Dementium II (NDS)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : juin 2010
Développeur : Renegade Kid
Editeur : Southpeak Interactive
Genre : FPS horror

Support : cartouche de 64Mo
Version testée : Française
Voix dans le jeu : FR
Textes à l'écran : FR
Difficulté :
Moteur graphique : Renegade Engine
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Dementium : The Ward 2
Prix au lancement : 40€


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Dementium II








Je me souviens
Dementium II se pare d'une mise en scène bien sympa
encore de Dementium comme d'un FPS-horror qui m'a presque autant séduit que déçu. Bardé d'une ribambelle de défauts, on retiendra surtout une aventure courte, extrêmement redondante, des problèmes de gameplay (entre autre on ne pouvait pas porter la lampe avec une arme) et un scénario mal fichu, très mal mis en scène. Renegade Kids revient donc sur les devants avec cette fois, un jeu bien plus mûr. En effet, ayant porté une oreille attentive aux critiques du premier opus, les développeurs ont fait en sorte de nous sortir la suite ultime. On s'en souvient (attention spoil !), dans le premier opus notre personnage (dont on ne savait pas le nom) était pris de gros délires psychotiques et finalement, tout ce qui lui ait arrivé, n'était que le fruit de son imagination. 5 semaines après son opération cérébrale, William Redmoor (on sait enfin son nom !) se réveille à Bright Dawn, un centre pour déséquilibrés à tendances criminelles. Mais le calme ne va pas durer bien longtemps puisque les cauchemars recommencent très vite, notamment avec la femme de William, qui le supplie de la retrouver. Au passage on croisera le chirurgien du coin, sorte de docteur maboule en puissance qui fait apparemment des expériences sur ses patients. Autant dire que l'intrigue du début donne vraiment envie de s'y remettre. Il faut dire que déjà la boite du jeu, un peu malsaine et dérangeante il faut l'avouer, donne le ton. Cette fois, ô grand bonheur, le scénario sera un peu plus étoffé. A base de cut-scènes et de nombreux textes, on peut même dire qu'on est en présence de ce qu'on attendait de la licence : des éclaircissements ! Et vous allez le voir, cette suite fait tout pour être au top. Tout d'abord au niveau du design : c'est vraiment chiadé pour une si petite console. On oscille toujours entre un graphisme de PSOne et de PS2, mais il est clair que techniquement, la Nintendo DS pourra difficilement nous donner plus. Les textures sont plus détaillées qu'autrefois, les monstres sont en plus grand nombre, le design général est excellent et cerise sur le gâteau, le jeu est plus vaste et plus varié. Certes le point central reste Bright Dawn (l'asile en fait) mais on visitera également le village voisin, les mines, le port, les "zones enfer"... bref de quoi varier les plaisirs et éviter les excessives redondances d'autrefois. Pareillement, le son a également été mieux étudié. On retrouve quelques anciens thèmes mais il y a aussi beaucoup de nouvelles musiques. La plage sonore est pour ainsi dire toujours présente, ce qui souligne de bien belle manière une atmosphère très sombre.


Si les bruitages
Techniquement, le moteur 3D fonctionne à merveille. La DS ne pourra pas nous en donner plus
semblent les mêmes, au contraire on se félicitera d'avoir enfin un doublage en français. C'est agréable et dans le petit casting des voix, on kiffera de reconnaitre le doubleur du professeur Layton (d'ailleurs ses annonces publiques rappellent tout de suite Half-Life). Précédemment j'évoquais les "zones enfer" parce que Dementium II soigne son ambiance. William sera souvent comme "aspiré", passant ainsi de son monde actuel, à une sorte de monde parallèle, plus noir et plus effrayant, exactement comme dans Silent Hill. L'effet est génial. Tien en parlant de la licence de Konami, il faut savoir que le jeu est un peu plus facile (3 niveaux de difficulté), sans doute parce que les ennemis sont moins vicieux et que les énigmes sont bien moins tordues. Mais c'est aussi dû au fait que chaque sauvegarde redonne toute la santé, des sauvegardes qui ne s'effectuent plus à chaque porte mais via des sortes de tableau rouge, exactement comme dans Silent Hill 3. Au niveau de la prise en mains, on retrouve l'exacte jouabilité d'autrefois, une jouabilité qui finalement va bien à ce genre de jeux sur DS. Et si on perd le bloc-notes (ce qui est regrettable, ça rendait bien service) à l'inverse beaucoup de changements ont été effectués, et ce dans le bon sens du terme. On commencera par le fait qu'on peut désormais sauter, se baisser, courir (même si le jeu impose toujours quelques incohérences, c'est déjà mieux qu'avant), une carte évolutive et sacrément pratique sur l'écran du bas (elle montre même qu'elles portes sont ouvertes/fermées et les points de sauvegardes) et enfin un inventaire entièrement revu. Bien plus rapide et commode, d'un simple glissé du stylet on peut se soigner et changer d'arme. On fait difficilement plus intuitif. Ensuite, si on a de nouveaux ennemis, on a aussi de nouvelles armes. Certaines sont classiques (fusil de chasse, flingue, mitrailleuse, couteau), d'autres sont déjà plus exotiques (artéfact, disqueuse, lance-clous). On retiendra également que le parcours, s'il reste toujours aussi scripté, impose qu'on revienne quelques fois sur nos pas puisque un objet en particulier peut ouvrir certaines portes : le maillet peut casser certaines barricades et le lance-flammes brûle certaines végétations qui nous empêchaient de passer. Enfin, si le jeu n'est pas très long, il s'enrichit d'un mode survival, qu'on débloque au fur et à mesure de notre avancée dans le mode scénario.



Il est donc clair Note
que Dementium II est exactement le jeu qu'on attendait. Plus beau, plus fun, plus cohérent, mieux scénarisé (ou plutôt devrais-je dire scénarisé tout court !), si le premier opus nous avait laissé comme un petit gout de déception, cette suite en corrige quasiment tous les défauts (comme pouvoir porter la lampe avec une arme à une main) et pose une ambiance sordide, particulièrement délicieuse. Ainsi, pour la 3e fois la Nintendo DS se pare d'un jeu adulte à vocation horrifique (il ne fait pas vraiment peur mais la crainte est bien là), et Renegade Kids nous offre une très belle aventure dont le seul véritable défaut finalement, c'est une durée de vie bien courte (environ 5 heures). Mais ils se sont largement rattrapés d'un premier chapitre en demi-teinte, en proposant l'un des meilleurs FPS de la console. Chapeau bas les gars.



Test réalisé par iiYama

juillet 2011 (mise à jour : mai 2014)