Burning Fight (NGEO AES / CD) -- GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son

Note (AES)
Note (CD)


Testé sur :


Sorties du jeu : mai 1991 (MVS) - aout 1991 (AES) - septembre 1994 (CD)
Développeur : SNK
Editeur : SNK
Genre : beat-them-all

Versions testées : AES japonaise - MVS américaine - CD japonaise
Voix digitales : FR
Textes à l'écran : US et/ou JAP

Supports : cartouche de 54Mb (AES) - 1 CD-Rom (CD)
Difficulté :
Temps de jeu : 30 à 45 mins
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément
Abréviation : BF
Prix au lancement : 1450Frs (AES) / 400Frs (CD)


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Burning Fight









Le beat-them-all
Burning Fight s'inspire largement de Final Fight... mais en copiant on ne fait pas forcément aussi bien
aura eu son heure de gloire dans les années '90, avec une multitude de titres venus de tous les horizons et de tous les développeurs. Cependant avant cette déferlante il y a 2 dates à retenir : juillet 1987 et la sortie de Double Dragon, et surtout décembre 1989, et la sortie de Final Fight, fer-de-lance d'un CPS-1 voué à un grand succès et véritable maitre-étalon ayant lancé ce phénomène mondial. Le CPS-1 et la Neo-Geo étaient finalement assez proches au niveau de leurs hardwares et de leurs capacités techniques, mais SNK étant peu enclin à accueillir les jeux tiers (ce qui est bien dommage car sur Neo-Geo, l'adaptation de Final Fight aurait été bien meilleure que sur Super Nintendo ou Mega-CD), mais le développeur/éditeur s'est quand même dit que sa toute nouvelle console se devait d'avoir un clone de qualité. Bien entendu, d'autres jeux existaient déjà sur le support tels que Ninja Combat, Sengoku ou encore le mirifique Legend of Success Joe... Aussi étonnant que ça puisse paraitre, tous les gros jeux qui sont entrer en concurrence avec celui-ci, sont sortis après. Difficile ainsi de lui reprocher d'être moins bon qu'un autre si les Streets of Rage, Captain Commando, Sengoku et autre Robo Army sont tous apparus entre 3 et 7 mois plus tard. Ceci dit, le maitre-étalon lui, est toujours dans la course. En effet, Final Fight a déjà plus d'un an et demi, et là il est impossible de ne pas jouer sur les comparaisons, notamment dans le fait que les 2 supports sont techniquement très proches... ainsi c'est surtout le talent du développeur qui faisait la différence.



Une version Neo-Geo CD sans aucun ajout


Tout d'abord
Comme c'est trop souvent le cas, le support CD est totalement inexploité puisque SNK n'a même pas pris la peine d'y adjoindre une intro ou un menu d'options
apparu sur MVS en mai 1991, la version AES a vu le jour 3 mois plus tard (les sorties simultanées n'interviendront que des années plus tard). Par contre, si une fois encore la version Neo-Geo CD perd un point au passage, c'est parce qu'elle est sortie plus de 3 ans après et qu'elle n'apporte strictement rien : pas de nouvelles cinématiques, pas de nouvelle bande-son, même pas un vrai menu d'options. Ainsi à part un prix revu à la baisse et des crédits infinis (bien que ça, ce soit une bonne chose car vous pourrez plus facilement finir le jeu), cette version n'a aucun intérêt si vous possédez déjà une version cartouche. Encore une fois, on comprend facilement pourquoi la Neo-Geo CD n'a pas eu le succès escompté, étant donné le peu d'efforts fournis ! Le jeu d'origine faisant exactement 54Mb, la RAM de la console faisant 56Mb, le programme se chargera en une fois et le magnifique support CD-Rom (et sa grande capacité) ne serviront plus ent à rien puisque le jeu pèse en réalité moins de 7Mo (sur les 650Mo disponible, ça fait peu !). Franchement SNK ne faisait aucun effort et sortir 3 ans plus tard le même jeu (avec les mêmes défauts bien entendu), sans aucun ajout, alors qu'en parallèle sont déjà sortis les King of Dragons, TMHT Turtles in Time, Cadillacs & Dinosaurs, Alien vs Predator mais aussi et surtout les très grands Sengoku 2 et Streets of Rage 2... autant dire que le petit Burning Fight faisait triste mine. Car on ne va pas se mentir, si à sa sortie en 1991 le jeu d'SNK n'était déjà pas un grand titre, imaginez ce que ça donnait en 1994, alors qu'entre temps le genre a explosé et proposé parmi ses plus grands représentants.



Copier c'est mal !


Burning Fight
Le jeu ne dispose d'aucune scénarisation, pas même une intro... SNK manquait-il de place ou de temps ?
dispose d'une histoire franchement banale et en tant que bon plagiaire du hit de Capcom, la copie quasi-conforme commence ici. Seule la notice nous apprendra les tenants et aboutissants de cette aventure à savoir que la famille Casterora règne sur New-York mais en se liant aux Heiwa-Gumi, c'est désormais Osaka qui est la cible de cette organisation mafieuse. 2 policiers (Billy King et Duke Edwards) qui enquêtaient sur les Casterora, rejoignent Ryu Saeba au Japon, afin de démanteler cette organisation... à la force des poings ! Oui, une fois encore, les scénarios des beat-them-all sont aussi ridicules qu'irréalistes. On retiendra une seule différence entre les versions : sur MVS nous avons un How to Play, qui disparait purement et simplement sur AES, au profit d'une sélection de la difficulté. Entre le début et la fin du jeu, il n'y aura strictement rien de plus : aucune intro, aucune scène de dialogue, aucune pseudo-cinématique et comme c'était trop souvent le cas avant, l'épilogue est minable à souhait. Autant dire que c'est une déception car la Neo-Geo (même à ses débuts) a toujours fait mieux que ça (prenons comme exemple NAM-1975, Magician Lord ou Ninja Combat, tous font bien mieux) et au final, à part 3 pauvres démos assez affligeantes de nullité (ne montrant aucune des spécificités du titre) et la présentation de nos 3 héros du jour... il n'y a rien ! Si SNK s'est largement inspiré de Final Fight, sachez que d'autres sources d'inspiration sont également bien visibles. Duke Edwards ressemble beaucoup (trop !) aux frères Lee de Double Dragon (d'ailleurs le balourd s'appelle Billy, comme par hasard), le boss du niveau 2 ressemble à Hulk Hogan (personnalité issue du catch qui avait son petit succès à l'époque), le nom Ryu Saeba ressemble beaucoup (trop !) à Ryo Saeba, le héros de City Hunter / Nicky Larson, et puis avec ses fringues orange et ses postures, comment ne pas penser à Guy de Final Fight ! En parlant de Final Fight, nous avons un panel de 3 combattants (le fort mais lent, le rapide mais un peu faible et le perso équilibré), un environnement essentiellement urbain ainsi qu'un gameplay et une ambiance largement pompée du hit de Capcom. SNK n'a même pas cherché à se démarquer un minimum de sa source d'inspiration (comme l'a fait SEGA pour Golden Axe), ils ont quasiment photocopier le concept, les idées et le design... sans en avoir le génie créatif !



   

Il n'y a aucune intro, alors que c'est tout de même le minimum syndical.
Quant à la fin, elle est assez minable et dans tout ça, il n'y a
aucun tenant et aboutissant à toute cette castagne...



Difficulté équilibrée, durée de vie classique


Côté difficulté,
En jouant à 2 et en facile, il est tout à fait possible de finir le jeu
la version AES propose 4 niveaux et seulement 3 crédits par joueur. En "facile" on reste dans le domaine du possible, en s'accrochant bien entendu car on est loin d'un jeu aussi équilibré qu'un Streets of Rage. Par contre, en difficulté "normale" (soit le niveau 4 sur 8 sur MVS) la difficulté devient rapidement abusive et vous aurez bien du mal à franchir la moitié du parcours. Pour ça, la version Neo-Geo CD est naturellement la meilleure puisque vous avez des crédits infinis, soit l'assurance de voir le bout de cette aventure. De toute façon, j'ai toujours trouvé absurde, au prix des jeux AES (en moyenne 1500Frs à l'époque, soit environ 230€ !) de ne pas avoir une option crédits infinis. Franchement, payer son jeu aussi cher pour ne jamais en voir la fin, c'est du masochisme ! Alors certes, les crédits illimités ont leur défaut puisque le rapport prix/durée de vie se réduit drastiquement, maintenant je préfère largement ça. Et puis on ne va pas se mentir, un beat-them-all est toujours très court (il faut tout au plus 45 minutes pour finir celui-ci) et à l'époque, lorsqu'on avait un jeu, on y rejouait souvent. Combien de fois ai-je pu faire, refaire et rerefaire encore les Sonic, Super Mario World, Wonder Boy V et autre Thunder Force lorsque j'étais ado... Et oui, ne nous voilons pas la face, la durée de vie de l'époque importait peu car on rejouait très souvent à nos jeux, pour la simple et bonne raison qu'on en avait peu (personnellement j'achetais environ 5 jeux par an au début des années '90). Aujourd'hui, le jeu vidéo est devenu le nouveau fast-food à la mode : on achète, on finit (et encore, pas toujours), on revend et on n'y rejoue plus jamais, même aux meilleurs hits, sous le faux prétexte qu'on n'a plus le temps. Foutaises !! C'est uniquement parce que les mœurs ont changés car moi je n'ai pas modifié mes habitudes. Certes j'ai moins de temps que lors de mes tendres années, mais ça ne m'empêche pas de rejouer régulièrement à mes jeux préférés, surtout aujourd'hui où les Consoles Mini sont une superbe piqûre de rappel pour tous les nostalgiques comme moi...



Classique ne veut pas dire désagréable


Bref,
Les quelques originalités sont maigres face à un gameplay vraiment très classique...
revenons à nos moutons, Burning Fight est un beat-them-all classique en diable ! Sur les 3 persos jouables, je vous déconseille de prendre Billy, qui est nul à chier. Evidemment, le titre est jouable à 2 simultanément (c'est important de le souligner car ce n'est pas toujours le cas, notamment sur Super Nintendo) et on retrouve les grands classiques du genre comme détruire pas mal d'objets du décor afin d'y trouver des bonus (armes, points, santé), nos castagneurs peuvent utiliser diverses armes, d'ailleurs il est cocasse de voir Ryu Saeba (alias Citi Unter non ? ^_^) ramasser et utiliser un Revolver en 357 Magnum. Il y a même quelques nouveautés pour le moins bienvenues comme ces tonneaux qu'on peut faire rouler et éliminer quelques ennemis au passage, ou encore ces petites zones (bar, boutiques, réserves...) où on peut entrer et fracasser les étals afin d'y trouver de nouveaux bonus (des flics qui cassent tout ? oui enfin, il faut bien se mettre dans l'idée qu'on parle là de magasins de mafieux, donc on ne va pas chipoter sur l'éthique). A ces sortes de mini bonus-stages s'ajoutent quelques zooms (un ennemi arrivant d'une rue perpendiculaire), l'originale possibilité de revenir quelques écrans en arrière (ça c'est pas mal et ça change de TOUS les autres beat-them-all où il est impossible de rebrousser chemin), même si à côté de ça, on n'échappe à l'absurde adage séculaire des jeux du genre où les ennemis ont la possibilité de se "cacher" sur les côtés, pour mieux revenir à la charge et nous infliger quelques coups de tatane par surprise. Côté gameplay, le panel de coups est assez étoffé puisque nous avons un enchainement de coups normaux (touche A), un saut (touche B), un coup alternatif (touche C), un coup fort (A + C) et même un coup spécial qui consomme un peu de santé (A + B) mais qui nous sort agréablement de la panade. Tout ceci est pas mal du tout, et on ajoutera que les armes sont assez nombreuses : revolver, bâton de combat, bouteille de bière, couteau, bâton de dynamite...



   

Sorte de mini stages bonus, entrer dans un bar ou un magasin
pour tout casser, permet de récupérer quelques bonus...



De l'originalité ? Ah ah, pour quoi faire !!?


Si jusqu'ici
L'adversité ne compte qu'une poignée d'assaillants ce qui fait qu'on affronte une armée de clones
je me suis montré relativement conciliant avec ce Burning Fight, le ton va volontairement changer puisque nous allons aborder les nombreux défauts du titre de SNK. On commencera par le fait que les combinaisons de touches sont nettement plus accessibles au pad cacahuète de la Neo-Geo CD, qu'au gros stick Arcade de la AES. Le coup alternatif ne sert donc jamais, quand le coup spécial a de son côté, bien du mal "à sortir". Les coups sautés sont difficiles à placer, donc au final, on castagne de façon "classique", en martelant la touche A et en utilisant le coup spécial en cas de coup dur. La tentative de proposer un gameplay plus fouillé est donc un échec... Les ennemis sont (comme toujours) clonés à l'infini, avec en plus un panel vraiment limité à quelques sprites seulement. Résultat, on affronte une armée de clones, qui ne prennent même pas la peine de varier les couleurs. Ce qu'on peut excuser sur une Mega Drive qui au mieux ne peut afficher que 64 couleurs, c'est par contre inexcusable lorsqu'on est sur une surpuissante machine capable de gérer 4096 teintes simultanément ! Et dans le lot, il y a un en particulier, Duffy, qui va vous prendra la tête, tant il est pénible à affronter et qu'en plus, les développeurs ont pris un malin plaisir à placer un peu partout... sans compter que dans son conformisme, on affrontera également plusieurs fois chaque boss (c'est super original !). Décidément, la créativité de SEGA et Capcom n'a visiblement pas touché SNK lors du développement de ce jeu... Autres défauts du titre, le "cool down" (les programmeurs savent sans doute de quoi je parle : il s'agit simplement du temps séparant 2 scripts) est beaucoup trop mince, ainsi les ennemis sont capables (et ils ne s'en privent pas) de nous frapper alors que notre perso se relève à peine et qu'il est incapable de riposter. Et puis pour en revenir aux armes, il est absurde que lorsqu'on prend n'importe laquelle, qu'on l'utilise ou non, notre héros castagneur finira automatiquement par la lâcher. Il est déjà absurde qu'un couteau (en acier, pas en plastique, on n'est pas à la cantine) vienne à se briser à force de l'utiliser, mais là les développeurs ont pris le parti d'imposer une sorte de "timer" à chaque objet et une fois le temps écoulé, l'objet disparait, qu'il ait servi ou non. Décidément, SNK a fait les choses en grand sur cette production !



Une réalisation qui...


Techniquement,
En toute honnêteté, le jeu n'est vraiment pas beau...
la cartouche fait 54Mb, ce qui est bien plus que la plupart des jeux de l'époque. Pour rappel, Streets of Rage sur Mega Drive fait à peine 4Mb (!) et le valeureux Final Fight sur Arcade pèse 48Mb (bien que ce dernier date malgré tout de décembre 1989). Bref, 54Mb c'est globalement pas mal et c'est même la moyenne des jeux Neo-Geo de lancement (50Mb pour Blue's Journey et Cyber-Lip, 46Mb pour Magician Lord...). Avec une cartouche qui fait 7 fois la moyenne d'un jeu Super Nintendo, on est en droit d'espérer obtenir une réalisation qui dépote un max, la Neo-Geo jouissant (à juste titre) d'une sacrée réputation en la matière. Malheureusement, la vérité est tout autre. Comme évoqué à l'instant, le nombre d'ennemis différents est vraiment trop maigre et s'ajoute à ça des décors d'une banalité sans nom ! Les ruelles, les magasins, le métro, l'ascenseur... ce n'est ni original, ni beau, ni bien fait. La seule chose qui m'ait séduit, c'est l'enchainement logique des niveaux : exemple on se retrouve à affronter un boss au pied d'un immeuble en construction, dans le niveau d'après nous sommes dans la structure dudit immeuble, ou encore on traverse les pontons d'une marina pour ensuite se retrouver sur un immense yacht. Malheureusement ça ne suffit pas à émerveiller le joueur, qui sera vite lassé de ses décors urbains, tout sauf diversifiés. Et puis c'est un fait, si Burning Fight n'est pas un jeu vilain, il est pourtant clair que la Neo-Geo est capable de bien mieux que ça. Ici les couleurs sont assez ternes, les environnements ne sont pas spécialement détaillés... bref, pour le dépaysement, vous repasserez !



... ne fait pas honneur à la Neo-Geo !


L'aspect technique
... en plus de ça, il est mal animé, les collisions sont mal gérées et les décors urbains ne sont ni originaux ni variés
s'alourdit d'autant plus lorsqu'on prête attention aux animations. Déjà je trouve toujours aussi ridicule de voir ces ennemis qui attaquent le cul en avant (Duffy, encore lui) et on ajoute à ça que les animations manquent de précision, et les collisions de sprites (lorsqu'ils reçoivent des coups ou lors d'une projection) sont loin d'être parfaites. Il y a clairement un gros décalage, un souci dans le détail, un sérieux manque de finitions de ce côté-là. De toute façon, aucun personnage (héros comme ennemis) n'est bien animés : les mouvements sont hachés, peu fluides et le résultat final n'est pas du tout à la hauteur d'une Neo-Geo. En clair, on ne peut pas dire que "ça bouge bien", c'est même tout le contraire et encore, je n'évoque pas les attitudes "franchement bizarre" du clodo ou du proxénète. Quand on pense une fois encore à Streets of Rage, sur une Mega Drive qui affiche à peine 64 couleurs et avec une toute petite cartouche de 4Mb, les miracles dont ont été capables les développeurs de SEGA, avec des animations propres, des décors variés, détaillés et une superbe bande-son... on se dit que les petits bras d'SNK n'étaient clairement pas assez musclés pour prétendre faire la moindre ombre au rouleau compresseur de Capcom, puisque Final Fight est clairement 3 crans au dessus ! D'ailleurs finissons avec la bande-son qui nous propose des musiques rythmées, mais pas du tout mélodieuses, ni spécialement intéressantes. Sans dire qu'elles sont ratées, puisqu'elles accompagnent malgré tout correctement cette courte aventure, disons qu'on s'attendait à mieux. Sauf peut-être pour la musique des boss, qui est aussi pénible que répétitive. Heureusement pour nous, dans le brouhaha de l'action, on n'y prêtera guère attention. Quant aux voix digitales, souvent très propres sur le support, elles sont ici en petit nombre, pas assez fortes (on les entend à peine) et pour finir elles sont sous-samplées ! Que du bonheur ! Seul point positif à la partie audio : les bruitages sont relativement percutants, de bonne facture, ce qui donne une bonne dynamique aux affrontements. Mais ce n'est pas ça qui sauvera le jeu de ce fiasco technique...



 

Le proxénète et le clochard ont une attitude
aussi suggestive qu'étrange...



Burning Fight Note Neo-Geo AES




Note Neo-Geo CD

est l'essai (raté !) d'un plagiat du valeureux Final Fight, véritable maitre-étalon d'un genre en plein essor, et rouleau compresseur technique d'un Capcom pas peu fier de son titre. En reprenant la formule à succès, SNK s'est malgré tout planté ! 3 personnages au choix mais le balourd est insipide à jouer, quasi exclusivement des décors urbains, sans la moindre prouesse technique et encore moins de beaux décors, des animations affreuses et qui manquent de précision dans les collisions, un gameplay qu'ils ont tentés d'améliorer mais la réactivité n'est pas au rendez-vous, une bande-son loin de porter aux nues une aventure des plus banales, une scénarisation littéralement passée à la trappe quand justement le support est passé maitre dans l'art des cinématiques 2D... non vraiment, Burning Fight partait sans doute avec de bonnes intentions mais il rate presque tout ce qu'il entreprend ! Et copier pour tenter de se rapprocher d'une formule à succès je dis "pourquoi pas", mais plagier en faisant n'importe, c'est non ! La première chose que SNK aurait dû remarquer dans le hit de Capcom, c'est l'étonnante précision des collisions et des animations, la perfection de la prise en mains, la variété des décors et des situations, le dynamisme de la bande-son, une intro simple certes, mais belle et bien présente... ici nous n'avons même pas de véritable épilogue et sans la notice, vous n'apprendrez rien de l'histoire.

Alors certes, en 1991 il y avait bien pire que ce titre-là (au hasard Legend of Success Joe... oui je sais, c'est moche de tirer aux lance-roquettes sur l'ambulance, aller je propose Rival Turf sur Super Nintendo... arfff encore raté, je n'ai décidément pas de cœur ^.^), cependant, lorsqu'on se veut "critique" on doit comparer ce qui est comparable et si à sa sortie il a sans doute fait briller les yeux des petits garçons qui n'y comprenaient sans doute pas grand-chose, à contrario lorsqu'on met notre Burning Fight face à Streets of Rage (pourtant paru sur une console bien moins puissante et avec une cartouche 11 fois plus petite !), face à Final Fight qui restera le porte-étendard encore quelques années, le sympathique King of Dragons ou encore le très bon Robo Army qui sortira des mêmes bureaux, on peut le dire, le vrai problème de cet titre ce sont les autres jeux ! Burning Fight n'est donc pas un ratage total, mais il pâtit clairement d'une concurrence qui se veut de plus en plus présente sur le secteur, et surtout de meilleure qualité. Heureusement pour nous, même si la Neo-Geo n'excellera jamais vraiment en matière de beat-them-all, avec l'âge elle proposera malgré tout des titres de bien meilleure facture...



Les -

  • Sortie 3 ans plus tard, la version CD n'apporte absolument rien de plus
  • Musiques pas terrible et voix digitales assez bof pour le support
  • L'utilisation des objets est soumise à un timer
  • Franchement on peut le dire, c'est moche !
  • Panel d'ennemis beaucoup trop restreint
  • Décors d'une banalité sans pareille !
  • Animations et collisions à revoir
  • Narration totalement mise de côté
  • Jouabilité loin d'être au top


  • Les +

  • Des bruitages assez dynamiques (béé oui, faut bien que trouve des bons côtés au jeu ^^)
  • Globalement, c'est un peu meilleur que la plupart des jeux (minables) du genre
  • Les crédits infinis sur la version Neo-Geo CD
  • On peut rebrousser chemin : c'est rare !


  • Test réalisé par iiYama

    aout 2021