Resident Evil HD Remaster (PS4/PS3/XBO/X360/PC)

 








Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : janvier 2015
Développeur : Capcom
Adaptation : Capcom
Editeur : Capcom
Genre : survival-horror

Version testée : Française
Version logicielle : 1.0
Doublage : US
Textes à l'écran : FR

Support : en téléchargement sur PSN, XLA et Steam
Espace disque nécessaire : 14Go (PS4) / 7.2Go (PS3) / 14Go (XBO) / 5.4Go (X360) / 20Go (PC)
Définitions HD max (consoles) : 1080p (PS4/XBO) - 720p (PS3/X360)
Compatible 3D (consoles) : non

Difficulté :
Compatible Move (PS4/PS3) : non
Compatible Kinect (XBO/X360) : non
Remote Play PS3/4-Vita : oui
Multi-joueurs : non

Abréviations : RE HD Remaster - RE Rebirth
Titres alternatifs : Resident Evil Remake (US) - Biohazard Rebirth (JAP)
Prix au lancement : 20€
Score des ventes : 12 Millions (toutes versions et tous supports confondus)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Quad Core 2.7Ghz
RAM : 4Go
VIDEO : avec 1024Mo de VRAM (type GeForce GTX 560 / Radeon HD 6950)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5-2500 (Quad-Cores à 3.33Ghz)
RAM : 8Go (DDR3 - Dual Channel à 1600Mhz)
VIDEO : GeForce GTX 970 (4Go de VRam)
OS : Windows 7 (SP1 - 64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)


Resident Evil, en version classique ou remasterisée, est aussi disponible sur :



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Resident Evil

HD Remaster




Vous le savez sans doute,
HD Remaster est l'adaption HD du Resident Evil (Rebirth) de la GameCube, sorti en 2002
pour moi le premier Resident Evil c'est un peu la bible du jeu vidéo, au même niveau qu'un Super Mario World, que le premier Tomb Raider, le premier Sonic, le premier DOOM, Half-Life, Street Fighter II ou encore Final Fantasy VII. En relisant cette liste, on pourrait se dire que seuls les vieux titres valent vraiment leur réputation... la vérité c'est que lorsque les éditeurs tiennent "un filon", à la manière des chercheurs d'or, ils épuisent les ressources. Dans le jeu vidéo, ça se traduit par des univers qui sont étirés à l'infini, des gameplays qui se fourvoient pour plaire au plus grand nombre, tout ça parce que le "Dieu profit" finit toujours par salir ce que les plus fervents admirateurs de la première heure ont adulés. Et dans le genre, Capcom est passé maitre ! On ne compte plus les déclinaisons d'Ace Attorney, Mega Man, Monster Hunter, Street Fighter et bien entendu, de Resident Evil. Pour beaucoup, et moi le premier, la série aurait dû s'arrêter au 3e opus, avec la destruction de Raccoon City. La boucle était bouclée et proposait une fin plus qu'honorable à une série qui n'avait pas besoin de perdurer autant, surtout lorsqu'on obtient des titres comme Resident Evil 5 et 6, qui sont tellement loin de l'esprit d'origine, qu'ils sont finalement plus proches du TPS lambda que du vrai survival-horror. Malgré tout, si les remakes sont toujours aussi critiqués, parfois on tombe sur un vrai travail de fan, qui respecte à la fois les origines du jeu et qui apporte suffisamment de nouveautés pour renouveler l'aventure. C'est le cas du Resident Evil de la GameCube, sorti en 2002. Il fut longtemps la chasse-gardée de Nintendo (puisqu'il a aussi vu le jour sur Wii) car le géant japonais a participé au développement (sans doute financièrement) de ce remake de très grande qualité. Si beaucoup l'appelle Resident Evil Rebirth (bien que ce patronyme ne soit pas officiel puisque c'était le nom de code du développement), plus de 10 ans après, les exclusivités ont sautées et il est cocasse de revoir cette gloire du survival-horror refaire surface sur les supports les plus populaires de son temps... mais pas sur WiiU. Plus qu'un simple lifting du hit de la PlayStation (à l'image de l'épisode Director's Cut), Resident Evil (Rebirth) a véritablement restauré ce hit, encore apprécié aujourd'hui. Nouvelles vidéos, de nouvelles énigmes, nouveau gameplan, quelques changements dans le scénario et surtout une réalisation qui ne peut pas laisser indifférent. Il est clair que c'est sans doute l'un des meilleurs remakes qui ait vu le jour. Dans Resident Evil HD Remaster, nous retrouvons donc cet épisode-là, passé entre temps par la case HDisation afin de nous proposer des graphismes plus que jamais somptueux et dans l'air du temps.



 


Pour celles et
Depuis l'opus de 1996, beaucoup de choses ont changées et c'est un plaisir de redécouvrir cette aventure mythique
ceux qui ce seraient endormis durant les 10 dernières années, Resident Evil est un jeu dont le scénario (sans être aussi poussé que dans un RPG) est tout de même bien développé. Comme je le disais, beaucoup de choses ont étés modifiées depuis l'épisode PlayStation. Si l'aventure ne change pas fondamentalement, il y a certains passages qui ont mérités plus d'attentions que d'autres. Loin du simple portage, la plupart des scènes bien connues sont toujours là (comme Barry qui sauve Jill de l'écrasement lorsqu'elle récupère le fusil à pompe) mais il y a aussi des passages remodelés. Si évidemment ça ne change rien pour les néophytes, celles et ceux qui ont essorés la version originale, vont prendre plaisir à véritablement redécouvrir le titre. D'ailleurs, Resident Evil Rebirth/HD Remaster renoue avec les autres opus de la série, notamment le Code Veronica où dans une lettre, un chercheur parle directement d'Alexia, une autre évoquant Ada, le virus G et sur la fin du jeu, on comprend que le manoir n'est qu'une succursale d'Umbrella (dont le siège est à Paris). Tous ces détails font un tout plus cohérent, et on appréciera (grâce au lifting HD) des cut-scènes toujours aussi dynamiques (ça nous change de tous ces graphic-novels de nos jeux dématérialisés). Plus immersif, plus prenant, le chef d'oeuvre de Shinji Mikami (le créateur de la série) n'a jamais été aussi addictif. Malgré tout, on notera que les vidéos en images de synthèse, n'ont pas reçues le même traitement que les graphismes "in game". Capcom les a sans doute réinjectée "telles quelles", tout juste elles ont été upscalées, ce qui les rend légèrement floues. Autre détail, malgré le fait que cette remasterisation soit le 2e portage du hit GameCube, on subit encore beaucoup de fautes de frappe et/ou d'orthographe dans les sous-titres, avec notamment 2 mots collés (des sous-titres encore une fois édulcorés, soit dit en passant). Pour ce qui est du doublage, il est agréable de constater que Jill a presque la même voix (est-ce la même actrice ?) et que Barry a aussi bénéficié d'un bon doubleur. Quant à Wesker, Capcom a toujours eu le privilège d'avoir Richard Waugh sous la main, ce qui fait que dans tous les épisodes il a cette même voix qui lui donne le même inimitable charisme. Les cut-scènes reprennent d'ailleurs les grandes phrases de la version PlayStation, mais bien évidemment sans cette intonation particulière qui nous aura tous marqué. Impossible donc, de reprocher à Capcom le fait qu'ils n'aient pas repris l'ancien doublage, tout d'abord parce que ça ne collerait plus à l'image et surtout parce qu'ils ont incorporés de nouvelles scènes qu'il fallait bien entendu doubler.


Après tant d'années,
Depuis la version GameCube, nous avons quelques nouveautés comme une prise en mains au stick analogique, de nouveaux costumes... mais dans le fond, ça reste léger
le principe des (anciens) Resident Evil reste intact, puisque l'épisode qui a révolutionné la série est bel et bien le 4. Des machines à écrire pour sauvegarder, des coffres pour poser tous ses objets, des énigmes, de l'action et beaucoup d'exploration... et donc d'allers-retours. Ça peut paraitre rebutant de nos jours, mais c'était ça, la "vraie formule" des Resident Evil originels et quand on veut un retour aux sources, on signe aussi pour ça. Il y a tout de même quelques nouveautés. La première c'est que la carte est désormais plus "intelligente" qu'avant : s'il vous reste un objet à trouver dans une pièce, vous le serez de suite. Les portes sont nomenclaturées et le tout parait plus lisible. Sans être aussi précise que dans Resident Evil Zero (puisqu'on n'y verra pas le moindre item à récolter), j'ai trouvé cette évolution sympa. Ensuite il existe un mode d'auto-défense. Si vous vous faites attraper par un zombie (ou tout autre ennemi pouvant vous saisir), Jill ou Chris, peut envoyer une violente décharge électrique à son assaillant, lui planter un couteau dans la tête ou poser une grenade afin de le faire exploser. Evidemment en nombre limité, c'est un excellent moyen de se défaire d'un ennemi un peu trop collant. Autre évolution et non des moindres : les zombies revivent ! Lorsque vous leur vider un chargeur de 9mm dans le buffet et qu'ils meurent, il faut aussitôt brûler les corps sous peine d'une renaissance : ce sont les fameux crimson ! Loin d'être anodin, lorsqu'ils revivent ils sont terriblement rapides et assoiffés de sang ! Autant jouer au barbecue avant, même si les réserves de kérosène s'épuisent vite. De plus, il ne sera pas rare de se retrouver nez à nez avec un zombie qui aura ouvert une porte ou monté un escalier. Pour ce qui est de la durée de vie, elle oscille aux alentours de 10h par personnage. En effet, on peut toujours choisir de jouer Chris ou Jill. D'ailleurs, si beaucoup jouent avec Jill, il est intéressant de se faire un 2e rush avec Chris tant le cheminement est différent, l'exploration est plus cloisonnée (du moins au début) et quelques autres petites subtilités du genre. Mais qu'on joue Jill ou Chris, on remarque aussi que le gameplan a presque entièrement été revu depuis l'opus originel. Les clés ne sont plus aux mêmes endroits et elles n'ouvrent plus les mêmes portes, les objets ne sont plus à leur place habituelle (d'ailleurs ils flashent moins et sont parfois dissimulés) et c'est tant mieux. Dans cette nouvelle édition, on dispose de 3 niveaux de difficulté (+1 à débloquer en finissant le jeu, niveau de difficulté qui n'existaient pas avant) ce qui rend l'aventure extrêmement abordable en "mode facile". On note aussi que lorsqu'on choisit son personnage, on dispose soit de son costume d'origine, soit celui de Resident Evil 5 (pour être précis, c'est Resident Evil 5 : Perdu dans les Cauchemars dans le cas de Jill).



 


Capcom a tout fait
Même s'il est difficile d'être étonné par un scénario que tout le monde connait depuis longtemps, il reste encore quelques surprises
pour éviter le déjà-vu car jouer à Rebirth, c'est vraiment redécouvrir le titre. Il y a d'ailleurs certaines zones qui ont totalement étés modifiées. Par exemple les jardins sont bien plus vastes (il y a une crypte, un cimetière, des chemins à travers la forêt), certaines pièces sont différentes (comme certains pièges) et il y a même des endroits qu'on ne reconnaît plus. Par exemple la caverne des Hunters a totalement été revue. C'est d'ailleurs ici qu'il y a le plus de modifications du scénario original avec un Barry nerveux et plus vraiment lui-même. Ceci dit, Resident Evil n'en est pas dénaturé pour autant. Les grandes phases de jeu restent les mêmes (comme le premier zombie derrière la "dining room", le serpent, les araignées de la guard-house) tout comme les cut-scènes. Bien plus belles qu'auparavant, elles ne s'écartent que très légèrement du script original. Pour le reste, le jeu reste fidèle à lui-même, notamment dans sa prise en mains : avec la croix numérique, on pivote son personnage avec gauche/droite, on avance/recule avec haut/bas. On se met en joue avec les gâchettes et on tire avec le bouton principal. C'est rustique, mais ça fonctionne ! Car à l'époque, avec ses décors fixes et son scrolling séquentiel, cumulé à des angles de vue privilégiant le sensationnel au confortable, il aurait été impensable d'avoir une autre jouabilité (sans parler qu'à l'origine, il n'y avait pas encore de stick analogique). Mais contre toute logique, et pour les allergiques de cette prise en mains certes lourde mais adaptée, le développeur nous propose une jouabilité alternative via le stick analogique. Alors certes ça rend la prise en mains un peu plus "légère" mais le changement abrupte d'angle de vue vous fera vite revenir à l'ancienne méthode (on appréciera quand même d'avoir le demi-tour automatique, uniquement en pressant le stick analogique droit). Après je le reconnais, cette jouabilité sied parfaitement aux pads PlayStation 3 et 4... beaucoup moins aux pads Xbox 360 et One dont les croix numériques sont inconfortablement positionnées pour l'exercice. Cependant, on appréciera forcément de pouvoir (enfin !) recharger son arme, sans entrer dans l'inventaire. Bon sang, il était temps ! Notre personnage peut monter les escaliers "sans assistance" (sans appuie sur une touche) mais encore une fois les nouveautés apportées à Resident Evil 3 (évitements d'urgence, création de munitions) ou à Code Veronica (viser 2 ennemis en même temps) n'ont pas été repris. Pareillement, il n'est pas rare d'être bloqué dans le décor ou de devoir être bien en face d'un objet pour le ramasser (même si un effort a été fait sur ce point). Ce genre de "détails" rend la progression un peu lourde.


Pour en revenir
Déjà sublimes sur GameCube, les graphismes ont été admirablement liftés en HD, rendant le jeu plus beau que jamais !
aux séquences de portes qui s'ouvrent, si autrefois (comprendre à l'époque des consoles 32-bits) elles se justifiaient (le jeu chargeait ses données en arrière-plan), aujourd'hui Resident Evil HD Remaster profite naturellement des disque durs de nos machines (jeu dématérialisé oblige), et donc de taux de transferts bien plus véloces qu'en 1996. Il aurait donc été vraiment agréable que Capcom supprime ces transitions parfois longuettes et pénibles, au profit d'un jeu plus vivace. D'autant que techniquement ce n'était pas irréalisable puisque notre personnage monte les escaliers sans chargement... Si maintenant vous mettez ça au compte de l'ambiance et du respect de l'oeuvre originale, ma foi, vous n'auriez pas tort non plus. Au niveau de la suggestion de la peur et conscient que d'anciennes ficelles marchent toujours mais qu'il fallait les renouveler, Capcom nous refait le coup du sursaut avec quelques surprises de taille, au détour de certains couloirs sombres. Si ce n'est pas très bon pour le coeur, c'est par contre excellent pour l'ambiance ! D'ailleurs la qualité absolument bluffante des éclairages (notamment à cause de cet orage qui gronde dehors), est prompte à nous filer quelques frissons de plus. Graphiquement, Resident Evil Rebirth/HD Remaster est sans réfléchir le bel épisode "old school" qui existe. Je dis old school parce que les décors sont précalculés en images de synthèses et que les sprites (persos, ennemis et objets) sont gérés en 3D temps réel. Du coup les angles de vue sont imposés et le scrolling est séquentiel. Mais ça ne gâche en rien la progression, je dirais même qu'autrement, il aurait été dénaturé. Et Capcom doit être félicité pour le travail accompli sur ce jeu. Cet opus était déjà magnifique sur GameCube, il l'est encore plus ici !! La remasterisation HD lui fait le plus grand bien, avec des décors d'une précision incroyable, et comme évoqué, des éclairages d'une beauté rare ! Loin d'être statiques, le jeu de lumière est ahurissant de réalisme et il y a même des objets en mouvement. Faut voir avec quel naturel la flamme d'une bougie danse, un lustre se balance ou un ventilateur géant tourne.



De plus,
La bande-son n'a pas pris une ride, la qualité est restée au top
la gestion en temps réel de la 3D n'a jamais été aussi bonne. Comme dans l'épisode Zero, les sprites se fondent parfaitement aux décors et les ombres sont bien gérées, ce qui donne un aspect photo-réaliste impressionnant. Jamais le manoir n'a été aussi beau ! La guard-house est bien plus flippante qu'auparavant, les extérieurs sont sublimes, les cavernes sont plus humides et glauques que jamais... Loin du portage fainéant de certaines productions, Resident Evil trouve ici une 3e jeunesse qui lui fait le plus grand bien. Malgré tout, il subsiste encore quelques textures un peu sales (comme le tigre ou la statue qu'on doit pousser du balcon) mais ça reste extrêmement rare puisque les graphismes sont l'un des points forts du jeu. On notera que le framerate est imperturbable mais qu'il est un peu étrange que Capcom ne nous propose le Full HD (1080p) que sur PS4, Xbox One et PC. Entre nous, nos PS3 et Xbox 360 auraient très bien pu le faire mais je pense que c'était une manière (pour le développeur) de favoriser la Next-Gen et d'inciter les joueurs à prendre le jeu sur ces plate-formes là. Si bien sûr cette édition s'accompagne de son lot de Trophées/Succès, les options permettent aussi de passer son écran de 16:9 à 4:3, afin de retrouver les sensations d'antan ou pour celles et ceux qui ont de vieilles télés. Mais entre nous je trouve l'intérêt très limité dans les 2 cas et lorsqu'on possède une PS4, joue t'on réellement comme sur une TV à tube cathodique ? Terminons par la partie sonore : les développeurs ont eu l'intelligence de reprendre quelques thèmes de l'opus original. De la vapeur inquiétante aux notes stressantes histoire de flipper à mort (surtout lorsque apparait un ennemi à l'improviste), Resident Evil distille une ambiance sonore des plus soignée. Pourtant, les musiques sont moins présentes qu'à l'origine, le jeu laissant plus de blancs que dans l'opus original, où la musique était omniprésente. C'est une autre façon de "meubler" son jeu et ça lui convient tout aussi bien car de cette façon, certaines scènes sont plus lourdement soulignées. Enfin les bruitages nous offrent une dynamique et un réalisme irréprochable. Le simple 9mm fait déjà un bruit conséquent, alors imaginez le fusil à pompe et le magnum. C'est un vrai plaisir de sentir que les armes sont puissantes, ce qui donne tout son attrait à l'action. Servant la malfamie graphique à merveille, la bande-son étoffe cette impression de ne jamais être en sécurité.



Resident Evil Note
a toujours fait parti de mes jeux préférés, et cette édition HD Remaster est un remake d'excellente qualité. Bien entendu ses mécaniques sont restées rugueuses, avec une jouabilité un peu antique, un inventaire restrictif (limite débile quand on y pense puisqu'un fusil à pompe prend autant de place qu'une mixture d'herbes), d'innombrables allers-retours, des sauvegardes manuelles et limitées... Mais tout ça c'est "une formule" qui fait de Resident Evil ce qu'il est : ça fait son charme et son ambiance si particulière, une équation qui peut autant séduire que rebuter. Cependant il faut bien comprendre que c'est cette exploration poussée qui rend le titre si agréable à parcourir et c'est bien ce qu'il manque aux nouveaux épisodes qui sont à la fois trop linéaires et trop proche des TPS. A une époque où la licence n'arrive plus à se renouveler, rejouer à Rebirth/HD Remaster c'est aussi faire un retour aux sources et prouver que ce sont bien les Resident Evil tels que celui-ci, que les fans veulent ! Parfaitement adapté de l'excellentissime opus GameCube, le lifting HD nous offre des graphismes somptueux et le jeu s'agrémente de quelques nouveautés appréciables (notamment de prises en mains et d'options). Car dans le fond, on retrouve bien entendu le remake de 2002, qui déjà à l'époque, avait admirablement remis en selle la série : retrouver cet opus-là c'est retrouver "la magie". Après on peut voir les choses de plusieurs façons différentes car malgré la remasterisation graphique, cet épisode reste quasi-identique à celui qu'on connait déjà. Si vous n'avez jamais toucher à ce remake, que ce soit sur GameCube ou sur Wii, alors il est grand temps de se jeter à l'eau. A l'opposé, on peut aussi critiquer Capcom qui nous refourgue un jeu déjà connu et qui, hors graphismes, n'a pas beaucoup souffert pour porter son titre, à l'image de tous ces jeux qui ont une seconde vie sur PS4 et Xbox One. D'ailleurs, les 20€ demandé me semblent un peu élevé, surtout pour un investissement qui a été rentabilisé depuis longtemps déjà. Ce qui est moins justifiable, ce sont les insatisfaits qui se plaignent du manque de nouveau contenu : pas de nouvelles armes, pas de nouvelles zones, pas de nouveaux personnages ou de nouveaux ennemis. Cependant je rappellerai à ces gens-là qu'hormis le cas un peu particulier des DLCs, aucun portage HD n'apporte ce genre de contenu ! Absolument aucun ! Maintenant vu de mes yeux et en tant que fan de la série (tout du moins jusqu'à Resident Evil 4), j'estime qu'il serait dommage de passer à côté de cette édition car l'épisode du Manoir reste le plus marquant de la série. Un must-have qu'il me peine de ne pas noter plus, uniquement pour des raisons mercantiles (c'est un peu cher !) et que malgré tout, cet opus-là a aujourd'hui presque 13 ans ! Si désormais on espère voir Resident Evil Zero subir le même traitement (et pourquoi pas un remake des Resident Evil 2 et 3, soyons fous ! ^^), il faut bien comprendre que Resident Evil HD Remaster est ce qui se fait de mieux en terme de survival-horror old school.



Les -

  • Malgré le lifting HD, il subsiste encore quelques textures pas terribles
  • Finalement, il y a bien peu de nouveautés depuis l'opus GameCube
  • Vidéos non retravaillées
  • Des fautes de traduction
  • Les +

  • Les nouveautés de ce remake : carte évolutive, nouveaux lieux, nouvelles énigmes, quelques modifications du scénario...
  • Pouvoir recharger son arme sans entrer dans l'inventaire : enfin !!
  • Mise en scène qui tient encore très bien la route
  • Revivre l'épisode le plus mythique de la saga
  • Des graphismes toujours aussi époustouflants
  • Bande-son de grande qualité

  • Test réalisé par iiYama

    mars 2015