Art of Fighting 2 (NGEO)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mars 1994
Développeur : SNK
Editeur : SNK
Genre : combats

Support : cartouche de 178Mb
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément
Abréviation : AOF2
Titre alternatif : Ryûko no Ken 2
Prix au lancement : 1450 Frs


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Art of Fighting 2









Deux ans
Les sprites sont toujours énormes mais pas autant que lors du premier opus
après un mitigé premier épisode, SNK remet le couvert avec un jeu plus riche et plus abouti. Malheureusement certaines lacunes persistent. La première chose qui ne rebute plus le joueur, c'est que le jeu est enfin devenu "réglo". Fini les coups de pute mais en contre partie, vos opposants sont beaucoup plus coriaces. Assez inégaux dans leur puissance et leur acharnement à vous faire mordre la poussière, certains s'inclinent en 2 temps 3 mouvements et d'autres, sont de vraies plaies ! On citera par exemple Kisaragi (un vrai déchaîné) ou encore Ryo, plus violent que jamais et qu'on peut à peine approcher. En clair, ce jeu aura le don de vous foutre en rogne, de vous mettre les nerfs à vif ! Parce que les gars en face, n'ont aucune pitié (pourquoi faire me direz vous) et bien souvent ils s'arrangent la sauce comme ça leur va bien. Dés qu'on saute bam!, on prend une technique dans la gueule, on s'approche bam! c'est encore pour notre poire, on joue sur la défensive et encore bam!, le jeu trouve toujours la parade pour nous pourrir l'existence. Pourquoi après un premier opus largement critiqué sur cet aspect-là, SNK n'a-t'il pas rectifié le tir avec un mode easy qui porte bien son nom ? Car ne comptez pas le finir, même en facile (un mode bien mal nommé donc) le jeu est atrocement dur ! L'aventure devient donc très vite lassante puisqu'au bout du deuxième continu qu'on crame et ce, sur le 2e opposant à peine, on aura tendance à être fortement crispé à son pad (ou son stick selon avec quoi vous jouez), ce qui n'arrangera bien sûr rien du tout. A part ça (et c'est déjà un énorme frein pour son achat), le jeu améliore toutes ses facettes et conserve ce qui faisait son originalité. Piur être constructif, je vais commencer par évoquer les persos. Cette fois au confortable nombre de 12 (même en solo), certaines figures ont disparues (Todo) et d'autres ont fait leur apparition : Big (le boss du premier Art of Fighting), Takuma (le père de Ryo, un très bon perso), Yuri (la sœur de Ryo, celle-là qui s'est faite enlevée dans le premier épisode), TemJin (un pénible) et Kisaragi (un ninja, l'un des meilleurs perso du jeu). Côté options, SNK nous livre le strict minimum avec 2 modes de jeu : story et versus. Et encore, on dit versus mais ce mode n'offre absolument rien : pas de choix du level, pas de possibilité de geler le temps, bref un mode qui fait bien sur la pochette mais en réalité qui ne change rien aux habitudes du développeur qui ne sait toujours pas faire la différence entre jeu d'Arcade et jeu pour la maison. Les 2 autres options, plus utiles cette fois, nous permettent de choisir la langue ainsi que la vitesse du jeu. Jolie nouveauté par rapport à l'Arcade, on peut ajuster le -speed- de 85 à 130%, même si ça reste gadget. Sur le plan technique, on retrouve avec bonheur la dégradation des visages en temps réel (même les fringues y passent cette fois) ainsi que le fameux zoom avec la particularité d'être un peu plus fluide et de stopper le sponsor d'aspirine.


Plus sérieusement,
La réalisation et la jouabilité sont encore à parfaire. Par contre, la difficulté reste un rempart au plaisir d'y jouer en solo
sans être hyper fluide, SNK a fignolé son zoom et ce n'est pas un mal. Puisqu'on est dans l'animation, celle des persos s'est aussi étoffée (plus fluide donc) mais reste un peu en dessous des standards de l'époque. Graphiquement, on s'en doute, ça s'est amélioré. Les persos sont charismatiques pour la plupart, bien détaillés et d'une taille titanesque. A zoom max (ce qui est rare, en général on morfle avant d'en arriver là), les protagonistes prennent quasiment tout l'écran. En contre-partie l'animation n'est pas super décomposée comme on vient de le voir et les niveaux sont un peu simplistes. Certes colorés, ils restent pour le moins basiques et assez peu détaillés, ce qui peut s'expliquer par le fait que le zoom prend déjà énormément de ressources. Côté son c'est du tout bon avec des musiques qui collent bien à l'action (certaines sont vraiment superbes), de belles voix et des bruitages toujours aussi puissants (dommage que ce soit toujours nous ramassions lorsqu'ils retentissent). Art of Fighting 2 nous offre aussi 2 petites nouveautés : les contre-chopes et les contre-attaques. Evidement le jeu en abusera à volonté alors que vous, vous ne les placerez jamais, le jeu étant assez stressant comme ça et la manip' étant loin d'être évidente. On peut en citer 2 parmi tant d'autres : Kisaragi est vraiment pénible à user de tout ce qu'il a sous la main pour vous faire avaler vos propres dents et TemJim usera à volonté des contre-attaques, qui auront généralement pour effet d'annuler une boule de feu si chèrement payée. Car on retrouve aussi la jauge de force, une jauge qui diminue à chaque coup spéciaux lancé ou provocation de votre adversaire. Et comme je disais tout à l'heure, le jeu s'arrange toujours pour que ça aille dans son sens. Déjà il enchaine les coups spéciaux de façon irréalisable et à la moindre seconde de répit, il rechargera son énergie ou vous fera une petite provocation, histoire de ne pas perdre son temps lorsque vous soufflez suite à un enchainement pour le moins sauvage. Autre détail qui fâche (et oui un de plus), même en easy vos coups infligeront toujours (et j'insiste sur le -toujours-) moins de dégâts que celui ou celle qui est en face. Autant dire que le solo est littéralement pourri par la difficulté. D'ailleurs le mode story est bizarrement très léger dans cet épisode même si on retrouve une petite intro et surtout une très sympathique fin où Yuri est très mise en avant (encore faut-il arriver jusque là). Les coups spéciaux sont très impressionnants et petit bonus, la jouabilité a été améliorée. Si ce n'est pas encore le summum, les attaques spéciales sortent quand même plus facilement.



Bizarrement, Note
j'ai bien aimé cet Art of Fighting 2. Malgré un côté technique encore à parfaire et une jouabilité à fignoler, il reste un jeu de combat vraiment sympa... en versus. Il est juste dommage qu'il n'entre pas dans la cour des grands jeux du genre à cause, encore une fois, d'une difficulté rebutante, déséquilibrée et vraiment frustrante. Pour le reste, ce second opus s'avère être un bon jeu de combat.



Test réalisé par iiYama

juillet 2006 (mise à jour : janvier 2009)