Fatal Fury 3 (NGEO)

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sorties du jeu : mars 1995 (NGEO MVS) - avril 1995 (NGEO AES)
Développeur : SNK
Editeur : SNK
Genre : combats (versus fighting)

Version testée : NTSC japonaise
Voix dans le jeu : au choix anglaises ou japonaises
Textes à l'écran : au choix anglais ou japonais

Support : cartouche de 266Mb
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément
Abréviation : FF3
Titre alternatif : Garou Densetsu 3 : Haruka-naru Tatakai (JAP)
Prix au lancement : 1450Frs (220€)


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Fatal Fury 3

Road to the Final Victory



Voilà c'est fait,
Fatal Fury 3 est un peu en retrait par rapport au Special mais reste un très gros jeu
la boucle est bouclée en jouant aux 4 épisodes de Fatal Fury et ce, presque à la suite. Maintenant que dire sur ce nouvel opus. Il y a une part de moi qui fut très impressionnée et une autre qui fut un peu déçue. Il faut être clair, le jeu parait moins beau que Fatal Fury 2 pourtant plus "léger" de presque 200Mb !! Les musiques commencent à entrer dans un banal probant (à part quelques-unes qui méritent qu'on y prête attention) mais dans tous les cas, elles sont bien trop "bruyantes" et couvrent un peu trop les voix et les bruitages. Et pour conclure le chapitre noir du jeu, il n'y a que 10 persos jouables, là où Fatal Fury Special en proposait 15 (en fait, grâce à une astuce on peut débloquer les boss, ce qui monte le total à 13). Mais j'espère ne pas avoir été trop dur en ces quelques lignes disgracieuses, car pour tout le reste, Fatal Fury 3 est un monstre de gameplay et de sauvagerie ! Tout d'abord le jeu s'ouvre sur une vraie intro, plutôt bien menée pour le support. Le "story" fait son grand come-back pour cette suite qui a mis 1 an et demi à voir le jour depuis l'épisode Special. Allant toujours crescendo, le niveau ludique et technique est forcément supérieur aux anciens opus, à commencer par le gameplay. Plus que jamais impulsif, le jeu est des plus véloce et des plus percutant, sans pour autant se laisser aller à la facilité avec une action trop rapide (la mode des "Turbo" étant assez vite passée en désuétude). Le juste dosage a été trouvé et les combats sont plus violents et tactiques que jamais.



 

Les écrans titres occidentaux et japonais


 

Les écrans des options et du choix du perso. Notez que grâce à une
astuce (qui nécessite une Memory Card) on a accès aux boss


En parlant de tactique,
Avec son énorme cartouche de 266Mb, la réalisation est encore une fois de très haut niveau
si le panel de coups s'est encore étoffé (la maniabilité est une tuerie de souplesse et de réaction brute), le fait pouvoir jouer sur 2 plans est plus que jamais devenu un atout maître pour l'une des séries phare de SNK. Cette fois, bien plus que dans les précédents épisodes, le fait de passer d'un côté à l'autre servira à éviter les coups de son opposant ou à élaborer une façon de contrecarrer sa défense. Véritable "arme secondaire" on en use et en abuse. D'ailleurs le jeu est un peu plus facile qu'auparavant. Devant la rebutante difficulté du Fatal Fury Special, SNK s'est dit qu'un soft moins virulent, plus équilibré, ferait sans doute plaisir à son audience, et ils ont bien fait. Bien sûr il reste quelques sommités plus difficiles à battre que d'autres (comme Andy Bogard) mais globalement, on peut se faire plaisir sans s'arracher les cheveux de la tête. Comme toujours chez SNK le son déchire sévère du côté des bruitages et des voix (quelques musiques sont tout de même sympas) et les combats sont animés d'une redoutable fluidité (notamment dans la décomposition des mouvements, alliée à des coups spéciaux toujours très impressionnants). Bon point aussi pour l'ombre, qui semble être gérée en temps réel et nous dévoile un rendu plus réaliste qui nous évite les "taches rondes" aux pieds de nos héros. Malheureusement, il faut signaler que dans certains cas les personnages semblent "flotter" sur le sol ou se fondent mal aux décors. Par contre c'est un bon point pour le développeur : plutôt que de nous livrer une bête adaptation de la version MVS, nous avons un sympathique menu des options nous livre les fonctions habituelles (difficulté, timing) ainsi qu'une sympathique configuration des boutons).



Plus que Note
jamais Fatal Fury est, et restera l'une de mes séries préférées, et SNK clôt de la plus belle manière qui soit, une trilogie (ou quadrilogie selon le point de vue) dont les qualités techniques et ludiques sont toujours aller crescendo. Même si je lui préfère Fatal Fury Special (pour une évidente question de goût), Fatal Fury 3 est une pièce maitresse dans la ludothèque de la Neo-Geo. Mais alors, pourquoi n'obtient-il pas plus ? La réponse est simple et tient en 2 mots : la concurrence ! A la sortie du jeu, en avril 1995, le "versus fighting" est encore et toujours très à la mode et SNK lui-même ne produit quasiment plus que ça. Ainsi en face de notre Fatal Fury 3, nous avons de très gros jeux tels que Super Street Fighter II et Street Fighter Alpha, Mortal Kombat II et 3, Killer Instinct (dans sa version Arcade bien entendu), mais aussi une concurrence interne, développée par SNK lui-même comme les Samuraï Shodown II, King of Fighters '95 et autre Art of Fighting 2. Alors certes, Fatal Fury 3 est un très bon jeu, excellent même, mais son manque d'originalité face à certaines productions, minimisent l'impact de ses qualités. D'ailleurs SNK va remettre en question sa série et la continuer via une sorte de reboot (les Real Bout), mais ça c'est une autre histoire.



Test réalisé par iiYama

juillet 2006 (mise à jour : juillet 2020)