu : anglaises
Textes à l'écran : anglais

Support : cartouche de 362Mb (NGEO AES) - 1 CD-Rom (NGEO CD)
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément
Abréviation : MSlug 2
Titre alternatif : Metal Slug CD2
Prix au lancement : 1450Frs (NGEO AES) - 400Frs (NGEO CD)


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Metal Slug 2

Super Vehicle-001/II



Nazca Corporation,
Après un premier opus mémorable, Metal Slug aura mis 2 ans à avoir une suite
un petit studio né des déserteurs d'Irem (créateur entre autre de la saga R-TYPE) est derrière le sublissime premier Metal Slug, un jeu d'action en vue de profil à la réalisation sans commune mesure qui a relancé l'intérêt de la Neo-Geo (qui commençait à un peu trop se cantonner aux jeux de combats), et qui au passage nous a démontré que malgré la révolution 3D qui se jouait derrière elle, la bonne vieille 2D avait encore son mot à dire, notamment dans certains genres plus propice aux pixels qu'aux polygones. Devant le succès critique et commercial du premier opus, SNK n'aura pas mis longtemps à racheter Nazca et les droits d'exploitation de la licence, bien malins qu'ils sont. 2 ans plus tard, Metal Slug revient avec une suite directe des aventures de Marco et Tarma, auxquelles vont naturellement s'ajouter quelques nouveautés. Sorti sur Arcade en février 1998 (l'été étant réservé aux sorties des King of Fighters), la version AES (console de salon) verra le jour à peine 2 mois plus tard, quand la Neo-Geo CD ne profitera de son adaptation qu'en juin, soit encore 2 mois après. On notera tout de suite que ce sera le dernier épisode à sortir sur CD car Metal Slug X est apparu en mars 1999 mais n'a pas été adapté. Bien que certains portages furent réalisés cette année-là (The Last Blade 2 et KOF '99 furent ses 2 derniers jeux, l'un est sorti en février l'autre en décembre sans doute pour profiter une dernière fois des fêtes de Noël), la console au lecteur optique a été abandonné par SNK. Malgré des prix largement revu à la baisse, la console n'a pas pu subsister dans un monde où la PlayStation régnait en maitre absolu (les miettes étant ramassées par la Saturn dans un premier temps, puis par la Nintendo 64 ensuite).





La faute à SNK ?
Metal Slug 2 est le dernier épisode à voir le jour sur Neo-Geo CD...
Sans doute oui, car aux yeux des acheteurs (moi le premier) les versions Neo-Geo CD n'apportaient généralement rien ou pas assez, malgré des portages qui ont tardé à arriver. Se contentant toujours du minimum syndical, les portages auraient dû corriger les bugs, apporter de nouvelles bande-sons (ce fut parfois le cas, mais pas systématiquement), de nouveaux niveaux et surtout, des cinématiques dont les joueurs étaient si friands. Hudson et les développeurs de la PC-Engine l'ont bien compris et presque tous les jeux offrent des séquences animées. Ce manque, qu'on peut à la rigueur accepter sur un jeu cartouche (étant donné que les ROMs sont chères) était impardonnable sur des jeux qui ont mis des années à être portés et sur des CD-Roms qui ne coutaient rien à produire et qui étaient la plupart du temps vides ! Adapté son tel-quel n'avait aucun autre intérêt que celui de le payer beaucoup moins cher (environ 1000Frs / 150€ de moins, c'est sûr, ce n'est pas rien), en clair il aurait vraiment fallu que les jeux Neo-Geo CD apportent une vraie plus-value aux jeux AES, mais c'était très très rarement le cas, quand les portages ne saccageaient pas les réalisations originales... Quand à Metal Slug 3, qui sortira en 2000, je ne suis pas sûr que les développeurs auraient pu adapter le jeu sans faire de grosses concessions étant donné que déjà sur cet épisode-là, on sent qu'ils ont dû faire face à quelques limitations. Quand à l'histoire, le Général Morden (antagoniste de l'épisode précédent) est de retour avec son armée pour dominer le Monde. L'escouade "Peregrine Falcons" (formée de Marco Rossi et Tarma Roving) est envoyée, rejoints par 2 nouveaux membres de la "S.P.A.R.R.O.W.S Intelligence Unit" : Eri Kasamoto et Fiolina Germi (dit "Fio").



 

 

En haut les nouveaux personnages : Eri Kasamoto et Fiolina Germi.
En bas nous avons les versions AES des écrans titre et du menu d'options


Malheureusement,
Comment SNK peut justifier une si grosse cartouche et ne pas proposer au moins une petite intro ?
malgré une cartouche qui a presque doublée (!) cette fois nous n'avons même pas une petite intro. Certes, celle du premier opus était expédiée mais elle avait de la gueule comme on dit, or ici c'est directement l'écran titre. Exit donc tout développement scénaristique, ce qui est une nouvelle fois regrettable, limite inexplicable. Comment justifier que certains jeux d'à peine 4Mb (comme Super Turrican) prennent la peine de poser son histoire, quand un énorme jeu de plus de 350Mb (!!) ne se donne même pas cette peine ? Sérieusement, il y a vraiment des développeurs qui mériteraient des coups de pied au cul ! Et le pire dans tout ça, c'est la version Neo-Geo CD qui, malgré l'espace disque de son support (rappelons à toutes fins utiles qu'un CD-Rom c'est 650Mo de données soit pas moins de 5200Mb de données disponibles !) et une sortie décalée, ne prend même pas la peine de rattraper cette faute. Je veux bien qu'on reste "dans l'esprit Arcade" mais une petite introduction rapide avec 4 lignes de texte, ça n'a jamais tué personne, surtout pour un studio qui a pris 2 ans pour réaliser cette suite. Quand je vous disais que sur Neo-Geo CD les mecs ne faisaient aucun effort... C'est désœuvrant... Pour ce qui est de l'épilogue même combat : on a une fin expédiée, pas du tout gratifiante dont le principal contenu sont les crédits... sur fond noir ! C'est minable comparé au double épilogue du premier opus, et encore une fois la version Neo-Geo CD n'apporte strictement rien de plus, à croire que chez SNK, on n'aime pas du tout exploiter les CD-Roms.





Malgré tout on se
Désormais, nous avons 4 personnages au choix mais à part le sprite, rien ne change
félicitera de l'arrivée de Teri et Fio (2 filles) qui apporte la parité au sein de cette escouade de choc. D'ailleurs, comme désormais notre équipe est composée de 4 protagonistes, nous auront tout loisir de choisir notre héros/héroïne via l'écran de sélection. Notez quand même que sur Neo-Geo CD, lorsqu'on perd un crédit notre choix du personnage est étrangement limité à 2 (au lieu de 4). Ceci dit, prendre l'un ou l'autre personnage n'y change strictement rien : il n'y a aucun bonus (comme la rapidité par exemple) et la prise en mains est strictement identique. Seules les sprites et les voix changent. Côté menu, sur AES le "How to Play" est séparé du "Game Start", sans doute parce que le gameplay d'un Metal Slug est très simple à comprendre ou encore parce que les joueurs de cette suite sont principalement celles et ceux qui ont déjà apprécié le premier. Les options nous offre une nouvelle fois le choix de la difficulté et le nombre de vies par crédits, ainsi que le choix de la langue (anglais, japonais, espagnol...) comme ça se généralise sur les jeux Neo-Geo un minimum évolués. Sur Neo-Geo CD on retrouve ces ajouts qui nous ont déjà fait plaisir sur le premier opus à savoir une configuration indépendante des pads, un mode Time Attack et une jolie galerie d'Artworks. L'écran "Mission Select" est également plus abouti que sur cartouche, car au lieu d'afficher une simple liste comme sur AES, on voit Morden qui s'apprête à déguster les niveaux en guise de plat (les niveaux non débloqués sont cachés par une cloche, sympa). Si on aurait préféré des cinématiques et une correction des bugs, on se consolera en se disant que c'est déjà ça de prit.



   

   

En haut nous avons le menu principal puis le menu des options et le sympathique écran
du Mission Select. En bas, le retour de la galerie est un bonus appréciable.
Ces images sont toutes issues de la version Neo-Geo CD


La jouabilité
Le gameplay apporte un lot non-négligeable de nouveautés
n'a pas changé d'un iota (mais croyez-moi, ce n'est pas un mal), par contre on retrouve un gameplay qui a été agrémenté de plusieurs nouveautés. Bien entendu on commence son jeu de la même manière (petit pistolet à munitions infinies et 10 grenades à bâton), on retrouve toutes les armes qu'on connait bien (offerte par les prisonniers de guerre qu'on libère) ainsi que l'inévitable SV-001 (le tank Metal Slug). Mais on aura le plaisir de découvrir tout un tas de nouveautés qui apportent du dynamisme et de la fraicheur à cette nouvelle aventure. On commencera par les véhicules qui, en plus du Metal Slug, sont désormais au nombre de 3 : il y a le Camel Slug (un dromadaire avec la même mitrailleuse orientable sur 360° que le tank - contrairement aux autres, il n'offre aucune protection), le Slugnoïd (une sorte de robot qui se déplace en crabe, muni d'une paire de vulcain et d'un canon pointé vers le bas - ce véhicule saute plus haut que les autres) et le Slug Flyer (un avion muni d'une paire de canons vulcain et d'un lance-missiles). Au rayon des nouvelles armes nous avons le fusil laser (qui décoiffe !) et des coktails molotov très puissants qui, bien évidemment, brûleront les ennemis à la chaine. C'est d'ailleurs dans cet épisode qu'on traversera l'un des meilleurs niveaux de la série : l'Egypte. Ici les sbires de Morden doivent aussi faire face à un nouveau type d'ennemis : les momies. Momies qui n'hésiteront pas à nous transformer en une des leurs. C'est alors que notre avatar deviendra un des ces êtres putréfiés à bandelettes, laissant la réactive et habituelle jouabilité, pour un contrôle plus lourd avec perte de nos armes (le simple pistolet reste quand même dispo). Autre transformation : le p'tit gros. A force de bouffer les mets semés sur votre chemin, lâchés par le sergent Rumi Aikawa (une autre fille) dont le sac à dos est rempli de bonus, notre perso grossira (le sprite est hilarant) et les armes se modifieront (le perso est plus lent à se mouvoir mais les tirs sont plus larges, plus puissants et il peut redevenir normal en arrêtant de collecter de la nourriture pendant un certain temps). Enfin c'est également dans cet épisode qu'on découvrira Hyakutaro Ichimonji (un prisonnier qui se prend des airs de Sengoku en lançant des Kamé Hamé Ha sur les ennemis, sympa le clin d'oeil :) et qu'on fera la connaissance des Alien-Meduses (nommé Mars People), qui sont désormais incontournables pour celles et ceux qui connaissent les épisodes suivants (c'est même un peu n'importe quoi dans le 3e volet). Pour finir avec les mises à jour, il y a quelques interactions avec le décor, quelques portes à défoncer, quelques interrupteurs à actionner et quelques manivelles à faire tourner pour laisser tomber des armes.



     

Le Metal Slug, le Camel Slug, le Slugnoïd et le Slug Flyer


     

Rumi Aikawa et son sac plein de bonus, Eri en mode "p'tit gros",
la momie et enfin le "Mars People" (Alien-Meduse)


Techniquement,
La réalisation est une nouvelle fois très impressionnante !! Dommage que le jeu soit gâché par ces innombrables ralentissements...
en 2 ans la cartouche AES est passée de 193 à 362Mb ! C'est énorme, même si une fois encore, on reste loin des plus grosses ROMs de la console (à titre d'exemple Shock Troopers 2 fait 514Mb et la palme est obtenue par The King of Fighters '98 et son époustouflante cartouche de 683Mb !). Reste qu'avec 362Mb, sans intro et avec une fin minable, tout est forcément passé dans le jeu. Et il est vrai que graphiquement ce Metal Slug 2 est magnifique du début à la fin. Une fois encore les décors sont hyper détaillés, ça fourmille de milliers de petites animations (souvent très drôles) et le jeu se veut même plus varié et plus long que son prédécesseur. Il faut voir la beauté des explosions pour le croire, le souci du détail, la décomposition de chaque mouvement. Un énorme travail a été fourni d'autant que le panel d'ennemis s'est largement étoffé (guerriers Arabes, momies, Alien-méduse, monstres rampant et bien sûr les troupes de Morden... y'a de quoi faire) tout comme celui des véhicules adverses. On pourra aussi remarquer une véritable prouesse technique (hormis l'excellente réalisation globale du jeu) lorsque vers la fin du jeu, on traversa un pont qui se gondole d'une façon réellement impressionnante, ou encore cette tour qu'il faut gravir à toute vitesse sous peine de se faire dévorer par un boss glouton qui visiblement, n'est pas du matin. Malheureusement, il y a 2 revers de médaille à toute cette débauche graphique et on commencera par les ralentissements. S'ils étaient autrefois assez rares, ils sont désormais omniprésents, au point que ça gâche un peu le jeu (on ne va pas se mentir, au bout d'un moment, ça devient chiant !). C'est un peu dommage de ne pas retrouver la qualité de programmation du premier opus. Après on peut aussi le comprendre dans le sens où le nombre d'ennemis à augmenté, tout comme la taille des boss, qui sont de plus en plus imposants. Face à tout ce que la console doit gérer, on sent bien que le CPU a tout de même du mal à avaler toutes ses données, d'autant qu'SNK n'a fait aucun sacrifice. Car c'est clairement un choix délibéré : tenter d'alléger le jeu pour qu'il y ait moins de bugs, ou laisser l'ensemble tel qu'il a été conçu à l'origine. C'est là qu'on voit les limites d'un Hardware qui commence à accuser son âge (puisque la Neo-Geo a désormais 8 ans à la sortie du jeu). Maintenant il est un peu étonnant de se dire qu'à l'époque où Nazca était un studio indépendant, ils ont clairement mieux travaillés leur framerate et qu'en intégrant SNK. Ils semblent avoir perdus quelque chose au passage, d'autant que 2 ans séparent le premier opus de cette suite. On ne saura sans doute jamais vraiment ce qui s'est passé en interne...




Hyakutaro Ichimonji et son attaque façon Kamé Kamé Ha de Dragon Ball (ou sa
fireball façon Street Fighter c'est selon le point de vue ^_^)


Pour ce qui est
La bande-son est encore une fois d'une qualité admirable !
de la version Neo-Geo CD et malgré les 4 mois qui la sépare de la version MVS, rien n'a été modifié... pour le meilleur comme pour le pire. Vous l'aurez compris, les ralentissements sont toujours de la partie et rien n'a été fait pour les minimiser, ne serait-ce qu'un petit peu. De plus, c'est ici qu'on voit les limitations de la console au lecteur optique, car les 7Mo (56Mb) de RAM Cache ne suffisent plus à encaisser la mégalomanie du titre d'SNK. Car vous n'êtes pas sans savoir que la grande force d'une cartouche, c'est que le CPU peut accéder instantanément à n'importe quelle donnée, alors qu'avec un jeu sur CD-Rom, les données doivent au préalable être "chargées" dans une mémoire tampon qui elle, n'est pas extensible. Voilà pourquoi les niveaux de ce Metal Slug 2 sont entrecoupés de chargements (afin de vider la RAM Cache et de charger les données du sous-niveau suivant). Certes ce n'est pas très gênant avec une Neo-Geo CDZ et son lecteur 2 fois plus rapide (c'est déjà plus longuet avec la console de base) mais dans tous les cas, ça casse un peu le rythme. Terminons comme toujours par la bande-son, qui est encore une fois, exceptionnelle. Comme nous le verrons au fil de la série, les bases ont été conservées d'un épisode à l'autre. Ainsi en plus de quelques nouveaux FX, on retrouve les mêmes et puissants bruitages auxquels il n'y avait (déjà à l'époque) rien à redire. Particulièrement explosifs, dynamiques et de grande qualité, l'action est soutenue de la meilleure manière qui soit. Pour ce qui est des voix digitales, c'est la même chose : la Neo-Geo a toujours excellé dans le domaine, donc on retrouve un large panel de digitalisations d'une qualité tout à fait probante. On notera tout de même que la voix des filles peut finir par agacer car lorsqu'on perd vie sur vie, leurs cris un poil stridents tapent un peu sur les nerfs (aucune misogynie dans ce propos, je ne fais qu'évoquer une réalité). Enfin, toujours composées par Takushi Hiyamuta, les musiques sont parmi les meilleures de toute la série ! Plus inspirées, rythmées, mélodieuses et sur fond Rock à certains passages, elles perdent un peu leur côté "militaire" mais encore une fois il n'y a rien à redire, les compositions porte l'aventure à bout de bras et ce, de la meilleure manière qui soit. Quant à l'édition CD, cette nous avons des réorchestrations qui profitent de la qualité naturelle d'une lecture lue en direct. Les compositions sont les mêmes mais la qualité a pris son envol. Bref, elles sont encore meilleures !




Marco en mode "p'tit gros". Quel glouton celui-là !



Plus qu'une Note
simple suite, Metal Slug 2 enfonce un clou déjà bien enfoncé et offre, pour la 2e fois, un jeu jouissif à la réalisation de très haute volée. Graphiquement magnifique et très varié, il apporte un lot non-négligeable de nouveautés (nouveaux véhicules, nouveaux ennemis, nouvelles armes), tout en étant plus varié et plus long que son prédécesseur. Bien que la base n'ait pas changé (mêmes animations, mêmes bruitages, mêmes patterns...), cette suite est un régal à parcourir. Cependant elle accuse aussi quelques fausses notes comme cette intro honteusement absente (avec une cartouche de plus de 350Mb c'est impardonnable), une fin franchement minable mais aussi et surtout, de gros ralentissements qui viennent un peu gâcher le plaisir de l'aventure (ce qui explique les points perdus en "graphismes" et "note finale"). C'est d'ailleurs assez étonnant que SNK nous livre un jeu ayant un framerate aussi maladif, eux qui ont toujours à cœur de nous livrer des réalisations proches de la perfection. Que s'est-il passé ? L'ancienne équipe de Nazca a-t'elle perdu de son génie en étant racheté ? Ou ne voulaient-ils ne faire aucune concession, aucun compromis sur leur jeu ? On ne le saura sans doute jamais. D'ailleurs il est à supposer que la Neo-Geo CD a également brider le développement, vu qu'il a été impossible de faire tenir un niveau entier dans la RAM Cache, causant ainsi des chargements et scindant l'aventure de "page loading". Ça explique sans doute pourquoi les épisodes suivants n'ont pas été adapté à ce support qui freinait les capacités créatrices du studio. Heureusement, la version CD se rattrape une nouvelle fois par des modes alternatifs, plus d'options, une bande-son superbement remixée et une galerie d'artworks vraiment sympathique (bien qu'à la place, on aurait préféré des cinématiques). Metal Slug 2 reste donc un excellent jeu à la réalisation assez hors norme mais qui démontre que la toute puissante Neo-Geo arrive à ses limites... quand elle n'est pas bien programmée (car Metal Slug 3 nous prouvera qu'on peut aller encore plus loin !). Si vous arrivez à faire-fi de ces incessants ralentissements qui nous pourrissent un peu l'expérience, alors vous découvrirez un titre fantastique, à la technique superbe et à la bande-son de folie... Ou alors vous êtes exigeant et vous passerez directement à Metal Slug X, qui est le remake de celui-ci, sans les ralentissements mais sans version CD non plus...



Les -

  • Version Neo-Geo CD entrecoupée de "loadings", preuve qu'on atteint les limites de la console
  • La version Neo-Geo CD ne corrige en rien les problèmes de framerate
  • De très gros ralentissements viennent gâcher la fête...
  • Presque 400Mb et même pas une petite intro ?
  • Epilogue minable, même sur CD
  • Les +

  • Les nouveautés de gameplay : armes, véhicules, transformations, ennemis...
  • Bande-son de folie sur cartouche, encore meilleure sur CD !
  • Plus long et plus varié que son prédécesseur
  • Des animations fluides et travaillées
  • Des décors absolument somptueux



  • La séquence de fin (spoil) : cliquez pour ouvrir



    Test réalisé par iiYama

    juillet 2006 (mise à jour : aout 2020)