Zelda : Phantom Hourglass (NDS)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : octobre 2007
Développeur : Nintendo
Editeur : Nintendo
Genre : aventure

Support : cartouche de 128Mo
Version testée : Française
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : 2 joueurs (multi-cartouches ou téléchargement DS)
Abréviation : Zelda : Phantom Hourglass
Titre alternatif : Zeruda no Densetsu Mugen no Sunadokei (JAP)
Prix au lancement : 40€
Score des ventes : 4.81 Millions






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The Legend of Zelda

Phantom Hourglass


Si l'épisode
L'intro est vraiment sympa et l'histoire reprend là où Wind Waker s'est arrêté
Wind Waker a divisé les foules, notamment à cause d'un design cel-shadé assez particulier que personnellement j'aime beaucoup, Phantom Hourglass se pose en tant que suite directe. Alors qu'ils voguaient tranquillement la voile au vent, Link et Tetra se font attaquer par un bateau fantôme. Tetra se fait kidnappée et Link part naturellement à sa rescousse. Un début qui fait un peu penser à l'épisode Link's Awekening, dont quelques références (comme la baleine/poisson rêve) sont gentiment dissimulées. Après une très belle intro, il est évident que l'histoire s'arrête à peu près là. Si le début est très encourageant et si l'aventure se suit d'une traite, difficile de parler d'une véritable trame. Comme c'est souvent le cas, ça commence sur les chapeaux-de-roue et l'histoire ne reprend réellement que sur la fin du jeu. Les Zelda étant tous basés sur la même formule, difficile d'être surpris. On appréciera quand même des textes dans un bon français, un petit humour bien placé et même des expressions faciales des divers protagonistes. Bien entendu on parle d'un jeu DS donc il n'y a pas de doublage et pas vraiment de cut-scènes, mais comparé aux épisodes GBA, c'est sûr, la DS a su apporter son petit plus. Et ce petit quelque chose a été rendu possible grâce à la 3D et au stylet. Un stylet et un écran tactile grandement mis à contribution. La croix directionnelle ne sert qu'à ouvrir la carte ou le menu des objets, donc on dirige Link en touchant l'écran dans la direction souhaitée. C'est original, on peut même qualifier ça d'analogique puisque plus on est loin du personnage, plus il court vite. Seulement moi, qui suit un peu de la vieille école, ça me gêne car on ne nous laisse pas le choix, on nous impose cette maniabilité-là et ça m'a grandement frustré. Car s'il est vrai que c'est pratique et précis pour certaines choses (comme pour désigner où creuser avec la pelle) après ça rend les combats hyper fouillis et les déplacements, comme les quelques phases de plate-formes, très inconfortables.


Encore une fois
Les ballades en bateau sont marrantes mais finissent par lasser. Rien à dire sur la réalisation, c'est très beau
on va venir me dire que je ne comprends rien "à l'évolution du jeu vidéo" mais dites-vous bien une chose : ce n'est pas parce que ce jeu est estampillé du "sceau sacré de Zelda" qu'il est forcément exceptionnel et qu'il mérite 18/20. On peut avoir d'autres avis, certes moins conformistes et après tout, vu que mes propos sont étayés de faits réels, vous seriez gonflé(e) de venir me contredire. Bref, en partie, mon problème avec ce jeu vient de là. La maniabilité au tout tactile n'est vraiment pas idéale et j'aurai vraiment apprécié d'avoir une alternative. Après c'est vrai, l'écran du bas est vraiment mis à contribution, et souvent de façon intelligente. Par exemple, sur chaque carte de chaque lieu, il est possible de prendre des notes que le jeu sauvegarde (un peu comme dans Layton). C'est vraiment pratique pour se souvenir qu'il y a un mur fissuré ici ou un marchand juste là. Hérité de Wind Waker, il est évident qu'on va encore manger de la ballade en pleine mer. Après les cartes terrestres, entrent en scène les cartes maritimes. Avec le stylet on intime le parcours à faire et le bateau suit. Au passage, on évitera quelques pièges, on trouvera quelques îles non répertoriées et on explosera à coups de canon, quelques vilains pirates ou quelques monstres marins, venus nous chercher querelle. Là aussi on peut le dire, le stylet est bien utilisé avec par exemple un canon qui tire là où on touche l'écran. Après on retrouve les fondements de la série. Des donjons, des PNJs à qui parler, des quêtes secondaires, des objets à acheter, des fées qui nous redonnent de la santé, un inventaire (sur la fin) bien fourni et ici aussi, quelques bonnes idées. Comme ce boomerang dont on trace à l'écran sa trajectoire et qui s'exécute au pixel près. Evidemment ça ouvre à quelques idées de gameplay bien senties.


Les fans vous le diront,
On retrouve le gameplay habituel de la série mais la jouabilité au tout tactile manque d'une alternative "plus classique" à la croix et aux touches
Phantom Hourglass (traduisez : le sablier fantôme) est un poil court, et un poil facile. Mais il ne s'évite pas les écueils habituels à la série avec des énigmes parfois tordues. C'est mal énoncé, ça "noie le poisson" et au final on ne sait pas quoi faire. Et ceux qui viendront vous dire que c'est hyper facile, qu'ils ont trouvés chaque énigme de suite, sont généralement des menteurs. D'accord c'est pas vraiment dur mais c'est souvent très mal expliqué, ce qui fait qu'on tourne en rond. Ceux qui ont trouvé de suite, ont (sans réfléchir) regarder sur Internet une petite soluce (Google est ton ami !), histoire de ne pas se prendre la tête. Techniquement Phantom Hourglass est un jeu agréable. Reprenant autant que possible le design de Wind Waker, on retrouve ce coup de crayon si particulier et que, je tiens à le redire, j'apprécie particulièrement. Certains disent même que ce design sied mieux à un jeu portable qu'à la version GameCube. Ce n'est pas forcément mon avis, moi j'aime… tout court. Entièrement en 3D, ce qui a permis quelques mouvements de caméra, sans dire que la DS se surpasse, difficile de ne pas trouver le tout fort plaisant et fluide. Les textures sont assez détaillées et comme toujours, c'est très coloré. Pour le son rien d'inhabituel : en tant que digne suite on retrouve quelques reprises de Wind Waker et autres thèmes chers à la série, des bruitages bien étudiés (les coups portés donnent enfin le change) et aucune voix. C'est une caractéristique chez Nintendo, comme ça ils s'emmerdent pas à doubler les jeux.



Je sais Note
déjà ce que vous pensez, Phantom Hourglass est sous-noté. Seulement, lorsqu'on rédige un test il y a 2 façons de voir les choses : soit on est conformiste et on se plie à l'avis général, soit on donne un avis alternatif et plus ou moins objectif du sujet. Selon moi, nous avons à faire à un bon jeu qui est bien adapté à son support. Techniquement réussi et usant au mieux des fonctionnalités de la console (double écran qui affiche toujours la carte, écran tactile largement mis à contribution, quelques énigmes basées sur le micro…), il m'a quand même été difficile de terminer le jeu. Pas parce qu'il est dur mais j'ai trouvé que son rythme, son intérêt s'est essoufflé au bout d'un moment. Ca part comme un boulet de canon et puis peu à peu, ça retombe. Attention, je ne suis pas entrain de dire que c'est un mauvais jeu… on en est même loin ! Mais je reconnais que si les ballades sont originales, elles finissent par être longuettes et pénibles, les déplacements au stylet sont inconfortables et imprécis alors que finalement, une jouabilité alternative dont les déplacements auraient été fait via la croix directionnelle (à la rigueur en gardant le stylet pour les attaques), aurait fait mon bonheur (il faut dire que les vieilles habitudes ont la vie dure). Bref, vous allez me dire que je radote comme un vieux mais à mes yeux Phantom Hourglass est loin d'atteindre la perfection d'un Zelda III. J'irai même lui préférer l'épisode Minish Cap paru sur GBA, que j'ai trouvé mieux maitrisé au niveau de la narration et du rythme. Maintenant je suis le premier à reconnaitre nombre de qualité à ce titre qui fera sans doute le ravissement de bon nombre de fans, comme des joueurs occasionnels qui veulent enfin se frotter à la Légende de Zelda.



Les -

  • Jouer au tout tactile c'est chiant !! Les déplacements/action via les croix/boutons auraient été préférable
  • L'histoire ne se développe pas assez... comme d'habitude
  • Les ballades en mer finissent par gonfler
  • Encore des énigmes mal énoncées
  • Toujours pas de doublage
  • Les +

  • Utilisation intelligente et pratique de l'écran tactile
  • Quelques nouveautés de gameplay bien senties
  • Très belle intro
  • Vraiment joli !


  • Test réalisé par iiYama

    septembre 2011