Last Resort (NGEO-CD)

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sorties du jeu : mars 1992 (NGEO MVS) - avril 1992 (NGEO AES) - septembre 1994 (NGEO CD)
Développeur : SNK
Adaptation : SNK
Editeur : SNK
Genre : shoot-them-up

Version testée : NTSC japonaise
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : anglais - japonais

Support : 1 CD-Rom
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément
Abréviation : LR
Titre alternatif : Last Resort CD
Prix au lancement : 400Frs


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Last Resort









Last Resort est
Last Resort est toujours aussi élitiste en solo
le premier jeu qui m'a donné envi d'une Neo-Geo. Pourtant je n'avais vu que quelques screenshots sur les magasines papier de l'époque (Consoles+ en autre) mais je bavais littéralement sur la débauche de couleurs et la taille des sprites. Loin des shoots Mega Drive que j'avais, Last Resort en mettait plein la vue mais mon porte-monnaie lui, ne pouvait accéder à ma requête. Qu'en est-il aujourd'hui ? Shmup horizontal impressionnant pour l'époque, Last Resort écrasait sa concurrence directe (constituée d'Andros Dunos et de Ghost Pilots) par une réalisation assez démesurée : rotations, zooms, parallaxes, morphing... le jeu use de fonctions mode7 en plus de proposer une myriade d'ennemis et des boss parfois énormes (comme celui du 3e level qui fait 2 écrans de haut !). Largement inspiré des films de science-fiction, SNK (le développeur du jeu) use de références connues : le premier niveau rappelle le Neo-Tokyo de Katsuhiro Otomo avec ses spots de police, ses couleurs d'un rouge flamboyant et ses buildings, tandis que la fin de ce même niveau, présente un cratère atomique de la même source : huummm ça sent Akira ici ! De même le boss du premier level (le plus réussi du jeu à mon sens) n'est autre qu'un clone de Terminator. D'un point de vue plus technique, le jeu est moins beau que je le pensais. En fait le premier level est sans doute le plus réussi quand les autres, à la fois plus banals et empruntés aux classiques du genre, emballent déjà moins. Le tout reste quand même d'un bon niveau notamment grâce à un design hi-tech très sympa. Il sera d'ailleurs sympathique de voir que le pilote de chaque vaisseau détruit tombera suite à l'explosion de ce dernier, démontrant un réel travail de finition (même si parfois il y en a tellement, qu'on ne sait plus qui est où). Car l'animation est pas mal détaillée mais la surcharge de sprites occasionne de grave ralentissements. Habitué de ce genre de désagréments (surtout dans les shoots) je n'y porte plus cas mais il est vrai qu'ils sont parfois gênants (sauf dans un cas bien précis, au niveau 2, où ils nous sauvent la mise :). Version CD oblige (encore que c'est pas toujours le cas), la bande-son a été remasterisée et elle est d'un excellent niveau. Très cinéma d'action/SF, les musiques offrent un brin d'originalité mixant Electro à quelques sonorités Rock. Une réussite. Plus communs, les bruitages restent tout de même dans le ton.



       

ROUGE BLEU

Côté gameplay nous avons un item "speed-up" (et son contraire "speed-down")
ainsi que 3 armes upgradables mais non cumulables. Choisir la couleur
(rouge ou bleu) change le comportement du drone en tir chargé



Mais si
Cette version CD n'apporte qu'une nouvelle bande-son. Dommage, une reprogrammation aurait fait du bien...
Last Resort n'atteint pas les sommets de la gloire, c'est en partie à cause de son gameplay. Très (trop ?) inspiré par R-TYPE, vous aurez accès à un drone pouvant se placer où bon vous semble (aussi lockable), à des armes non cumulables mais upgradables, un système de charge qui lancera le drone vers l'ennemi et le plus pénible : un réglage de la vitesse par obtention d'item "S". Y'a pas à dire, ce système est vraiment trop laid ! Mais ce n'est pas ça qui cause une difficulté quasi insurmontable : c'est le fait de recommencer au dernier checkpoint à chaque vie perdue. Raaahhhh, les bonnes idées d'R-TYPE ont étés reprises mais les pires défauts aussi ! Du coup, en solo, le jeu est hyper dur à finir mais il y a une solution : jouer à 2 simultanément, comme ça on ne recommence pas. C'est d'ailleurs l'une des rares plus-value de cette édition : un petit menu d'options est apparu et il nous permet d'avoir les crédits infinis. En solo ça ne change pas grand-chose finalement (puisqu'on retourne au dernier checkpoint), mais à 2 (comme le jeu continue sur sa lancée) et avec un peu de patience, il est tout à fait possible de le finir. Une fois le jeu fini, vous aurez droit à un écran texte vous proposant de refaire l'aventure (un 2e "Run") en mode difficile, afin d'accéder à la "vraie fin". Dommage que l'épilogue soit exactement le même, SNK ne faisant aucun effort pour rendre ses versions CD plus attractives (et sur CD-Rom, ce n'est pas la place qui manque). Car c'est un fait, malgré une sortie tardive, le jeu ne propose toujours pas d'intro (et encore moins de cinématiques !) et il est clair que SNK ne s'est pas foulé en transposant le jeu "tel quel" alors qu'une reprogrammation du moteur graphique s'imposait ! Heureusement le jeu est sauvé par une ambiance terrible, des graphismes d'un bon niveau (certains rares passages, hors level 1 qui est vraiment magnifique, sont très beaux) et une bande-son tonitruante.




L'écran des options : choix de la difficulté, compteur de crédits
et sound-test. C'est léger mais efficace



Sortie 2 ans et demi Note
après la version Arcade / AES, SNK aurait dû faire quelques efforts dans le portage de cette version CD. Connaissant mieux leur machine, SNK aurait pu corriger les problèmes de ralentissements et ajouter un peu de contenu comme une intro, quelques cinématiques ou une meilleure fin. Mais non, on a encore affaire à une conversion facile où il n'y a aucun véritable bonus... bref le support CD n'est exploité que pour les musiques. Une adaptation faite "à-la-va-vite qui aurait pourtant mérité plus d'attention. Si le jeu reste l'exception de la version cartouche, j'en ressors tout de même un peu frustré. Après c'est vrai, le menu d'options qui est apparu change un peu la donne car avec son niveau de difficulté et surtout la possiblité d'avoir les crédits infinis, il est désormais possible de le finir... à 2 joueurs (si vous êtes seul, oubliez cette idée tant le jeu reste extrêmement difficile). Apportant des musiques (lues sur le CD) de grande qualité et même un sound-test histoire d'en profiter pleinement, la plus-value reste malgré tout très légère. En plus, le jeu faisant à peine 45Mb, il se chargera un bon coup au démarrage et ne vous ennuiera plus avec ça. Avec un prix plus raisonnable que sur cartouche, s'il n'est pas le meilleur shoot de la console, il reste l'un des plus connus et des plus attractifs. Un bon titre auquel il ne manque que les ajouts habituels des versions postérieures et dont la difficulté pourrait rebuter...

Maintenant si vous voulez une raison supplémentaire au fait que le jeu perd un point par rapport à la version AES, c'est qu'en fin '94 la concurrence était très rude et nettement plus innovante sur le secteur. Last Resort a dû faire face à de très gros jeux tels que R-TYPE Leo (Arcade - 1992), Super Aleste (Super Nintendo - 1992), Gunbird (Arcade - 1994), Silpheed (Mega-CD - 1993), Lords of Thunder (PC-Engine Super CD-ROM² - 1993), sans parler des gros monstres que sont Axelay (Super Nintendo - 1993) et l'incontournable Thunder Force IV (Mega Drive - 1992). Avec des jeux techniquement plus aboutis, parfois même sur des supports plus modestes, retrouver Last Resort exactement qu'il était à sa sortie, fait qu'il a perdu de son éclat...




La séquence de fin (spoil) : cliquez pour ouvrir



Test réalisé par iiYama

décembre 2008 (mise à jour : juillet 2020)