Burnout (NGC)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mai 2002
Développeur : Criterion Studios
Adaptation : Criterion Studios
Editeur : Acclaim
Genre : courses

Support : 1 mini DVD
Version testée : Française
Voix dans le jeu : /US
Textes à l'écran : FR
Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs simultanément
Titre alternatif : Grand Heat
Prix au lancement : 50€


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Burnout








Burnout est né
Le gameplay est simple mais les sensations de vitesse défrisent
en 2001 sur PS2 et 6 mois plus tard, il fut adapté sur GameCube et Xbox. Sans être franchement original, ce premier opus d'une série prolifique qui a trouvé son apogée avec l'épisode Paradise, nous livre déjà une grosse dose d'adrénaline et de sensations fortes. Mais dés le lancement du jeu, un sérieux manque de finition se fait sentir. La première chose qui surprend c'est la totale absence d'intro. Y'a rien, c'est direct l'écran titre. Heureusement le jeu de Criterion se rattrape avec ses divers modes : championnat, course simple, face à face (mode 2 joueurs) et contre la montre. Autre déception, le mode championnat comporte 6 grand prix mais n'est rien d'autre qu'une succession de courses simples puisque la mise en scène est totalement absente. Du coup, de championnat, il n'en a que le nom. On a aussi quelques bonus dont un sound-test, le replay de nos crashes sauvegardés et 2 modes inédits (face-off et survie). D'ailleurs au fil des victoires on débloquera de nouveaux circuits et de nouveaux véhicules. En parlant de véhicules, ils sont en petit nombre et n'ont qu'une seule caractéristique : la vitesse. Plus le véhicule est lent plus le jeu est facile, plus le véhicule est rapide, plus le jeu est difficile. Encore que, je m'en sors généralement mieux avec un monstre bien puissant plutôt qu'avec la petite voiture de base. Mais là où les développeurs ont tout compris en matière de fun, c'est que dés le mode easy (soit la bagnole la plus lente) le titre est déjà très rapide. Et toutes les bagnoles ont plus ou moins la même conduite : plus elles sont rapides et moins elles tiennent la route. Avec ça on aura que 2 vues disponibles : intérieure au ras du sol, parfaite pour les sensations, et extérieure. Ca fait très copier-coller sur Ridge Racer. Et si on regarde de plus près, Burnout n'est qu'une version amélioré du jeu de Namco. Les circuits sont immenses (route de montagne, ville...) mais tournent en boucle (vu la longueur, on mettra du temps avant de faire les 3 tours) et on doit rallier tous les checkpoints que compte le parcours en temps limité sinon c'est le game over. Là où Burnout fait ses petits ajouts, c'est avec les crashs. Pas forcément réalistes, les crashes impressionnent dans les premières heures de jeu... puis vous gonfleront ! Car le titre en profite bien, il vous montre le replay sous 3 angles, prend bien son temps et pendant cet instant punitif, les concurrents en profitent pour vous doubler (des concurrents qui font aussi des erreurs de pilotage, c'est agréable de ne pas affronter des robots sans faille). Avec seulement 4 adversaires à vaincre, on pourrait croire que c'est peu mais le trafic est dense. Ainsi la grande force de Burnout c'est de rouler comme un dingue au milieu de la circulation. Sensations fortes et cartons garanties ! Et pour nous aider, on aura le fameux boost. Mais ce précieux avantage, qu'on peut avoir sur ses rivaux, est mal mis en oeuvre.


En effet la
C'est impressionnant comme le jeu est rapide. Mais certains sprites ne sont pas très détaillés...
jauge se remplie au fil de la course et selon vos prises de risque. Je regrette déjà de ne pas en avoir un peu au démarrage, ça pourrait aider. Et les prises de risque c'est du genre frôler les voitures, rouler sur les bandes d'arrêt d'urgence ou mieux, à contre-sens. Dans ce dernier cas elle se remplie vite mais c'est difficile de la garder intacte car au moindre accident, on perd tout son acquis (alors que c'est là qu'on en aurait bien besoin pour rattraper ses adversaires). Je regrette aussi qu'il faille attendre qu'elle soit pleine pour pouvoir l'utiliser. C'est idiot, souvent elle est à moitié et rendrait déjà pas mal de service. Mal mis en oeuvre je vous disais... Plus classique, à la fin de la course on a droit à un replay de nos exploits, notamment les crashs. Des accidents qui semblent parfois spectaculaires mais qui ne sont pas vraiment réalistes à cause d'une physique pas très bien gérée et d'une déformation redondante de la carrosserie (au moindre choc toutes les vitres explosent, la tôle se froisse... bref on fait de sa caisse un tas de ferraille pour un simple choc arrière). Mais on ne pourra rien redire sur la jouabilité. Certes le stick semble un peu trop sensible par moment mais ça reste parfaitement jouable. Très Arcade, on ne touche que très rarement au frein, le but étant de finir premier et d'éviter à tout prix les crashes. Le jeu est traduit en Français mais on retrouvera un compteur en mph (miles par heure) et la seule voix du jeu est "checkpoint". Plus grave (parce que ça, on s'en fout un peu), le jeu n'économise pas notre pauvre bloc lentille. En effet pendant la course Burnout ne cesse de faire des accès disque, ce qui à la longue pourra user le précieux bloc. Dans le même ordre d'idée, il est frustrant que tous les 2 crashes la musique recommence du début, voire change. On se demande même à quoi ça sert. En parlant de musique, si celle du premier niveau est crispante et pas du tout adaptée au genre, le reste de la bande-son est très correcte. C'est sûr, on est encore loin du gros Rock FM de Burnout 3 mais ça reste sympa. Moins travaillé, le bruit moteur est le même pour tous les modèles. Assez efficace on aurait tout même apprécié un peu plus de variété (le reste des bruitages est convaincant). Enfin la partie visuelle est très conventionnelle. Certains passages sont plus beaux que d'autres mais il n'y a, au final, rien d'extra-ordinaire. L'aliasing est bien présent, les premiers tracés sont finalement assez conventionnels (hormis l'impressionnante taille du circuit) et les textures sont souvent fades. En contre-partie les modélisations sont bonnes, on ne déplorera aucun bug (pas de ralentissement, pas d'effacement), le jeu de lumière est efficace et surtout, surtout, c'est hyper rapide ! A décoiffer un chauve, j'aurai jamais pensé que ce premier épisode irait si vite.



Et bien voilà, Note
on a fait le tour de ce premier Burnout. Un jeu pas vraiment abouti, ayant un boost contraignant, des crashes finalement plus pénalisants qu'impressionnants et une durée de vie limité (on se lasse assez vite). Mais Burnout a aussi pour lui d'excellentes sensations de vitesse, des graphismes très propre, au service d'une montée d'adrénaline assez exaltante. Encore aujourd'hui il reste un jeu très sympa.



Test réalisé par iiYama

octobre 2008