DOOM 64 (N64)

 







Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Sortie du jeu : décembre 1997
Développeur : Midway Games (id Software)
Editeur : Midway Games
Genre : FPS

Support : cartouche de 64Mb (8Mo)
Version testée : Française
Doublage : -
Textes à l'écran : FR
Moteur graphique : id Tech 1 modifié

Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : DOOM 64TC
Prix au lancement : 500Frs
Score des ventes : 470.000



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DOOM 64








Ce n'est une
Dommage que la scénarisation soit toujours aussi inexistante :(
nouveauté pour personne, depuis le temps que j'en parle, tout le monde est au courant : je suis un grand fan de DOOM. Je voue un véritable culte au premier épisode, alors qu'à l'heure de ce test (en 2013 donc) il fête ses 20 ans, notamment grâce à la version BFG Edition. Car malgré sa jouabilité vétuste et ses quelques défauts dû à son époque, il est l'un des rares jeux à traverser le temps sans perdre de son éclat. Déjà testé sur moult supports (à vrai dire, la plupart) aujourd'hui je reviens vous parler de ce titre mythique via son édition 64bits. On le sait, la Nintendo 64 était le parent-pauvre de la 5e génération et pour cause, l'absence de lecteur CD-Rom lui aura valu les plus sévères railleries de la profession (Nintendo passant pour un arriériste) mais aussi la désertion de la plupart des développeurs, trop limités par le support cartouche. Malgré ça, la Nintendo 64 aura été le support de 3 FPS majeurs de sa génération, à savoir Turok, GoldenEye et Perfect Dark. 3 jeux au gameplay et à la jouabilité relativement avant-gardiste et qui plus-est, exclusifs à la console. Mais ce fut aussi le support de conversions de qualité tel que Quake II ou Duke Nukem 64 (même si parfois la censure dénature un peu les jeux). Pourquoi ? Tout simplement parce que la console arrivait à lisser les graphismes, là où les versions PlayStation/Saturn n'offraient qu'une conversion somme toute fidèle, mais aux graphismes -au mieux- identiques. Dans le cas du présent test, c'est encore plus flagrant. Développé par Midway et non par son créateur originel (id Software), cette version est totalement exclusive à la N64 (exception faite du DOOM 64TC qui est un hack), de plus elle est originale. Fini les couloirs qu'on connait tous par cœur et fini les monstres qu'on a dessoudé mille fois. En effet, énormément de choses ont été modifiées, les graphismes ont été revus et surtout, les niveaux sont totalement inédits ! Bref, DOOM 64 c'est DOOM puissance 100 !! Aller, place à l'histoire : suite aux événements de DOOM et DOOM II, le Space Marines qui a vaincu les forces démoniaques revient sur sa planète et fait son rapport, indiquant les événements survenus sur Mars et les lunes de Phobos et Deimos. Mais des ennemis étaient encore en vie alors dans un ultime effort, les forces militaires décidèrent de bombarder les lunes à l'aide de têtes nucléaires, de façon à tuer tous les démons restants. Le projet fut un succès presque entier, mais quelque chose a survécu. Les radiations ayant grillées les détecteurs de l'armée, la "chose" a pu s'infiltrer sans être repérée. Cette mystérieuse entité, possédant le pouvoir de ressusciter les démons, recréa l'armée de monstres, et la rendit plus forte que jamais. Un groupe d'intervention composé de Marines fut chargé de bloquer la progression de cette nouvelle menace, mais il fut sauvagement massacré par ses nouveaux monstres sans pitié. Le joueur est le seul survivant du groupe…


Mouais… encore
Cette version N64 nous propose 32 levels totalement originaux et à la difficulté bien dosée
une fois il est difficile de féliciter le génie créatif des scénaristes, qui se contentent du minimum syndical. Pire, il n'y a aucun prologue, pas même un simple texte pour introduire ce semblant de trame scénaristique. Je veux bien que le support cartouche limite grandement l'espace mémoire mais n'allez pas me dire qu'un texte tout bête, ça leur aurait coupé un bras ! Même si on a un joli travelling sur une guerre fratricide en guise de mise en ambiance (oui, une sorte de mini intro qui dévoile l'écran titre), les développeurs ne font décidément aucun effort de mise en condition. Bref, on entre dans le menu des options et là de bonnes surprises vous y attendent à commencer par la configuration complète du pad, permettant d'avoir une prise en mains très proche des FPS actuels. C'est vraiment agréable, même si la jouabilité classique de DOOM est toujours accessible. On a plusieurs niveaux de difficulté (une difficulté par ailleurs très bien dosée, comme pour le premier DOOM) mais aussi des passwords et un système de sauvegarde. En effet, question durée de vie, l'aventure se compose de 32 niveaux (dont 10 cachés) ce qui fait qu'on ne pourra que difficilement finir le jeu d'une traite. Du coup les passwords sont bien pratiques mais ils sont un peu trop complexes et longs à mon gout. Mieux, si on déplore de ne pas avoir de save dans la cartouche, le jeu reste compatible avec la Memory Card, histoire de pouvoir sauvegarder son avancement à chaque fin de niveau. Dans tous les cas, nous avons là une honorable durée de vie, qui sera un peu contrebalancée par l'absence de modes multi : pas de deathmatch à 4 et encore moins de coop' en splitté. Sur une console qui nous propose presque à chaque fois ce genre de modes conviviaux, c'est un peu dommage. Personnellement ça ne me dérange pas plus que ça (je joue toujours en solo) mais ça en a frustré certains, d'autant que le mode est disponible dans la version d'origine sur PC (là aussi, c'est par manque de place ?). Une fois en jeu, ce sera un véritable plaisir de s'apercevoir que tout a changé ! Enfin tout, j'exagère un peu. On retrouve bien entendu cette jouabilité particulière où on ne peut pas lever/baisser la tête et où on ne peut pas sauter/s'accroupir. La visée en hauteur se fait toujours de façon automatique et globalement, le jeu est construit sur les mêmes mécaniques que la version d'origine. Normal vous me direz, sinon ce ne serait plus un DOOM…


Après comme
Cete édition nous offre des graphismes entièrement revus, le rendant plus beau que la version d'origine sur PC !
je le disais, quel plaisir d'avoir enfin du neuf ! En effet, les 32 niveaux sont totalement originaux. Vous ne parcourrez donc pas les couloirs infestés de DOOM et DOOM II, puisqu'ici, ils sont exclusifs à cette version. J'ai également apprécié d'avoir une construction des niveaux plus proche du premier opus que du second. Comprenez par là plus "logique", en évitant ainsi les fourberies de gameplan purement débiles et saugrenues de DOOM II. Non ici les labyrinthes sont méthodiques, cohérents, ce qui a blasé les dinguos férus de l'épisode 2, et ravi ceux qui comme moi, trouvaient ça trop con. Après bien sûr on retrouve des pièges, des clés à dénicher et autres interrupteurs à actionner pour avancer… soit tout ce qui fait la subtilité d'un jeu au cœur finalement moins bourrin qu'on le pense. Au niveau de l'armement, on retrouve tout l'arsenal qu'on connait bien, à ceci près que la puissance est plus élevée, qu'on a aussi le fusil de chasse à double-canons, une tronçonneuse à 2 lames au lieu d'une ou encore une nouvelle arme : l'Unmaker (une arme démoniaque super puissante). Et bonne nouvelle, nous avons un tout nouveau design pour ces mêmes armes et même quelques effets très sympas comme l'image qui vibre lorsqu'on sulfate, donnant ainsi une agréable impression de puissance. Pour aller bien, nous avons également un tout nouveau design des ennemis. Là aussi c'est la grande classe, avec en plus un très joli coup de crayon. Fini les sprites façon bouillie de pixels, la N64 nous offre de beaux sprites bien lisses, dont le nouveau design est par ailleurs excellent. Maintenant faut être clair, si DOOM 64 est sorti au quasi line-up de la console (faisant de lui l'un de ses plus grands jeux, n'ayons pas peur de le dire) la console est aussi la pionnière en matière de graphismes "tout 3D". En somme, DOOM 64 malgré ses graphismes largement améliorés et ses nouveaux ennemis, reste malgré tout un DOOM dans l'âme, à savoir que les sprites sont toujours en 2D, avec ce que ça insinue en termes d'animations (même si elles sont plus fluides qu'à l'origine) et "d'images qui nous regardent". Une petite déception lorsqu'à côté, GoldenEye propose des modèles en 3D plutôt réussis. Mais est-ce vraiment un mal ?


Finalement,
La nouvelle bande-son est glauque à souhait ! Du coup l'ambiance est vraiment géniale :)
avec des sprites "volumiques" en 3D, est-ce que DOOM n'aurait pas été dénaturé ? A vous d'en juger car en attendant, le framerate reste fluide en toute circonstance avec notamment un scrolling un peu plus lent (surtout chez nous, en 50hz). Ca aussi ce n'est pas un mal car ce Space Marines qui cavale comme une fusée, moi ça ne me plait guère. 2 autres bons côtés viennent agrémenter un rendu graphique finalement bien au dessus du lot (si on met de côté les sprites, et ce malgré leur nouvelle et réussie esthétique) c'est qu'on nous propose un jeu plus beau, plus glauque que jamais, avec en prime des textures bien détaillées et une gestion de l'éclairage assez bluffante. L'éclairage justement, est encore plus travaillé que dans DOOM II et globalement, l'atmosphère est oppressante, rendant à DOOM son côté FPS horror. Et j'ai pas honte de le dire, à sa sortie en 1997, DOOM 64 est la belle version de DOOM qui existait, même en comparaison avec les opus PC ! Et ce, grâce à un style artistique superbe et une pixellisation largement atténuée. Pour une fois, on remerciera les capacités de la N64 à nous offrir un rendu "plus lisse" que jamais. Et vous voulez la bonne nouvelle ? Et bien le jeu n'est pas censuré ! Sanglant à souhait, avec toujours autant de références sataniques, de cadavres déchiquetés et de bidoche collée aux murs, je me demande comment Midway a pu convaincre Nintendo (car il suffit de voir ce qu'est devenu Duke Nukem pour à peine quelques tétons à l'air...). Pour souligner cette ambiance de folie, rien de mieux qu'une bonne bande-son en adéquation avec son univers. Comme pour la version PlayStation, c'est Aubrey Hodges qui s'est occupé de la mise en ambiance, mettant ainsi au placard le très mauvais Robert Prince III (alias Bobby Prince) avec son rock plastique au format MIDI. DOOM n'a jamais été plus inquiétant, avec des bruits étranges et des compositions lorgnant sur l'horrifique, ce qui souligne admirablement bien l'ambiance anxiogène du titre. Encore une fois, il est clair que Midway a tout bon. Terminons par les bruitages qui sont semblables à ceux du jeu d'origine, bien qu'ils semblent un petit peu plus dynamiques.



Bonne pioche pour Note
cette édition 64bits du plus mythique FPS de tous les temps. Léguant le travail à Midway Games, id Software a parfaitement joué ses cartes car le développeur américain a su tirer le meilleur de la console en offrant le plus beau DOOM de l'époque, le plus impressionnant techniquement (il suffit de voir la gestion assez bluffante de la luminosité) mais aussi le plus original avec ses nouveaux sprites, sa nouvelle bande-son et ses 32 niveaux originaux. Moi qui suis déjà fan du jeu d'origine, que ce soit sur PC comme sur PlayStation (cette dernière apportant un gros contenu et une nouvelle bande-son), je dois reconnaitre que DOOM 64 les supplante allégrement. On y retrouve une ambiance à couper au couteau, une jouabilité vraiment agréable et des graphismes vraiment magnifiques. Bref du grand DOOM, qui plus-est exclusif à la console de Nintendo.



Les -

  • Pas de multi, pas de coop'...
  • Toujours des sprites en 2D
  • Aucune scénarisation
  • Les +

  • Le nouveau design des ennemis et des armes
  • Un jeu non censuré sur console Nintendo !
  • Le plus beau DOOM à sa sortie !
  • 32 niveaux originaux, la classe :)
  • Une excellente bande-son
  • Passwords et sauvegarde
  • Des options pratiques

  • Test réalisé par iiYama

    janvier 2013