Art of Fighting 3 (NGEO)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mars 1996
Développeur : SNK
Editeur : SNK
Genre : combats

Support : cartouche de 298Mb
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : US/JAP
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément
Abréviation : AOF3
Titre alternatif : Ryûko no Ken Gaiden : Art of Fighting (JAP)
Prix au lancement : 1450 Frs


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Art of Fighting 3

The Path of the Warrior



Art of Fighting 3
La jouabilité a été grandement améliorée et le jeu est moins difficile qu'auparavant
est sans doute l'un de mes jeux de combat préféré. Qui l'eu cru ? Faut dire que la série s'est vu d'un coup d'un seul, posséder un art graphique sans commune mesure avec les productions de cette époque. Prenez par exemple un KOF 96 et vous serez loin, très loin du fantastique rendu graphique de ce jeu. Passant presque pour un dessin-animé interactif, Art of Fighting 3 inaugure un nouveau style de création d'animation : le retroscoping. Procédé révolutionnaire qui fut utilisé dans des jeux à l'animation hyper détaillée comme Prince of Persia (Amiga) ou Flashback (procédé qui fut la prémice de la motion capture). Quand on pense qu'en 1996, seul des monstres de 3D tels que Virtua Fighters, arrivaient à faire mieux en terme d'animation et que c'est une console 16bits qui donne ce rendu époustouflant, ça force le respect ! Car oui, Art of Fighting 3 est hyper fluide (ai-je besoin de le dire ?). Paradoxe total quand on pense que les 2 précédents épisodes étaient animés à l'arrache. Même l'effet de zoom est d'une fluidité à toute épreuve, c'est dire. Graphiquement, ce jeu est l'un des plus beaux du genre. Je veux dire que même en 2006, à l'heure de mon test, rares sont les jeux de baston 2D qui atteignent un tel niveau de finesse et de couleurs. Et en plus d'être beaux, les décors sont originaux. Là aussi, respect ! On ne regrettera que 4 boulettes dans ce jeu (et encore, c'est pas grand chose) : tout d'abord les visages ne se dégradent plus en live (dommage), le mode Story, au demeurant sympa, privilégie Ryo et Robert au détriment des autres persos, il n'y a que 10 personnages jouables et pour finir, lorsqu'on prend un perso, il est impossible d'en changer en cours de partie, même après un continue. Vous voyez, c'est pas grand chose. Avez-vous remarqué que dans les quelques critiques que j'énumère, je n'ai pas évoqué la difficulté ? Et bien c'est parce que pour une fois, elle est bien dosée. Certes quelques galères subsistes mais globalement, les opposants sont assez équitables et leur puissance n'excède jamais la votre. Plus de triche, plus de coups de pute, plus d'acharnement, les personnages contrôlés par le COM sont devenus plus "humains" rendant le jeu encore plus parfait. Pour une fois, je peux même me vanter d'avoir fini un Art of Fighting (je sais, je sais, y'a pas de quoi crâner). Le gameplay, sans apporter cette fois de réelle nouveauté, s'est tout de même assoupli.


Savant
Même si les persos sont plus petits qu'avant, la réalisation est explosive !
mélange de Street Fighter II et de Tekken (je sais ça parait fou), il offre le choix de se la jouer enchaînement de coups (Tekken) ou attaques spéciales (Street Fighter II). Procédé plus ou moins présent dans Art of Fighing 2, il est ici mis en avant dans un contexte quasi naturel, facile à prendre en mains et surtout efficace. Bien sûr il y a toujours la barre de puissance (lorsqu'elle diminue, vos coups deviennent également moins puissants), des coups spéciaux vraiment impressionnants et pour une fois (mise à jour oblige) des Furies font leur apparitions. Déclenchables avec une manipulation spéciale (en ayant aussi sa barre de vie au plus mal), s'en suivra un enchaînement de coups ultra rapides et violents qui peut faire tourner le combat à votre avantage. Pas besoin que j'évoque le fait que la jouabilité est excellente avec des coups qui sortent facilement, hein ? Alors continuons. Le son fait aussi parti des points forts du titre avec des musiques très originales pour un jeu de baston. Originales certes, mais qui collent aussi parfaitement avec des combats toujours plus sauvages. Offrant des sonorités peu communes dans un jeu (comme des airs de saxo par exemple) la musique distillera une ambiance très "pugilat sous le soleil de Mexico" (juré c'est vrai). Les voix sont vraiment parfaites et on retrouve les superbes et déjantés bruitages des autres Art of Fighting. Je finirai par évoquer les personnages du jeu. Au nombre de 8 plus 2 déblocables (Sinclair et Wyler), si ce 3e opus fait quasiment table rase des anciens protagonistes (avec presque que des nouveaux) il est clair que la recette parait maigre. Pour ma part Ryo et Robert étant mes préférés, je m'en fous un peu que ça manque de persos. Ceci dit c'est leur jeu (et ce, depuis le premier opus) et ils sont tellement classes que les autres persos passent inaperçus.



Voilà c'est fait, Note
SNK a enfin réussi à faire un Art of Fighting à la hauteur de la console et des espérances. Ils ont même dépasser les clauses du cahier des charges. Si les 2 premiers opus n'étaient pas mauvais mais trop difficiles, techniquement originaux mais mal conçus, ce 3e épisode montre à tous que la Neo-Geo est plus que jamais LA console maîtresse de la 2D. Avec sa réalisation flamboyante (graphismes somptueux, animations hyper fluides), son excellente bande-son (surtout pour des bruitages qui envoient du lourd) et sa prise en mains irréprochable, Art of Fighting 3 hisse enfin la série au rang des plus grands noms du versus fighting. Et dire qu'à l'heure de ce test, le jeu a déjà 10 ans et qu'il m'impressionne encore !



Test réalisé par iiYama

juillet 2006