Last Resort (NGEO-CD)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : 1994
Développeur : SNK
Adaptation : SNK
Editeur : SNK
Genre : shoot-them-up

Support : 1 CD
Version testée : Japonaise
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : US/JAP

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément
Titre alternatif : Last Resort CD


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Last Resort









Last Resort est
Last Resort est toujours élitiste en solo
le premier jeu qui m'a donné envi d'une Neo-Geo. Pourtant je n'avais vu que quelques screenshots sur les magasines papier de l'époque (Consoles+ en autre) mais je bavais littéralement sur la débauche de couleurs et la taille des sprites. Loin des shoots Megadrive que j'avais, Last Resort en mettait plein la vue mais mon porte-monnaie lui, ne pouvait accéder à ma requête. Qu'en est-il aujourd'hui ? Shmup horizontal impressionnant pour l'époque, Last Resort écrase sa concurrence directe (constituée d'Andros Dunos et de Ghost Pilots) par une réalisation assez démesurée : rotations, zooms, parallaxes, morphing... le jeu use de fonctions mode7 en plus de proposer une myriade d'ennemis et des boss parfois énormes (celui du 3e level fait 2 écrans de haut !). Largement inspirés des films de science-fiction, SNK (le développeur du jeu) use de référence connue : le premier niveau rappelle le Neo-Tokyo de Katsuhiro Otomo avec ses spots de police, ses couleurs rouge flamboyantes et ses buildings, tandis que la fin de ce même niveau, présente un cratère atomique de la même source : huummm ça sent Akira ici ! De même le boss du premier level (le plus réussi du jeu à mon sens) n'est autre qu'un clone de Terminator. D'un point de vue plus technique, le jeu est moins beau que je pensais. En fait le premier level est sans doute le plus réussi. Quant aux autres, à la fois plus banals et empruntés aux classiques du genre, ils emballent moins. Le tout reste quand même d'un bon niveau notamment grâce à un design très hi-tech assez sympa. Il sera d'ailleurs sympathique de voir que le pilote de chaque vaisseau détruit, tombera suite à l'explosion de ce dernier, démontrant un réel travail de finition (même si parfois il y en a tellement, qu'on ne sait plus qui est où). Car l'animation est pas mal détaillée mais la surcharge de sprites occasionne de grave ralentissements. Habitué de ce genre de désagréments (surtout dans les shoots) je n'y porte plus cas mais il est vrai qu'ils sont parfois gênants (sauf dans un cas bien précis, au niveau 2, où ils nous sauvent la mise). Version CD oblige (encore que c'est pas toujours le cas), la bande son est d'un excellent niveau. Très cinéma d'action/SF, les musiques offrent un brin d'originalité mixant Electro à quelques sonorités Rock. Une réussite. Plus communs, les bruitages restent tout de même dans le ton. Mais si Last Resort n'atteint pas les sommets, c'est en partie à cause de son gameplay.


Complètement pompé
Cette version CD n'apporte qu'une nouvelle bande-son. Dommage, une reprogrammation aurait fait du bien
d'R-TYPE, vous aurez accès à un drone pouvant se placer où bon vous semble (aussi lockable), à des armes non cumulables mais upgradables, un système de charge qui lancera le drone vers l'ennemi et le plus pénible : un réglage de la vitesse par obtention d'item. Y'a pas à dire, ce système est vraiment trop laid ! Mais ce n'est pas ça qui cause une difficulté quasi insurmontable : c'est le fait de recommencer au dernier checkpoint à chaque vie perdue. Raaahhhh, les bonnes idées d'R-TYPE ont étés reprises mais les pires défauts aussi ! Du coup le jeu est hyper dur à finir mais il y a une solution : jouer à 2 simultanément, comme ça on recommence pas. Mais faut faire quand même attention car le soft d'SNK est abusivement difficile. En plus, une fois le jeu fini, vous aurez droit à un écran texte vous proposant de refaire le jeu en mode difficile. Bon là c'est carrément infaisable. Pour voir la fin (on y est arrivé), il a fallu trouver une borne MVS et jouer à 2 avec les crédits infinis ! Une fois recommencé en hard, le jeu offrira une fin sympa mais au prix d'une belle prise de tête. Alors le résultat final s'en trouve plus mitigé que l'impression que j'avais eu. Pas d'intro, une sale difficulté, un gameplay pas très original, de gros ralentis... Heureusement le jeu est sauvé par une ambiance terrible, des graphismes d'un bon niveau (certains rares passages, hors level 1, sont très beaux) et une bande son tonitruante. Et pour parler vraiment de cette version "frisbee", et bien elle est un peu décevante. Apportant des musiques lues sur le CD d'une grande qualité, un sound-test et un choix de la difficulté (en easy le jeu est un peu moins dur), cette version ne corrige en rien les défauts du titre. Sortie pourtant 2 ans plus tard, SNK aurait pu faire quelques efforts. Connaissant mieux leur machine, SNK aurait pu corriger les problèmes de ralentissements et ajouter un peu de contenu comme une intro. Mais non, on a encore à faire à une conversion facile où il y n'a même pas de levels supplémentaires ou de bonus... bref le support CD n'est exploité que pour les musiques. Une adaptation faite à-la-va-vite qui aurait pourtant méritée plus d'attention. Si le jeu reste l'exception de la version cartouche, j'en ressors tout de même un peu frustré.



Last Resort Note
sur Neo-Geo CD reste quand même un monument du genre. Une action brutale, une odeur de métal en fusion, une ambiance violente, il en fallait pas plus pour que j'aime ce jeu. En plus, le jeu faisant à peine 45Mb, il se chargera un bon coup au démarrage et ne vous ennuiera plus avec ça. Avec un prix plus raisonnable que sur cartouche, s'il n'est pas le meilleur shoot de la console, il reste l'un des plus connu et des plus attractif. Un bon titre auquel il manque les ajouts habituels des versions postérieures et dont la difficulté pourrait rebuter.



Test réalisé par iiYama

décembre 2008