Yoshi's Island DS (NDS)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : décembre 2006
Développeur : Nintendo
Adaptation : Artoon
Editeur : Nintendo
Genre : plate-formes

Support : cartouche de 32Mo
Version testée : Française
Voix dans le jeu : -
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Super Mario World 2
Prix au lancement : 40€
Score des ventes : 3.27 Millions


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Yoshi's Island DS








Dans la grande saga du recyclage façon Nintendo, la DS voit débarquer le très sympathique Yoshi's Island. S'il n'a de Super Mario World que le nom, on retrouve le jeu de 1995 sorti sur Super Nintendo à la différence que Artoon (la société licenciée pour cette adaptation) a quelque peu refondue le titre. A l'époque c'était un jeu à grand spectacle : car grâce à son SuperFX II, il nous dévoilait des effets graphiques encore jamais vu et des sprites vraiment énormes. Ainsi loin du simple portage comme on l'a déjà vu sur Game Boy Advance, cette version DS s'enrichie et nous propose un gameplay légèrement revu, même si dans le fond, la formule ne change pas du tout au tout. Retour sur un grand titre, même si entre nous, aucun spin-off n'arrivera à égaler Super Mario World...


Développement scénaristique

Yoshi's Island
L'histoire n'est pas très originale mais au moins elle nous change des princesses à sauver
nous dévoile une petite intro toute mignonne et qui, pour l'occasion de sa sortie sur DS, a été légèrement modifiée. Entièrement traduite en Français, l'histoire est simple mais je rappelle qu'on est dans un jeu de plate-formes, donc ne vous attendez pas à quelque chose mirobolant pour autant : le magicien à la solde de Bowser (Kamek le chef des Magikoopas, déjà vu dans Mario World) kidnappe tous les bébés de la région mais Peach et Mario lui échappent. Luigi reste donc captif des sbires de Kamek et Mario atterri sur le dos d'un Yoshi. Sentant qu'une grande mission les attendent, les Yoshis (rose, bleu, vert, jaune et autres) se rassemblent et décident de venir en aide aux bébés... Tout au long du jeu, la trame n'évoluera pas mais les quelques passages où on rencontre le sorcier sont sympas et les niveaux ont tous des noms à coucher dehors, ce qui conforte l'esprit bon-enfant de cette aventure.


Jouabilité & Gameplay

Le gameplay de ce jeu est énorme !
Dans cet épisode, le gameplay est centré sur Yoshi et ses capacités spéciales
La première chose à savoir, c'est que si Yoshi vous sortez par les trous de nez dans Super Mario World, alors il faut oublier ce jeu ! La raison est simple, on contrôle Yoshi et non Mario, avec tout ce que cela implique. Tout d'abord, dés que vous vous faites toucher, le bébé est éjecté du dos du petit dinosaure et un compteur se met a régresser. S'il arrive à zéro, vous perdez une vie parce que ça veut dire que les méchants ont kidnappé le gosse. Heureusement, ce compteur se remplit de diverses façon : passage à la barre de moitié de niveau, récupération de petites étoiles... Ce qui va vous travailler (un peu) pour un Mario, c'est qu'il n'y a pas de boules de feu, pas de cape ou autre costume. De même, un Yoshi qui gobe une carapace bleu n'aura pas la possibilité de voler pour autant. Autant dire que ce jeu n'a de Mario World que le nom (même si dans cette édition il perd son sous-titre de Super Mario World 2). En contrepartie, pas mal de nouveautés font leurs apparitions, des nouveautés même par rapport à la version originale. Par exemple, on peut citer les pastèques. Il y a les vertes qui, une fois avalées, vous offriront leurs pépins comme munitions, la bouche de Yoshi devenant une vraie mitraillette ou les rouges grâce auxquelles Yoshi pourra cracher des flammes. Autre nouveauté : les transformations. Via des items bien spéciaux, Yoshi pourra se transformer en train (il doit suivre des rails), en foreuse (il peut creuser pour se frayer un passage), en hélicoptère ou encore en sous-marin (avec lance-torpilles). Si on est loin de "l'esprit Mario", ces petits moments sont vraiment excellents. Dans le même style, nous avons aussi le "super bébé Mario". En prenant une étoile, bébé Mario devient invincible et pour un court instant, c'est lui qui prend les rênes du jeu. Super bébé Mario peut planer avec sa cape, monter sur les murs et zigouiller les ennemis à la pèle. Mais la grosse originalité de cette version DS, c'est que le jeu a été repensé pour un multi-gameplay. En effet, en appelant la cigogne, au début vous pourrez alterner entre Peach et Mario. Plus tard dans l'aventure, on pourra aussi prendre bébé Donkey Kong et même bébé Wario. Les parcours imposent évidemment de se servir des facultés de l'un ou de l'autre : Mario sait se servir des blocs, Peach utilise son parapluie pour se servir du vent, Wario utilise un aimant, Donkey sait monter aux lianes, etc...


Le jeu se compose de 6
Quelques nouveautés égayent cette version DS, comme jouer d'autres personnages et des mini-jeux
mondes avec chacun 8 niveaux (48 levels). Bien plus longs que dans Mario World, la variété des scènes offre une belle alternance ainsi qu'une agréable durée de vie. Jamais on ne se dit qu'on a déjà fait ce niveau. En plus, pour ceux qui ont essorés les versions SNES ou GBA, Artoon a jugé bon de refaire certains passages (en plus de ceux qui usent des particularités de chaque personnage) et même certains boss. Ainsi même si on a l'impression de jouer au même titre, il reste suffisamment original pour ne pas lasser les connaisseurs. D'ailleurs, faire les level à 100% implique que vous trouverez les 5 pièces rouges (comme les pièces Yoshi de Mario 4), les fleurs et toutes les pièces jaunes. Car pour une fois dans un Mario, ce n'est plus la course à la pièce, les vies se gagnant aussi part le biais d'autres manières. Et les fleurs, elles sont autant de chances d'avoir accès au bonus-challenge de fin de level. Il y en a plusieurs modèles de bonus-stage mais ils ont tous un même but : vous faire gagner des vies sup'. Cette version DS nous propose aussi des mini-jeux, qui une fois passés dans l'aventure, peuvent être rejouer dans un mode spécial. Autre qualité de cette opus double-écran : dans la plupart des levels on peut basculer l'affichage d'un écran à l'autre. L'avantage c'est d'avoir le confort visuel qu'on souhaite mais aussi de voir se qui se trame à l'écran du dessus ou du dessous. Enfin, Yoshi pond des œufs ! Lorsqu'il avale un objet ou un ennemi, vous avez 2 choix : soit vous le recrachez sur un autre ennemi (un peu comme le ferait Kirby), soit vous pouvez en faire un œuf. Vous pouvez accumuler jusqu'à 6 œufs, qu'il sera ensuite possible de les lancer afin d'abattre les vilains sur votre route ou d'atteindre des items hors de portée. Ingénieux et particulièrement bien mis en œuvre, le concept est génial ! Dernier point : ai-je besoin de vous dire que la jouabilité est exemplaire ?


L'image

Tout bonnement magnifique,
Les graphismes n'ont rien perdu de leur charme et de leur beauté
j'ai rarement vu un jeu de plate-formes aussi beau ! C'est une explosion de couleurs qui s'offrent aux joueurs, au milieu d'un game-plan inventif et d'un game-design, certes loin des Mario traditionnels, mais ô combien superbe. Usant d'un effet crayonné plus d'un cel-shading novateur pour l'époque, le rendu graphique est somptueux. Il y a même des sprites en 3D ! Et ce n'est pas tout. Comme je le disais en intro, si SuperFX II il n'y a plus, les effets sont restés fidèles au poste. Résultat, des effets mode7 de partout (rotation, distorsion, mosaïque, transparence) et des sprites vraiment énormes. Les boss, par exemple, prennent tout l'écran et usent des plus beaux atours du mode7 (notamment morphing et déformations en temps réel). La réalisation est tout bonnement impressionnante et les petits bugs de la version GBA ne sont plus qu'un souvenir. Un vrai délice pour les yeux.


Le son

Presque aussi
La bande-son est vraiment superbe
mémorables que celles de Mario World, les musiques de ce jeu ont étés très bien pensées et restent en tête pendant des jours et des jours. Les mélodies sont mignonnes tout plein, confortant l'ambiance bon-enfant du titre. D'ailleurs, on retrouve parfois des airs de Super Mario 64. Idem pour les bruitages, rigolos au possible. Et on peut en dire autant des voix : notre petit Yoshi s'exclame dans son jargon, pousse de petits cris de bisounours qui feront fondre le cœur des plus gros costauds. Reste la voix des mioches, qui se mettent à littéralement hurler lorsque vous vous faites toucher. Stridente et vraiment pénible, ce sera là, le seul défaut de ce chapitre.


Note générale

Vraie-fausse nouveauté, Yoshi's Island sur DS est une réussite, mais si ça fait 2 fois déjà qu'il sent le réchauffer. Nintendo et sa sale politique de l'argent facile vous me direz... Reste que cette version s'enrichie avec l'arrivée de Peach, Donkey et Wario, ce qui varie un gameplay déjà revu et très bien pensé. L'aventure est longue, hyper jouable, graphiquement hors norme, le son est plaisant... le jeu est donc des plus complet. Yoshi's Island fut un très grand succès sur Super Nintendo (plus de 4 millions de pièces vendues !) et ne démérite pas sa place sur DS. Plus qu'une simple conversion (une conversion de première qualité), Artoon nous a concocté du neuf pour les niveaux et les boss, le double-écran est bien utilisé et les mini-jeux sont rigolos. Même si je lui préfère toujours le Super Mario World classique pour son fun accessible, cette pseudo-suite est pur moment de tendresse plate-formesque.


Test réalisé par iiYama

février 2009