Ragnarok Online DS (NDS)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : décembre 2008 (Japon) - février 2010 (USA)
Développeur : GungHo Online Entertainment (Gravity)
Editeur : Xseed Games
Genre : RPG

Support : cartouche
Version testée : Américaine
Voix dans le jeu : non
Textes à l'écran : US

Difficulté :
Multi-joueurs : oui
Titre alternatif : Ragnarok DS


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Ragnarok Online DS








Ragnarok Online (que je nomme souvent RO, ou alors je le nomme le jeu online) est un MMORPG (jeu de rôle massivement multi-joueurs pour ceux qui débarquent) développé par Gravity Corp, un studio Coréen. Sorti uniquement sur PC en 2002, il aura mis plus de 5 ans pour voir le jour en Europe. En somme, les Coréens sont comme les Japonais, ils pensent à leur gueule et le reste du monde passe après. En 2002, il avait une certaine patte graphique, une particularité visuelle puisque la vue était en caméra plongeante (façon Zelda III), avec un décor en 3D mais des sprites (toujours de face) en 2D. En 2002 ça n'a choqué personne mais lorsqu'il est sorti chez nous, 5 ans plus tard, on a tous trouvé ça moche. Ceci dit Ragnarok est jeu comme il y en a peu. Pour mieux cerner le phénomène, le plus simple est encore de lire le test le concernant, mais on peut tenter de le résumer ainsi : une capacité à réunir des joueurs de tout horizons sur un jeu exempt de prises de tête et un visuel agréable dont on ne se lasse pas. Gravity a tenté de développé sa licence, maintenant vielle, avec par exemple avec un Ragnarok Online 2 plutôt raté, un animé (assez réussis selon moi, surtout en terme de portage d'ambiance), un Battle RO (jeu de baston offline porté sur le fun et le survoltage) directement adopté par la communauté ciblée, etc. Puis ils se sont lancés dans un projet peu attendu : un jeu offline. Ragnarok Online DS c'est donc un défi assez osé : porter un MMORPG en format RPG. On est en droit d'avoir des doutes, car il faut bien avouer qu'on a du mal à l'imaginer (surtout quand on connait la bête). La distribution se fera d'ailleurs discrète, puisque le jeu ne sera jamais édité en Europe (tout du moins, à l'heure du test il n'est même pas annoncé comme tel). Mais bon, le fan que je suis de RO ne pouvait passer cette occasion mais si pour ça, j'ai dû jouer à la version Américaine.


Développement scénaristique

La base de l'aventure
L'histoire est sérieusement légère et a trop tendance à se faire oublier
tourne autour d'Ales, un petit novice au passé triste qui va rencontrer Sierra, une shamane au passé trouble. Les 2 comparses vont alors vivre leur vie d'aventurier et rencontrer d'autres personnages au fils de celle-ci pour finir par monter leur propre guilde. Tout cela se passe sur une toile de fond simplissime, puisque Sierra est en fait recherchée par des gens étranges. On alterne donc des passages "tranche de vie" avec des quêtes/chasses d'aventurier (ou des passages d'histoire personnelle avec certains personnages), et les passages où l'histoire principale (celle qui a un réel intérêt) avance. Le moins que l'on puisse dire, c'est que celle-ci se fait largement désirer et on a parfois l'impression de l'oublier. Mais n'était ce pas le risque à courir ? Porter un MMORPG sans conserver l'aspect quête aurait été surement plus mal venu encore... Au final, c'est une histoire vraiment très classique qui s'offre à nous, du vu et revu, et des personnages vraiment très creux. Même si certains dialogues s'avère sympathiques, d'autres sont par contre particulièrement assommants.


Jouabilité & Gameplay

Le jeu prend
Ragnarok passe d'un MMORPG à un RPG offline
toute sa mesure dans la transformation qu'il opère sur le système de jeu de RO, chose qui était à prévoir puisqu'on ne passe pas d'un MMORPG à un RPG sans un minimum d'adaptation. Notre petit novice va donc gagner en niveau et aura accès à 6 jobs différents : Swordman, Mage, Archer, Thief, Merchant et Taekwon kid/girl. Tandis que sur l'online ces jobs peuvent ensuite donner naissance à 2 autres (comme swordman deviens knight ou crusader), ici seule une partie est disponible (les jobs 2-1). Reste que ça donne quand même du choix. Le jeu se permet même d'ajouter 2 jobs inédits (dark knight et shaman), mais on regrettera que ces derniers ne soient accessibles qu'après avoir fini le jeu une première fois ou que ces jobs-là soient un peu classique dans leur forme (c'est essentiellement des mélanges de genre, plus ou moins réussis). Le joueur a même la possibilité de revenir sur son choix et de changer de job en perdant le bénéfice de la moitié de ses niveaux acquis, voir de les sacrifier pour revenir à 1 mais avec un bonus de caractéristique permanent. De quoi rallonger la durée de vie pour ceux qui n'ont rien contre le fait de passer des heures à gagner de l'expérience. Les jobs sont retranscrits tel quel du online : le joueur monte de niveau en réalisant des jobs afin de gagner des points qu'il dépense alors pour acheter des capacités. Celles-ci dépendent donc du jobs et sont fidèles au jeu d'origine quand à leur contenu et leurs effets (avec la différence notable que le niveau max de ces derniers est souvent de 7 et que les jobs levels n'ont pas les mêmes "limites"). Leur utilisation, comme tout le reste du soft d'ailleurs, requiert une petite manipulation du stylet (et des SP) après une sélection rapide dans une barre de raccourcis. L'utilisation de l'écran tactile n'a rien de pertinent, elle est surtout pénalisante selon ce qui est demandé à réaliser, comme un sort (et du coups un hunter ne risque pas de flooder -fait de lancer à répétition- un Double Straffing vu que là, il doit le charger avant). Pour le reste, le personnage dispose de 6 caractéristiques à doper au fur et à mesure de ses montées en niveau. Comme le cout pour monter un point est de plus en plus cher au fil de sa progression, on en vient rapidement à choisir de n'en mettre que dans une seule, fidèlement au jeu offline.


Le joueur
Les menus sont peu pratiques, l'interface n'étant pas optimisée
ne gère cependant pas qu'Ales, mais aussi tout un tas de PNJs imposés ou à recruter. Ces derniers agissent d'eux-mêmes et on peut leur fixer quelques ordres très simplistes. Mais l'IA est bien évidemment horrible, puisque la mage s'amusera à lancer des sorts de feu sur un monstre de feu alors qu'elle en a un de glace... Et ce constat va plus loin, puisque les PNJs vont eux même placer leurs points de skill et de stats de façon complètement illogique (j'ai eu une hunter niveau 50 avec 20 de DEX de base et 50 d'INT... à ce stade, j'ai envie de pleurer de rire). Du coup, on finit par choisir ses alliés en fonction de critères peu communs puisqu'on va peser le pour et le contre de leurs IA en cohésion a leurs skills : le but sera d'être sûr qu'il utilisera bien ceux qu'on veut qu'il utilise et pas d'autres, ou encore d'éviter ceux qu'on sait qu'ils ne lanceront pas. Un peu tiré par les cheveux quoi ! Mais heureusement, le jeu se termine bien même avec cela, puisqu'Ales se suffit à lui même et qu'au moins les PNJs n'hésitent jamais à le soigner (Sierra et son job de shamane peuvent même lui redonner ses SP à l'infinie, ce qui est ridicule mais rend le jeu très très accessible au final). Les combats se résument malgré tout, à du "lâcher de skill" en masse et très peu de tactique, forcément. L'interface est quand à elle peu accessible, tout en étant très peu intuitive. Certaines possibilités manquent et certaines infos sont presque cachées. Pour celui qui a l'habitude ça va, la compréhension est à portée de main, pour les autres ça peut être réellement problématique. Enfin, le petit plus, c'est qu'il y a un système de jeu en multi où jusqu'à 4 joueurs pourront entrer dans une tour hyper répétitive et gravir les étages en coopérant pour remplir de petites missions simplissimes mais nécessaires à la progression. Le gain est important (du stuff de très/trop bonne qualité) mais le tout est vraiment dénué de profondeur. Le seul challenge réside en la présence du dernier boss, au 50e étage, qui est assez coriace. Pour autant, un joueur seul pourra quand même monter jusqu'au 40e étage en solo... (les 10 derniers lui étant inaccessibles).


L'image

Visuellement,
Même si on peut trouver ça moyen, difficile d'être déçu puisque c'est exactement comme sur PC
rien à dire, ça ressemble totalement au jeu d'origine. La 3D (pour les décors) est la même, les sprites (toujours en 2D) également... tout est repris, ce qui assure une immersion dans l'univers RO mais n'innove en rien, conservant jusqu'au vide de certaines maps. Difficile d'être déçu pour celui qui connait, mais loin d'être impressionnant pour celui qui découvre la licence. Il n'y a pas de possibilité de diriger la caméra, mais dans l'ensemble les déplacements sont agréables et fluides. L'animation utilisant les sprites du jeu, c'est de nos jours moyen, avec exactement le même constat : celui qui connait ne peut pas être déçu outre mesure, surtout que certains PNJs statiques (sans animation) sur le jeu online, ont ici quelques animations inédites (notamment quand ils se déplacent). Bref la Nintendo DS ne souffre pas, on dira même qu'elle se repose, l'affichage du tout étant bien dessous de ses capacités.


Le son

Reprenant les thèmes musicaux du jeu online, en les retouchant légèrement, l'ambiance est assurément très similaire au Ragnarok PC. De fait, et puisque la qualité des musiques d'origines sont vraiment pas mal du tout, ça rend assez bien et les musiques sont assez variées et de bonne qualité. Pour les bruitages aucun effort particulier n'a été fait par contre et comme pour le jeu d'origine, il n'y a aucune voix.


Note générale

Au final, Ragnarok Online sur Nintendo DS est un petit jeu. Si ça n'est pas étonnant, on peut quand même se réjouir que ça ne soit pas aussi mauvais que ce qu'on peut l'imaginer de prime abord ! Malgrè quelques modifications apportées à l'univers d'origine, ce que certains auront du mal à apprécier (comme un double straff à charger pour le lancer, des stats d'alliés non gérables...), le jeu reste très fidèle à l'offline, ce qui est appréciable pour les connaisseurs, mais qui a forcément un moindre intérêt pour les autres. Voilà pourquoi Ragnarok DS prend 13/20 si vous connaissez et appréciez déjà RO sur PC. Si ce n'est pas le cas (que vous ne connaissez pas RO ou que vous le trouvez déjà bof), vous pouvez retrancher 2 points de plus (11/20). Pour autant l'expérience n'est pas désagréable et le charme RO agit malgré tout. RO DS vaut donc son petit détour pour ceux qui connaissent mais il y a clairement mieux (surtout sur DS) pour les autres.


Test réalisé par Aquel

juin 2010