Zelda : Spirit Tracks (NDS)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : décembre 2009
Développeur : Nintendo
Editeur : Nintendo
Genre : aventure

Support : cartouche de 90Mo
Version testée : Française
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : 4 joueurs en mode Combat
Titre alternatif : Zeruda no Densetsu Daichi no Kiteki (JAP)
Prix au lancement : 40€
Score des ventes : 2.83 Millions






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The Legend of Zelda

Spirit Tracks


Exactement 2 ans
Comme d'habitude l'histoire commence fort puis s'essouffle et ne revient que sur la fin du jeu
après le très bon Phantom Hourglass (qui faisait suite au charismatique Wind Waker), la légende de Zelda refait surface. Alors que la Wii attend encore que son 2e opus apparaisse (puisque depuis la sortie Twilight Princess sur GameCube et Wii, la licence est en standby et on attend tous la sortie de Skyward Sword), c'est la brave petite Nintendo DS qui fait survivre les plus emblématiques licences de la firme Nintendo. Au niveau de l'histoire, on nous raconte cette fois que Link est conducteur de trains et qu'un beau jour, le ministre se rebiffe, enlève la princesse Zelda et que les voies sacrées disparaissent instantanément. En clair attendez-vous à un gros bout d'histoire au début puis du compte-goutte jusqu'au dénouement final. C'est classique sur cette série. On profitera d'une originale introduction et d'une mise en scène globale, ma foi, pas mauvaise. Le jeu dispose de pas mal de dialogues écrits (parfois on a un choix de réponse mais ça n'a aucune influence sur le cours de la discussion) et comme d'habitude, il n'y a aucun doublage. Histoire de faire illusion, nos protagonistes disposent d'une panoplie d'onomatopées souvent bien placées, même si, évidemment ça ne remplace pas. Après je vais vous le dire aussi simplement que possible, pour cet opus-là Nintendo ne s'est pas foulé puisque tout est repris de Phantom Hourglass. Autant vous dire que sur les 2 ans qu'a duré le développement, il y a dû avoir quelques mois de vacances. Evidemment j'exagère un peu mais la base d'ennemis est la même, le contrôle exclusif au stylet est le même, on retrouve exactement le même système de map, d'inventaire, de combats et exactement le même gameplay. En un sens c'est chouette, comme ça on reprend vite ses habitudes, dans un autre il est difficile de dire que Nintendo a souffert pour ce développement… ce serait même tout le contraire ! D'ailleurs j'érigerai la même critique envers la prise en mains qui passe exclusivement par le stylet et l'écran tactile. Je reconnais que la jouabilité est plus souple et légèrement plus précise qu'avant mais bon sang, ce n'est pas parce qu'on est sur DS qu'une bonne prise en mains "classique" doit obligatoirement être bannie.


De plus,
Le tandem Link / Zelda est sympa. A noter aussi que le jeu est beau et que la bande-son (composée à base de flûte de pan) est superbe
dans cet épisode on nous impose souvent de nous servir du micro pour souffler dedans. Autant dire que dans un métro blindé de gens qui font la gueule, on a l'air malin à souffler sur la console comme ça. Basé sur le vent, on retrouve donc des artéfacts bien pratiques (comme celui qui créé des dépressions… pratique pour faire tourner une hélice, souffler de la fumée ou étourdir un ennemi) mais aussi et surtout une pseudo-flûte de pan. Avec le stylet on déplace les tubes comme si on la tenait entre nos mains et on souffle dans le micro pour simuler la musique. Plusieurs chants existent et on sera notamment amené à faire un bœuf musical avec les ancêtres du coin (ce que le scénario a bien dû mal à justifier). Encore une fois, imaginez-vous sur la plage, dans le métro, dans le bus ou sur le "popo" entrain de souffler comme une andouille sur la console pour imaginer tout le ridicule de la scène. Après on reste dans le classique de chez classique. Je veux dire par là que les bases de la série sont fondées depuis bien longtemps et même si je reste encore étonné par les qualités inventives des développeurs lors la création des donjons, difficile d'être réellement surpris. Pour preuve, même si on découvre quelques nouveaux objets, de nouvelles énigmes ou de nouvelles idées (comme donner la marche à suivre à une princesse qui essaie de nous aider au mieux), un sentiment de déjà-vu officie rapidement, notamment avec un boomerang aux mêmes capacités. De la bouche même de Môsieur Miyamoto, Phantom Hourglass était un peu difficile, voilà pourquoi avec Spirit Tracks, il a tenté de rééquilibrer tout ça, en vue de ne pas faire fuir les nouveaux joueurs (traduisez les gros casuals). Et c'est vrai que les énigmes sont posées simplement et que le jeu ne cherche pas à nous embrouiller inutilement. Personnellement, j'ai aimé ça.


Par contre
Quelques nouveautés au milieu d'une sérieuse redite se partagent un gameplay rôdé. Par contre le tout au stylet est contraignant et souffler si souvent dans le micro est agaçant
jamais un épisode de Zelda n'aura été aussi dirigiste. J'entends par là qu'il ne sert à rien de tergiverser à fouiner, il n'y a qu'une seule route à prendre et une seule façon de faire. C'est un peu le revers de la médaille. Dernier point du gameplay, dans cet épisode on a troqué le bateau de Phantom Hourglass/Wind Waker contre un train à vapeur. Il est clair que si le charme n'est plus le même, à vrai dire je préfère ! Il fallait s'y attendre les voies ferrées sont fixes donc on ouvre la carte, on donne une destination et roulez jeunesse. On a le fameux sifflet pour faire fuir les animaux (belliqueux ou pas), on retrouve naturellement les aiguillages et plus tard on retrouve le fameux canon (pour exploser les vrais ennemis) mais autant vous le dire, les ballades sur la map sont devenues bien moins pénibles et bien moins longues. Ca aussi, ça contribue à rendre le jeu plus sympa et malgré son apparente facilité, n'allez pas croire que se promener en train n'est pas synonyme d'aventure. Techniquement, Nintendo a repris le moteur du Phantom Hourglass et l'a quelque peu peaufiné. Le rendu graphique y est semblable, en peut-être un petit peu plus détaillé et plus fluide. Niveau design on ne change pas une équipe qui gagne puisque, comme je le disais en début d'article, tout est repris de son prédécesseur : le design général, les petits ennemis, les animations, les effets… Ca n'empêche pas qu'on trouve aussi de la nouveauté avec entre autre, de nouveaux ennemis. Faut quand même pas pousser, l'univers y est tout même nouveau, ce n'est pas non plus de l'auto-plagiat. Pour le son on reconnait certaines musiques du précédent jeu (légèrement retouchées elles aussi) et surtout de nouvelles pistes, souvent à base de flûte de pan. Et oui, c'est bien cet instrument-là qui caractérise cet épisode et c'est loin d'être désagréable puisque j'avoue trouver la bande-son meilleure qu'autrefois (je n'évoque pas les bruitages, ils n'ont pas changés d'un iota).



Pour être tout Note
à fait honnête avec vous, j'ai préféré cet épisode-là au précédent (Phantom Hourglass). Il est peut-être plus dirigiste et vraiment laxiste à nous proposer un jeu réellement nouveau, mais à côté de ça j'ai trouvé l'histoire mieux amenée, mieux mise en scène, on a une meilleure bande-son, une aventure plus carrée et qui ne s'éparpille pas… en somme le jeu est plus agréable à parcourir (en plus il est moins difficile). Bref, Spirit Tracks est une bonne grosse surprise. Moi qui n'en attendais pas grand-chose, je suis agréablement surpris car cette fois j'ai vraiment eu plaisir à parcourir le jeu. Je regrette juste qu'il ressemble un peu trop à son prédécesseur et que la prise en mains nous impose (trop !) les fonctionnalités de la console (à croire que sur DS, Nintendo aurait mieux fait de ne mettre ni touches ni croix directionnelle). A part ça, ça faisait bien longtemps que je ne m'étais pas autant amusé sur un Zelda...



Les -

  • Encore une fois, tout faire au stylet est chiant >:(
  • Trop de choses reprises de Phantom Hourglass
  • Très classique dans le fond, trop peut-être...
  • Choix de réponse totalement inutile
  • Souffler dans le micro si souvent
  • Scénario trop peu développé
  • Toujours pas de doublage
  • Les +

  • Des énigmes simples et bien posées... ça change :)
  • Ballades en train > ballades en bateau
  • On joue Zelda de temps en temps
  • Très joli graphiquement
  • Des donjons de qualité
  • Sympathique prologue
  • De jolies musiques


  • Test réalisé par iiYama

    septembre 2011