Metal Slug (NGEO)

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sorties du jeu : avril 1996 (NGEO MVS) - mai 1996 (NGEO AES) - juillet 1996 (NGEO CD)
Développeur : Nazca Corporation
Editeurs : Nazca Corporation / SNK
Genre : action (run & gun)

Version testée : NTSC américaine
Voix dans le jeu : anglaises
Textes à l'écran : anglais

Support : cartouche de 193Mb (NGEO AES) - 1 CD-Rom (NGEO CD)
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément
Abréviation : MSlug
Titre alternatif : Metal Slug CD
Prix au lancement : 1450Frs (NGEO AES) - 400Frs (NGEO CD)


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Metal Slug

Super Vehicle-001



Nazca Corporation
Nazca est un studio formé de développeurs qui en avait marre de se rouler les pouces toute la journée chez Irem (et c'est vrai que dans Metal Slug on retrouve bien cette "patte graphique")
est un modeste studio japonais d'environ 30 développeurs, formé en mai 1994 par des employés ayant quitté Irem à cause du peu d'activité de l'entreprise (il faut dire qu'Irem ne sort que peu de jeux et la plupart ne quittent même pas le Japon). Se tournant immédiatement vers SNK et sa gamme Neo-Geo, le premier titre du studio n'est autre que Neo Turf Masters, sorti en janvier 1996. Mais c'est bel et bien 3 mois plus tard (en avril 1996) que le studio va réellement briller, avec la sortie du tout premier Metal Slug. Un jeu tellement populaire qu'il va relancer l'intérêt de la Neo-Geo et des jeux 2D, alors que les PlayStation et Saturn sont en plein essor (de son côté, la Nintendo 64 ne va pas tarder à voir le jour), que le genre se nommera désormais "run & gun" (Metal Slug étant son ambassadeur) et que suite à ce franc succès, le studio sera racheté par SNK à peine 6 mois plus tard (octobre 1996), qui obtiendra par la même occasion les droits d'exploitation de la licence. Dès lors, Nazca Corp. développera en interne les épisodes 2, X et 3 jusqu'à la dissolution de SNK en 2001 (à partir de Metal Slug 4, c'est carrément un studio externe qui prendra en charge le développement, sur les bases établies par Nazca). Metal Slug est l'un des meilleurs jeux Neo-Geo et c'est à tel point qu'il est sans doute l'un des meilleurs d'action 16-bits de tous les temps, reléguant les Gunstar Heroes, Contra, Rendering Ranger, Vectorman et autre Turrican au rang de petits amuse-gueules. Si la série connaitra des hauts et des bas (notamment avec un Metal Slug 2 bugué ou les épisodes succédant au 3e opus qui étaient clairement moins bons), il est quand même clair que même s'il est arrivé relativement tard dans la carrière de la console, à l'image des Fatal Fury et des King of Fighters, Metal Slug fait office de vitrine technologique du support. On peut même dire que cette série fait partie de l'image même de la Neo-Geo et de la marque. Comme il faut un début à tout, évoquons aujourd'hui le tout premier épisode, sorti en 1996 alors que la console a déjà 6 ans. Si à l'époque on pouvait croire que la gamme Neo-Geo était sur la fin de sa carrière, en réalité c'est tout l'inverse car aussi étonnant que ça puisse paraitre, cette console aura eu l'une des carrières les plus longues qui soit, avec pas moins de 15 ans de vie (là où la Super Nintendo n'a duré que 6 ans, la Mega Drive 7 ans environ et la PC-Engine 8 ans).





Il faut l'admettre,
Après la sortie de Metal Slug, Nazca sera racheté par SNK et ils développeront la série en interne, jusqu'au 3e opus
le fait que la Neo-Geo n'était qu'une modeste console 16-bits dont les jeux étaient horriblement chers, n'a pas aidé à avoir un succès plus franc, notamment face à des consoles de 5e Génération nettement plus performantes, offrant des bande-sons de qualité CD, de la 3D et des cinématiques en images de synthèse de plus en plus belles. Forcément, quand on se cantonne à des jeux sur cartouches, le rythme est plus difficile à suivre. De même, c'est bel et bien avec la 5e Génération que l'Arcade a commencé à battre de l'aile puisque les jeux sur consoles commençaient à doucement rattraper la qualité des bornes, là où avant ça, il y avait toujours un écart significatif qui nous incitait à jeter nos pièces dans les monnayeurs. Cependant la Neo-Geo a toujours eu une place privilégiée car quoiqu'on dise et malgré la puissance de ses concurrentes, elle était toujours la reine du jeu 2D. Et mine de rien, si certains titres s'en sortent avec les honneurs lors de leur passage à la 3D, il y a au moins 3 genres qui, tout en restant en 2D, dominent encore et toujours : les jeux de combats, les jeux d'action et les shoot-them-up. A l'époque où la Neo-Geo commençait un peu à s'essouffler (les sorties commençant à ralentir), Metal Slug a remit un coup de jeune à ce vieux système Arcade. Personnellement, je l'ai connu dans le bar de mon quartier. A l'époque je venais là juste pour y jouer et j'en ai claqué des pièces de 10 balles dans cette borne... Bref, assez parlé d'histoire et de souvenirs, évoquons à présent le scénario du jeu : en 2028 le maléfique général Morden et son armée rebelle ont lancé un coup d'État contre les gouvernements du monde, et toutes les tentatives pour le contrer ont échouées. Sa dernière attaque lui a même donné accès à une nouvelle forme de char de combat tout-terrain surnommé "Metal Slug" (qu'on ne traduira pas par "limace de métal", oubliez Google Traduction pour le coup - Metal Slug signifie plutôt "obus métallique" bien que plusieurs traductions puissent être possibles). Dans un dernier effort pour arrêter Morden, le capitaine Marco Rossi et le lieutenant Tarma Roving de la "Peregrine Falcon Strike Force" sont envoyés pour localiser et éliminer sa base, ainsi que pour récupérer (ou détruire) toutes les Metal Slugs qu'ils peuvent, et ainsi réduire la force de frappe de Morden...



 

Marco Rossi et Tarma Roving


Malheureusement,
Bien que jolie, l'intro est un peu expédiée et n'explique en rien le scénario. Dommage que la version Neo-Geo CD ne rectifie pas le tir
comme c'est souvent le cas sur Neo-Geo, ce n'est pas l'intro qui nous dévoilera les tenants et aboutissants de l'histoire. Certes la séquence est jolie (bien que très courte) mais il n'y a même pas un petit texte explicatif. Les joies de l'Arcade me direz-vous... S'il n'y a pas non plus de pseudo-cinématiques entre les niveaux, on a par contre 2 fins possibles, selon qu'on joue seul ou à 2. Des épilogues qui sont en plus très sympas, chose rare pour être précisé. Dans ce premier opus le joueur 1 incarne Marco (pas de choix de perso pour ceux qui connaissent les autres épisodes) et le joueur 2 incarne Tarma. Jouable à 2 simultanément, l'action se déroule en vue de profil (je précise car certains jeux d'action ont un scrolling vertical comme Shock Troopers, Ninja Commando ou encore MERCS) et au départ, notre héros n'aura pour lui qu'un simple pistolet à munitions infinies et 10 grenades à manche (terriblement puissantes !). Il est d'ailleurs étonnant que nos bidasses disposent de ce type de grenades-là (dont le nom exact est "grenade modèle 24" ou en allemand "Stielhandgranate 24" - de conception allemande et apparue durant le Seconde Guerre Mondiale), je pense que les développeurs ont simplement voulu jouer sur l'aspect esthétique, étant donné que tous les jeux d'action proposent des grenades classiques (à fragmentation), proche de la forme d'un citron et de conception américaine. Les armées de Morden ayant fait des prisonniers (sans doute d'anciens frères d'armes qui ne sont pas sans rappeler ceux du Vietnam), c'est en les délivrant qu'on obtiendra généralement de nouvelles armes (il peut aussi y avoir des grenades ou simplement des points) : mitrailleuse, lance-flammes, fusil à pompe, lance-roquettes... les munitions sont certes limitées mais c'est l'occasion de faire un véritable carton dans les rangs ennemis. Cet épisode est l'un des plus longs de la série car il propose 6 niveaux (contre 5 à partir du 3e opus) et question difficulté, sans dire qu'il est impossible d'arriver à la fin du jeu, sachez que ce sera malgré tout assez tendu car une fois la moitié de l'aventure passée, la difficulté devient assez rude.





La version AES
Jouabilité réactive et gameplay 100% orienté vers le fun sont au menu
propose quand même un tout petit menu d'options où on pourra choisir sa difficulté et le nombre de vies allouées à chaque crédit. Et avec seulement 4 crédits par joueur, comme évoqué, finir le jeu ne sera une simple affaire (et il n'y aucune astuce ou "cheat code" pour se faciliter l'aventure). Dernier détail du gameplay et non des moindres : on pourra prendre en mains le fameux SV-001 ("SV" signifie Super Vehicle), à savoir le célèbre tank Metal Slug. En sa possession, non seulement nous avons une sacrée puissance de feu à portée de mains, mais en plus on augmente considérablement à sa défense. Car se voulant assez logique (ou réaliste, c'est selon) nos héros meurent au moindre tir encaissé : pas de jauge de santé, un nombre de vies assez limité... elle n'est décidément pas facile la vie de héros. Le Metal Slug Super Vehicle-001 est donc un mini-tank très proche de ceux vu dans Dominion Tank Police (le célèbre OAV) mais loin d'être indestructible, c'est lui qui possède une jauge de blindage. Nous avons à disposition une puissante sulfateuse qui arrose sur 360° ainsi que le tir frontal d'obus. Le blindé dispose en plus d'une botte secrète : en pressant A+B vous quitterez l'engin, qui ira alors se crasher (en explosant) sur la première cible droit devant. Pratique pour les boss de fin de niveau par exemple. Techniquement, la version AES dispose d'une cartouche pesant pas moins de 193Mb (plus de 24Mo !), ce qui est énorme ! Pour rappel, les plus gros jeux Super Nintendo et Mega Drive font en moyenne 32Mb, soit 6 fois moins ! Alors bien sûr, ce n'est pas la plus grosse cartouche de son temps, puisqu'à titre d'exemple Fatal Fury 3 (sorti en 1995) fait 266Mb, Ninja Master's fait 330Mb et le record de l'année est remporté par King of Fighters '96 et Samuraï Shodown IV qui pèsent pas moins de 380Mb ! Ceci dit, presque 200Mb c'est déjà énorme (au même moment la Mega Drive accueillait Ultimate Mortal Kombat 3 et la Super Nintendo nous proposait Street Fighter Alpha 2, tous les 2 faisant "à peine" 32Mb) et on peut le dire, Metal Slug en met plein les yeux !




A gauche le tank de Dominion Tank Police, issu du célèbre manga de Masamune Shirow
paru en 1985 puis adapté en Animé (OAV) par Koichi Mashimo sorti en 1988.
A droite un artwork du Super Vehicle-001, alias Metal Slug


Graphiquement c'est magnifique,
La réalisation est un must du genre, peu de jeu d'action en 2D arrivent à un tel niveau de détails
la Neo-Geo est exploitée à 100% de ses capacités, avec un design somptueux et un niveau de détails rarement atteint. S'ajoute à ça une multitude d'animations qui donnent véritablement vie au jeu. D'ailleurs, le moindre sprite sera toujours parfaitement fluide, Nazca n'ayant à aucun moment lésiné sur le travail. Ça fourmille de mille détails, le tout étant en plus très haut en couleurs. C'est dingue le boulot que les programmeurs ont étalés, ce qui justifie sans doute que le jeu a mis presque 2 ans à voir le jour. En plus de ça, les décors sont originaux et étonnamment variés. On peut dire de même des ennemis, qui vont du simple fantassin au tank moyen, tank lance-flammes, avions, bateaux, hélicos sans parler des boss qui prennent une bonne partie de l'écran. Impossible de se lasser. D'ailleurs, la pléthore de détails est poussée à l'extrême dans le sens où tous les véhicules ennemis (parfois même les bâtiments), notamment les boss, se dégraderont sous notre tir fourni. Ça donne une notion de réalisme terrible (c'est débile les jeux où on tire comme des malades pendant des heures et où tout explose d'un coup, comme ça) et le dernier tir donne souvent droit à une explosion de particules qui jaillie de tous les côtés et du plus bel effet. C'est là qu'on constatera les plus gros ralentissements... car oui, le jeu parfait n'existe pas et il fallait bien qu'une poignée de (petits) bugs viennent entacher notre progression. Maintenant je vous rassure, les ralentissements sont relativement rares et dans le feu de l'action, ils ne sont pas vraiment gênants. Loin du sérieux d'un Contra/Protector, Metal Slug joue aussi la carte de l'humour. Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis bidonné devant les terribles mimiques des gars. Et l'éloge n'est pas finie, parlons du son. Accompagnés de musiques très "militaires", la qualité est irréprochable ! Les compositions de Takushi Hiyamuta et Jim (?) sont superbes, et je dirai même mémorables ! Car je suis sûr que tout le monde se souvient parfaitement du thème du premier niveau, ou même celui qu'on entend lorsqu'on a explosé le boss et que le jeu fait le décompte de nos exploits de guerre.





Ces excellentes
L'édition Neo-Geo CD apporte quelques modes et bonus supplémentaires. C'est sympa
musiques sont en plus accompagnées de bruitages explosifs et à l'indéniable qualité. Idem pour les voix digitales, juste parfaites, comme c'est souvent le cas sur Neo-Geo. On sent un réel souci du détail, une qualité acoustique rare et une dynamique sans pareille, gage d'un travail soigné. Enfin terminons par la version Neo-Geo CD, qui a vu le jour à peine 3 mois après l'Arcade, 2 mois après la version cartouche. Premier bon point, le prix évidemment : passant de plus de 1400Frs (220€) à seulement 400Frs (60€) forcément on y est gagnant. Ceci dit je me méfie souvent des versions CD car la plupart du temps elles n'apportent rien, voire même elles dégradent l'œuvre originale. Et bien ce ne sera pas le cas ici ! La version Neo-Geo CD est (à quelques petits détails près) l'exacte copie de la version AES. On pourra déplorer que les musiques soient les mêmes que sur cartouche (au lieu d'apporter des remixes) mais la bande-son d'origine est tellement bonne et sied si bien au jeu, que je ne suis pas sûr que des titres plus orchestraux auraient apportés une réelle plus-value (à la rigueur, il aurait fallu proposer les 2). On notera la disparition du "Mission One, Start !" ou du "Mission Complete" de fin de level, un détail assez curieux, car je ne pense pas que ça devait prendre tant de place que ça dans la RAM Cache. Enfin contrairement à bien des adaptations, les crédits ne sont pas illimités : nous n'en avons que 5 (contre seulement 4 sur cartouche). Cette limitation peut se justifier par le fait qu'on ne parle pas ici d'une adaptation d'un vieux jeu (comme c'est le cas d'un Robo Army ou d'un Magician Lord) et qu'au fond, la difficulté n'est pas insurmontable. Dernier point notable, malgré l'espace disque plus que conséquent du CD-Rom, cette version n'apporte aucune cinématique supplémentaire : pas de nouvelle intro, pas de cut-scènes entre les levels et les stricts mêmes épilogues. Maintenant ne soyez pas déçu(e) car cette version Neo-Geo CD apporte malgré tout son lot de plus-value. On le voit dès le menu principal qui nous propose un menu d'options bien plus fournis (nombre de vie, difficulté, configuration du pad indépendante pour les 2 joueurs). Une fois le jeu terminé, le mode "Combat School" se débloque et il permet de refaire les missions en "Time Attack" ou en "Survival". Quant au "Art Gallery", comme son nom l'indique, il propose de visionner une grande quantité d'artworks. Avec ses temps de chargement très courts (à peine quelques secondes par mission), ses ajouts de qualité et son portage quasi identique à la version AES, il est difficile de bouder cette version.



   

   

Sur Neo-Geo CD le menu des options est plus fourni, nous avons
de nouveaux modes de jeu, 1 crédit supplémentaire et
un mode Gallery particulièrement complet



Metal Slug Note
fait parti de ces jeux qui m'ont fait acheter une Neo-Geo. Avec les Fatal Fury, les King of Fighters et les Samuraï Shodown, c'est sans réfléchir ma série préférée ! Et la version Neo-Geo CD n'a rien à envier de celle sur cartouche car si elle accuse quelques manques, elle compense avec de nouveaux modes, 1 crédit supplémentaire et surtout une galerie bien sympathique. Si on peut regretter que le CD-Rom ne soit pas mieux exploité (avec une nouvelle bande-son et des cinématiques par exemple) on peut déjà se féliciter de retrouver l'exact jeu cartouche (car ça n'a pas toujours été le cas). Et puis vu que la version AES atteint encore aujourd'hui des prix affolants (plus de 1000€, c'est vraiment n'importe quoi !), au moins cette édition CD se veut bien plus abordable. Quelque soit la version, Metal Slug est un mega-hit, un "must have", l'un des grands "console seller" de SNK. Avec son action débridée et explosive, sa bande-son qui arrache, son gameplay proche de la perfection et son humour terrible, rien, absolument rien n'est à reprocher à ce jeu. Et puis techniquement, nous sommes en présence de ce qui se fait de mieux sur console 16-bits ! Le niveau de détails est ahurissant et l'image fourmille de milliers de petites animations, sans oublier le grand spectacle avec des explosions superbes et des boss tous plus imposants les uns que les autres. Metal Slug est un jeu culte, un de ces jeux qui vous conforte d'avoir mis tant d'argent dans cette machine de luxe qu'est la Neo-Geo. Il est l'un des meilleurs titres de la console, l'un de mes jeux fétiches et n'ayons pas peur des mots, sans doute le plus grand jeu d'action 2D de tous les temps...



Les -

  • Trop peu de crédits vu la difficulté du jeu
  • Aucun développement scénaristique
  • Quelques ralentissements
  • Les +

  • Une version Neo-Geo CD d'excellente qualité qui apporte en plus son lot de nouveautés
  • Excellentes musiques, voix irréprochables et bruitages hyper dynamiques
  • Techniquement, Metal Slug met une très grosse claque !!
  • Prise en mains immédiate, gameplay 100% fun !
  • Un double épilogue bien sympa
  • L'humour, omniprésent...


  • La séquence de fin (spoil) : cliquez pour ouvrir




    Test réalisé par iiYama

    juillet 2006 (mise à jour : aout 2020)