Outriders (Xbox SX/SS - PS5 - PS4 - XBO - PC) -- TEST sur GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :



Sortie mondiale : avril 2021
Développeur : People Can Fly
Editeur : Square Enix
Genre : TPS orienté co-op' et multi-joueurs

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Version logicielle testée : v.1.04.0.0 (en jeu) - v.2.8.2104.220 (interface)
Moteur graphique : Unreal Engine 4 (Epic Games)
Difficulté (solo) :
Multi-joueurs : online
Prix au lancement : 70€ (consoles) / 60€ (PC)


Installation Xbox Series X

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : 51,2Go
Performances : 4K à résolution variable en 60fps


Installation Xbox Series S

Support : uniquement en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : 51,2Go
Performances : 1440p à résolution variable en 60fps


Installation Xbox One

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : 51,2Go
Performances : 1080p à résolution variable en 30fps
Optimisation Xbox One X : oui
Compatible Kinect : non


Installation PlayStation 5

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : 40Go
Performances : 4K à résolution variable en 60fps
Compatible VR : non


Installation PlayStation 4

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : 40Go
Performances : 1080p à résolution variable en 30fps
Optimisation PS4 Pro : oui
Compatible VR : non
Remote Play PSVita : non


Installation PC

Support : en téléchargement sur Steam et Epic Game Store
Installation : 50Go environ
Compatible VR : non

Configuration minimale :
CPU : Quad Core 3,2Ghz
RAM : 8Go
VIDEO : avec 2Go de VRAM (type GeForce GTX 750 Ti / Radeon R9 270x)



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Outriders









Outriders
People Can Fly est passé par plusieurs phases, à commencer par Painkiller et Gears of War. Après Bulletstorm, place à Fortnite et désormais leur actu c'est Outriders...
est un jeu qui a beaucoup fait parler de lui, notamment lors de la sortie de sa généreuse démo qui nous offrait une intéressante part de gâteau, là où les démos justement se font extrêmement rares quand elles ne sont pas limitées dans le temps, trop courtes voire totalement inutiles (Resident Evil Village, Wolfenstein Youngblood, Guilty Gear Xrd Rev.2, Contra Rogue Corps, et j'en passe). Bref, les démos ce n'est plus ce que c'était (les plus anciens se souviennent sûrement d'avoir poncé plusieurs démos PlayStation qu'à l'époque on conservait précieusement :) et il faut le reconnaitre, malgré son manque de finition, celle d'Outriders était vraiment chouette. Ceci dit, cette démo que j'ai fait sur PS4 m'a mise un doute et m'a convaincu de ne pas acheter le jeu à sa sortie. Je restais malgré tout intrigué par ce titre et fort heureusement pour moi, il fut mis à disposition sur le Game Pass de ma Xbox Series X, afin que je puisse le tester de façon complète, sans que ça me coute de l'argent (même si je paye mon Game Pass et que donc au fond, ce n'est pas réellement gratuit pour autant). People Can Fly est un studio que beaucoup apprécient. Fondée en 2002 et basée à Varsovie, en Pologne (comme quoi les développeurs des pays de l'Est sont en plein essor avec 4A Games, CD Projekt ou encore GSC Game World), ce studio s'est de suite fait connaitre avec Painkiller, en 2004. En 2007, ils se sont occupés du superbe portage de Gears of War sur PC, et c'est d'ailleurs une série qu'ils ne quitteront plus avant un moment puisqu'ils seront le studio de soutien d'Epic Games sur les développements des Gears of War 2 et 3. Mieux encore, fort de cette expérience, ils développeront seuls le timide Gears of War Judgment, avant que Microsoft ne rachète la licence et développe en interne (via le studio The Coalition) cette série chère à ses consoles Xbox. En parallèle, People Can Fly appartiendra à Epic Games de 2007 à 2015, après s'être fait renommer Epic Games Poland. En juin 2015, Epic Games Poland redevient People Can Fly, le studio souhaitant se séparer de sa maison mère pour redevenir indépendant, tout en acquérant par la même occasion les droits de la franchise Bulletstorm, qu'ils ont développés en 2011. Depuis cette date, il ne s'est pas passé grand-chose au sein du studio, si ce n'est la sortie d'un sympathique remaster, ou le co-développement de cet inexplicable succès planétaire qu'est Fortnite...



Les gens peuvent voler... mais pas bien haut
(People Can Fly... but not high)



Après 5 ans
Outriders a beaucoup fait parlé de lui car les sorties majeures et les exclusivités sortent au compte-gouttes depuis l'avénement des consoles de 9e Génération...
de développement et une équipe qui est passée de 40 à 200 développeurs (!), People Can Fly revient sur les devants de la scène au printemps 2021, avec Outriders, un jeu plein de promesses et surtout très opportuniste ! En effet, on ne va pas se cacher que depuis la sortie des consoles de nouvelle génération (PS5 et Xbox Series), c'est clairement la disette ! Les "vrais" jeux Next-Gen tardent à arriver et fort heureusement pour nous autres joueurs, nos consoles si chèrement acquises sont rétrocompatibles avec la Gen précédente, sinon on ne jouerait presque à rien... Et oui, finalement la PS5 passe plus de temps à faire tourner des jeux PS4 et même si sur Xbox Series X on a plus de choix (puisque la console fait tourner un confortable nombre de jeux de Xbox 360) une fois encore, les véritables exclusivités manquent (pour l'instant) à l'appel ! Bref, il semblerait que le COVID ait bon dos comme on dit. J'admets volontiers que ce virus est dangereux et qu'il a "emporté" beaucoup de monde, et que par conséquent, il faut y faire attention. Cependant à cause de lui, la production de consoles et de tout matériel électronique haut de gamme (comme les cartes vidéo de PC ou les processeurs) a été directement impacté. Résultat, moins de machines en circulation et donc des développeurs (et sûrement des éditeurs) qui deviennent frileux et prétendent repousser leurs jeux sous prétexte qu'à cause du COVID, le développement a pris du retard. Il y a peut-être une part de vérité là-dedans, mais je pense surtout que c'est la lenteur des ventes Hardware qui impose ce ralentissement des sorties. La conséquence directe, c'est que depuis plusieurs mois, c'est la famine ! On pourrait même comparer ça à la Neo-Geo où en son temps et au plus fort de sa carrière, la console n'a reçu qu'une poignée de jeux (marquants) par an. Outriders arrive donc à une période où la concurrence est à son plus bas, au point de se demander : s'il était sorti à un autre moment, aurait-il autant fait parler de lui ? J'en doute, malheureusement...



Le Livre d'Enoch


L'
L'histoire s'inspire de bien d'autres jeux "post-apo", malheureusement ça ne colle pas et c'est très mal mis en scène
histoire nous raconte qu'au milieu du 21e siècle, la Terre a atteint le point de non-retour et les catastrophes climatiques deviennent de plus en plus fréquentes et dangereuses. Les principaux gouvernements de la Terre combinent leurs ressources sous la nouvelle autorité de l'ECA et dans un ultime effort de préservation de l'humanité, ils partent pour Enoch, une planète lointaine semblable à la Terre, à bord de 2 énormes navires de colonie, chacun contenant 500.000 colons. Malgré l'explosion catastrophique de l'un d'eux, le second vaisseau atteint avec succès l'orbite d'Enoch après un voyage de 83 ans. Les premiers humains à mettre le pied sur Enoch sont les Outriders, une équipe de soldats d'élite chargée de sécuriser la zone d'atterrissage et d'ouvrir la voie aux colons. Cependant, les Outriders découvrent rapidement l'Anomalie, une tempête d'énergie massive et meurtrière. Les Outriders tentent d'avertir l'ECA et d'interrompre la colonisation, mais les dirigeants envoient à la place leurs propres forces de sécurité pour faire taire les Outriders en les "purgeant". L'un des Outriders ayant survécu à l'exposition de l'Anomalie, est mortellement blessé pendant les combats et pour lui sauver la vie, Shira (une scientifique) le remet en cryostase. Le personnage qu'on joue, ce même Outrider, sort de cryostase 31 ans plus tard, et il découvre que la tentative de colonisation de l'ECA a échoué, l'Anomalie détruisant toute la technologie de pointe et piégeant tous les colons dans les limites d'une seule vallée. En proie à une faune extraterrestre hostile et laissés avec des ressources en diminution, les colons s'affrontent au sein d'une fratricide guerre civile opposant les restes de l'ECA aux insurgés, des rebelles militants qui cherchent à renverser le peu de pouvoir qui reste. De plus, les personnes qui ont survécues à l'exposition de l'Anomalie comme l'Outrider sont devenues des "humains modifiés" (aussi appelés Altérés), des mutants possédant des pouvoirs surnaturels. L'Outrider parvient à retrouver Shira, devenue à présent le chef de l'ECA et elle charge l'Outrider de lutter contre les insurgés et d'éliminer leurs Altérés... En jouant à Outriders (le jeu) on ne peut pas s'empêcher de voir certains rapprochements avec d'autres titres notamment Mass Effect Andromeda et RAGE. Malheureusement si l'histoire aurait pu être sympa, elle est tellement mal amenée que ça ne colle pas.



Les Riders mis "out"


Le jeu
La narration part dans tous les sens et veut toujours faire vite, au lieu de faire bien. Résultat, on n'accroche pas à l'histoire
voulant toujours "aller vite", il ne prend jamais le temps de poser ni son ambiance, ni son Lore. Pour preuve, il suffit de jouer à ce prologue qui part sur d'excellentes intentions, mais qui fait tout dans l'empressement et expédie le paquet comme "si on n'avait pas le temps". En moins d'une heure, on passe d'une intéressante colonisation au sein d'une luxuriante planète, à une ambiance post-apocalyptique type Mad Max / RAGE alors que clairement, la première ambiance était nettement plus attrayante. Et puis l'histoire part littéralement dans tous les sens, rien n'est vraiment bien écrit et encore moins bien mis en scène. Au final on ne s'attache pas aux personnages, et on ne s'intéresse pas à leur histoire. Une narration un peu bâclée qui s'accompagne, comme évoqué, de cut-scènes gérées en temps réel certes, mais qui veut trop dynamiser son action, qui veut trop "faire vite" sans jamais faire bien. Certes le résultat n'est pas moche, le design est sympa, les modélisations sont très correctes mais le tout manque clairement de soin et de "magie". Les cinématiques accusent également un peu de tearing et de légères saccades, car en même temps je soupçonne le jeu de charger ses données en tâche de fond. Une bonne initiative pour éviter les coupures mais du coup, les cut-scenes en sont légèrement défigurées (c'est d'autant plus dommageable sur des supports performants - ce qu'on peut pardonner sur les vieilles PS4 et Xbox One, l'est beaucoup moins sur PC, Xbox Series et PS5). Et ne parlons pas de la qualité des dialogues, qui sont aussi inconstants que platoniques. En somme, la narration est une déception, ce qui est bien dommage étant donné l'univers proposé. On se dit alors que le gameplay va sauver le jeu... Premier point, on peut choisir de jouer un homme ou une femme et de personnaliser sa tête. Ceci dit, cette customisation va un peu trop à l'essentiel avec seulement une poignée de modèles et quelques options. Mais soit, le cœur du jeu n'est clairement pas là. Afin de (tenter de) se démarquer de la concurrence, les développeurs ont cherchés à créer un gameplay qui va à la fois reprendre une formule qui marche et qu'ils connaissent bien, et à la fois rajouter des éléments qui ne s'y prêtent pas, histoire de faire d'Outriders un jeu faussement original.



Le Cover Shooter sans gout


Ainsi donc,
De façon péjorative, on peut résumer Outriders comme un sous Gears of War avec des pouvoirs magiques hors de propos...
Outriders se présente sous la forme d'un TPS directement inspiré de... et oui, Gears of War ! Oh là là comme c'est original, surtout venant d'un studio qui a touché de très près les 4 premiers épisodes. Ainsi on se retrouve avec une vue externe, une mise à couvert, des déplacements rapides, des couvertures qui partent en miettes sous le feu nourri des ennemis et une infime partie de ce qui fait le charme d'un Gears. D'un autre côté, nous avons du loot, exactement comme dans Borderlands (la vue FPS en moins) où on va ramasser un maximum d'objets sur les ennemis ou dans les coffres : pièces d'armure, camelote, ferrailles (qui sert de monnaie locale), munitions et bien sûr nouvelles armes. Pas besoin d'entrer dans le détail, vous aurez sûrement compris que derrière il y a une grande part de marchandising, et que c'est en fouillant qu'on trouvera de quoi s'équiper au mieux. Dernier point notable du titre, notre personnage (que tout le monde appellera "outrider" : cette façon impersonnelle d'appeler les gens permet de coller autant à une femme qu'à un homme "sans réel nom") possèdera divers pouvoirs grâce à son exposition à l'Anomalie, ce qui fera de lui/elle une sorte de mutant. Alors bien sûr on ne parle pas ici des X-Men mais les classes m'ont personnellement rappelé (allez savoir pourquoi) des jeux comme World of Warcraft, Warhammer ou Diablo (je sais, c'est un peu idiot). Nous avons donc le Technomage, le Pyromage, l'Illusionniste et le Telluriste. Chaque classe apporte son lot de pouvoirs et de fonctionnalités, même si au fond, ça reste un sous-Gears où on fait surtout parler la poudre. Car oui, ces pouvoirs sont bien la grosse nouveauté qu'apporte le titre pour se démarquer de la concurrence et croyez-moi, c'est un fail ! Alors certes, c'est un tout petit peu original car ces pouvoirs peuvent vous sortir de la panade (d'autant que tuer avec eux permet de regagner des points de vie) mais le tout semble un peu hors de propos. Etrangement, je suis moins choqué de voir le sorceleur cracher des flammes de ses mains dans The Witcher, qu'ici. Après c'est évident, sans ça, Outriders ne serait qu'un plagiat de la licence inventée par Epic Games... et encore.



Un gameplay mal étudié


Il faut dire
On est obligé de jongler entre les armes mais le jeu ne se met pas en pause ! Il n'y a pas de choix de la difficulté et (clairement pensé pour le co-op') cette dernière est très déséquilibrée en solo
que niveau difficulté, c'est loin d'être équilibré car nous sommes en présence d'un jeu qui ne dispose pas de sauvegarde locale, il faut donc être connecté pour jouer, même en solo (ce qui est toujours mon cas). D'ailleurs, à l'image des vieux Borderlands, le jeu est pensé pour être joué à plusieurs, résultat nous avons des gunfights interminables contre des ennemis qui "popent" parfois sous notre nez ! La plupart sont en plus de véritables puits de balles où le tir au fusil d'assaut n'arrête même pas leur charge !! Seul le fusil à pompe permet de calmer leurs ardeurs, mais là encore, un défaut s'impose : on ne peut s'équiper que de 2 armes principales et d'une arme de poing. Le souci c'est que généralement on jongle entre le fusil d'assaut et le fusil de sniper et pour s'équiper du fusil à pompe, il faut entrer dans le menu. Déjà c'est chiant de devoir faire ça à chaque fois (jongler entre sniper et pompe), mais c'est surtout que le jeu ne se met pas en pause pendant ce temps-là ! Alors que ce soit comme ça durant une session en co-op' où notre pote peut veiller sur nous, passe encore, mais lorsqu'on joue en solo, c'est totalement absurde ! Vous l'aurez compris, une roue des armes aurait été bien plus pertinente et surtout le fait de ne pas pouvoir mettre la pause peut vite s'avérer très pénible. Et si à chaque arène on trouve le temps long, les ennemis trop nombreux et rapidement le jeu trop difficile, dites-vous que face aux boss, ce sera bien pire !! Bref, étant donné qu'on ne dispose pas de niveau de difficulté, (sans être impossible) ce Outriders est loin d'être le TPS le plus accessible qui soit. Et puis à force de se faire démonter la gueule et de recommencer plusieurs fois certaines arènes, sûrement que vous poufferez d'ennui... et ça, c'est jamais bon signe. Autre point : la prise en mains se veut très "flottante", la faute à un personnage qui court comme un dératé. Les déplacements sont donc trop rapides, trop imprécis, d'où cette sensation de glisser sur le terrain. On se croirait revenu au temps des TPS sur PlayStation 2, aussi rapide qu'imprécis à l'image d'un Cold FEAR, Extermination ou Max Payne 2... sauf que ce qu'on a accepté à l'époque, n'est plus possible aujourd'hui, surtout lorsqu'on veut devenir un concurrent sérieux à un Gears of War qui excelle en la matière !



Ni beau, ni moche...


Techniquement,
A son lancement, la technique était assez catastrophique mais heureusement les nombreux patches qui ont suivis ont réglés bien des problèmes
Outriders tourne naturellement sous Unreal Engine 4 (je dis "naturellement" car les Gears et pratiquement tous les jeux développés par ce studio utilisent une version du moteur d'Epic). On notera en premier lieu que le jeu n'est pas spécialement volumineux puisqu'il pèse moins de 60Go. Par contre, il a subi pas mal de correctifs, à commencer par la démo ! Car oui, vitrine promotionnelle oblige, la démo était elle aussi bien buguée, ce qui peut porter préjudice aux ventes. En attendant, nous en sommes à une version avancée et très stable, qui étrangement ne porte pas les mêmes références dans le jeu (qui stipule que nous sommes en v.1.04.0.0) que dans l'interface (où c'est écrit v.2.8.2104.220). A côté de ça, le jeu tourne plutôt bien, sans être exceptionnel. Il faut dire que la plupart des décors sont très génériques et rares sont les passages qui nous forceront à des pauses contemplatives. Les modélisations sont correctes (on a vu bien mieux mais soit), les animations ne sont pas folichonnes, les bugs sont relativement rares. Par contre le jeu ne lésine pas sur le gore et les bains de sang puisque chaque mort s'accompagne de gerbes et même de quelques démembrements (le fusil à pompe étant sadiquement puissant de ce côté-là). Bref, Outriders n'est pas moche, mais il n'est pas fou-fou non plus. Son design post-apo est mille fois vu et revu, et quitte à choisir, je préférais la planète Enoch comme on la découvre dans le prologue. Par contre, bonne nouvelle, les temps de chargement sont vraiment bien optimisés et courts (5 secondes environ), tout du moins sur les plate-formes équipées d'un SSD. Enfin on termine comme d'accoutumée par la partie audio du titre, à commencer par des bruitages qui font le job comme on dit. Personnellement j'aurai vraiment apprécié des bruitages avec plus de punch mais en l'état, ça fait le boulot. Ni plus, ni moins. Du côté du doublage, le casting vocal (puisque le jeu est entièrement doublé dans notre langue, merci les gars :) est assez énorme puisque notre héros (homme) est doublé par Bruno Magne (Travis dans Fear the Walking Dead), on retrouve Jérémie Covillault (la voix, entre autre, de Hugh Jackman et Jeffrey Dean Morgan), ainsi que Cyrille Monge (Joël dans Last of Us, Artyom dans Metro), Emmanuel Gradi (Rico Rodriguez dans la première trilogie des Just Cause) ou encore Emmanuel Karse (la voix officielle de Norman Reedus et Sean Penn). Bref, on tient là un casting de qualité et pourtant, le doublage ne vole pas bien haut.



Ça fait le boulot, ni plus, ni moins...


Ce n'est
Doublage correct sans plus, bruitages sympas mais peut mieux faire, bande-son bof-bof ou pompeuse, inapropriée... la partie sonore est à l'image du reste du jeu
pas aussi catastrophique que certains le prétendent (faut pas exagérer nous ne sommes pas revenus aux temps du premier Metal Gear Solid) maintenant il est clair que ce n'est pas bon pour autant. La faute à des textes vraiment peu inspirés et sans doute aussi une production qui n'a pas pris le temps de s'imposer une charte de qualité. Il faut dire que les cinématiques sont loin d'être extra donc au final, le doublage va de paire. Ceci dit, ad vitam æternam je préférerai un doublage bof-bof mais en français, qu'un super doublage en anglais sous-titré car il n'y a rien qui me gonfle plus que ça ! Prenons l'exemple de GTA V ou Red Dead Redemption II, qui en plus, se permettent d'avoir tout le temps la gueule ouverte : lire des sous-titres c'est chiant comme un dimanche sous la pluie et ça me casse l'immersion. Donc je préfère encore ça (et ne venez me peigner la raie en me disant que l'anglais c'est facile à apprendre... je comprends l'anglais mais je suis français avant tout et c'est ça ma langue natale, celle que naturellement je comprends le mieux). Terminons par la bande-son signée par un certain Inon Zur. Derrière ce nom digne d'un Power Ranger, se cache le compositeur israélien derrière les bandes-son des jeux, films et séries Power Rangers (ah, voyez, j'invente rien ! ^_^), mais aussi et surtout les OSTs de certains épisodes de Prince of Persia (L'Ame du Guerrier, Les Deux Royaumes, le reboot), Fallout (3, New Vegas, 4 et 76), les 2 premiers épisodes de Dragon Age, SoulCalibur V ou encore Dragon's Dogma. Un homme qui connait son métier mais qui accuse des hauts et des bas. Pour Outriders le compositeur nous sert des musiques parfois feutrées, qui s'accordent correctement à l'ambiance mais qui seront aussi très passe-partout. Rien de mémorable, comme la plupart des bandes-son actuelles. A contrario, il nous sert aussi des compositions grandiloquentes, lors de certaines cinématiques, des thèmes forts et pompeux qu'on jugerait tout droit sorti d'un film à grand spectacle. Or là non plus la sauce ne prend pas. On dirait que les développeurs ont voulus des thèmes puissants afin de donner du corps et du charisme à ses scènes, malheureusement les thèmes sont mal choisis, inappropriés et vu la gueule de cette mise en scène qui accuse plus de 10 ans de retard, on se dit qu'une fois de plus, People Can Fly fait de son mieux mais que ça ne fonctionne pas...



Outriders Note
a beaucoup fait parler de lui, non pas pour ses qualités de gameplay et son histoire, mais plutôt parce qu'il est l'un des rares jeux à sortir dans une période ultra creuse ! En effet, entre la sortie des consoles de 9e Génération (en novembre 2020) et la sortie du jeu (en avril 2021), les PS5 et Xbox Series n'ont reçues qu'une petite poignée de jeux, pas tous exclusifs en plus. Résultat, les heureux possesseurs des nouvelles consoles sont bien contents d'avoir cette belle rétrocompatibilité, sans quoi nos onéreux achats prendraient lamentablement la poussière. Opportuniste, Outriders débarque avec face à celui un désert vidéoludique et une foultitude de joueurs affamés, prêts à se jeter sur la moindre nouveauté. Alors évidemment, dans ces circonstances, forcément, on ne fait pas trop la fine bouche et par conséquent, le jeu fait de belles ventes. Mais Outriders est-il aussi bon qu'on le croit ? En quelques mots, je dirai qu'il n'est pas mauvais et que faute de mieux, il fait l'affaire. Et oui, ce n'est pas très optimiste comme critique et pour cause, si Outriders est l'un des premiers jeux à être réellement optimisés pour les Xbox Series et PS5, on ne peut pas dire qu'il tire pleinement parti de ces hardwares voués à briller et qui pour l'instant, se contentent de surtout faire tourner les jeux old gen. Et si les graphismes ne font évidemment pas tout (puisque bien des jeux jugés moches se sont avérés être d'excellents titres), à ça s'ajoute une narration bâclée, qui veut aller trop vite sans jamais soigner sa mise en scène.

Jeu orienté multi, on ne peut pas mettre pause (même en jouant en solo) alors même que le menu (notamment des armes) est mal fichu. Les armes manquent de punch, les musiques se permettent d'inutiles envolées orchestrales alors qu'il n'y a rien de spécial à l'écran, malgré un bon casting, le doublage est vraiment bof-bof et que dire du gameplay... Dans Outriders on mélange les bases d'un bon Gears of War (cover shooter, feeling de l'action) à certains aspects d'un Borderlands (sans le génie, bien entendu). Enfin il y a ces pouvoirs surnaturels qui n'apportent pas grand-chose et qui sont (selon le point de vue) hors de propos, et cette difficulté hyper déséquilibrée parce qu'une fois encore, on développe son jeu pour le co-op' sans penser à niveler la difficulté pour les joueurs strictement solo. En conclusion, Outriders n'est pas un mauvais titre, il n'est pas vilain, il n'est même pas déplaisant à jouer... c'est juste qu'il est générique au possible, qu'il est loin d'être captivant et qu'à moins d'être patient(e), vous risquez de pouffer d'ennui. Et je vous le dis franchement : après 5 ans de développement, une équipe qui a quadruplée de volume, beaucoup d'attentes et des promesses, tout à fait entre nous, j'aurais largement préféré avoir un Bulletstorm 2 ! Car là au moins on touchait à un univers original et un gameplay qui proposait cette pointe de sel qui donnait ce gout unique. Mais à la place, on a eu Outriders...



Les -

  • Difficulté vraiment déséquilibrée en solo, pire encore face aux boss où une stratégie alternative n'est plus possible
  • Des gunfights interminables face à des ennemis en surnombre dont certains apparaissent même devant nos yeux
  • Aucune sauvegarde locale, obligé de jouer en ligne, même en solo ! C'est vraiment n'importe quoi !
  • Bande-son soit passe-partout soit grandiloquente et bien souvent à côté de la plaque
  • Narration bâclée, qui veut aller trop vite sans jamais faire bien
  • Système de changement d'armes largement perfectible
  • Les ennemis nous font suer avec leurs grenades...
  • Dialogues d'une profondeur souvent abyssale
  • Déplacements trop rapides, trop imprécis
  • La redondance du bestiaire
  • Techniquement très inégal


  • Les +

  • Des chargements vraiment rapides sur les machines à SSD
  • Jouable en solo ou en co-op' jusqu'à 3 joueurs
  • Plutôt sanglant et gore (pour ceux qui aiment)
  • Cross Play sur consoles et Cross Save
  • Un rythme soutenu (trop peut-être)
  • Bon casting vocal mais...
  • Bonne durée de vie


  • Test réalisé par iiYama

    juin 2021