Dragon Quest IX : Les Sentinelles du Firmament (NDS)

 






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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juillet 2010
Développeur : Level-5
Editeur : Square Enix
Genre : RPG

Support : cartouche
Version testée : Française
Doublage : -
Textes à l'écran : FR
Difficulté :
Multi-joueurs : jusqu'à 4 joueurs

Abréviations : DQIX - DQ9
Titres alternatifs : Dragon Quest IX : Sentinels of the Starry Skies (US) - Dragon Quest IX: Hoshizora no Mamoribito (JAP) - Doragon Kuesuto Nain Hoshizora no Mamoribito (JAP)
Prix au lancement : 40€
Score des ventes : 5.7 Millions





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Dragon Quest IX

Les Sentinelles du Firmament



On ne va pas
La création de personnage est sympathique
revenir sur la longue série des Dragon Quest, il y aurait trop de travail et je ne suis pas sûr que ce serait intéressant à lire. Mais ce qu'on peut dire (en résumé) c'est que Dragon Quest est né sur NES en mai 1986 (connu sous le nom de Dragon Warrior aux États-Unis), développé par Chunsoft pour la société japonaise Enix (et oui, la fusion entre Square et Enix n'aura lieu qu'en avril 2003). A l'image du titre-phare de son concurrent direct, j'ai nommé Final Fantasy, Dragon Quest aura eu un énorme succès et il deviendra le fer-de-lance de la marque. Il faut aussi dire qu'en plein boum des mangas Dragon Ball et Dragon Ball Z, le designer Akira Toriyama et son "coup de crayon" unique, auront beaucoup apporté aux personnages et à la série. Si bien sûr les 2 géants du RPG japonais ont fusionnés, il est logique que désormais, les 2 licences appartiennent à cette même "entité". Jusqu'au 6e épisode, la série était plus ou moins liée aux consoles Nintendo, et ce n'est que l'arrivée de la PlayStation qui bouleversa (un peu) cette quasi exclusivité. Cependant, les Dragon Quest sortent encore majoritairement sur les consoles de Big N et vu l'immense succès (surtout au Japon) de la Nintendo DS, il est naturel que le 9e épisode d'une très longue série, voit le jour sur cette machine aux capacités restreintes mais au double-écran/tactile si pratique pour le genre. Le soft s'ouvre sur la création de notre avatar. Particularité, même pour la série, on va pouvoir entièrement customiser celui-ci au travers de choix essentiellement physiques. Sans être faramineux, la quantité de possibilités reste descente et suffit à remplir son office. On est ensuite catapulté sur ce qui va servir de longue intro : attention, dès lors le ton est donné, ce sera mielleux et ça colle ! La trame scénaristique de Dragon Quest IX s'écrit sur un post-it format éco : des Célestelliens, dont notre héros fait partie, surveillent le monde d'en dessous. Ces "gardiens" ont pour mission de veiller sur un hameau ou une ville, et ils sont ainsi vénérés comme tels. Les actes de bravoure que produisent les Célestelliens sont des bienveillances, et il semble de bon augure d'en produire. Ainsi notre avatar débute son aventure en réalisant des broutilles pour les habitants de Chérubelle, une ville perdue. Inutile de tourner autour du pot, la mise en scène est rudimentaire mais fonctionnelle. Dans ce minimum syndical requis on se dote en prime d'une légèreté impressionnante au niveau des dialogues (qui du coup, ne sont jamais vraiment épiques ou transcendants).


Dommage,
Le scénario est niais et bien trop pris à la légère
car très honnêtement certaines situations (et même certaines révélations) auraient pu être appréciables, si elles étaient prise un peu plus au sérieux. La série est coutumière d'un univers assez léger, très enthousiaste, mais là... on atteint un stade dans la mièvrerie qui laisse pantois. O__o De fil en aiguille l'aventure qui se dessine sous nos yeux ne surprendra jamais vraiment, ses tenants et aboutissants apparaissant aussi vite que les protagonistes s'enchainent. Par ailleurs, puisque notre avatar est le fruit de nos choix, il n'est pas étonnant d'être au contrôle d'un "Link en puissance" (muet donc) n'ayant même pas le choix de ses réponses : on nous propose parfois de refuser ou non un choix, mais ça revient à se voir reposer la question immédiatement après avec un "tu sais que tu ne peux pas refuser" vraiment frustrant ! Alors qu'est-ce qui nous reste ? Bah... pas grand-chose de ce coté-là. On subit une aventure malgré nous, sans extravagance, ni surprise. Puisque nos alliés sont eux aussi des personnages "no name", il n'y aura pas de profondeur de leur passif ou dans leur personnalité. On apprécie ce choix dans la direction du groupe d'aventuriers, ce n'est donc pas un reproche, mais force est de constater que ce néant niveau personnage ne comble pas le reste du gouffre coté scénario. Du côté de la prise en main, Dragon Quest IX est d'une accessibilité sans surprise : depuis le temps, la formule a trouvé sa place. C'est donc agréable et fonctionnel, rien à dire. Le tactile ne sert pas à grand-chose car il n'est pas bien pratique à l'usage, de ce fait on se contentera des commandes classiques le plus clair du temps. Fort d'un système de jeu apprécié de ses fans et, il faut l'admettre, aussi très efficace, ce 9e opus innove peu mais a su garder le contenu de ses ainés avec justesse. On dispose donc d'un avatar et de 3 compagnons (à créer ou à importer d'un ami par exemple) dont les choix à opérer sont libres. Ils embrassent donc une classe parmi les 6 de bases (puis 6 à débloquer plus tard, dont certaines arrivent vraiment trop tard d'ailleurs), et on peut tranquillement progresser sans se prendre la tête ou en cherchant (une fois possible) à cumuler les classes afin de débloquer des bonus et capacités mixtes (c'est à dire qui se partagent d'une classe à une autre, permettant donc de s'amuser à jouer les "gros bills").


Le système
C'est bien l'aspect exploration et perfectionnement qui vous poussera à jouer tant d'heures !
est très bien géré et équilibré, ce qui rend le tout agréable à jouer, et on y passe volontiers du temps. Les combats sont dans la trempe du genre, au tour par tour, avec une vue intérieure durant le choix des actions et extérieure (avec quelques mouvements de caméra autour de la scène du combat) durant la réalisation de celles-ci. C'est indémodable quand c'est proposé avec tact, et c'est le cas ici. Bon, dans cette idylle presque parfait, on retrouve tout de même quelques erreurs de jugement, mais ils sont essentiellement lié au patrimoine de la licence et il est difficile de lui en vouloir tant le produit final est suffisant et complet. L'exploration des zones est plutôt agréable, on peut éviter les affrontements en contournant les monstres qui apparaissent, on peut revenir sur des lieux connus pour redécouvrir le contenu de certains coffres, on peut réaliser des quêtes plus ou moins inspirées dans leurs objectifs (mais pas dans le scénario, inutile d'en demander de trop de ce coté-là), etc. Bref, le jeu se pare donc d'un contenu principal assez consistant et fluide. Il est à noter qu'en fin de partie, le jeu propose de continuer l'aventure, avec des petites choses à faire : débloquer un mode de transport pour découvrir des lieux inaccessibles durant la quête principale, trouver et piller les "antres" (des donjons aléatoires), le tout avec un système de progression qui peut faire penser à Disgaea et consorts, avec la possibilité de faire renaitre son personnage une fois niveau 99 pour des bonus de stats, en plus de pouvoir cumuler 99 niveaux dans toutes les classes pour une acquisition totale des bonus/capacités disponibles. Il est juste regrettable que ce stade avancé, nécessaire pour les derniers défis du jeu, ne soit disponible qu'au travers de séance d'XP intensive à base de "slime métallique" massive (donc carrément répétitif). Le fait est qu'en marge de tout cela, le jeu propose également un imposant contenu multi-joueurs. En fait, un autre joueur peut littéralement intégrer votre monde à vous, pour s'y balader ou vous y aider. Cela laisse forcément de bonnes possibilités d'échanges ou d'entre-aide. Je ne sais pas si j'ai joué au même jeu que d'autres, mais je ne saurais partager l'enthousiasme que formulent certains vis-à-vis de l'OST du titre. Des aveux même de l'auteur, qui dit avoir été poussé à finir plus vite, très peu de musiques se dégagent du lot, et surtout pas la musique des combats ou, pire encore, la musique des boss. Cette dernière est l'une des plus mauvaises et des moins entrainantes que j'ai eu l'occasion d'entendre sur un RPG !


Sans parler
Les musiques sont (pour la plupart) ratées, les bruitages sont cheap et les graphismes sont loin d'être exceptionnels...
du dernier donjon et de sa musique d'ascenseur des années 80. Bref, une ambiance sonore qui n'est surement pas à la hauteur de la renommée de son auteur, Koichi Sugiyama, connu pour avoir participé à un grand nombre de jeux et notamment de Dragon Quest. Soit il ne verse vraiment pas dans un style que j'apprécie (et je suis pourtant bon public), soit il s'est raté pour ce 9e épisode. Niveau bruitages, ce n'est guère mieux. Les "trilili" que feront tous vos persos avant d'attaquer, des "trululu" pour les monstres, des sons taillés à la hache de guerre et dont l'arrière-gout rétro a de quoi faire rire, tant celui-ci est poussif. Je veux bien que l'on peut chercher à ne pas frustrer ses fans, mais de là à ne produire aucun effort sur la progression d'une formule qui fonctionne bien, ça devient juste ringard ! Sauvé par des thèmes passe-partout et tout juste suffisants, on coupera sans problème le son de sa console pour se concentrer sur les combats ou l'exploration. Ce fut mon cas et en tant que grand amateur d'RPG, ce fut une belle frustration… Au niveau de la réalisation graphique, là encore, j'ai du mal à être d'accord avec l'opinion globale, qui tente de nous faire croire que le jeu est trèèèès joli. Il faut lui concéder que le jeu de couleurs est globalement agréable (c'est très coloré) et que, ma foi, le titre ne souffre pas de défaut majeur d'affichage. Ses vidéos, rares, ne sont pas des foudres de guerre techniquement-parlant mais elles remplissent leur office avec suffisance. Mais, on est quand même en présence d'une 3D qui n'a rien d'extraordinaire, et ce, même pour une Nintendo DS. C'est basique, et même si on peut clairement apprécier le fait que le moindre équipement apparait sur notre personnage, on ne peut pas clamer au génie visuel. On a le droit, par ailleurs, à des personnages "importants" en 3D et des personnages "de passages" (des figurants) en 2D. Une 2D dégueulasse, qui jure complétement quand les 2 styles qui sont présents à l'écran ! Alors certes le rendu reste agréable dans sa texture, dû à des couleurs bien choisies et l'esquive adroite de bémols gênants (on retrouve naturellement le chara-design de Toriyama-San), mais au-delà de ça, ce n'est rien qu'un jeu DS standard, tout juste digne de la première PlayStation...



En bref, Note
Dragon Quest IX c'est l'assurance d'un système de jeu à la fois simple et maitrisé, pouvant apporter des heures et des heures de jeu à celui ou celle, qui en a l'envie et le temps (le jeu est assez chronophage dans son genre). Mais, dans la forme tout cela est servis par une simplicité poussé à la limité du banal, et en cela on peut clairement rester sur sa faim. Scénario un peu gnan-gnan, graphismes colorés mais loin des attentes et bande-son décevante sont les principaux griefs de cette 9e itération d'une longue saga culte. En étant mauvaise langue, j'irai même dire que la série baisse, au moins autant que les derniers Final Fantasy… Malgré tout, Dragon Quest IX reste un RPG agréable à parcourir, notamment pour son aspect exploration et perfectionnement, qui sont ses véritables points forts. Maintenant de là à lui coller les meilleures notes, sous le simple prétexte que c'est un Dragon Quest… non ! Un peu d'objectivité diantre !



Les -

  • Scénario gnan-gnan, désuet et qui colle à la peau : beurk !
  • Partie sonore très en dessous des attentes
  • Graphismes loin d'être au top niveau
  • Les +

  • Création de son/ses personnages
  • Chronophage... c'est bon ça !
  • Les quêtes à télécharger
  • Un excellent mode multi
  • Un bon game-design


  • Test réalisé par Aquel

    octobre 2013