Golden Sun : Obscure Aurore (NDS)

 





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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : décembre 2010
Développeur : Camelot Software Planning
Editeur : Nintendo
Genre : RPG

Support : cartouche
Version testée : Française
Doublage : -
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : Golden Sun 3
Titres alternatifs : Golden Sun DS / Golden Sun : Dark Dawn (US) / Ogon no Taiyo : Shikkokunaru Yoake (JAP)
Prix au lancement : 40€
Score des ventes : 720.000


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Golden Sun

Obscure Aurore


Golden Sun,
Le scénario est sympa mais ne casse pas des briques. De plus, la longueur (parfois extrême) des dialogues, n'arrange pas les choses
rêve ou mirage ? Derrière cette phrase d'accroche, qui n'a pas de sens, se cache une réelle question : que représente ce nouvel opus dans la longue série que représente sa saga ? Car Golden Sun c'est avant tout un gros hit de l'époque GBA. Dans le monde qu'on connaissait (celui des précédents épisodes), des années ont passées. Nous retrouvons rapidement les héros des précédents opus et leurs descendances, que l'on incarne. Le départ se fait longuet et plat, avec une intrigue qui a du mal à se mettre en place et à convaincre. La faute à une ambiance déambulatoire et à des objectifs peu intéressants, en plus d'une mise en scène minimaliste (et des dialogues aussi rédhibitoires que possible, car vraiment trop longs et parfois même tournent en rond). Notre héros étant aphone, il se placera donc en spectateur, bien que l'on ait la possibilité non-négligeable de réagir aux discussions au travers d'émoticônes. Une phrase aurait pu faire l'affaire, mais pourquoi pas… Le moins que l'on puisse dire, c'est que la narration est mollassonne, une vraie lourdeur nous envahie quand celle-ci débute, ce qui est particulièrement désagréable. Au-delà de ça, il faut admettre que l'univers de Golden Sun est agréable : travaillé et riche, il donnera du grain à moudre à ceux qui aiment le souci du détail dans l'histoire. Reste que par moment, c'est cette richesse qui alourdie grandement les dialogues. L'histoire parlons-en : elle est sans grande surprise. Elle se contente de quelques clichés et de quelques petits rebondissements, mais ne casse pas des briques. En soi, c'est satisfaisant si on n'est pas un gros demandeur, mais on peut être déçu si on s'attend à plus. A la manière des autres opus de la série, Golden Sun DS est basé sur la gestion de Djinn. Ces entités élémentaires sont associées à 4 éléments (feu, eau, terre et vent) et donnent ainsi accès aux protagonistes à des magies en fonction du-dit Djinn. Cela va évidemment bien plus loin, puisqu'en fonction du Djinn équipé, un personnage verra ses caractéristiques changer (en bien et en mal).


Bien que les
Les Djinn font le sel du gameplay...
personnages aient des affinités avec tel ou tel élément, il est possible de construire un minimum de personnalisation, et la magie opère. Le système de Djinn est un peu plus poussé : en les utilisant, il est possible d'effectuer des attaques spéciales, ce qui produit un effet d'une certaine efficacité (supérieure aux magies basiques) et les mets en "suspend". Avec suffisamment de Djinn en suspend, il est possible d'invoquer des créatures plus imposantes le temps d'une scénette et pour de gros résultats. Ce système est original, bien que je lui ai toujours trouvé un certain manque de punch dû à ce système de "suspension" (cela fait baisser les stats du perso le temps de la suspension, et lui retire le bénéfice des skills, ce qui est stratégique mais gênant). Bref, c'est plutôt une affaire de gout, mais l'originalité est toujours là et sert bien son but. Les Djinns c'est un peu comme des Pokémons : on les cherche et on doit les capturer pour les posséder. Certains ne demandent qu'à être retrouvé, d'autres à être vaincu. C'est ainsi que les différents lieux/décors servent généralement de zone d'exploration pour joindre un point A à un point B mais aussi de mini puzzle-game afin d'atteindre un Djinn bien caché. C'est pas mal, ça permet différentes phases de jeu (on explore, on cherche les Djinns, etc). Les combats sont plutôt une bonne surprise. Au delà du système de Djinn un peu bizarre, ces derniers se déroulent de manière assez classique : au tour par tour, les personnages agissent en sélectionnant des actions depuis un menu efficace. Là il est possible d'effectuer les actions précédemment cités via les Djinns, mais aussi de déclencher quelques bottes secrètes associées aux armes que l'on porte. Parmi les bonnes idées, il y a la possibilité d'accélérer les choses en laissant la touche enfoncée : on perd ainsi moins de temps à contempler des animations que l'on connait déjà (dommage que l'on puisse faire la même chose avec les dialogues).


Durant les phases
La DS nous dévoile de très jolis graphismes et une bonne bande-son
d'exploration il est généralement nécessaire de faire appel aux Djinns pour des effets logistiques basés sur leurs pouvoirs : faire pousser une liane et monter dessus, pousser un gros bloc pour en faire une plate-forme, brûler un obstacle... autant d'actions que l'on peut réaliser par magie, et qui permet une interaction ludique avec les décors. Si cela avait pu se faire avec un rythme plus soutenu, cela aurait sans doute était plus agréable, mais bon. Pour un jeu de ce support (la Nintendo DS n'étant pas un foudre de guerre), il n'y a pas grand chose à reprocher à son aspect global. Servis de couleurs assez agréables et vives, la 3D est de bonne qualité et les personnages arborent une apparence très honnête (petit SD pour la phase d'exploration et grande taille pour les phases de combat). Les différentes magies, monstres et décors sont réellement bien foutus, et ce même si aucun génie de viendra rendre le tout excellent comme cela aurait pu l'être. En somme, le design reste dans la norme, c'est à dire efficace mais sans originalité ni transcendance : cette jolie 3D aurait pu rendre le soft vraiment sublime si la direction artistique avait suivis. J'ai l'air de pester mais ce n'est pas le cas : le jeu reste visuellement accrocheur. Les musiques sont par contre "assez bateau" dans leur genre, elles remplissent leur rôle avec justesse mais ne marqueront pas les esprits. C'est un peu le constat général des RPGs récents (pas tous, mais une majorité), qui se contentent d'orchestrations similaires pour les aRPG et de la musiquette de supermarché pour les jRPG (heureusement on échappe ici à de la jPop de bas-étage de certains jRPG à niche). Je fais une petite mention pour la musique des combats, ou plutôt "les musiques" puisqu'elles ont le bon gout d'être plusieurs, et sont globalement de très bonne facture. Quand les développeurs comprendrons que l'un des points les plus importants dans un RPG c'est de dynamiser les combats (phase la plus jouée, soit dit en passant) avec une bonne bande sonore, on aura moins à craindre de s'endormir sur son pad (ou son écran DS) !



Globalement, Note
Golden Sun : Obscure Aurore est un bon jeu. On ne peut pas nier l'intérêt certain que peut susciter le système de Djinn, ou bien encore les qualités (certes sans extrêmes) visuelles et sonores que le soft propose. Mais dans tout ça, on s'ennuie quand même un peu, la faute à un scénario mou du genou et qui ne nous fait pas vraiment les yeux doux… sans parler de ces dialogues interminables et qui finissent par vraiment nous lasser. Il y a donc de bonnes idées dans ce 3e opus de Golden Sun, mais globalement le rythme tend à rendre les choses mollasses, et c'est bien dommage.



Les -

  • Dialogues beaucoup troooop loooongs !
  • Rythme mollasson
  • Les +

  • Bon équilibre entre combats et énigmes
  • Les Djinn... la vraie bonne aidée du jeu
  • Bonne réalisation
  • Bonnes musiques

  • Test réalisé par Aquel

    aout 2014