GoldenEye 007 (N64)

 








Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : 1997
Développeur : Rareware
Editeur : Nintendo
Genre : FPS

Support : cartouche de 96Mb (12Mo)
Version testée : Française
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US
Difficulté :

Multi-joueurs : 4 joueurs en splitté
Titre alternatif : James Bond : Golden Eye
Prix au lancement : 450Frs
Score des ventes : 8.09 Millions





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GoldenEye 007








Avant GoldenEye,
GoldenEye est l'un des plus grand FPS de la N64
Rareware était surtout connu pour 3 jeux : Battletoads, Donkey Kong Country et Killer Instinct. Malgré ses 8 millions de jeux vendus, c'est avec cette tardive adaptation du film éponyme, que Rareware a vraiment rencontré le succès. Le développement du jeu a débuté en 1995, en même temps que le tournage du film. Nintendo a acheté les droits de la licence James Bond pour en faire un jeu, mais trop occupé à développer des titre pour la future Ultra 64, Nintendo passe le boulot à Rareware. Rareware qui au départ voulait développé un jeu Super Nintendo, entre plate-formes et action avec des graphismes utilisant la technique de DKC. Finalement le projet tombe à l'eau et devient un simple rail-shooter sur N64, à l'image d'un Time Crisis. Mais finalement, 2 ans après la sortie du film, GoldenEye est devenu un FPS de renom. Et depuis le temps que j'entends parler de ce jeu, qui reste aux yeux de beaucoup comme une référence sur console, je me suis dit qu'il était temps que je découvre enfin, ce que tous appelle un hit. Après tout, ce n'est pas le poids des années qui entache un titre véritablement culte, on le voit bien avec des jeux comme Resident Evil ou Lylat Wars, qui gardent aujourd'hui encore, tout leur charme et tout leur pouvoir ludique. Malheureusement je vous mets au parfum de suite, je risque d'être un peu moins unanime que la presse, un peu plus critique. Première déception, le scénario se réduit à peau-de-chagrin puisqu'on n'aura aucune scène : l'intro (si on peut l'appeler comme ça) ne sert à rien, on a pour ainsi dire aucune cut-scènes, tout juste on a des textes en forme de dossiers, en guise de briefing. Et finalement, l'agent Bond ne fera guère mieux que les autres FPS puisqu'il faudra accomplir des missions avant de fuir, rarement plus. Autant dire que la mise en scène est au niveau zéro alors que j'entends dire partout que ce jeu a un super scénario. Ensuite, il faut le dire, la jouabilité est loin d'être parfaite. Je comprends bien qu'avant d'arriver à tous se mettre d'accord sur une jouabilité commune à tous les FPS console, il se sera passé un bon bout de temps, mais GoldenEye demande une sacré adaptation au joueur.


4 configurations
La visée est heureusement assistée car la configuration des touches est une horreur
sont proposées mais aucune ne ressemblent à ce qui se fait aujourd'hui. Prenons par exemple le cas de la config' de base : avec le stick analogique on se déplace en avant/arrière et on tourne sur soi, et avec les 4 touches du pavé C, on regarde en haut/bas et on strafe. On a fait clairement plus évident et plus instinctif. Mais là où GoldenEye s'en sort bien, c'est qu'il assiste beaucoup le joueur. 007 vise quasiment automatiquement, ce qui ne nous oblige pas à être précis. Il lève les yeux, les baisse, vise sur les côtés presque tout seul, ce qui facilite grandement la prise en mains. Et si ça ne suffit pas, on peut aussi le faire manuellement, d'autant qu'après quelques secondes, la vue se recale idéalement et de façon automatique, sur la ligne d'horizon. Et c'est aussi ça le "gros plus" du jeu, car sans ça la jouabilité aurait été un véritable fiasco. Pour tout vous dire, je vous livre aujourd'hui mon 2e point de vue sur le jeu. A mon premier jet, j'ai totalement été déçu en le qualifiant "d'injouable". Mais fort heureusement pour lui, c'est en jouant à d'autres FPS de la Nintendo 64 (Turok, Perfect Dark) que je me suis aperçu que tous utilisaient un peu le même schéma et j'ai revu ma copie. Dans la continuation, 007 saute et s'accroupi automatiquement, ce qui peut paraître bizarre mais s'avère pratique. Si la gâchette Z sert à tirer (dans la config' de base), l'utilisation des gâchettes L et R a été bien pensé : James se fige et le viseur peut être géré manuellement. Pratique lors de quelques séances de snipe, qui profitent en plus d'un zoom réglable. Le panel d'armes est énorme. Armes de poing, mitrailleuses de toute sorte, sniper, pompe... le tout avec ou sans silencieux. Un arsenal varié et puissant qui donne bien le change. Par contre, je ne sais pas où les joueurs sont aller pêcher que GoldenEye est un FPS d'infiltration... En général 007 rentre dans le tas sans finesse et se la jouer infiltration ne sert à rien dans ce jeu. Je veux bien qu'il soit un peu plus subtil qu'un Quake II car à certains endroits se faire repérer est pénalisant (des gardes vous assaillent), il faut remplir des missions, on peut tuer à mains nues ou avec un silencieux pour ne pas faire de bruit, tirer sur les caméras pour ne pas être repéré... mais on est loin d'un véritable jeu d'infiltration. Je vais même vous dire mieux, GoldenEye m'a fait penser à No One Lives Forever, la subtilité de certains passages en moins. Et si le jeu n'est pas difficile, c'est aussi à cause d'ennemis aux réactions hyper lentes (ils sont même idiots par moment) et qui visent comme des pieds. Mais il fallait bien ça pour compenser le manque de précision de la jouabilité.


Techniquement,
La réalisation est de qualité mais la N64 est capable de mieux
je suis navré de décevoir tous les uluberlus qui adorent ce jeu mais la N64 est capable de bien mieux que ça. Je veux bien que la 64bits de Nintendo n'était pas un foudre de guerre mais quand même, rien que les modélisations font peine à voir : les bonhommes sont horriblement cubiques. C'est comme ça que la console fait mieux que la PlayStation ? Ce qui sauve le tout c'est que les animations sont très correctes pour l'époque et surtout que les visages sont détaillés. En fait Rareware a digitalisé les faciès pour les implanter en tant que textures sur les personnages. Evidemment le visage reste figé mais le résultat est étonnant. Et c'est comme ça qu'on reconnaît le charismatique Pierce Brosnan, ainsi que quelques personnalités du film. A ce propos, je reviens 2 minutes sur le fait que le jeu suit bien évidemment le scénario du film, mais se permet aussi quelques écarts, que ce soit dans la trame ou les décors, afin de coller au mieux à l'univers ludique. Question graphismes, les décors sont plutôt réussis mais ils restent assez simplistes, la faute à une console qui fait de très jolis flous sur les textures. La plupart des objets sont destructibles et laissent échapper quelques particules (l'effet est sympa surtout sur un jeu aussi vieux) et on peut tirer sur n'importe quoi, il y aura toujours une trace d'impact. Après c'est sûr, étant donné le peu de RAM dont dispose la console, il est compréhensible que les corps disparaissent instantanément (mais les armes et munitions restent) et que le champ de vision soit assez éloigné, mais profite d'une "dégradation progressive" (clipping) importante. La plage musicale est rythmée et reprend les grands thèmes de la saga. C'est même un gros plus pour le jeu, car elles sonnent juste et offrent une ambiance de qualité. Il n'y a qu'une poignée de voix digits (généralement des râles d'agonie), ce qui ne gêne pas mais j'aurais quand même apprécié des bruitages plus dynamiques, notamment pour les armes et les explosions.



J'ai Note
trouvé ce GoldenEye meilleur que lors de ma première prise en mains où j'ai été très déçu du jeu. Si je suis un peu moins unanime que la presse de l'époque, je suis le premier à lui reconnaître bon nombre de qualités. Je dirais même mieux, si on avait une jouabilité un peu mieux calibrée et la rectification de quelques détails (bruitages, modélisations), GoldenEye aurait pris largement plus que cette note finale. Bien que ça ne m'ait pas empêché d'apprécier le jeu, je regrette aussi qu'il ne soit pas traduit (au moins les textes) mais même sans ça, il n'est pas difficile de passer un très bon moment en sa compagnie. Enfin, il faut savoir que Perfect Dark a été développé en tant que suite non-officielle de GoldenEye. Le gameplay y est similaire, le moteur graphique est le même (en amélioré) seulement la licence James Bond est entre temps passé aux mains d'Electronic Arts. Mais dans tous les cas, Perfect Dark n'a jamais eu autant de succès que GoldenEye, un succès à la fois critique et commercial.



Test réalisé par iiYama

mars 2009