Art of Fighting (NGEO)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : septembre 1992
Développeur : SNK
Editeur : SNK
Genre : combats

Support : cartouche de 102Mb
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : US (Robert) / JAP (Ryo)
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément
Abréviation : AOF
Titre alternatif : Ryûko no Ken (JAP)
Prix au lancement : 1450 Frs


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Art of Fighting









Jamais un jeu
Les sprites sont gigantesques mais ça saccade à mort
n'aura autant énerver les joueurs... Un constat s'impose de suite : le jeu triche ! C'est pas bien compliqué, si vous donnez un coup et le CPU aussi, c'est vous qui prenez. Si 2 boules de feu s'entrechoquent, la votre sera effacée et vous reprenez. Si le CPU donne un coup et que vous arrivez après, y'a de forte chance pour vous preniez encore. Si vous sautez et retombez après une boule de feu, vous la prendrez quand même. Le jeu use et abuse des coups spéciaux alors que votre côté, vous galèrerez à les sortir et souvent, même en vous protégeant, vous morflerez... Il est évident que dans ces cas-là, on peut trouver le jeu difficile ! Et cette difficulté trouve son apogée face au dernier boss (Mister Karaté), qui ne vous laissera pas en placer une. Si on regarde bien, un jeu comme Fatal Fury Special est difficile (je sais ils ne jouent pas dans la même cour) mais il ne triche pas. Il vous met la pâté à la "loyale". Dans la continuité, la jouabilité n'est pas des meilleures. Les coups se placent mal, le perso n'est pas très réactif, les coups spéciaux sont de vraies tortures à sortir... bref on s'énerve, la difficulté n'aidant pas. En plus, il copie le grand Street Fighter II en manquant cruellement d'originalité sur le plan des attaques. Boule feu, dragon-punch, jet les pieds en avant... Art of Fighting n'impose aucun style propre. Pour parler d'autre chose, il est le premier jeu a inaugurer la zoom sur action (-zoom in- quand les persos s'approche, -zoom out- lorsqu'ils s'éloignent). Procédé on ne peut plus original pour un jeu de baston, qui sera repris dans bon nombre de jeux du même type, notamment les Samuraï Shodown. Seulement l'animation est déplorable. Les persos sont mal décomposés et le zoom saccade à mort. Résultat : mal de tête !


Pourtant
AOF est l'un des jeux de combats les plus difficiles de la console et pas le plus jouable en plus...
tout n'est pas noir. En zoom max les protagonistes sont énormes (presque tout l'écran) et le design n'est pas mauvais non plus (persos et décors sont agréables). Il y a une jauge de puissance (sous la barre d'énergie) qui permettra d'user de coups spéciaux mais une fois vide, vous serez à sec. Encore une fois, le concept est original et sera repris en autre par Dragon Ball Z sur Super Nintendo. D'ailleurs les coups spéciaux sont pour la plupart impressionnants. Art of Fighting offre un véritable mode story malheureusement très bridé puisque vous ne pourrez prendre que Ryo ou Robert. En plus ces 2 persos, hormis l'habillage bien sûr, sont trop similaire pour insuffler une quelconque variété (même les coups sont presque identiques). Heureusement qu'en versus, les 8 persos que compte le jeu sont sélectionnables. Pour se rattraper, on nous propose également des stages bonus façon Street Fighter II. Au nombre de 3, ils sont originaux (casser des bouteilles, briser de la glace et encore fracasser un panneau à coups de boule feu) et vous permettent en cas de réussite, de connaitre de nouveaux coups et/ou d'augmenter votre barre de vie et de force. Côté son, j'ai particulièrement aimé la sauvagerie des bruitages. Extrêmement violents, ils rendent bien l'ambiance et la violence des coups (dommage que ce soit presque toujours dans notre tronche). Les musiques sont sympas et les voix sont loin d'être mauvaises.



Art of Fighting Note
est un jeu d'anthologie (le premier a passer la barre symbolique des 100Mb !!), à priori pas aussi mauvais qu'on le pense mais sa mauvaise foi sur le ring lui fera perdre toute sympathie auprès des joueurs. Un constat d'autant plus pénible que la jouabilité n'est pas au top. Certes plus beau qu'un Fatal Fury, il est aussi et sans réfléchir moins fun. A des années lumières d'un Street Fighter II sur Super Nintendo, Art of Fighting rate le coche par un manque de finitions flagrant. C'est un peu dommage car il pose les bases de quelques originalités (comme les visages qui se dégradent en temps réel ou le zoom) et offre au monde les fameux personnages de Robert, Ryo, King ou le pragmatique Mister Karaté. Quand je pense que la même année est sorti Fatal Fury 2, le choix d'un achat sur Neo-Geo, plus encore avec l'incongru tarif des cartouches, est vite trouvé.



Test réalisé par iiYama

juillet 2006