Ace Attorney : Apollo Justice (NDS)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mai 2008
Développeur : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : aventure - enquête

Support : cartouche
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titres alternatifs : Gyakuten Saiban 4 - Ace Attorney 4
Prix au lancement : 40€
Score des ventes : 860.000





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Ace Attorney

Apollo Justice


Alors que les fans Européen de la série Ace Attorney attendaient le 3ème volet, qui aurait logiquement dû succéder aux 2 précédents portages de la plus célèbre série d'avocats, c'est en fait un tout nouvel opus qu'ils découvriront avant. Sorti le 9 mai 2008 dans nos contrées, le volet Apollo Justice est donc, à l'inverse des précédents Phoenix Wright porté sur DS depuis leurs supports de baptême qu'est la GBA, un jeu frais, fait pour la console portable fétiche de Nintendo. Reprenant donc les ficèles de ses ainés, le titre apporte un souffle nouveau en affichant, avant toute chose, un nouveau protagoniste principal en la personne d'Appolo. Point de changement radical à cette image cependant, mais point d'embourbement non plus. Lumière.


Développement scénaristique

La grande nouveauté
Dans cet épisode on ne joue plus Wright mais Appollo
donc est la présence d'un tout nouveau personnage principal. Appolo est en effet très différent de Phoenix, tant par sa mentalité que son humour. Le précédent héros de la série, qui ne délaisse d'ailleurs pas pour autant le devant de la scène en restant ici très présent, disposait d'un charisme très accrocheur et de répliques qui faisaient facilement mouche. Notre nouveau protagoniste lui, se démarque par un humour en mon sens assez lourd (il est d'ailleurs plus jeune que son prédécesseur et cela se ressens) et une présence carrément moins prenante, jusqu'à ses objections un peu pâlottes. Mais qui dit nouveau contexte dit renouveau de la palette de personnages au complet et c'est bien ici la clé de l'intérêt. Le nouvel assistant est une jeune magicienne qui réserve bien des surprises, et ceux dès le début du jeu. Sa présence change de Mia qui devenait redondante (trop de bons gags neuneu tus les bons gags neuneu ?), même si le but de sa présence est sur le fond le même. Quant au nouveau procureur, celui ci semble un peu subir mais porte bien l'ensemble avec une esthétique réussie et une personnalité à laquelle on s'attache au fil des chapitres. En parlant de chapitres, c'est ici un total de 4 qui nous est proposé, un chiffre très respectable donc puisque seul le premier opus sur DS en comportait 5 (tous les autres n'en ont jamais eu que 4). Malgré tout c'est une bonne vingtaine d'heure sur lesquelles il faut compter pour mener à bien l'ensemble, notamment lors d'un dernier épisode tout à fait chiadé (sur lequel je vais revenir plus tard). Les histoires proposées par cet épisode commencent fort avec un premier procès (qui comme chaque fois fait office de tutorial) qui met la barre haute avec l'inculpation de Wright lui même dans une affaire d'homicide. Les 2 suivantes sont relativement intéressantes et poursuivent les débuts d'Apollo avec un panache assez similaire à ceux de Wright. Bien entendu c'est en concluant le 4e chapitre que l'on comprend que tout s'imbrique en un énorme polard délicieux. Tout à fait délicieux ? Et bien pas tout à fait car quelques coquilles d'œuf viennent gâcher un peu le gâteau. Si on prête attention, on décèle quelques ratés, certaines incohérences peuvent vraiment pénaliser les révélations finales. Du coup je ne regrette personnellement pas (pour une fois) d'être long à la détente. Mais point de détail sur le sujet sans spoil, donc qui vivra verra. Bref, des scénarios toujours aussi alambiqués et intéressants, mâtinés d'une batterie de nouvelles têtes au charisme certain. Voilà qui aide à accrocher.


Jouabilité & Gameplay

La première chose
On retrouve bien entendu le même type de gameplay qui alterne enquête et procès
qui marque lorsque l'on prend en main le jeu pour la première fois, c'est que toute l'interface et l'accessibilité des précédents volets à été repris en tout point. Ainsi donc la prise en main est à la fois simple pour les nouveaux venus et familière pour les anciens. Ajoutons à ceci l'habituel possibilité de jouer "GB like" ou "DS like" (sous entendu via les touches ou le stylet intégral) et l'on a peu de chance de ne pas s'y retrouver (et personnellement j'accroche bien à la prise en main old school). Coté jeu c'est bien entendu une totale reprise des anciens concepts qui est opéré. Mais pas seulement. Nous avons donc une fois de plus nos phases d'enquêtes succédant aux phases de procès durant lesquelles Apollo va, respectivement, chercher des preuves sur le terrain en parlant aux différents protagonistes et en passant les lieux au peigne fin puis en poussant les témoins à bout au tribunal. Rien de nouveau sous le soleil, tans mieux les vacances ça payent. Pour les nouveautés, il y a bien 2 points sensibles et chauds comme on l'aime. Le tout premier, et qui survient assez tôt, c'est la faculté d'Apollo à "voir" les tics nerveux des gens. Ce pouvoir remplace le Megatama de Wright (qui lui permettait de voir les mensonges pour les décortiquer) et apporte une nouvelle forme de challenge. En effet, lorsqu'Apollo sent qu'un trouble envahis le témoin, il est alors possible de passer le moindre de ses mouvements au crible via une interface aux intonations un peu mystiques (autant que le fut celle des verrous psychés finalement, bien que ces derniers survenaient lors des phases d'enquêtes, là c'est directement lors des procès). Il est alors nécessaire de mettre le doigt sur un geste ou un fait divulguant un trouble du témoin lors de l'énonciation d'une de ses phrases afin de faire surgir le mensonge dans toute sa splendeur. Précisons que le système de Megatama n'est pas non plus mis de coté et que le joueur aura à y faire face à moment précis de l'histoire (point d'infos sans spoil encore une fois, donc ...). L'autre point m'aura autant surpris et plus qu'il n'aura généré de quiproquo et d'incohérences dans l'histoire. Je serai bref pour ne pas trop en dévoiler. Tard dans le jeu donc, à la fin pour ainsi dire, le jeu se splitte en 2 époques. Il y a des lieux accessibles ou à débloquer et une enquête à mener dans les 2 pages d'histoire passé et présent. Ca surprend et sert agréablement le suspens et l'histoire, mais comme je le disais, révéler une erreur dans le passé avec une pièce à conviction obtenue dans le présent... c'est un peu tirer par les cheveux on en conviendra ! Mais puisque la série baigne déjà dans un monde mystico-juridique, pourquoi pas après tout. Dans la reprise des anciens éléments on retrouve un mélange un peu confus de ce que l'on avait eu précédemment. Exit la possibilité de présenter les profils comme pièce à conviction mais l'on conserve la possibilité de décortiquer un élément en D3 comme dans le dernier scénario du portage du 1. De même on retrouve des petites fonctions innées à la DS comme la nécessité de souffler sur de la lime de fer pour récupérer une emprunte, ect. Bref, ce qui avait plu dans le portage du 1 et son scénario bonus est ici développé sur les 4 chapitres.


L'image

Différence de
Graphiquement classique, la reprise d'anciens sprites est par contre minable de la part de Capcom
génération oblige, le jeu présente une nouvelle plastique graphique. Les personnages sont mieux animés, plus colorés, plus doux et les décors sont eux même plus fouillés. Bref c'est adapté à la DS. Point de changement bouleversant donc, mais c'est le genre qui veut ça : le jeu "roman photo" a du mal à se révolutionner à ce niveau-là (sauf peut être le jour à ça passera à la 3D, mais personnellement je ne préfère pas, j'en vois un peu trop de 3D et je suis nostalgique des vieux pixels). Point noir sur le tableau, il y a un certains passages ou de vieux personnages et lieux qui sont repris. Je n'en dis pas plus sur le contexte, mais ce que je peux dire en revanche, c'est bien que cette reprise est lamentable. Cet auto-plagiat est effectué sans aucune retouche ni même tentative d'adaptation et, du coup, fait totalement tâche. C'est franchement décevant, mais bon ça ne tue pas le soft pour autant. Notons que certains passages illustrent les propos via des mini scènes en 3D et les cinématiques (rares toutefois) en tirent également profit. Mais cela reste très succinct et vraiment basique.


Le son

La bande son d'Apollo Justice est franchement discrète et passe-partout pour ce qui est des "nouveautés". Oui, car quelques musiques sont reprises des anciens opus (parfois avec un léger lifting) et, pour ainsi dire, l'intégralité des bruitages le sont également. A chaque opus nous avons le droit à un nouveau thème de procès (pour les phases calmes, rapides, etc.) et c'est une fois de plus le cas. Comme pour l'épisode 2 il faut un moment d'adaptation car c'est un peu léger, mais on finit par s'y faire et par fredonner celle-ci lorsque le dénouement arrive. D'ailleurs ... l'objection molasse à l'intonation maladroite d'Apollo en français ne m'a pas franchement convaincu.


Note générale

Lorsqu'on apprécie la série des Ace Attorney on est toujours content de voir, et de prendre en main, un nouvel épisode. Le changement de thème principal affecte un peu au départ (comme à chaque fois), puis on retrouve cette fantastique sensation envahissante de logique et de machinations alambiqués qui caractérise ces titres. Et sur ça, Apollo Justice remplie largement son contrat. Nous aurions pu espérer un renouveau du genre avec le changement de support, mais en toute objectivité... je n'aurais moi-même pas de réelles idées qui iraient en ce sens. Donc je ne saurais critiquer plus que nécessaire. Apollo Justice est donc un bon épisode de la série, sans prétention ni défaut gênant.


Test réalisé par Aquel

février 2009