Super Mario 64 (N64)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : mars 1997
Développeur : Nintendo
Editeur : Nintendo
Genre : plate-formes

Support : cartouche de 64Mb (8Mo)
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : FR
Difficulté :

Multi-joueurs : non
Abréviation : SM64 - Mario 64
Titre alternatif : Super Mario 3D
Prix au lancement : 450Frs
Score des ventes : 11.9 Millions (N64)


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Super Mario 64








Comment parler de
Alors qu'il a lui même posé les régles de la plate-formes 2D, avec cet épisode Mario réinvente le genre !
Mario sans évoquer sa première aventure en 3D ? Toute nouvelle console Nintendo a droit à son Mario pour son lancement et la Nintendo 64 n'a pas échappé à cette règle d'or établie depuis la NES (tout du moins chez nous). La Princesse Peach invite son plombier préféré à manger un gâteau dans son château. Mario, en fin gourmet bedonnant, se précipite mais lors de son arrivée, le château est vide. C'est encore un coup de Bowser ! Il a enlevé la Princesse, bloqué les portes du château et il a envoûté murs et les tableaux... Nous avons donc encore une fois un scénario pas très "recherché" mais après tout, ce n'est pas ce qu'on demande à un jeu de plate-formes, l'essentiel étant plutôt tourné sur la réalisation et le fun. Inaugurant le nouveau pad de Nintendo (je rappelle la grande originalité de ce controlleur : le stick analogique, idée géniale qui sera reprise ensuite par tous les concurrents), tout le contrôle de notre inévitable moustachu en salopette se fera donc en mode "progressif". Et c'est justement là, le plus gros défaut du jeu. Allié à une caméra capricieuse (voire même carrément merdique par moment), la jouabilité est très imprécise, ce qui rendra l'aventure assez pénible par moment. Lors des phases d'action, ça n'est pas trop gênant mais pour les phases de plate-formes pures, c'est parfois ardu. De moins en moins accessible, au fil du temps les Super Mario se veulent plus gamers, comme l'a été son ancêtre Super Mario Bros. La preuve encore une fois avec un jeu plus difficile que Super Mario Bros 3 et Super Mario World. Mais je vous rassure tout de suite, Mario 64 reste une réussite, notamment grâce à ses nouveautés et l'immensité de son univers. Le concept est simple : vous avez plusieurs pièces dans le château qui ne sont accessibles qu'avec un certain nombre d'étoiles en votre possession. Ces étoiles, vous les trouverez dans les niveaux et les niveaux sont caractérisés par des vitraux, des murs peints ou plus souvent, des tableaux (il suffit de sauter dedans pour y accéder), le tout disséminé dans les pièces du château.


Il y a 6
Seuls gros défaut du jeu : une maniabilité foireuse et une caméra toute pourrie
étoiles par niveau en moyenne, ce qui est une habile manière de nous faire recommencer au moins 6 fois, chaque level. Il y a plusieurs façon d'attraper les étoiles comme par exemple tuer un boss, gagner une course ou rendre un service à un PNJ. La seule qui soit commune à tous les levels, c'est la collecte des 8 pièces rouges dispersées dans chaque niveau, qui rappelle les pièces Yoshi de Mario 4. Une fois les étoiles collectées, vous accèderez aux niveaux suivants. Par exemple, lorsque vous aurez 4 étoiles, les portes numérotées d'un 4 pourront être ouvertes et ainsi de suite. Pour accentuer le côté "open world" du jeu, vous n'êtes pas obligé de trouver toutes les étoiles de chaque niveau puisque seuls vos acquis comptent (votre nombre d'étoiles) et vous n'êtes pas non plus obligé de les trouver dans le bon ordre. Avec un total de 70 étoiles à dénicher, vous aurez du pain sur la planche d'autant que certaines ne se trouvent que dans des niveaux cachés. Mais il n'y a pas que les étoiles pour enrichir l'aventure puisque vous trouverez les immanquables pièces d'or (qui vous redonneront de l'énergie, c'est une nouveauté), des koopas troopas (tortues), des bomb-bombes ou encore des champignons. Le plus souvent ennemis, certains d'entre eux étant en désaccord avec Bowser, ils seront de votre côté en vous aidant sur votre parcours ou en vous proposant des challenges afin de gagner de nouvelles étoiles. Un exemple ? Au premier niveau, une fois le boss battu, les bomb-bombes rouges vous offriront la possibilité d'utiliser leurs canons pour vous déplacer (plutôt efficace et impressionnant puisque c'est vous qui choisissez la destination) ou encore une koopa vous proposera une course. Original et varié, je trouve le contexte frais même si parfois on s'éloigne un peu d'un Mario conventionnel. Tiens, en parlant de notre héros, sa panoplie de mouvements a complètement changé, 3D oblige. Fini les boules de feu et autres champignons agrandissants des 4 précédents opus, à présent Mario castagne à coup de poing. Concept étrange lorsqu'on connait la politique de non-violence de Nintendo.


Il y aura
Ce premier épisode en 3D propose comme d'habitude, quelques nouveautés
aussi 3 nouveaux sauts à maîtriser : le triple saut, le saut en longueur et celui contre un mur. Une fois les manips' acquises et maîtrisées, ces sauts vous permettront de franchir certaines zones, d'atteindre certaines hauteurs ou plate-formes éloignées. Par ailleurs, si vous avez bien observé la boite du jeu, Mario peut aussi avoir une casquette ailée. Le concept pompé à la fois de Super Mario World et Super Mario Land 2, vous propose un véritable challenge : celui de trouver les 4 interrupteurs spéciaux (rouge, jaune, vert et bleu) qui découvriront dans tous les niveaux, des blocs un peu particuliers. On ne peut pas parler de costumes puisque les effets sont temporaires mais grâce à ces blocs, vous accèderez à un Mario volant (bloc rouge), Mario Metal (bloc vert, permet de marcher au fond de l'eau et vous rend invincible) ou alors, un Mario invisible (bloc bleu). Reste les blocs jaunes, qui vous offre des pièces ou des vies. Si vous avez bien tout suivi, Mario a une barre de vie qu'il doit surveiller (comme dans Super Mario Bros 2) et les pièces jaunes, vous remonte la santé. Pour finir avec le gameplay, le plombier doit à présent respirer lorsqu'il est sous l'eau, ce qui complique un peu l'aventure mais rend notre héros que plus humain. Super Mario 64 innove : à l'époque ça paraissait presque trop puis finalement, avec les années et nombre d'éditeurs copiant plus ou moins son excellent gameplay, on se dit que notre Mario 64 était en réalité avant-gardiste. Et puis, je dois avouer qu'avec ses oreilles de Bunny, lorsqu'on prend un canon et qu'on contrôle notre moustachu comme on jouerait à Ace Combat, c'est vraiment excellent. Dernière petite chose, il existe comme dans Super Mario World un système de sauvegarde intégré à la cartouche. Donc pas besoin de se compliquer la vie avec un Memory Pack.


Dans son
La réalisation est de bonne facture, même si on sait la Nintendo 64 capable de mieux que ça :)
aspect "environnemental", Mario 64 est un beau jeu. Imposant des couleurs flashy et une ambiance des plus bon-enfant, je trouve le rendu tout mimi en plus de ne pas manquer d'humour (surtout dans les dialogues). Même si elle est capable de mieux (on l'a bien vu dans Lylat Wars), avec notamment des graphismes très anguleux, il n'empêche que le rendu reste fin et les textures sont de bon goût. L'animation, 3D oblige, possède ses phases à "sensations" (glissades, tirs au canon, vols), le tout dans une gestion sans faille. Au pad N64, le contrôle n'est pas trop mauvais même si encore une fois, certains passages sont des plus douteux. Bien que notre personnage réponde bien aux commandes, la prise en mains avec le "pad de travers", ce n'est vraiment pas pratique (les phases de vol et de glissades sont sans doute les pires !) et il est toujours un peu lent, un peu lourd à déplacer. Et puis le gros défaut du jeu, c'est qu'en plus de sa maniabilité, la caméra fait toujours n'importe quoi ! Il faut sans cesse la recaler manuellement pour avoir un bon angle, et si on chute lors d'un saut, c'est aussi parce qu'elle a la sale habitude d'être trop près du personnage. Selon moi, une caméra pourrie plus maniabilité à parfaire, font que Super Mario 64 ne peut pas atteindre la sacro-sainte note de 19/20, que l'ensemble de la presse lui a décerné. Je passerai peut-être pour un ératique, mais c'est trop important et trop gênant pour qualifier le jeu de "parfait". Pour finir, si le scénario est crétin, le son est par contre de bonne facture. Pour la première fois, on entendra la voix de notre plombier d'amour (à coup de "mammamïa" et de "let's go") et les bruitages sont aussi fantaisistes que de qualité (on en n'attendait pas moins). Pour ce qui est des musiques, on pourra regretter de ne pas retrouver des thèmes aussi accrocheurs et entêtants que dans Mario 3 ou 4 mais les compositions de Koji Kondo (qui a travaillé, et travaille encore sur les plus grands jeux de Nintendo) restent en accord avec les niveaux et l'ambiance, et finalement, avec leurs airs souvent légers et rigolos, on finit par bien les apprécier.



Si Note
on arrive à se faire à une maniabilité disgracieuse et une caméra faisant "toujours" n'importe quoi, alors Super Mario 64 est un excellent jeu ! Agréable, léger, beau et très amusant, il serait dommage de passer à côté des premières aventures en 3D du plombier le plus connu de la Terre. Je tiens tout de même à préciser que cette aventure ne se clôture pas en 2 tours de pad. En effet, il y a plus de niveaux que ce que les premières heures laissent présager (soit 30 à 40 étoiles) en plus de receler divers niveaux cachés. J'avoue que lors de sa sortie en 1997, je n'avais pas tellement accroché mais aujourd'hui, je trouve qu'il est l'un des meilleurs Mario de la série et l'un des jeux de plate-formes les plus novateurs du siècle dernier.



Test réalisé par iiYama

août 2006 (mise à jour : décembre 2010)