Quantum Break (XBO - PC) -- GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie mondiale : avril 2016
Développeur : Remedy Entertainment
Editeur : Microsoft Studios
Genre : action (TPS)

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Moteur graphique : Northlight Engine (Remedy)
Moteur physique : Digital Molecular Matter (Pixelux)
Difficulté : (hors boss final)
Temps de jeu : 8 à 10 heures

Multi-joueurs : non
Abréviation : QB
Prix au lancement : 70€ (console) / 60€ (PC)


Installation Xbox One


Support : 1 Blu-Ray / en téléchargement sur Xbox Marketplace
Installation de base (v.1.0) : 23Go
Taille de la Mise à Jour : 22Go
Installation définitive : 45Go + 75,6Go pour les vidéos locales (facultatif)
Performances : 720p upscalé en 1080p et en 30fps



Installation Xbox One X


Support : 1 Blu-Ray + téléchargement du patch
Installation de base (v.1.0) : 23Go
Taille de la Mise à Jour : 77,6Go
Installation définitive : 83,7Go + 75,6Go pour les vidéos locales (facultatif)
Performances : 1440p upscalé en 4K dynamique et en 30fps



Installation Xbox Series S


Support : uniquement en téléchargement sur Xbox Marketplace
Installation définitive : 65Go + 75,6Go pour les vidéos locales (facultatif)
Performances : 1080p en 30fps



Installation Xbox Series X


Support : 1 Blu-Ray + téléchargement du patch
Installation de base (v.1.0) : 23Go
Taille de la Mise à Jour : 77,6Go
Installation définitive : 83,7Go + 75,6Go pour les vidéos locales (facultatif)
Performances : 4K natif en 30fps



Installation PC


Support : en téléchargement sur Steam
Installation : 68Go + 75,6Go pour les vidéos locales (facultatif)
Compatible VR : non

Configuration minimale :
CPU : Quad Core 2,7Ghz
RAM : 8Go
VIDEO : avec 2Go de VRAM (type GeForce GTX 760 / Radeon R7 260x)






Les sites partenaires :












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Quantum Break









Le studio Remedy
Quantum Break a vu le jour 6 ans après Alan Wake... On ne peut pas dire que Remedy soit un studio très polifique
n'a pas vraiment besoin d'être présenté, pas vrai ? Ce sont eux qui ont développés les 2 excellents épisodes de Max Payne et qui ont sortis en exclusivité Microsoft (Xbox / PC) le très apprécié Alan Wake. On peut le dire, le studio n'est pas très prolifique et un peu comme id Software, peu de jeux sortent de leurs bureaux. En effet, si Max Payne 2 est sorti en 2003, Alan Wake n'a vu le jour qu'en 2010 (7 ans plus tard !), et rebelote, il faudra attendre 6 ans de plus pour que Quantum Break voit le jour. Nous sommes alors en avril 2016 et on peut légitimement se demander comment un tel studio, qui ne vend pas des dizaines de millions d'exemplaires de chacun leur jeu, fait pour vivre. Car les petits jeux alimentaires sur Smartphones ça va 5 minutes, mais on sait vous et moi que Remedy n'est pas réputé pour ça, mais bien pour une plume et une patte artistique unique. Edité par Microsoft, dont c'est la dernière exclusivité (puisque les termes du partenariat ont pris fin en 2017, voilà pourquoi Control est un jeu multi-supports), Quantum Break est un jeu qui a couté cher, très cher, déjà parce que le développement a été très long, ensuite parce qu'il propose une formule "cross média" qui mélange jeu triple A à la réalisation assez impressionnante pour une Xbox One, ainsi qu'une série "live action" qui a sans doute vampirisé une bonne partie du budget. S'élevant à environ 50 Millions de $ (les gros sous de Microsoft n'ont pas de limite), histoire de conforter et de donner du cachet à l'ensemble, le casting est 4 étoiles puisque les protagonistes principaux ne sont autres que Shawn Ashmore (qui tient en autre le rôle d'Iceberg dans la saga X-Men) qui joue Jack Joyce (le héros du jeu), en face de lui il y a Aidan Gillen (notamment connu pour son rôle dans Game of Thrones) qui joue le Paul Serene (principal antagoniste de l'histoire). Viennent ensuite Marshall Allman (connu pour Prison Break et True Blood), Courtney Hope (qui jouera entre autre le rôle principal de leur prochain jeu, à savoir Jesse Faden dans Control), Amelia Rose Blaire et Brooke Nevin (2 actrices assez connues dans le milieu du long-métrage et des séries TV) mais aussi le très bon Dominic Monaghan (connu pour le rôle de Meri dans Le Seigneur des Anneaux ainsi que Charlie dans LOST), ainsi que Lance Reddick, acteur que j'apprécie beaucoup et connu pour ses rôles dans Fringe, John Wick ou LOST. Bref, un casting de haute volée qui a servi à la motion-capture et au doublage original du jeu, ainsi que d'acteurs bien réel pour la série "live action".



Streaming ou installation pachydermique ?


Pour exposer
Sur One X / Series X le jeu atteint presque 160Go avec l'installation des vidéos ! Optimisation, compression... ils connaissent pas chez Remedy
succinctement les faits, le jeu se compose de 5 chapitres, et entre chacun d'eux, nous avons une longue vidéo d'une durée de 20 à 25 minutes chacune. Ces 4 vidéos sont en plus sous 2 formes différentes car on nous laisse à chaque fois faire un choix et ce choix influe sur les événements directs de l'histoire (mais n'ont aucune incidence sur le dénouement de l'histoire). Mais avant d'entrer dans le détail, il faut savoir que le jeu pèse lourd, très lourd sur le disque dur. En installant le jeu via le Blu-Ray, on le trouve pourtant très raisonnable : à peine 23Go, c'est même peu. Seulement voilà, après les diverses mises à jour dont a eu besoin le jeu, son poids a très vite doublé sur Xbox One. Mais le pire, c'est que les vidéos sont diffusées en streaming via Internet (exactement comme les moniteurs d'Halo Anniversary), avec ce que ça insinue de problèmes et de différence de qualité. En effet, si vous avez une petite connexion la qualité baissera vite, jusqu'à atteindre des résolutions ridicules rendant l'image floue et dégueulasse (on a tous regardé des vidéos sur Youtube, vous voyez sans doute de quoi je parle). Pour éviter les déboires du streaming, on peut télécharger l'intégralité de ces vidéos, mais la contre-partie, c'est qu'elles pèsent à elles seules plus de 75Go !! Vous avez bien lu, 75Go, le poids d'un gros jeu rien que pour de simples vidéos !! Et ainsi Quantum Break va avoisiner les 120Go mais le fin du fin, c'est que moi j'ai découvert le jeu très tard (plus de 5 ans après sa sortie). La raison est simple : je n'affectionne pas la Xbox One de base, et sur PC le jeu est très gourmand, en plus de ne fonctionner que sur Windows 10. Du coup j'ai été patient et je le découvre aujourd'hui grâce à ma Xbox Series X et vous le savez sûrement, lorsqu'un jeu n'est pas directement optimisé pour la Series X, il se rabat sur le format One X. Et surprise, le patch One X pèse pas moins de 77Go !! Ainsi mon jeu est arrivé à la coquette installation de 83Go et comme j'ai une connexion pas terrible (en ADSL), j'ai installé les 75Go de vidéos. Et oui, donc mon Quantum Break assume un énorme fessier qui atteint presque 160Go !!! Je crois bien que c'est le jeu de 2016 le plus gros jamais créé !! Je vous laisse imaginer le temps que ça a pris de télécharger les 77Go de mises à jour, puis les 75 autres gigas de vidéos avec ma petite ADSL de misère...



 

 

L'expérience "cross média" est une réussite. Dommage que les vidéos prennent
autant de place car le Streaming n'est qu'une solution temporaire :
problème de connexion, problème de qualité
et lorsque les serveurs fermeront...



Allo, Remedy ? Compression, vous connaissez ?


Déjà là
Dans le fond l'histoire est vraiment sympa
on voit bien que la formule qui voudrait tous nous faire jouer en Streaming via Internet, montre de sacrées limites et de grosses lacunes. En effet, le Streaming vidéo est déjà potentiellement un problème pour beaucoup de joueurs, mais il faut aussi voir à long terme et se dire qu'un jour les serveurs fermeront... et vous n'aurez plus rien. Rageant pas vrai ? La qualité des vidéos est excellente, en Full HD et avec très un bon encodage. Ceci dit nous l'avons vu, les fichiers sont très lourds car ils ne sont qu'au nombre de 8 (4 séquences vidéos avec 2 choix différents) pour une durée totale de près de 2 heures. Et 75Go pour 2 heures de vidéos, c'est vraiment beaucoup trop, à croire que Remedy ne s'est vraiment pas emmerdé à compresser quoique ce soit et nous a livré le flux vidéo en H.264 brut, comme s'il sortait directement d'un Blu-Ray. Déjà j'aurai apprécié que le développeur inclus ces fichiers sur un second disque à installer (même facultativement). Ensuite, j'aurai largement apprécié que Remedy compresse un peu le tout. Quand on voit à quel point on obtient des vidéos de grande qualité via des Codecs HDLight (qui, pour une qualité quasi équivalente, obtient un fichier environ 10 fois plus petit) on se dit que le studio n'a fait aucune optimisation, aucune compression et c'est bien dommage, surtout en sachant ce que le jeu allait peser sur le disque dur une fois qu'on a tout installé ! Enfin bref, maintenant que le coup de gueule est passé, nous allons poursuivre notre test. L'histoire nous raconte qu'un soir, Jack Joyce est invité par son ami de toujours, Paul Serene, à venir dans son labo pour qu'il lui présente son nouveau projet. Malheureusement, l'expérience tourne mal, et une fracture temporelle menace de détruire la courbure même du temps. De plus, les 2 hommes se rendent compte qu’ils ne sont plus les mêmes et qu’ils possèdent désormais d’extraordinaires pouvoirs. L’un voyage dans le temps et veut à tout prix maîtriser ce don quand l’autre tente d'utiliser ses nouvelles compétences pour l'en empêcher et faire en sorte que le temps ne soit pas détruit à tout jamais...



Code Quantum


L'histoire de Quantum Break
Le cross-media est plutôt réussi mais les longues vidéos manquent un peu de tonus et cassent le rythme du jeu
est vraiment sympa, à défaut d'être révolutionnaire. Le sujet du "voyage dans le temps" est depuis longtemps utilisé par le cinéma, Terminator et Retour vers le Futur en tête de liste. Ceci dit, malgré sa base finalement assez classique et qui n'échappe que difficilement à quelques poncifs du genre, l'ensemble se veut agréable et se déguste sans faim. Comme évoqué, entre 2 chapitres jouables, une cinématique amène à un choix et ce choix influera sur les événements à court terme. En effet, on peut tout de suite apprécier les répercutions de cette décision, mais au fond le scénario et son cheminement ne diffèrent guère. Il y a aussi beaucoup de documents à lire afin d'étayer le Lore mais ces documents sont rarement intéressants, en plus d'être souvent longs à parcourir. Dans l'ensemble et en prenant son temps, un rush vous prendra environ 10 heures (8 heures si vous foncez droit devant) et les choix fait lors des vidéos vous inciteront à refaire un second tour de piste afin d'explorer toutes les possibilités. En jeu, les cinématiques sont gérées en temps réel, elles sont motion-capturées et niveau performance, on est clairement sur plusieurs vitesse de rendu. Par exemple, à chaque cinématique d'intro de chapitre, la séquence est légèrement saccadée, sans doute parce que le jeu charge ses données en tâche de fond. Ensuite, niveau modélisations, il y a Jack Joyce, Serene, Martin Hatch... et il y a les autres. En effet, ces 3 personnages sont parfaitement rendus, ils sont superbement modélisés et offrent des expressions faciales remarquables (surtout au niveau du regard). A côté de ça, les autres sont pas mal non plus, mais il est clair qu'on est déjà 2 crans en dessous, tant en terme de qualité de modélisation que d'expressions. En somme, les PNJs font plus "synthétiques". Quant à la synchro, elle fait le yoyo : tantôt elle est plus que correcte, tantôt elle est complètement à côté de la plaque. Du côté des séquences "live action", elles sont plutôt bien jouées (à hauteur d'une série TV), on apprend beaucoup de détails, cependant je les trouve trop longues, elles cassent le rythme du jeu puisque pendant 20/25 minutes, on pose le pad, et on reste passif devant son écran. Alors certes la formule fonctionne, maintenant on ne joue pas à un jeu pour rester inactif pendant de longues minutes, puisqu'on ne parle plus de longues cinématiques comme sait si bien les faire Kojima-san, mais bien d'un épisode de série TV. Quantum Break est un peu l'expérience qui tente de rallier les fans de jeux et les amateurs de Netflix, mais perso j'aurai apprécié des épisodes plus nombreux (au lieu de seulement 4 en 2 variantes chacune) mais aussi et surtout plus courts, voire même plus dynamiques, allant à l'essentiel.



 

Par 4 fois on prendra le contrôle de Serene afin d'entrevoir
l'avenir et faire un choix, ce qui modifiera la
Jonction (la vidéo "live action") qui suivra



Quantum Break 7 places


Vous l'aurez compris,
Les pouvoirs temporels de Jack sont bien la seule originalité de ce gameplay vu et revu...
Jack Joyce (oui oui le gars s'appelle Jack, c'est super original !!) possède des pouvoirs, notamment temporels. On appréciera les exécutions au ralenti (sans doute un clin d'œil) mais aussi et surtout le fait de pouvoir figer le temps. Jack est également capable de faire en sorte que certains objets remontent le temps (ce qui permet de déjouer quelques petites énigmes sympathiques), on peut réaliser une esquive temporelle (une sorte de rush ultra rapide, histoire de déjouer d'autres types d'énigmes ou de mieux négocier l'affrontement contre plusieurs ennemis ou boss) et enfin on peut créer un bouclier temporel, une sorte de bulle dans laquelle nous sommes protéger des attaques ennemies (pratique si la santé commence à être au plus mal). Tout ça n'est pas sans rappeler Matrix ou Max Payne pour les combats, quant la reconstruction de parcelles de décors rappelle sans mal Singularity, ce jeu fort sympathique que fut boudé par le public. Quant à Paul (l'antagoniste), il n'est pas sans rappeler Wesker, dans Resident Evil : Code Veronica. Les inspirations sont diverses, et loin d'être de mauvais gout. Gagnant de l'expérience au fil de l'aventure (notamment en dénichant les choses à observer et les documents à lire), on pourra développer un arbre de compétences qui permettra d'améliorer les pouvoirs, même si ce dernier est très mal mis en avant et parait totalement secondaire. Malheureusement, le reste du jeu ressemble à cette masse de TPS (Third Person Shooter) sans aucune réelle imagination. Autant le dire, sans ses pouvoirs, Quantum Break serait d'une banalité sans nom ! Mieux encore, il accuse quelques fausses notes assez agaçantes comme le fait d'avoir une visée qui n'est vraiment pas précise, ou alors de subir les grenades et les coups au corps-à-corps des ennemis, sans être capable de leur rendre la pareille. Frustrant... Le pire est sans doute cette mise à couvert automatique qui est loin, très loin de ce qui se fait de mieux (au hasard Gears of War !). Ici Jack se met à couvert selon son bon vouloir, souvent il ne se donne même pas cette peine, ce qui annihile toute forme de discrétion (on se fait capter tout de suite) et rend parfois les affrontements un peu tendus (car sans ça, la santé ne remonte pas, évidemment).



 

Beaucoup de documents étayent le fond de l'histoire et permettent de gagner
de l'XP. Ceci dit on vient vite à zapper cet aspect du titre, tout
comme son arbre de compétences assez facultatif...



Quantum Breakfast


Pour supporter
Certains passages sont beaux mais pour ça le jeu fait de grosses concessions en affichant par exemple du 720p sur Xbox One...
les avancées technologiques de son jeu, Remedy à développer un tout nouveau moteur graphique, baptisé le Northlight Engine, auquel s'ajoute le Digital Molecular Matter (un moteur physique) développé par Pixelux. Le moteur physique (souvent baptisé DMM) est utilisé en temps réel dans les jeux (comme dans Star Wars : Le Pouvoir de la Force) ou offline pour gérer des simulations haute résolution des effets spéciaux de certains films (il fut utilisé entre autre dans Avatar, Source Code et Man of Steel). Mais avant d'en dire plus, il faut savoir que les joueurs de l'époque ont beaucoup pesté contre les performances du jeu. En effet, en général, lorsqu'on se retrouve avec une résolution un peu miteuse, c'est à minima pour obtenir le sacro-saint 60 fps (un peu comme dans Halo 5) or dans Quantum Break, la Xbox One classique (dites Fat) n'affiche du 720p à 30 fps. Oui, c'est vraiment limite, à croire qu'on est retourné sur cette bonne vieille Xbox 360 ! Alors bien sûr, le rendu est upscalé en 1080p, mais soyons clairs, le studio finlandais n'a sans doute pas trop forcé pour obtenir mieux (ou est-ce un manque de talent ?). Sur Xbox One X c'est un peu mieux puisque nous avons soit un affichage natif en 1080p (auquel cas les graphismes sont plus détaillés), soit du 1440p upscalé jusqu'au 4K... mais toujours pas de 60 fps. On se dit alors que le salut sera sur PC mais pour ça, il faut avoir du bon matos. En effet, déjà être obligé d'avoir Windows 10 pour y accéder ça a tendance à agacer (comme à l'époque d'Halo 2 sur Windows Vista), mais en plus de ça, mes anciens PCs ont tous été incapables de le faire tourner à plus de 5 images par seconde. OK je n'avais pas de super hardware, mais le-dit matos a fait tourné des jeux assez récents dans des conditions plus que correctes (Just Cause 3, DOOM 2016, Resident Evil 7...), et donc on se dit qu'une fois encore nous sommes en présence d'un développeur qui ne fait pas beaucoup d'efforts d'optimisation. Et visiblement, malgré des patches énormes, pesant plusieurs dizaines de gigas, le problème n'a pas été résolu. Enfin sur Series X c'est un peu le flou au niveau des performances : vraisemblablement le jeu est en 4K natif mais toujours en 30 fps. Ceci dit je n'ai personnellement subit aucun ralentissement, l'affichage a toujours été net, parfaitement "propre" et sans upscale. OK, c'est pas bien optimisé mais le jeu est beau, au moins ? En effet, c'est beau ! C'est déjà ça de gagné...



Quantum Breaking my Heart
(Elton John ou presque)


En fait,
Les effets temporels sont vraiment bluffants !! Le studio a décidé de soigner cette facette du titre au détriment de la résolution et du framerate
en lui-même le jeu n'a pas grand-chose d'exceptionnel. Après tout on reste la plupart du temps dans des décors urbains, des chantiers, des labos... rien de très nouveau, rien de très prompt à nous éclater la rétine. De même, si on apprécie que quelques objets soient très joliment destructibles, derrière on s'aperçoit vite des limitations de cette destructibilité, qui n'engage que quelques objets. Du coup c'est sympa de détruire des statues, mais derrière on reste frustré lorsque même le verre devient tout à coup inaltérable. D'ailleurs je trouve vraiment dommage que les développeurs ne fassent aucun effort là-dessus, car on ne va pas se mentir depuis Stranglehold, il y a eu quoi ? Battlefield 4 ? Ouais, vite fait car la destruction était loin d'être massive, donc au final, ces jeux où nos armes peuvent littéralement broyer le décor sont extrêmement rares et niveau réalisme, Quantum Break comme 99% des jeux actuels, fait complètement l'impasse sur cette facette du développement. Et c'est dommage car on sent bien que le moteur physique avait un bon potentiel, puisque Jack déplacera de façon très convaincante la plupart des objets, sans que ces derniers soient figés ou que le héros passe à travers (ne riez pas, combien de jeux nous font encore le coup ?). Mais alors, qu'est ce qui justifie des performances aussi déplorables ? Et bien Remedy a simplement fait le choix d'offrir des effets temporels vraiment superbes !! En effet, lorsqu'on active un pouvoir, que le temps est figé ou que ce même temps se met à débloquer créant ainsi des failles un peu partout... franchement le résultat est bluffant ! Alors certes, la résolution est faiblarde, le framerate est limité, la plupart du temps les décors n'ont rien d'extraordinaires, mais il est difficile de nier que les effets temporels, eux, sont vraiment très réussis. Et sans doute que le problème de Remedy fut là : augmenter la résolution et/ou le framerate, ou proposer les effets les plus réussis et époustouflants possibles ? Je crois bien que vous avez désormais la réponse à cette question. La musique a été composé par le duo Petri Alanko et John Kaefer. Le premier est un musicien autant orchestral qu'Electro, qui a déjà participé à Alan Wake et qui sera également crédité sur le futur jeu du studio, à savoir Control. Quand au second, il est derrière les compositions des cinématiques "live action". Dans un cas comme dans l'autre, on se retrouve comme d'habitude avec une bande-son sans âme, orchestrale à souhait, pas mélodieuse, pas mémorable, quelque chose de très banal, de très passe-partout... comme dans presque tous les jeux actuels. Et après on s'étonne qu'un jeu comme Halo soit si marquant... moi je dis normal lorsque la musique porte l'action à bout de bras, quelle arrive à donner des frissons, à enivrer le joueur de ses mémorables mélodies.



You All Everybody
(Drive Shaft)


Bon, vous l'aurez
Bruitages à côté de la plaque, musiques passe-partout... heureusement les doublages sont de très bonne qualité
compris, ici c'est loin d'être le cas et sans dire que c'est mauvais (faut pas exagérer non plus), la musique apporte tout de même un souffle cinématographique qui n'est pas désagréable, mais une fois de plus, une fois qu'on a éteint sa console ou son PC, on n'en retiendra rien. Bref, c'est du déjà-vu, du déjà entendu, rien qui ne sorte de l'ordinaire alors que c'était justement l'occasion de nous proposer quelque chose de plus incisif. Dans l'idée j'aurai bien vu une bande-son plus Electro qui se rapproche un peu de Tron Evolution (le film, dont l'OST a été composé par Daft Punk), histoire d'apporter un timbre particulier, de corréler la bande-son avec ses superbes effets temporels que Remedy a visiblement mis beaucoup de temps à mettre en œuvre. C'était une fois de plus l'occasion de briller, une occasion qui n'a pas été prise. Et on peut en dire autant à propos des bruitages. Ô bien sûr, il n'y a pas grand-chose à redire sur les bruitages environnants ou les explosions, par contre au niveau des armes, c'est clairement pas ça ! La plupart des armes sont relativement dynamiques (le fusil à pompe, le pistolet...) non le problème c'est le manque total de réalisme. Il suffit d'écouter ce pauvre M4 pour se rendre compte qu'il y a un problème quelque part : comment un studio comme Remedy, spécialisé dans les jeux d'action à base d'armes à feu, a-t'il pu laisser le "sound designer" autant bâcler son travail ? Parce que bon, monsieur Sam Lake, président du studio, était déjà là à l'époque de Max Payne et d'Alan Wake, il est toujours à la tête du studio et n'allez pas me faire croire qu'en jouant à son propre jeu, il n'a pas remarqué que quelque chose clochait... A croire que je suis le seul à être déçu/surpris/choqué (faites votre choix) d'avoir des armes aussi peu réalistes, dans un jeu qui les mets autant en avant. Enfin on termine avec le doublage, dont la VF est de très bonne qualité. Je ne reviendrai pas sur la synchro mais en attendant, Jack est doublé par Patrick Mancini, qui est la voix régulière de Shawn Ashmore (pour vous donner un ordre d'idée, c'est la voix de Dexter). Paul Serene (sous les traits d'Aidan Gillen) dispose de la voix de Thierry Wermuth (à défaut de son doubleur attitré), Dominic Monaghan (alias Will le frère de Jack) est doublé comme d'habitude par Vincent Ropion (une voix tout à fait reconnaissable) et Lance Reddick, qui joue le rôle de Martin Hatch, est doublé comme d'accoutumé par le très bon Thierry Desroses, sa voix officielle. Comme vous le voyez, le doublage français est loin d'être bâclé et la plupart des protagonistes connus ont leur voix habituelles. Un bon travail voxographique qui rapproche le jeu vidéo du cinéma, un vrai bon point pour Quantum Break qui rattrape la fausse note des bruitages et la banalité de ses musiques.



Après Max Payne Note
et Alan Wake (d'ailleurs dans la boite il y a un code pour le télécharger gratuitement, DLCs inclus, la grande classe :), Remedy revient avec Quantum Break, leur dernier jeu exclusif aux supports de Microsoft. Un jeu qui a couté cher (50 Millions de $) et pour cause : des années de développement, un jeu aux effets temporels somptueux qui a nécessité un moteur graphique spécifique, et surtout une expérience cross média plutôt réussie, qui mêle jeu et série TV. Le problème c'est qu'on passe environ 1/5 du jeu à regarder des vidéos (2 heures sur les 8 à 10 heures que dure l'aventure), un temps où on pose le pad, à regarder l'écran et à ne rien faire, ce qui est contraire à l'expérience que propose par définition un "jeu vidéo". Des vidéos à mon gout trop longues, qui cassent le rythme mais qui sont malgré tout de très bonne facture. Car il faut le dire, si le scénario n'est pas spécialement original ou fouillé, le fait de faire des choix nous incite à réaliser 2 tours du propriétaire afin d'observer toutes les possibilités offertes. Quant au jeu en lui-même, les pouvoirs temporels sont sympas et sauvent même le jeu, sans quoi il serait un banal TPS de plus, limite sans âme. Loin d'être parfait dans ses mécaniques, loin d'afficher les meilleures performances possibles (trop limité sur Xbox One, trop gourmand sur PC), au final Quantum Break est un bon jeu, agréable à parcourir, mais il reste assez loin de ce qu'on aurait pu attendre d'une production aussi chère (la faute à une série TV de qualité qui se paye le luxe d'un casting d'acteurs de haute volée). En plus de ça, le jeu se permet d'être l'un des plus gloutons de sa génération puisque sur Xbox One X et Series X, en plus du patch de mise à jour et en ajoutant les vidéos en local (évitant ainsi les problèmes inhérent au Streaming) il atteint les 160Go !!! Vous avez bien lu, c'est juste énorme, à croire que chez Remedy, compression et optimisation sont 2 termes qui leur sont totalement inconnus. Il n'empêche que si vous prenez le jeu comme il vient, que vous l'appréciez sans trop en attendre de lui, il vous fera passer un agréable moment en sa compagnie. Car malgré quelques casseroles évidentes (comme ce boss final bien relou et finalement peu équilibré, alors que toute l'aventure reste abordable), le jeu est loin d'être mauvais et propose même quelques passages spatio-temporels assez bluffants.



Les -

  • Des installations bien trop volumineuses : 77Go de MAJ + 75Go de vidéos. Compression, optimisation, vous connaissez chez Remedy ? Quantum Break brise le triste record de la plus lourde installation de 2016
  • Pas de corps à corps et pas de grenade alors que les ennemis ne s'en privent pas
  • Hormis les fonctions temporelles, le gameplay est vraiment très basique
  • Si on zappe les vidéos, la durée de vie est finalement très courte
  • Mise à couvert automatique... et mal fichue
  • Arbre de compétences totalement facultatif
  • Bruitage des armes à côté de la plaque !
  • Boss final bien relou comme il faut
  • Visée trop peu précise au pad
  • Synchro labiale oscillante


  • Les +

  • Faire un choix influe sur le déroulement de l'épisode vidéo, un bon moyen d'inciter le joueur à faire un second rush
  • Une réalisation graphique vraiment splendide par endroit ! Surtout sur One X / Series X !
  • Des pouvoirs temporels pas tout à fait originaux, mais fort sympathiques
  • Un gros casting d'acteurs avec en plus, un doublage de qualité
  • Alan Wake et ses DLCs offerts ! La classe ^_^
  • Les effets temporels sont souvent bluffants !
  • Une réelle gestion de la physique
  • Expérience cross-média réussie


  • Test réalisé par iiYama

    mars 2021