La Nintendo 64 n'aura pas connue un succès retentissant, car après le monopole écrasant de la NES et de la Super Nintendo, les fans attendaient beaucoup du constructeur. Malheureusement la console ne sortira qu'un et demi après la PlayStation et la Saturn, et a une nouvelle fois imposé le support cartouche (pour des raisons d'ajout de co-processeurs, de système de sauvegarde intégré, de solidité et de temps de chargement). Alors que la 3D et les vidéos en images de synhèses font leur révolution et que les jeux sont de plus en plus gourmands, la N64 parait régressiste et sera boudée par la plupart des grands développeurs de l'époque. L'égo de Nintendo aura pris un sacré coup et finalement sera à 2 doigts de déposer le bilan. Ce qui sauva la société, c'est le succès intarrissable de la GameBoy ainsi que la sortie, à l'immense succès, de Pokemon. Car la N64 est une console mal fichue et peu puissante (même si elle gérait bien le FSAA, les textures étaient généralement floues à cause du procédé d'étirement de ces dernières). Elle gère 2 fois moins de polygones que la concurrence et accuse des procédés marketing un peu minables. Car Nintendo était sacrément ladre en ces temps-là et la N64 ne disposait que de 4Mo de RAM principale. Grâce au Memory Pak (un bloc additif), cette capacité passait à 8Mo, ce qui avait pour effet de sensiblement améliorer les performances graphiques de certains jeux. Mais ce bloc additif était indispensable à d'autres, comme Zelda Majora's Mask, sans quoi ils ne fonctionnaient pas. Nintendo a joué les fumistes et ça n'a plu pas aux joueurs (pourquoi la console ne dispose-t'elle pas de 8Mo d'origine ?). Malgré tout la Nintendo 64 aura été une console remarquable sur bien des points. Tout d'abord c'est la première a avoir remis au gout du jour le stick analogique (même si le pad est tout pourri avec ses "3 positions", toutes inconfortables) et elle est aussi la première à offrir la désormais incontournable fonction de vibration. Il y eu aussi le Transfer Pak, qui permettait de faire communiquer certains jeux GameBoy et N64. Tous ces concepts ont ensuite étés repris par la concurrence, preuve du génie dont a fait preuve Nintendo. Dernière innovation, le DD64 est un add-on sorti en décembre 1999. Il utilisait des cartouches magneto-optique réinscriptible de capacité supérieure aux cartouches classiques, et possédait des fonctions online (lire des mails, téléchargement d'add-ons : 11 jeux compatibles). Son succès fut d'estime puisqu'il n'a jamais quitté le territoire Nippon, comme beaucoup d'accessoires un peu farfelus d'ailleurs et seulement 9 jeux sont sortis dessus (26 jeux ont étés annulés !).
Processeur principal :
Reality Engine
Développé par :
NEC
Spécifications :
Basé sur la technologie RISC MIPS R4300i - 64bits - cadencé à 93.7Mhz - 8Ko de cache de données - 16Ko de cache d'instructions - un seul pipeline (l'ALU et la FPU se le partagent) mais son efficacité est proche d'une instruction par cycle
Processeur vidéo :
Reality Co-Processor (RCP)
Développé par :
Silicon Graphics
Spécifications :
Le RCP contient le RSP (son et graphismes) et le RDP (processeur de rendu) - cadencé à 62.5Mhz -
RAM principale :
4Mo de RAM unifiée (CPU + vidéo) - type Rambus DRAM - cadencé à 250Mhz - extensible à 8Mo grâce à l'Expansion Pack
Capacités graphiques :
150.000 polygones/sec - 62 Mega Texels/sec - effets graphique complexes : Z-buffer, Anti-Aliasing, Texture mapping, Bilinear filtering, MIP mapping, Trilinear mip-map interpolation, Perspective-correct texture mapping, Environment mapping, Gouraud shading, Fillrate
Capacités sonores :
stéréo 16 bits
Supports :
cartouche de 512Mb (64Mo) max - disque magnéto-optique (DD64) de 64Mo minimum (en option)
Joueurs max :
4
Cliquez pour fermer