Metro Redux (PS4/XBO/PC)

 





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Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : août 2014
Développeur : 4A Games
Editeur : Deep Silver
Genre : compilation (FPS/infiltration)

Version testée : Française
Version logicielle : 1.0
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 Blu-Ray (PS4/XBO) / 2 DVDs (PC) / en téléchargement sur PSN, XLA et Steam
Espace disque nécessaire : 14Go (PS4) / 18Go (XBO) / 20Go (PC)
Moteur graphique : 4A Engine
Moteur physique : PhysX
Définitions HD max (consoles) : 1080p
Compatible 3D (consoles) : non
Remote Play PS4/Vita : oui

Difficulté :
Compatible Move (PS4) : non
Compatible Kinect (XBO) : non
Multi-joueurs : non

Abréviation : Metro Redux Bundle
Titres alternatifs : Metro 2034 - Metro 2035
Prix au lancement : 40€ en version boite - 20€ chaque jeu en dématérialisé ou 40€ en bundle


Metro 2033 est disponible sur :



Metro Last Light est disponible sur :



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Metro : Redux








Ce n'est un secret pour personne, les développeurs sont en manque d'idées neuves et les investisseurs sont en plus très frileux quand il s'agit de sortir le chéquier en vue de financer une nouvelle licence. Résultat, depuis quelques années déjà, tous y vont de leurs compilations HD. Ça a commencé sur PS3 et Xbox 360, qui remettaient au gout du jour les gloires des PS2 et Xbox première du nom. Etant donné que, malgré la qualité parfois médiocre de ces portages, les ventes furent satisfaisantes, finalement le phénomène s'est amplifié et déborde aujourd'hui sur les consoles (et PC) de nouvelle génération. Si la conjoncture fait qu'on peut comprendre "pourquoi" de telles compilations sortent, il faut dire qu'elles sont désormais abondantes et finalement les nouvelles IP se font cruellement attendre. C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures confitures il parait… Bref, le studio 4A Games, formés d'anciens développeurs ayant travaillés sur STALKER, ont sortis en mars 2010, Metro 2033, un FPS à tendance survival-horror, inspiré du livre éponyme écrit par Dmitry Glukhovsky (il écrira ensuite Metro 2034 et Metro 2035). En mai 2013, le studio sort Metro : Last Light, qui signe la suite directe de l'épisode 2033 mais aussi la fin de l'épopée d'Artyum, le héros de la licence. Quant à Metro Redux, c'est la compilation de Metro 2033 Redux et de Metro Last Light Redux. Le "suffixe Redux" remplace tout simplement le "HD" d'autrefois, signifiant que le jeu a été graphiquement revu à la hausse. Vendu séparément sur PSN, XLA et Steam, chaque épisode coute 20€ pièce, mais on peut aussi acheter l'ensemble pour 40€, soit en dématérialisé soit au format disque. A noter tout de même que si vous possédez déjà l'un, l'autre ou les 2 jeux sur PC (via votre compte Steam), vous aurez une ristourne supplémentaire de 50% (soit 20€ les 2 jeux).


N'empêche que, quelque soit la version et même en le payant au prix fort, avoir 2 jeux complets, revus et corrigés, rehaussés techniquement, à la durée de vie globale avoisinant les 30 heures et à l'ambiance sans pareille… pour ce prix-là, ça vaut le coup ! Metro Redux propose donc, en premier lieu, de gros ajustements à commencer par la difficulté de Metro 2033 qui était assez hardcore à sa sortie initiale. Désormais, l'aventure est nettement plus abordable, ce qui n'est pas un luxe et qui était (je l'admets volontiers) ma plus grande crainte envers cette édition. De même, 4A Games en a profité pour ajouter de nouvelles fonctionnalités. Si les 2 jeux n'ont toujours pas de multi-joueurs, on profite malgré tout de 2 approches du gameplay (Survie et Spartiate, qui modifie la quantité des ressources et la difficulté des combats) ainsi que d'un nouveau mode de difficulté dédié aux masochistes, le Ranger Mode (pas de HUD, difficulté insurmontable pour les "êtres humains", peu de ressources et des munitions distillées au compte goutte… bref, à réserver à ceux qui aiment se tailler les veines). Signalons également que les DLCs de Metro Last Light (les Packs Tower, Faction, Developper et Chronicles) sont inclus, et qu'ils apportent une petite plus-value au jeu de base, Metro 2033 profite des armes de sa suite ou encore de la possibilité d'essuyer sa visière, ce qui n'était pas possible avant. Enfin sur PS4, on peut inverser les gâchettes, ce qui est bien pratique et bien plus agréable à prendre en mains (étant donné la "prise en mains" du pad, il est plus agréable d'utiliser les gâchettes hautes pour viser/tirer, que les gâchettes analogiques… et ça, bien des développeurs devraient s'en inspirer). Dans tout ça il y a quand même un défaut : lorsqu'un jeu est lancé, il est impossible de revenir au choix initial et d'en changer. Pour passer à l'autre titre, il faudra quitter son jeu et le relancer. Il est un peu dommage qu'une option ne nous facilite pas la tâche. Maintenant voyons en détails chaque titre : qualité du portage, nouveautés, contenu, intérêt…



Comparatif entre la version PC d'origine et la version Redux
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Metro 2033 Redux






Comme évoqué,
Le scénario est excellent... bien que la mise en scène manque un peu de punch
Metro 2033 Redux est la version liftée d'un Metro 2033 initialement sorti en mars 2010 sur Xbox 360 et PC (et non, pas de version PS3). Dans les 2 jeux Metro, on incarne un héros semi-aphone du nom d'Artyum (un patronyme à couché dehors pour les pays occidentaux), qui aura l'étrange faculté d'écrire ses mémoires et autres pensées, dans des carnets qu'on récupérera manuellement au cours de l'aventure. Etrange procédé pas vrai ? Car si le gars nous fait le plaisir de nous faire entendre sa voix lors des chargements (qui sont relativement courts), tout au long du jeu il ne pipera pas un mot. Quant à l'histoire, inspirée du roman du même nom, elle est passionnante bien que mise en scène de façon assez pataude : du texte à lire, quelques cut-scènes, quelques flashbacks étranges… on sent bien que le fond du scénario est excellent mais que les développeurs ne s'en servent pas assez. En clair, ça fait l'affaire mais ça aurait pu aller bien plus loin. Le gameplay de Metro 2033 est un peu hybride. La vue est au format FPS mais le jeu lorgne beaucoup sur le survival-horror et parfois même, sur l'infiltration. En effet, la "survie" n'est pas un vague mot dans ce jeu-là et il faudra réellement se battre pour s'en sortir vivant. De même, certains passages nécessitent de la discrétion, bien que l'IA soit un peu abrutie par moment et nous gâche le plaisir de jouer les Solid Snake. Vivant dans un monde ravagé par un holocauste nucléaire, l'aventure se déroule principalement dans les sous-terrains de Moscou et certaines zones, comme les extérieurs, nécessitent qu'on porte un masque à gaz, dont on changera les cartouches au besoin. Ainsi le jeu impose un minimum d'exploration afin de récupérer (sur les cadavres ou dans des caisses) des munitions, de nouvelles armes, des filtres, des kits de soins ou des munitions spéciales. En effet, l'originalité de Metro est de proposé un marchandising basé sur les balles : les munitions de 5.45 neuves servent de monnaie d'échange. Elles peuvent également servir de munitions classiques, bien plus performantes que les autres, mais tirer avec sa thune, fait qu'on y réfléchit à 2 fois.


Avec l'argent amassé,
La réalisation a été admirablement mise à niveau. On est loin des HDisations laxistes de certaines rééditions
on pourra s'acheter diverses babioles (échanger ses balles/fric contre des balles à tirer ou les mêmes objets qu'on trouve en cours de route) mais aussi et surtout upgrader ses pétoires (et y installer un silencieux, une lunette de visée, une crosse de stabilisation…). Tout ça c'est bien beau, ça fonctionne plutôt pas mal (même si ce n'est pas neuf) et comme évoqué en intro, les développeurs ont eu le bon gout de rendre le jeu bien plus abordable qu'il ne l'était. Sans dire qu'il est désormais facile, avec un peu de patience et au prix de quelques morts un peu agaçantes, la progression reste fluide. Seuls gros bémols : l'IA des ennemis est franchement agressives (ce qui peut plomber une avancée en furtif) et certains bugs subsistent comme ce monstre volant qui est toujours capable de nous choper alors qu'on se cache sous un abri. C'est frustrant mais y'a pire : les masques à gaz ! En effet, les cartouches de rechange sont relativement rares et chacune d'entre elle nous donne un léger sursis supplémentaire. Or si vous tombez en rade (et sans ça, c'est la mort assuré !), vous serez obligé de retourner plusieurs chapitres (et donc plusieurs heures !) en arrière, afin de mieux vous préparer à la pénurie. Le concept du masque à gaz est très bonne, mais comme vous le voyez, elle peut s'avérer très pénalisante et moi, retourner plus de 2 heures en arrière pour faire le plein et me retaper du "déjà-vu" uniquement pour ça, croyez-moi, ça m'a gonflé !! Il aurait été tout de même plus cohérent, en tant que jeu vidéo, qu'une telle mort nous donne un sursis d'au moins 5 minutes. Bref, vous êtes prévenu(e) : ayez toujours un max de cartouches dans votre inventaire, ça vous évitera ce type de problèmes. Artyom porte 3 armes sur lui, il peut les échanger avec n'importe autre arme laissée à l'abandon et il a "l'intelligence" de vider les munitions des pétoires qu'il laisse derrière lui.


Le jeu sauvegarde
Le doublage est bon, mais chaque voix est appliquée à un nombre impensable de PNJs !
très souvent (à chaque ennemi tué ou toile d'araignée brûlée… pourquoi faire ? allez savoir !) mais seuls les véritables checkpoints sont pris en compte. D'ailleurs le système de soins est à 2 vitesses : notre héros moscovite guérit tout seul de ses blessures mais c'est long, et il a aussi des medikits à effet immédiat, mais en petit nombre. Côté bande-son, les bruitages sont tout à fait corrects. On aurait aimé des armes plus dynamiques mais dans l'ensemble, ça fait l'affaire. Les musiques sont souvent sporadiques mais somptueuses. A base de guitare sèche et autre mélopée, on ressent toute la désolation qui résulte d'une vie passée dans un métro sombre, humide, perdu au milieu d'un monde dévasté par la folie des hommes. Par contre le jeu accuse un gros souci au niveau du doublage. Si les bugs ont été corrigés et qu'on profite d'un gros effort sur la synchro labiale (ce que peu de jeux font, finalement), il faut savoir que le titre n'a eu qu'une poignée de doubleurs pour interpréter tous les PNJs qu'on croise. Résultat, déjà que tous se ressemblent, ils ont en plus, tous la même voix !! Enfin la partie graphique a fait un considérable bon en avant. Utilisant toujours le moteur maison (le 4A Engine), les textures sont fines, les éclairages sont nettement mieux gérés, les modélisations sont détaillées, les effets de particules sont précis, les décors sont souvent superbes (surtout en extérieur)… il n'y a pas à dire, pour une fois la refonte graphique se fait bien sentir et elle apporte un vrai plus au jeu et à l'expérience. Bien entendu ce premier volume accuse un peu son âge avec des enchevêtrements de sprites (rares mais toujours aussi surprenants) ou encore des animations très robotisées. Mais une fois n'est pas coutume, l'actualisation des graphismes a nécessité un gros travail pour les développeurs, et le résultat est là : Metro 2033 est un superbe titre qui s'offre ici une seconde jeunesse.



Metro 2033 Redux Note
est exactement comme je l'espérais. Avec son scénario prenant, sa forte ambiance de désolation, ses musiques discrètes mais souvent superbes, et surtout, sa toute nouvelle robe graphique qui a fait un notable bond en avant (synchro labiale, de belles textures, des décors somptueux, des éclairages ciselés…), j'ai littéralement redécouvert le jeu. Et comme les développeurs ont eu le bon gout de réajuster la difficulté (qui était à l'origine trop corsée), je dois avouer préférer cette version à celle de 2010 ! L'aventure n'est pas vraiment flippante, mais son atmosphère est oppressante, inquiétante, il plane sans cesse un sentiment de danger et on est toujours sur nos gardes. Là est l'un des grands charmes du titre. Alors bien sûr on n'est pas à l'abri d'un bug ou d'un pic de difficulté où il faut apprendre le tronçon de niveau par cœur pour espérer s'en sortir (ou encore le coup assez sadique du masque à gaz où si on n'a pas de bonnes réserves, il faut reprendre une vieille sauvegarde de plusieurs heures… frustrant !), cependant, si son gameplay n'a rien d'original, il le fait avec beaucoup de finesse. Tantôt axé sur l'action brute de décoffrage, tantôt orienté vers l'infiltration (avec une arme à silencieux on réalise des headshots, on éteint les lumières, on marche accroupi… quel plaisir de jouer les Sam Fisher de temps en temps ^^), le jeu se veut aussi narratif et même contemplatif par moment. Certes il ne fait rien à la perfection, mais il essaie avec beaucoup de tenue et ça lui donne un charme sans équivalent. Metro 2033 reprend du service et cette édition Redux remet au gout du jour un titre qui était déjà bon. Désormais, il est encore meilleur.



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Metro : Last Light Redux






Metro : Last Light
L'histoire ne suit plus celle du/des livre(s), mais fait admirablement suite au premier opus
est sorti quelques 3 ans et 2 mois après un premier opus certes imparfait, mais qui aura marqué son temps. Résultat, cette suite directe était attendue au tournant, malgré une petite inquiétude de redite. Et il faut le dire, dans cette édition Redux, comme l'interface, le gameplay, les armes et les graphismes ont été unifiés au maximum, c'est vrai, on a vraiment l'impression de jouer au même jeu, ce qui conforte par la même, sa position de suite directe. Nous retrouvons donc Artyom, un an après la fin (de l'histoire) de Metro 2033. Le bunker de D6 est devenu un refuge et notre héros, qui pensait avoir sauvé l'humanité, est devenu Rangers (un haut rang) mais doute de plus en plus de son acte final. On retrouve quelques têtes connues (comme Oulman, Melnik ou Kahn… qui ont le bon gout d'avoir la même tête) mais aussi et surtout un Sombre, l'une des entités censées être décimées. Artyom part donc en chasse de ce dernier spécimen mais va très vite comprendre que son geste aura eu de très lourdes conséquences. Parti à la chasse du Sombre dans son repère, sa ruche, il va véritablement prendre conscience que les apparences sont parfois trompeuses et que certains alliés, n'en sont pas. Cette fois, 4A Games ne s'est pas inspiré du livre Metro 2033 ou de ses suites (Metro 2034 ou 2035), le scénario a été cousu main par les scénaristes maisons, tout en s'inspirant du travail de Dmitry Glukhovsky. On note d'ailleurs que la mise en scène est légèrement plus travaillée : il y a plus de cut-scènes (en vue à la première personne) et on retrouve même quelques vidéos en images de synthèses, afin de retranscrire les cinématiques les plus complexes. D'ailleurs, si le scénario peut s'avérer un peu sous-exploité, il est également nettement plus fouillé que précédemment. Les modélisations sont plus ou moins du même acabit que dans Metro 2033, à savoir que les hommes sont bien détaillés.


Il y a également
Les 2 épisodes profitent d'une même difficulté, du même gameplay et de la même interface. Malgré un petit gout de redite, c'est vraiment agréable
plus de femmes (qui étaient autrefois extrêmement rares) mais visiblement chez 4A Games on n'est pas très fan de la gent féminine car elles sont toutes super moches ! Anna est peut-être un cas à part, mais les modélisations restent globalement très laides. De même et ce, de façon globale, les expressions faciales sont au niveau zéro et la sympathique synchro labiale qui sévit admirablement sur le Metro 2033 Redux, est ici moins performante. Les lèvres font des mouvements un peu étranges, souvent pincés. Enfin les animations sont toujours aussi peu réalistes, car elles sont extrêmement raides. Comme quoi, la Motion-Capture de certains titres, si prisée ces dernières années, ne sert pas à rien. De son côté, le doublage profite de plus de doubleurs, mais n'échappe pas aux redites. Certes c'est un peu moins prononcé que dans Metro 2033 mais ça reste malgré tout assez gênant. Cependant, dans son intégralité le doublage est de meilleure qualité, pas spécialement pour les personnages principaux (qui était déjà bien doublés), plutôt pour tous les autres (les mercenaires, les marchands, les PNJs qui parlent entre eux…). Dans un souci d'uniformité, Metro Last Light Redux profite donc de la même interface (le même HUD) que le 2033 Redux, ainsi que du même gameplay. On dispose des mêmes options et des mêmes modes de difficulté, à ceci près que Last Light était déjà bien équilibré à l'époque (rien à voir avec le 2033 qu'il fallait absolument revoir à ce niveau-là). Artyom a la même voix, il nous fait son mini-briefing à chaque loading et on dénichera toujours ces absurdes carnets de voyage, tout au long de l'aventure.


Heureusement,
2033 et Last Light alternent admirablement l'exploration, l'action brute et l'infiltration. Même si ce n'est pas neuf, avec son ambiance très particulière, les jeux Metro imposent ainsi une recette savoureuse
on retrouve aussi (et non sans plaisir) cette alternance d'exploration, d'action brute et d'infiltration. Une infiltration qui d'ailleurs, est plus mise en avant. Si l'IA nous gâche toujours un peu le jeu, car soit les ennemis nous repèrent vraiment trop rapidement, soit ils ne voient absolument rien (!), il faut reconnaitre que cette alternance joue toujours en faveur du titre. D'ailleurs on peut désormais s'approcher d'un ennemi discrètement, soit pour l'assommer, pour le "one shoter". De même, Last Light apporte quelques petits plus comme une aide à la visée plus efficace, des ennemis moins résistants (ou des armes plus efficaces, au choix), un indicateur de visibilité (Splinter Cell ?), une lampe plus table et une batterie qui dure plus longtemps… Le jeu étant plus récent, la refonte graphique est moins impressionnante que dans le 2033 Redux. Je ne reviens pas sur la qualité des modélisations, mais il faut une fois de plus souligner l'excellence des décors. Le jeu est vraiment très beau, tant pour des extérieurs magnifiques, que des intérieurs hyper glauques et anxiogènes. Une fois de plus les effets de particules ou d'éclairages, méritent toute notre attention, les textures sont finement détaillées et le framerate est imperturbable. En clair, c'est là aussi du bon travail : une qualité graphique qui souligne admirablement la lourdeur de l'ambiance. Enfin les bruitages sont quasiment les mêmes mais les musiques aux mélopées envoutantes se font étrangement plus rares. C'est un peu dommage.



Metro : Last Light Redux Note
possède sensiblement la même durée de vie que Metro 2033 Redux. Avec sa difficulté originellement bien adaptée, les développeurs n'ont pas eu à rogner les angles pour adapter ce titre, qui reprend le HUD et le gameplay commun à la duologie. Certes en jouant aux 2 aventures à la suite, on peut avoir un sentiment de redite mais à l'origine, il faut savoir que plus de 3 ans séparent les 2 jeux. Faisant suite directe au premier opus, et sans suivre fidèlement le scénario des livres, Last Light apporte une histoire intéressante et finement menée (même si elle aurait pu aller bien plus loin). La mise en scène est de meilleure qualité, l'alternance de gameplays est toujours agréable et si les modélisations ou les animations ne sont toujours pas parfaits, difficile d'en dire autant sur des décors très travaillés, beaux et variés. Signant la conclusion de l'histoire débutée par Metro 2033, Last Light reste un jeu à part dans l'univers ludique (au moins autant que son prédécesseur), tant son ambiance claustrophobique est finement amenée. S'il prône l'infiltration et l'exploration avant tout, l'action n'est pas en reste et ce malgré une IA toujours en demi-teinte. Malgré tout, on parle ici d'un FPS à plusieurs visages, bien loin des Call of Duty et autre Battlefield qui s'arrachent par millions d'exemplaires. Comme quoi, les joueurs ne regardent pas toujours dans la bonne direction pour voir les bons jeux.



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Metro : Last Light - Les DLCs




Metro : Last Light s'était paré, entre juillet et septembre 2013, de 4 packs de DLCs, d'où l'intérêt d'un Season Pass. Autrefois nommés Chronicles Pack, Developer Pack, Faction Pack et Tower Pack, ces contenus sont présents sur le disque de cette édition Redux. Pour y accéder, il faut se rendre dans le menu "chapitres" et activer le sous-menu "nouvelles missions". Chaque pack contenait autrefois plusieurs contenus, mais désormais le contenu est dégroupé. On retrouve donc le copieux menu suivant : Section Lourde, Kshatriya, Equipe de Tireurs d'Elite, Le Pack Tour, Repaire d'Araignées, Pack Developpeur, Pavel, Kahn et Anna. Je vais donc succinctement évoquer chacun d'eux.

Pack Developpeur : ce contenu propose avant tout un musée virtuel. Il présente chaque bestiole et ennemis affrontés dans la duologie, ainsi que les divers personnages-clés. Sorte de musée Grévin de la licence, tout le monde est "empaillé" mais on peut assister à leurs animations. Il est juste dommage qu'on n'ait aucun descriptif (via un texte), ce qui rend la visite bien moins intéressante que prévu. On appréciera malgré tout la qualité des modélisations, la finesse des textures (vu qu'on peut les "regarder" de très près) ainsi que quelques tableaux loufoques représentants les développeurs. Ce contenu propose également une arène d'affrontements et un stand de tir. On peut choisir et essayer n'importe qu'elle arme, et l'arène nous permet de faire un "deathmatch" contre n'importe quel ennemi du jeu. Sympa… à très court terme.

Pack Tour : c'est un simulateur en pseudo-réalité virtuelle, où on doit affronter des vagues d'ennemis. L'intérêt est donc très limité, même si l'ensemble est plutôt bien présenté. Les meilleurs scores sont à comparer en ligne.

Section Lourde : incarnant un guerrier du Reich, devant lutter contre les soldats de la Ligne Rouge, on nous propose de l'action brute et de prendre en mains des armes assez originales (comme le Rail-Gun ou le lance-grenades). Cependant ce n'est pas très passionnant, ni vraiment dans "l'esprit Metro" car très bourrin.

Kshatriya : on incarne un Stalker inconnu, à la recherche d'artéfacts de l'ancien monde (en somme, d'avant la guerre). On doit fouiller en premier les sous-terrains, puis la Bibliothèque Lénine (celle qu'on parcourt dans Metro 2033). On commence avec un armement misérable et 10 balles militaires en poche. En fouillant les lieux, on récupère tout ce qui passe (bidon d'essence, jouet, bijou, pièces électroniques, outils, pièces mécaniques, livres…) et chaque objet nous rapporte de l'argent. Avec cet argent on achète des filtres, des munitions, de nouvelles armes… afin d'aller chercher toujours plus loin le moindre objet, et mieux se défaire des ennemis. Une fois la zone nettoyée, les ennemis n'ont pas trop tendance à revenir et on aura tout le temps de replacer des ampoules neuves. Ça a 2 buts : savoir où on est déjà allé et éclairer des zones au départ très sombres. La progression se fait lentement mais l'ambiance reste assez sympa.

Equipe de Tireurs d'Elite : cette fois on joue un mercenaire au service de la Ligne Rouge, devant infiltrer la station de Chernaya, gardée par le Reich. Etant donné le titre de ce mode, vous vous doutez bien qu'on va jouer un sniper. Ahhhh les joies d'un bon snipe, avec en plus, la subtile déperdition de puissance due à la distance (et donc, une trajectoire incurvée). On jouera en alternance avec de l'infiltration pure et dure, puisqu'il ne faudra absolument pas se faire repérer. Le gameplay est donc exigeant, mais avec méthode et patience, c'est tout à fait réalisable. Attention tout de même à bien fouiller les cadavres et à ne pas trop trainer la patte, car l'essentiel de l'aventure se déroule en extérieur et le compteur du masque à gaz rajoute une pression supplémentaire. La scénarisation est minimaliste mais elle suffit. Nous avons également un nouveau doublage (toujours en français), de nouveaux lieux à parcourir ainsi que quelques passages clin-d'œil qui reviennent sur des territoires déjà visités dans Metro 2033. En bref, c'est un mode tout à fait dans "l'esprit Metro" et qui risque de vous tenir un petit moment, tant la moindre erreur vous ramène directement au dernier checkpoint (et oui, le jeu a beau sauvegarder comme un débile toutes les 30 secondes, seuls quelques passages-clés comptent).

Repaire d'Araignées : envieux de trouver la perle rare à l'image de D6, on joue un Stalker désireux de dénicher un autre bunker secret et encore non localisé. Cependant il va vite déchanter en se retrouvant piégé en plein enfer pour arachnophobe ! Ce mode ressemble à l'une des missions branchée survival-horror de Last Light, évidemment en plus approfondi. D'ailleurs on retrouve les mêmes bestioles, à savoir ces œufs qu'on jurerait tout droit sorti d'Alien, des toiles par milliers ainsi que ces improbables croisements entre araignées et scorpions, qui d'ailleurs supportent toujours aussi mal la lumière. Au départ on n'a que notre courage et quelques sources lumineuses pour se défendre, puis assez vite on trouvera un couteau, puis un calibre 12 ou encore le précieux lance-flammes. Dans ce mode, la scénarisation est encore une fois minimaliste mais elle justifie cette virée dans l'antre arachnide, et l'ambiance est (comme on s'en doute) assez chargée. Bien que très linéaire et très court (moins d'une heure), ce mode est bien sympa.

Pavel : comme son nom le suggère, on contrôle Pavel, bien après qu'il ait aidé Artyom à s'enfuir des griffes des Fachos, juste après sa nouvelle rencontre à Venise. Son but est simple : rejoindre la Ligne Rouge mais encore une fois, le gars se fera prendre (c'est pas beau de vieillir ^^). Basé sur l'infiltration permissive, on part avec rien mais très vite on trouvera une lampe, un couteau et plusieurs types d'armes. Le meilleur procédé pour avancer est encore une fois l'infiltration mais contrairement à certains modes (comme Tireur d'Elite), on peut aussi la jouer plus bourrin, notamment lorsqu'on se fait repérer. Basé sur l'exact gameplay d'Artyom, il n'y a rien de nouveau dans ce court niveau (environ une heure de jeu). Mais le plus frustrant, c'est qu'on récupérera des balles militaires (donc de l'argent) et sur la fin de notre périple, on retrouve la civilisation, la possibilité d'acheter diverses babioles ou dépenser inutilement son fric (avec une diseuse de bonne aventure ou un strip-tease) et une fois à bord de la draisine... c'est fini ! Franchement, on reste sur sa fin ! L'histoire n'est absolument pas développée (aucun document à lire, pas cut-scène à dialogue) et surtout, cette mission est fun à jouer, mais scénaristiquement elle n'a aucun intérêt ! Je suis déçu car jouer Pavel aurait pu nous permettre d'en savoir plus sur l'homme, ses choix, sa mission... et finalement on n'a rien.

Kahn : cette fois on joue (dans un premier temps), l'explosif Oulman, qui doit détruire un train Hansa, capturé par les Rouges. Une fois sa mission accomplie, il tombe sur Kahn, avec qui il va faire un bout de chemin. Oulman est plutôt bien équipé (fusil à pompe et AK47), ce qui rendra les affrontements assez faciles. Plutôt verbeux, nous avons pas mal de dialogues entre les 2 hommes, à ceci près qu'Oulman a la voix de Patrick Borg et que Kahn n'a pas sa voix d'origine, mais celle de Martial Le Minoux (celle du Professeur Layton !). Ok ça reste un DLC, donc on peut comprendre ce changement, mais sur le coup, ça surprend. Kahn et ses expériences mystiques, fera vivre à Oulman l'une de ses tragiques histoires passées. Ce sera cette fois l'occasion d'utiliser des nouvelles armes (ou du moins, des armes très rares) comme le fusil à pompe à tubes, ou l'arbalète pneumatique (elle peut tuer un Nosalis en un coup et c'est bien pratique, on peut récupérer les carreaux). Tout ça est bien sympa mais encore une fois, le scénario est totalement bidon !! On n'apprend rien sur Oulman, et hormis ce tragique accident, on n'en sera pas plus sur Kahn non plus ! Il semblerait que chez 4A Games on n'ait pas bien saisi l'intérêt des DLCs, ni comment les rendre intéressants. Dans Deus Ex : Human Revolution - Le Chainon Manquant ou dans les multiples DLCs de Mass Effect, l'histoire nous permet toujours d'en apprendre plus sur l'univers du jeu ou sur les personnages. Ici on nous livre une aventure extrêmement courte (environ 30 minutes) et dont l'intérêt est proche de zéro. Décidément, la plupart des DLCs de Metro : Last Light ne valaient pas tripette face à l'aventure principale.

Anna : dans ce dernier DLC, on joue Anna, au début de l'aventure Last Light, lorsqu'elle accompagne Artyom sur les ruines du jardin botanique (à la recherche du Sombre). Vous vous êtes sans doute demandé ce qui lui est arrivé, pourquoi elle semble vous avoir abandonné alors que justement, vous aviez besoin d'aide. Et bien ce maigre contenu va tenter d'y répondre. "Snipeuse" de renom, Anna va donc veiller sur les fesses d'Artyom durant… 5 minutes à peine. Une fois le Sombre localisé, le héros de Metro tombe dans les pommes et les neo-nazis du Reich débarquent en masse. Affolée, Anna va faire son possible pour sauver Artyom, mais le scénario est déjà connu : elle arrive trop tard et Artyom fini dans une geôle. En soi, le contenu est plutôt sympa puisqu'il reprend l'exact doublage du jeu d'origine, nous dévoile une vision alternative et agréable des événements, et après la petite séance de snipe sur les Nosalis, on affrontera les humains du Reich, avec l'approche qu'on souhaite. Non, le seul et unique problème c'est que le tout dure à peine 20 minutes ! En gros, on fait sa petite mission et on n'aura strictement rien d'autre ! N'espérez pas apprendre quoique ce soit sur Anna, ses missions passées et celles qui suivront… il n'y a rien ! Décidément, les DLCs narratifs de Metro : Last Light sont tous très décevants.



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Metro : Redux






Maintenant que Metro 2033 Note
a été revu et corrigé (niveau difficulté) je dois admettre que j'ai une affection toute particulière pour ces 2 jeux. Si autrefois je n'ai réellement apprécié que le Last Light, aujourd'hui j'ai véritablement redécouvert ces 2 titres qui, avouons-le, auront marqué nos plaisirs ludiques d'une empreinte rare. C'est sans doute ça, la magie d'un jeu venu de l'Est. Bien entendu, cette compilation n'est pas parfaite. A l'image du premier Bioshock, les jeux Metro sont dépourvus de modes multi-joueurs (personnellement je m'en fous, mais certains trouvent que c'est un défaut rédhibitoire) et après avoir fini le 2033, on peut trouver que Last Light fait dans la redite. La mise en scène et l'écriture sont correctes mais auraient pu être d'un bien meilleur niveau, les modélisations sont aussi détaillées que moches (surtout les femmes !)… bref, les jeux Metro n'ont jamais fait parti du top technique (du moins de ce côté-là). Malgré tout, il ne faut pas s'attarder qu'aux défauts puisque cette nouvelle édition profite (sur consoles) d'un 1080p à 60fps imperturbable, le Metro 2033 a été réactualisé avec beaucoup de précision (il en est même plus beau que le Last Light !), l'interface, le gameplay et la jouabilité ont été agréablement unifiés et tous les DLCs sont inclus (même si l'intérêt est certes un peu limité, ça reste malgré tout une bonne plus-value et un bon moyen de rester dans l’univers de Metro). En s'investissant dans chacun des jeux et des DLCs, on peut passer un sacré paquet d'heures sur cette remasterisation. Alors certes, pour son développeur et son éditeur, Metro Redux est encore une fois un moyen de se faire de l'argent facile, ceci dit il n'est pas le premier et ne sera pas le dernier à le faire. De plus c'est un bon moyen pour les joueurs PlayStation de découvrir un Metro 2033 absent de la ludothèque de la PS3, et qui ici, nous revient meilleur que jamais. Bref, à moins de déjà posséder ces jeux sur PC, PS3 ou Xbox 360, dites-vous que Metro Redux est une excellente affaire. Pour son prix allégé, sa durée de vie est plus que satisfaisante, c'est beau (les décors, l'ambiance globale) et ce gameplay alternant les styles, est des plus agréables. Bref, c'est une bonne affaire qui réunit 2 excellents jeux.



Les -

  • Les DLCs narratifs sont d'une qualité plus que discutable :(
  • Une petite sensation de redite entre les 2 jeux
  • La même voix double 100 personnages
  • Quelques soucis d'IA
  • Les +

  • Le savoureux mixage entre action, exploration et infiltration
  • L'uniformisation du gameplay et du HUD sur les 2 jeux
  • La possibilité d'acheter chaque jeu indépendamment
  • Metro 2033 possède enfin une difficulté abordable
  • Une ambiance toujours aussi excellente
  • 40€ pour une grosse durée de vie
  • Les DLCs inclus

  • Test réalisé par iiYama

    janvier 2015