Zelda Ocarina of Time (N64)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : 1998
Développeur : Nintendo
Editeur : Nintendo
Genre : aventure

Support : cartouche de 256Mb (32Mo)
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR
Moteur graphique : Super Mario 64 Engine

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Abréviation : Zelda IV
Titre alternatif : Zeruda no Densetsu Toki no Okarina
Prix au lancement : 450Frs
Score des ventes : 7.6 Millions (N64)


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The Legend of Zelda

Ocarina of Time



Je sais,
Ocarina of Time est le Zelda le mieux noté et le mieux vendu de toute la saga...
il est étonnant de retrouver un test de Zelda... si court. Mais y'a des raisons à ça. Ocarina of Time est le jeu le mieux noté de tous les temps avec un score avoisinant la cime. Faut dire que son succès fut colossal puisqu'en 2 mois, il s'est écoulé 6 millions d'exemplaires dans le monde (80.000 le premier jour et au total 7,6 millions de jeux ont trouvé preneur). Faut dire que son développement aura été attendu pendant 4 ans et que 6 ans séparent ce premier épisode 64bits et 3D, de A Link to the Past. Les fans étant donc impatients de retrouver le monde d'Hyrule, mais aussi inquiets car la sortie de ce titre majeur de la N64 (son best-seller même) a été maintes fois repoussé. Et cette crème du jeu d'aventure aura réussi, avec l'aide des Pokemons et de Mario 64, à faire vivre une console pourtant vouée à l'échec. Et vous me connaissez, je me suis dit qu'il fallait que j'aille voir ça de mes yeux. Une chose est sûre, je suis pas tout à fait d'accord avec une presse un peu trop unanime et ce pour plusieurs raisons que nous allons développer. Ocarina of Time, comme tout Zelda qui se respecte, commence mollement, avec beaucoup de bla-bla. On retrouve notre Link habituel, qui doit encore une fois sauver la princesse Zelda, et ce dans un univers une nouvelle fois différent. A peu de chose près, on connaît la chanson. Et puis excusez-moi, c'est tout de même difficile de s'extasier sur le scénario d'un Zelda lorsque la PlayStation nous sort des Final Fantasy VIII et des Metal Gear Solid, aux scénarios et à la mise en scène d'un autre niveau. Mais ce qui surprend avant tout, c'est la réalisation. Certes Nintendo a fait un effort avec sa grosse cartouche de 32Mo (64 fois Super Mario World !) mais une fois encore, si le jeu est très coloré, difficile de le trouver si beau que ça. La faute à des angles hyper voyants où les développeurs n'ont même pas cherché à dégrossir le tout (la preuve par exemple avec l'étang de pêche qui est hexagonal). Je sais, c'est un peu la maladie de la N64, comme ces textures assez jolies de loin, totalement floues de près. Le moteur 3D fonctionne quand même assez bien puisque je n'ai eu aucun bug à signaler. Question modélisation, on peut le dire, c'est moche. Les personnages sont un peu fait à l'arrache. Constitué de quelques polygones avec des mains palmées, des bras en losange, des pieds carrés... le résultat est un peu vilain mais rattrapé par des visages certes simples, mais étonnamment expressifs. Niveau décors, on reste dans la grosse moyenne de la console (sauf pour le domaine de Zora, qui est vraiment beau avec ses reflets), avec un joli design heroïc-fantasy, une violence édulcorée et un aspect mignon qui colle à la série, et assez bien au jeu. Mais là où Nintendo l'a joué fine, c'est sur certains intérieurs qui sont en... 2D. Et oui, dans la plupart des pièces closes, c'est un vulgaire bitmap qui sert de décor. Le résultat est un peu pixellisé et fait irrémédiablement penser à Final Fantasy VII.


Mais ça
Ici on retrouvera très vite ses marques même si les nouveautés sont nombreuses
n'empêchera pas le jeu de nous faire de fréquent pop-up. La plupart des objets, parfois même des ennemis, n'apparaissent qu'à quelques pas de nous. Sur la question du son, il est évident qu'on retrouve un peu la musicalité de l'épisode Super Nintendo. Certaines musiques sont magnifiques (j'ai adoré retrouver un thème récurrent de The Minish Cap), d'autres sont plus banales, on retrouve quelques remixes de thèmes connus et les bruitages sont globalement de qualité. Comme toujours chez Nintendo, on n'a pas de doublage, juste quelques mots en anglais et quelques onomatopées, plutôt bonnes en terme de sampling. Maintenant qu'on a fait le tour de la réalisation, abordons le sujet croustillant de la jouabilité et du gameplay. C'est pas la peine d'en faire tout un paragraphe, il est évident qu'Ocarina of Time n'a pas fait table-rase du passé et c'est tant mieux. Ainsi j'évoques tout juste le fait que l'équipement est upgradable, qu'on retrouve le bouclier, les bombes, l'arc et les flèches, les marchands, les bocaux, le hibou de l'épisode Link's Awakening et ses bons conseils, le bracelet de force, et on s'en doute, les quêtes annexes et les mini-jeux. Parlons plutôt des nouveautés de cet épisode. La première d'entre elles, c'est Navi la fée. Sorte de papillon toujours collée à nos basques, Navi est d'une grande aide puisqu'elle locke automatiquement les objets et ennemis les plus proches, ramasse les rubis à portée, nous donne des conseils (elle aussi) et se révèle même un peu envahissante. En parlant de lock, comme le jeu est devenu tout en 3D (vous vous en doutiez vu qu'on est sur Nintendo 64 et qu'elle est vraiment très peu douée avec la 2D), et on dirige Link en vue à la 3e personne. Lorsqu'on locke un ennemi, Link ne lâche pas le morceau et ça nous évite quelques énervements, même si je peux vous le dire, le titre est loin d'être difficile. Et c'est un peu le cas aussi de la caméra. Elle n'est malheureusement pas réglable manuellement, mais comme lorsqu'on presse la touche Z, elle revient dans l'axe. Ainsi les occasions de pester contre elle sont rares. Dans un autre registre, Link saute tout seul (!). Je sais, ça surprend mais au bord d'une corniche, il fera le boulot tout seul puisqu'aucun bouton de saut n'est désigné. Et il ne fait pas que sauter, il monte aussi sur les corniches ou sur les caisses comme un grand. Faut s'y habituer à ce maniement assisté... En parlant d'assistance, j'ai trouvé de bon ton que les aides soient toujours affichées en haut à droite de l'écran. Ainsi on sait en permanence qu'elle action est réalisable, car le jeu impose pas mal de touches. Les boutons principaux Le gameplay évolue lentement dans cette série.


sont ceux qui
Premier Zelda en 3D. Les graphismes ne sont pas top niveau mais suffisent et c'est très coloré
servent le plus, on dirige Link avec le stick analogique (pas d'autre choix) et les 4 boutons du "pavé C" sont aussi utilisés. Gauche, Droite et Bas sont assignés à l'un des nombreux objets qui servent à résoudre les quêtes : lance-pierres (permet de jeter des glands sur ses ennemis, utilisable aussi en vue subjective), noix (permet d'aveugler l'ennemi), bâton (permet de mettre le feu ou de se défendre), arc, bombe, ocarina... Ainsi, on entre rarement dans le menu de pause pour gérer son inventaire. L'ocarina (étant donné le titre du jeu) est forcément un objet à part. En fait, grâce à lui on débloquera certains passages. Le principe est simple, on apprend certaines chansons (au début avec seulement 3 notes qu'on rejoue avec le pavé C) et en les rejouant, la magie de la musique opère. Et c'est en trouvant l'ocarina du temps, que notre petit Link, jusque-là enfant, deviendra adulte. En étant enfant, certains objets sont inaccessibles, on ne peut avoir que 99 rubis et on manque de considération face aux autres adultes. En fait, on peut même dire que c'est lorsque Link est adulte que l'aventure démarrera vraiment. On en apprendra un peu plus sur l'origine de la Triforce et sur le monde d'Hyrule, on rencontrera Epona (le jument de Link) et le jeu utilise aussi un sympathique cycle de jour et nuit. En plaine et dans certains endroits extérieurs, le jour se lève et se couche. Le cycle est très court (de l'ordre de 5 minutes le jour, 3 minutes la nuit) et permet d'alterner les ambiances, ainsi que la réaction de certaines personnes. Il est d'ailleurs assez crédible que la nuit, on soit assaillis par d'anciens fantômes. Vous l'aurez compris, le temps est un facteur maître du jeu, puisque certaines énigmes ne seront réalisables que de jour, ou de nuit. Ce qui est moins sympa, c'est qu'à chaque fois qu'on reprend sa sauvegarde, on débute dans la cabane de Link, ce qui nous oblige à courir sur de longues distances (en étant enfant). Autre anicroche, c'est parfois toute une histoire de prendre une simple échelle (la 3D rendant le jeu moins précis), le gros manque de RAM de la console faisant que les objets (et parfois les ennemis) réapparaissent presque de suite et il est parfois rageant d'être stoppé par une simple barricade (pourquoi Link ne peut-il toutes les franchir ?). Enfin, j'ai apprécié les touches d'humour que nous propose les très nombreux dialogues du jeu. Le jargon est très "francisé" avec des phrases parfois étonnantes pour un jeu, des phrases qui utilisent des mots courants, populaires et qu'on connaît tous mais qui ne sont pas forcément dans le dictionnaire. Et on arrive à la fin de ce test, qui n'est pas si court que ça finalement...



En 1998, Note
ça faisait déjà 2 ans que la N64 était sortie et elle aura attendue tout ce temps pour accueillir le tout premier Zelda en 3D. Miyamoto y a mis du coeur et du savoir-faire mais allez savoir pourquoi, je n'ai pas super accroché au jeu. Le rythme est un peu mou, hormis cette histoire d'ocarina et de temps, la trame est assez banale, le jeu est tellement immense qu'on s'y perd (on cherche constamment quoi faire) et en plus, la carte n'est pas du tout détaillée. Malgré mon apparente déception, je garde quand même une très bonne opinion du jeu. Pour de la N64 c'est assez bien réalisé, c'est jouable, le jeu est long, il y a des tonnes de trucs à faire... et même si je reconnais que j'ai eu un peu de mal à accrocher à son univers, je sais reconnaître un très bon jeu. Mais de là à dire comme tous les moutons de la presse qu'il était à sa sortie le plus grand Zelda jamais conçu, voire le meilleur jeu de tout les temps (voir Game Rankings, Metacritic ou Gamefaqs), y'a tout un monde ! Et moi j'ai beau faire, j'ai beau jouer aux autres épisodes, j'arrive pas à trouver meilleur que Zelda III. Son ambiance, sa bande-son, sa réalisation, son gameplay... cet opus-là me semble indémodable et insurclassble. J'espère me tromper et qu'un jour je tomberai sur le "Zelda qui tue" et qui me fera oublier ce merveilleux épisode Super Nintendo.



Test réalisé par iiYama

mars 2009