Streets of Rage 4 (PS4/XBO/PC/Switch) -- GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie mondiale : avril 2020
Développeurs : Lizardcube - Guard Crush Games - Dotemu
Editeur : Dotemu (SEGA)
Genre : beat-them-all

Version testée : internationale
Voix dans le jeu : anglais
Textes à l'écran : français

Support : en téléchargement sur PlayStation Store (PS4), Xbox Marketplace (XBO), Nintendo eShop (Switch), Steam, GOG et Humble Store (PC) - existe en édition physique (limitée) sur PS4, Xbox One et Switch
Version logicielle testée : 1.0
Installation : 5.4Go (PS4) - 4.8Go (PC) - 3.4Go (Switch)
Moteur graphique : Guard Crush Engine
Compatible 3D : non
Compatible VR : non

Difficulté :
Temps de jeu : 2 heures environ
Compatible PS Move (PS4) : non
Compatible Kinect (XBO) : non
Remote Play PS4/Vita : oui

Multi-joueurs : 2 à 4 joueurs
Abréviation : SOR4
Titre alternatif : Bare Knuckle IV (JAP)
Prix au lancement : 25€


Configuration minimale (PC) :
CPU : Dual Core 3Ghz
RAM : 4Go
VIDEO : avec 512Mo de VRAM (type GeForce GTS 250 / Radeon HD 6670)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5 2500 (Quad-Cores à 3.33Ghz)
RAM : 8Go (DDR3 - Dual Channel à 1333Mhz)
VIDEO : GeForce GTX 970 (4Go de VRAM)
STOCKAGE : Crucial MX500 de 250Go
OS : Windows 7 (SP1 - 64bits)
Résolution testée : Full HD (1920x1080)
Niveau de détails :


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Streets of Rage 4









La trilogie
La série Streets of Rage était en sommeil depuis plus de 25 ans !! Mais une fois encore, ce n'est pas SEGA qui est à l'oeuvre
des Streets of Rage (connue sous le nom de Bare Knuckle au Japon) a débuté sa petite carrière en aout 1991 sur Mega Drive. Si autrefois Final Fight était le seul maitre-étalon du secteur beat-them-all, aussi étonnant que ça puisse paraitre, le hit de SEGA s'est vite imposé comme une référence incontournable. Connaissant SEGA, ils n'allaient pas laisser la licence refroidir, au contraire, on pouvait compter sur eux pour l'améliorer. Décembre 1992, Streets of Rage 2 voit le jour et écrase toute concurrence ! Meilleur en tous points, il pousse le gameplay à son rendement optimal, et il pousse les performances d'une Mega Drive (souvent sous-estimée) dans ses derniers retranchements. Résultat, même aujourd'hui (presque 30 ans plus tard) il est toujours une référence du genre, et c'est toujours un immense plaisir de connecter sa console et de s'en payer une bonne tranche avec son frangin. Malheureusement, déjà à l'époque les numéro 3 étaient victimes d'une certaine forme de régression. On l'a bien vu avec Sonic 3, Mortal Kombat 3, Fatal Fury 3, After Burner III ou Samuraï Shodown III. Ce n'est pas une règle établie certes, mais c'est un fait, après avoir touché la cime avec l'épisode 2, généralement le 3e opus signe l'heure du relâchement et résultat est souvent bon, mais en deçà des attentes. Ce fut le cas de Streets of Rage 3, sorti en mars 1994 : on sent bien que l'ambiance n'est plus la même, que le jeu n'est plus aussi précis et jubilatoire. La faute à un développement fainéant qui reprend tout d'un second opus, mais qui part dans tous les sens niveau artistique, avec en plus une bande-son vraiment minable, preuve que l'âge d'or du grand Yuzo Koshiro était finie. Depuis cet échec autant commercial que critique, la licence Streets of Rage est entrée en hibernation. Certes on retrouve la trilogie dans diverses compilations, mais aucun nouvel épisode n'a vu le jour depuis plus de 25 ans... à un détail près ! En effet, il serait injuste de parler de cette saga sans évoquer le magnifique Streets of Rage REMAKE, qui reprend tout le contenu de la trilogie, apporte pas mal de modes de jeu, une nouvelle histoire, une aventure longue et une réalisation impeccable... et ce, gratuitement ! En effet, développé par les espagnols de Bomber Games, le jeu reprend les codes de la série, le design, les musiques mais ce n'est pas un jeu officiel pour autant. Il reste donc cantonné au PC et en téléchargement, mais en attendant, c'est bien ce jeu-là qui a fait vivre le mythe durant toutes ces années (la version définitive est sortie en avril 2011).



Mr. & Ms. Y


Si le nom de Lizardcube
La narration est agréablement développée mais pas besoin d'en faire tout un foin, ça se limite à des Graphic Novels très peu animés
vous dit quelque chose c'est normal, car c'est ce modeste studio parisien qui a développé l'excellent remake de Wonder Boy III : Dragon's Trap sorti en 2017. Si vous vous demandiez ce que cette petite équipe faisait depuis ces années, voici la réponse : en partenariat avec Guard Crush Games (qu'on connait pour le parodique Streets of Fury EX), Dotemu et bien entendu SEGA, ils développaient une suite "officielle" à Streets of Rage. Streets of Rage 4 se déroule environ 10 ans après les événements de Streets of Rage 3 : après la mort de Mr. X et le démantèlement de son syndicat, la paix a régné sur Wood Oak City jusqu'au jour où ses enfants, les jumeaux Y, ont fait leur apparition avec leur nouvelle organisation criminelle, bien décidés à terminer ce qu'avait commencé leur défunt père. Axel Stone et Blaze Fielding marquent leur retour et unissent leur force avec Flyod Iraia (apprenti du Dr Zan) et Cherry Hunter (la fille de leur ancien équipier : Adam Hunter), dans le but de déjouer les plans de Mr. Y et Ms. Y... Evidemment, il ne fallait pas s'attendre à un scénario de haute volée, la série (et les beat-them-all en général) se sont toujours contenté du minimum syndical. Quant aux jumeaux Y, déjà le nom fait gentiment sourire (ridicule vous dites ?), mais c'était surtout l'occasion d'introduire une fille dans le lot, puisque depuis quelques années, le monde s'efforce de tout féminiser... même les mecs d'ailleurs ! Car le frérot ressemble beaucoup à ces héros de manga, grand et maigre, limite androgyne et finalement très loin du grand patron d'une toute puissante pègre qu'était Mister X. Mais soit, après tout ça fait plus de 25 ans que nous attendons le retour officiel de Streets of Rage, donc on ne va pas faire la fine bouche pour ce genre de détails. Le jeu s'ouvre sur une très belle intro, très proche d'un OAV japonais et qui me rappelle l'excellent film d'animation Street Fighter II sorti en 1994. Le jeu ne comporte aucun doublage (hormis quelques voix et onomatopées, à l'image des jeux de 4e Génération) mais nous avons d'agréables sous-titres parfaitement traduits en français (pour un studio parisien, le contraire aurait été vraiment regrettable). Passé cette belle vidéo et une fois le jeu lancé, on revient sur une formule nettement plus classique avec des Graphic Novels à peine animés et des dialogues sous forme de textes. C'est très classique mais la formule fonctionne car les petites cinématiques sont nombreuses (généralement avant chaque boss puis entre chaque niveau).




Sur consoles, des éditions physiques à peine plus chères existent...



Hey what did you expect ? Ending ?


Par contre
Si l'histoire est correctement mise en scène, pourquoi les développeurs n'ont pas pris le temps de faire une vraie fin ?
grosse déception : il n'y a pas de fin ! Une fois le boss final vaincu, le jeu enchaine direct sur les crédits de fin. C'est assez désœuvrant car réaliser quelques images ne coute rien et au lieu de faire des crédits de fin superbes et détaillés, il aurait été plus pertinent qu'une partie de ce temps alloué soit consacré à une petite cinématique de fin. D'ailleurs, à l'image de l'intro, j'aurai vraiment aimé avoir un petit dessin-animé, histoire d'être "récompensé"... mais je le redis, il n'y a rien ! Et ne venez pas me parler d'un manque de financement ou d'un manque de temps... faire une cinématique de fin basée sur celle des cut-scène inter-level ne demande pas beaucoup d'efforts et tout à fait entre nous, plutôt de nous proposer des bonus à pelle, j'aurai vraiment aimé savoir comment tout ça fini car il est difficile d'expliquer la frustration ressentie lorsqu'une fois une fois le boss vaincu, c'est directement les crédits. Quand on pense que le premier Streets of Rage ne faisait que 4Mb (ce qui fait 512Ko, vous imaginez ?!) et qu'il proposait une fin très sympa... bref, c'est une déception, et pas une petite. Comme évoqué, le jeu propose pas mal de bonus une fois l'aventure finie (beaucoup d'artworks et de dessins de préconception), il y a même 4 niveaux cachés (à trouver tout au long du jeu) où on peut affronter certains boss emblématiques du second opus : Jack, le punk lanceur de couteau (celui qui nous attend à l'entrée du bar), Zamza (l'espèce de Predator bizarre qu'on affronte dans un décor Alien), Abadede le catcheur et enfin l'affrontement final qui nous oppose d'abord à Shiva, puis à Mister X en personne. Ces 4 sucreries prennent la forme du jeu d'origine, avec les gros pixels et le design de l'époque, comme si tout à coup on jouait sur Mega Drive. Vraiment sympa. Par contre dans les goodies on s'aperçoit que d'autres personnages étaient prévus tels que Zan, Skate, Max et Shiva. J'entends par là des personnages jouables "sous la forme du Streets of Rage 4", car en contre-partie on peut débloquer des persos sous leurs anciennes formes : Streets of Rage 1, 2 et 3 selon la disponibilité (par exemple Blaze existe sous les 3 formes, mais Zan n'est dispo qu'en SOR3 alors que Max n'existe qu'en SOR2). C'est sympa de prendre un "ancien perso" car les attaques seront reprises du jeu d'origine, de même que les bruitages, les voix digitales et les attaques spéciales (souvenez-vous, celles où un flic tire au lance-roquette pour nous aider... que de souvenirs ! ^_^ ). Malgré tout, étant donné que le jeu se trahi sur son contenu, je trouve regrettable de débloquer de vieux modèles, à la place de certains personnages qu'il aurait été sympa de jouer, notamment Shiva qui est bien badass.



 

 

Jouer avec Adam est vraiment génial. Par contre, on voit bien que d'autres persos
ont été créés mais à la place on jouera de vieux persos issus
des épisodes 1 et 2. Sympa mais peut mieux faire...



Adam Hunter élu cogneur de l'année !


En commençant le jeu,
Le gameplay est repris de Streets of Rage 2... et ça c'est bon !
nous avons à disposition 4 personnages, 2 anciens et 2 nouveaux : le vétéran Axel, un perso puissant et équilibré, mais dont le look de clodo qui a pris du bide ne plaira pas à tout le monde (en fait c'est pas qu'il est ventru, il parait plus "épais"). Je veux bien qu'il soit important de renouveler le look des protagonistes mais là, c'est peut-être un peu trop non ? D'autant qu'à côté il y a la jolie Blaze, toujours aussi sexy et prompte à nous montrer ses formes et sa culotte, dont la prise de vitesse compense à peine la perte de puissante. Ensuite il y a les nouveaux avec Cherry Hunter, une petite rockeuse rapide mais qui frappe... comme une fillette ! Et enfin il y a son exact contrairement, Floyd Iraia, qui est le balourd du quatuor : il cogne fort mais il est extrêmement lent, tellement lent qu'il ne peut même pas courir. Un 5e cogneur viendra tout de même se joindre à la fête car passé le niveau 4, Adam Hunter rejoindra définitivement le casting. Ça fait plaisir de le revoir puisqu'on ne l'a plus joué depuis le tout premier opus. Adam est aussi fort qu'Axel, mais il est aussi plus rapide, il possède des attaques spéciales vraiment sympas tout en ayant plus d'allonge ! Bref, c'est le meilleur perso du jeu ! Du côté des options, on peut naturellement configurer son pad, avec la petite particularité de choisir entre config' récente et ancienne. La différence c'est que l'une vous proposera des fonctions sur chacun des boutons du pad (mais ce qui me gêne là-dedans c'est d'avoir une touche dédiée pour ramasser un objet, et un autre pour le jeter, c'est peu intuitif) ou alors jouer à l'ancienne, avec seulement 3 touches comme si vous jouiez avec un pad Mega Drive (ce qui impose bien entendu des combinaisons de touches). Par contre sur PC j'ai trouvé dommage de ne pouvoir jouer qu'avec des manettes officielles. Certes les DualShock 4, Gamepad Pro (Nintendo) et manette Xbox (360/One) sont bien reconnues, mais j'aurai vraiment apprécié de pouvoir jouer avec une manette plus générique type PlayStation Mini ou mieux encore, Mega Drive Mini : là c'est sûr, les sensations auraient été authentiques. ^_^ Car on ne va pas se mentir, le stick analogique a toujours été une plaie pour les jeux 2D, et ici réaliser l'attaque qui nécessite de faire "2 fois avant" est loin d'être pratique. Après je l'avoue, ma version était en 1.0 et j'espère sincèrement que des mises à jour régleront ce petit problème (je sais déjà que certains pads plus ou moins officiels et ressemblant à celui de ma 16-bits fétiche fonctionnent sur PS4 et Xbox One).



 

 

Les 4 niveaux cachés sont tous issus de l'indémodable Streets of Rage 2



Streets of Rage 2 x 2 = 4


Toujours dans les
On retrouve vite l'identité visuelle de la série
options on peut choisir la forme des objets de restauration (la pomme peut devenir une boule de riz ou un croissant, le poulet peut devenir un ramen, un rôti ou un burger... c'est totalement inutile mais ça reste sympa), on peut choisir entre la nouvelle bande-son et celle (retro) de Streets of Rage 2, ainsi que d'inutiles filtres vidéo qui peuvent donner un aspect vieillot ou CRT (scanlines). Pas très utile selon moi. Sur PC, les options vidéo sont relativement fournies mais autant vous le dire, le jeu n'est pas très gourmand. Mon modeste PC l'a fait tourner en Ultra en Full HD, le 60fps était constant et pourtant le CPU n'était qu'à 30% de ses capacités, et la carte vidéo était entre 28 et 40% de son potentiel (à peine 1Go de VRAM était pris). En clair il y a de la marge et un PC vieux de 10 ans devrait le faire tourner, ce qui est une bonne chose puisqu'on reste sur un jeu indé, en 2D et qui vise le plus large public possible. Quant à la durée de vie, les 12 stages que compte l'aventure ne sont pas interminables. En fait, on peut jouer jusqu'à 4 et là le jeu est vraiment facile et se terminera très vite. Par contre, si comme moi vous jouez seul, vous trouverez que la difficulté n'est pas tellement équilibrée malgré la présence de plusieurs niveaux. Par moment les vies s'envolent vite, au point qu'en arrivant devant le boss, on se fait laminer la tronche ! Certes il y a des aides (un coup de pouce nous incitant à ne pas abandonner) mais au fond c'est un peu comme sur Mega Drive : seul c'est une galère à finir alors qu'à plusieurs, ça passe crème. Du côté des modes de jeu, on retrouve le classique mode histoire mais dont la fin n'existe pas, le mode Arcade (on cogne mais on a plus de cinématiques cassant le rythme), combats de boss (pas d'expliquer je crois) et duel, où 2 à 4 persos se mettent sur la gueule (un mode repris du second opus). Streets of Rage fait parti des jeux de cette époque bénie où la plupart des titres s'inspiraient de l'Arcade, à savoir des jeux courts mais particulièrement fun. C'était le temps des jeux de plate-formes, des shoot-them-ups, des run 'n gun et des versus fightings (des genres aujourd'hui presque oubliés tant les représentants se font désormais rares).



Oui, c'était mieux avant... la preuve !


Et qu'on ne vienne
En manque d'idées, les développeurs reprennent les vieilles formules et les concepts d'autrefois. C'est bien la preuve que c'était mieux avant ^__^
pas me raconter que c'est parce qu'on a vécu cette période en étant enfant/adolescent qu'on dit systématiquement que "c'était mieux avant"... car ça l'était, point barre ! Et ce n'est pas un blanc-bec qui n'a connu que les jeux post-2010 qui pourra comprendre... car oui, ce genre de titres est avant tout destiné aux amateurs des beat-them-all de la vieille école. Ceux nourris aux Final Fight, aux King of Dragons, aux Sengoku et autres Golden Axe. Bref, un joli retour en arrière dans l'âge d'or du jeu vidéo... D'ailleurs le jeu se permet quelques clins d'œil fort sympathiques (comme Estel qui appelle ses collègues qui nous tirent dessus à coup de roquettes, ou encore ce kangourou qui fait office de barman - amateur de Street of Rage 3 levez la main !). Pour entrer dans le vif du sujet, notre 4e opus ne révolutionne en rien le genre. Un genre qui a ses propres codes comme cette impossibilité de revenir en arrière, ses ennemis qui se cognent sur les bords de l'écran (lorsqu'on les projette) ou qui s'y cachent (?), ce scrolling imposé et ses ennemis clonés à l'infini où il n'est pas rare d'avoir le même gars en 5 exemplaires avec exactement les mêmes couleurs (ce que j'ai toujours trouvé débile, plus encore aujourd'hui où nous ne sommes plus limités par la puissance du processeur et le nombre de couleurs affichables). Ce 4e épisode est en très grande partie basée sur Streets of Rage 2. Normal, c'est lui le best-seller quand l'épisode 3 ne faisait que pérenniser l'expertise de cet épisode culte. Ainsi pour Blaze et Axel, on retrouve leur exact gameplay avec les attaques spéciales sous 2 formes (et qui consomment de la santé), leur coup arrière, le coup spécial (qui ne consomme pas de santé), les projections, les coups classiques, les attaques sautées... Le personnage de Floyd se rapproche pas mal de Max (qu'on affrontera par ailleurs) et Cherry est le petit personnage ultra rapide à la force de mouche qui rappelle sans mal Skate. Le jeu offre quand même quelques nouveautés comme ces étoiles qu'il faut dénicher dans le décor et qui permettent de sortir une super attaque, qui n'est pas sans rappeler les Furies des jeux SNK tels que King of Fighters. Sympa, généralement efficace sur le menu-frottin, mais vraiment pas assez performant sur les boss, sur lesquels ça ne fait pas grand-chose.



J'suis une fille du moove, tu mens...


Si bien sûr on
Le contenu est très correct pour le genre... difficile d'en demander plus quand autrefois ça durait tout juste une heure
retrouve la quasi intégralité d'antagonistes du second opus (Big Ben, Shiva, Galsia, Donovan, Barbon, S/R Signal, Electra...) les développeurs en ont profités pour nous servir en plus pas mal de nouveaux ennemis. On notera entre autres les flics (qui se frittent également avec les loubards), de nouveaux punks ainsi qu'une discrète moquerie pour ces ennemis au nom de Dylan ou Kevin, avec leur look de merde et leur gueule de cul. Tout à fait le genre de "petits cons" qu'on croise depuis quelques années et qui porte ce genre de prénoms liés aux gouts discutables d'une maman qui a passé trop de temps à regarder des séries minables, lobotomisée devant sa télé (après je ne doute pas qu'il existe des Dylan et des Kevin qui sont "des gens bien", ces juste que si le prénom Kevin est devenu un même sur Internet, ce n'est sans doute pas pour rien :). Au passage, si on retrouve les bouteilles de bière, le sabre, couteau, batte de base-ball et autre barre-à-mine, le jeu propose aussi de nouvelles armes telles qu'un taser, un saï, une lance chinoise, une grenade ou encore un cocktail radioactif ou Molotov (et non désolé, pas d'armes à feu). Des armes qu'on peut bien entendu jeter à tout moment, et qu'on peut même récupérer à la volée des mains d'un ennemi, si jamais on l'attaque au bon moment. De même, on peut changer de personnage à chaque niveau et ça c'est bien sympa. Bref, hormis quelques ajustements et nouveautés, on sent bien que les développeurs se sont basés sur Streets of Rage 2, en reprenant à l'exact son gameplay, ses coups, son interface mais aussi ce qui fait l'identité du jeu comme ces cabines et ses bornes d'Arcade à détruire, les ascenseurs, les items de santé (qui ne disparaissent pas, c'est bien ça) ainsi que le design. Le problème, c'est que ces mêmes développeurs ont également modifiés les fondements du gameplay. Alors certes ce n'est que par "touches" mais pour un vétéran de la série, croyez-moi ça a de quoi agacer. Ainsi comme l'a fait Super Street Fighter II Turbo HD Remix (remake du sublime jeu de Capcom), les ennemis ne réagissent pas exactement comme ils le devraient. Alors OK, ce jeu n'est pas le remake de Streets of Rage 2 et ma version n'est qu'en 1.0 (divers patches sont sortis depuis) mais en attendant, certains ennemis sont particulièrement pénibles à affronter, à commencer par ces punkettes casquées, les poufs sans soutifs qui nous balancent tout ce qu'elles trouvent ou pire encore, les flics avec bouclier.



Streets 4 Rage


Pour ce dernier,
Si on apprécie une réalisation tout à fait correcte, au contraire les fondements du gameplay ont été modifiés et ça, ça passe beaucoup moins bien
en affronter 1 est déjà pénible mais lorsqu'ils sont 4 à l'écran et que vous êtes seul, c'est la fête du slip !! Sans parler que tout ce petit monde se permet désormais de faire des choses incorrectes. Exemple : vous êtes en train de cogner un mec mais dans ce laps de temps, il se permet de riposter pour mieux fuir (!) ou pire encore, certains ennemis se permettent de contrer une attaque puissante (en faisant avant + coup spécial) et il est impossible de contrer une attaque ennemie (en utilisant un pouvoir spécial qui consomme de la santé, je vous le rappelle), alors que ça a toujours été possible ! C'est débile et ça va à l'inverse des fondements de la série... Donc avec un nombre suffisant d'ennemis bien relous à vaincre, ses petits passe-droits et ses boss tout sauf équilibrés... on trouve très vite que le jeu est difficile, surtout lorsqu'on joue seul (la pente est moins raide en jouant au moins à 2). Street of Rage 4 tourne sur le moteur maison Guard Crush Engine, vous vous en doutez, développé par le studio Guard Crush Games. Fini les pixels bien voyants des version Mega Drive, cette fois le design arbore un style BD plutôt agréable, des décors bien détaillés et souvent très colorés. Il faut dire que les épisodes originaux étaient le fleuron d'une console 16-bits à la puissance insoupçonnée (tout du moins en début de carrière). Donc oui, le jeu est très beau et hormis Axel et son look d'épais clochard, on retrouve bien la direction artistique de l'œuvre de SEGA. C'est joli, agréable à l'œil et du côté des animations, les protagonistes principaux sont plutôt bien animés, c'est fluide... mais ça aurait pu être nettement mieux. Ne nous voilons pas la face, à l'heure des PC survitaminés et des consoles de 8e Génération, franchement l'animation aurait pu être bien plus fluide parce qu'en l'état, on est loin d'atteindre celle d'un Art of Fighting 3 (Neo-Geo - 1996), d'un Street Fighter III (Arcade CPS3 - 1997) ou dans le même genre, d'un Sengoku 3 (Neo-Geo - 2001). Alors bien sûr, dans l'ensemble ça reste du très bon travail, évidemment c'est bien plus fluide que sur Mega Drive (mais peut-on réellement comparer une cartouche d'à peine 2Mo datant de 1992 avec un jeu de plusieurs Giga datant de 2020 ?), mais tout à fait entre nous, je m'attendais à mieux.



L'âge d'or des maestros de l'Electro...
mais ça c'était avant :(



Il en va de même
Si globalement la bande-son est sympa, parole de fan de longue date, on s'attendait à bien que ça !!!
pour les musiques. En premier lieu je tiens à souligner que les voix digitales sont d'excellente qualité (what else ?) et si les bruitages sont moins "furieux", moins abusés et extravagants qu'autrefois, ils restent malgré tout de très bonne qualité, bien dynamiques et "punchy" comme on les aime. Associé aux vibrations du pad et de l'écran, on sent bien la puissance et la force des coups que prennent les ennemis. Par contre, pour les musiques, c'est une autre histoire. Derrière les compositions on retrouve tout un tas de musicos. Chez Lizardcube c'est avant tout Olivier Derivière qui a œuvré, lui qu'on connait déjà pour quelques bande-sons plus ou moins sympas tels que Obscure 1 et 2, Alone in the Dark (2008) ou Remember Me. Vous le savez sans doute, la trilogie originelle a été composée par Yuzo Koshiro et Motohiro Kawashima (qui est aussi derrière la magnifique bande-son de Street Fighter II), et c'est avec bonheur qu'ils ont à nouveau participé à la bande-son. Ces 3 musiciens de renom seront rejoints par une armée d'autres compositeurs (Groundislava, XL Middleton, Keiji Yamagishi, Harumi Fujita, Yoko Shimomura, Scattle et Das Mortal) au service d'une bande-son qui a tout fait pour coller au mieux à l'OST des 2 premiers opus (ne venez me parler des musiques de Streets of Rage 3, mes oreilles en saignent encore !). Et bien peut-être justement qu'il y avait trop de monde ! A mes yeux, l'identité sonore de la série est née du génie de Motohiro Kawashima et Yuzo Koshiro, et même s'ils ont fait de la merde sur le 3e opus (n'ayons pas peur des mots), il est difficile de trouver à redire sur celle des 2 premiers volets. A mes yeux, ce sont eux qui auraient dû composés les musiques et uniquement eux, pas cette armada de musiciens dont certains ne sont même pas connus. Vous l'aurez sans doute compris, si on retrouve en grande partie "l'esprit de la série" avec ses rythmes techno et underground, derrière il est difficile d'être enthousiasmé. Alors certes, dans le lot il y a de bons morceaux, avec de bonnes basses et de savoureuses mélodies, mais généralement, on se retrouve avec des titres assez génériques qui, une fois la console ou le PC éteint, sont déjà oubliés. Pourtant vous le savez aussi bien que moi, l'OST des Streets of Rage 1 et 2 est une tuerie ! Et je suis sûr que 30 ans après, vous vous souvenez encore de quelques pistes : l'intro, la musique du boss final, celle du premier niveau... Bref, c'est encore une déception et heureusement pour nous, il est possible de passer la bande-son en mode retro, histoire de profiter des exceptionnelles musiques qui accompagnaient ce brave Street of Rage 2, comme ça au moins vous resterez dans ce qu'il y a de meilleur (niveau musical) sur cette série...



Alors qu'il Note
n'y a plus de consoles développées par SEGA, voilà qu'une autre gloire de son passé refait surface. Il faut dire que SEGA ne se foule vraiment pas ces dernières années, laissant aux fans et aux studios indé le soin de faire (re)vivre ses jeux oubliés qui ont fait sa renommée. Ainsi après Wonder Boy et Sonic, voici que Streets of Rage fait un très joli retour à la surface, sous l'impulsion d'un Lizardcube décidément amoureux des grandes œuvres d'un SEGA qui n'est plus que l'ombre de lui-même. Avec Streets of Rage 4 on a beau parler d'une suite, il est clair que le jeu se base quasi-intégralement sur l'excellent Streets of Rage 2, épisode culte qui en son temps, a fait l'unanimité. Bien entendu, comme plus de 25 ans séparent les épisodes 3 et 4, la réalisation n'est évidemment pas la même : c'est joli, ça bouge bien et on retrouve avec plaisir l'identité visuelle de la série. C'est un peu pareil pour la bande-son qui tente (tant bien que mal) de retrouver l'esprit originel et pour ça, rien de mieux que de s'offrir les services d'une pléthore de compositeurs, dont Yuzo Koshiro et Motohiro Kawashima, les génies du clavier derrière les OSTs originaux. La durée de vie est correcte pour le genre, la prise en mains est excellente et très vite on retrouve ses marques. Malheureusement, tout n'est pas rose au pays des gnons dans la gueule et de cette famille de gangstas déglingués qui veut régner sur la ville. En effet, avec la puissance de nos machines actuelles, on trouve que les animations auraient être bien plus fluides, et que le nombre de "vrais personnages jouables" (pas les vieux persos déblocables) est trop maigre. De même, si 12 niveaux ça parait beaucoup, en réalité le jeu est relativement court et ce, malgré le fait qu'il soit très déséquilibré. Et puis en matière de déséquilibre, comment ne pas pester contre des ennemis souvent chiants à affronter (les flics à bouclier, les punkettes casquées, les poufs qui nous balancent tout ce qu'elles trouvent ou tout simplement ces boss en mode "sac à PV") ou pire encore, ces petits passe-droits d'ennemis qui se permettent de contrer nos plus puissantes attaques ou de nous cogner alors qu'on les maroufle copieusement. C'est absurde et croyez un fan de longue date de la série, ce genre de choses ne se voyaient pas dans Streets of Rage 2 !

Et puis si on ne peut pas vraiment comparer Streets of Rage 4 à ses ancêtres, on peut par contre aisément le faire avec un Streets of Rage REMAKE dont la version finale est sortie en 2011. Alors certes, ce n'est pas un produit officiel, seulement je trouve la réalisation vraiment propre, l'histoire est plus intéressante (elle propose une fin, elle !), le gameplay n'a pas été bidouillé (la difficulté se fait sans artifice) et la bande-son est excellente. Oui c'est peut-être moins beau et c'est réservé au PC, mais en attendant c'est gratuit et ça c'est un argument qui pèse lourd dans la balance, surtout lorsqu'en face on nous livre un Streets of Rage 4 vendu 25€ en démat' (des versions boites existent sur consoles). Après je l'admets, je m'emporte volontiers sur des détails (ceci dit tout est détail !) et il est vrai que Streets of Rage 4 est, malgré ses défauts, un bon jeu. Facile à prendre en mains, il est agréable de poursuivre un combat abandonné depuis plus de 20 ans, dans un genre qui se meurt à petit feu. Et puis malgré mes railleries, les graphismes sont vraiment jolis... c'est juste que je m'attendais à bien mieux : on parle quand même de la suite d'un titre mythique qui a porté la Mega Drive à bouts de bras... comme quoi, toutes les gloires du passé ne sont pas bonnes à sortir du placard. En attendant, si je mets ma rancœur de côté, force est d'admettre que ce Streets of Rage 4 est sympa comme tout, surtout si vous jouez à plusieurs et avec une version patchée (car la 1.0, c'est pas trop ça).



Les -

  • Pas de cinématique de fin : pourquoi ? C'est vraiment incompréhensible...
  • La bande-son est sympa mais on s'attendait à tellement mieux !!
  • Un gros manque d'équilibre en v.1.0, surtout face aux boss
  • Certains ennemis sont vraiment pénibles à affronter
  • Pourquoi Axel arbore un look de clochard ?
  • Les ennemis et leurs petits passe-droits
  • Les +

  • Kevin et Dylan, un doux sarcasme sur lesquels on a vraiment envi de cogner ^_^
  • Bruitages et voix digitales d'excellente qualité
  • Adam est le meilleur perso du jeu : un régal !
  • Changer de personnage à chaque niveau
  • Techniquement, c'est propre


  • Test réalisé par iiYama

    novembre 2020