Mass Effect Andromeda (PS4/XBO/PC) -- GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image (v.1.0)
L'image (v.1.10)
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : mars 2017
Développeur : Bioware (Montréal)
Editeur : Electronic Arts
Genre : RPG / action

Version testée : Française
Version logicielle : 1.10 (datant d'aout 2017)
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 Blu-Ray (PS4/XBO) / en téléchargement sur Steam et EA Access (PC)
Espace disque nécessaire : 45Go (consoles) / 55Go (PC)
Espace disque nécessaire (MAJ) : environ 1.4Go
Moteur graphique : Frostbite Engine 3 (DiCE)
Définitions HD max (consoles) : 1080p (PS4) - 900p (XBO)
Framerate annoncé (consoles) : 30 fps (consoles)
Compatible 3D (consoles) : non
Compatible VR : non

Difficulté :
Temps de jeu : plus de 65 heures
Compatible Move (PS4) : non
Compatible Kinect (XBO) : non
Remote Play PS4/Vita : oui
Multi-joueurs : jusqu'à 4 / coop' en ligne

Abréviation : MEA
Titre alternatif : Mass Effect 4
Prix au lancement : 70€ (consoles) / 60€ (PC)
Score des ventes : 2.3 Millions (tous supports)


Configuration minimale (PC) :
CPU : Intel Core i5 3570 ou AMD FX-6350
RAM : 8Go
VIDEO : avec 2Go de VRAM (type GeForce GTX 660 / Radeon R2 7850)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core2Quad Q9650 (Quad-Cores à 3Ghz)
RAM : 8Go (DDR2 - Dual Channel à 800Mhz)
VIDEO : GeForce GTX 1050 Ti (4Go de VRam)
OS : Windows 7 (SP1 - 64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails : Haut + FSAA 4x + Anisotrope 16x







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Mass Effect

Andromeda



C'est fou
L'histoire de Ryder est sympa... mais elle reste loin de celle de Shepard
comme il est bon de revenir aux choses qu'on aime : certains apprécient de revenir en vacances chaque année au même endroit, et moi j'aime rédiger des articles sur des jeux vidéos (ou composer de la musique, ça arrive aussi). Et quoi de mieux pour se remettre en selle, que de commencer par Mass Effect Andromeda, étant donné que la première trilogie fait parti de mes jeux préférés, limite si ce n'est pas "ma Bible" sur la précédente génération. Bien que les remasters ne soient pas très en ordre de sainteté ces dernières années (ce qu'on peut comprendre car ils sont trop nombreux et pas toujours d'une qualité suffisante, même si certains s'en sortent avec les honneurs) j'aurais vraiment apprécié d'avoir la première trilogie de Mass Effect compilée sur un seul Blu-Ray, incluant tous les DLCs et pour ne rien gâcher, proposer un petit lifting graphique au passage. Mine de rien, j'aurais préféré ça aux récentes remises à niveau de Call of Duty : Modern Warfare, les Resident Evil 5/6, Rogue Trooper et autre Turok, soit sans intérêt soit littéralement bâclé. Qu'à cela-ne-tienne, ma belle Xbox 360 trônant toujours fièrement à côté de ma télé, je me suis décidé de retenter l'aventure Shepard dans son intégralité... en constatant avec plaisir que bien des années après mes précédents tests, les DLCs étaient toujours actifs (ce qui risque malheureusement de ne plus être le cas lorsqu'Electronic Arts aura fermé les serveurs d'activation, notamment sur le 3e épisode... d'où mon envie d'un remaster complet de cette fabuleuse trilogie). En tant que fan inconditionnel de cette triple aventure, et bien que je joue à des jeux bien plus actuels (comme Evil Within 2, Resident Evil VII ou Wolfenstein II) vous n'imaginez pas quel plaisir j'ai eu à affronter (de nouveau) les Moissonneurs ! En plus avec tous les DLCs (j'ai déjà dit que j'étais fan non ? :) la durée de vie de l'ensemble a avoisiné les 150 heures de jeu et ce, sans jamais m'ennuyer une seule seconde (et cette affirmation a son importance dans le test de l'actuel titre). Ayant un certain retard dans la review de ce 4e opus et n'ayant pas eu de PC Gamer depuis bien longtemps (le site est resté sans mise à jour pendant près de 15 mois et entre temps, j'ai revendu mon matos informatique), j'ai laissé un peu d'eau couler sous les ponts et Mass Effect Andromeda (sorti entre temps) a subi de vives critiques car avouons-le, il était méchamment bugué. Ainsi donc j'arrive un peu après la guerre mais je profite de la dernière mise à jour du titre, que ce soit sur PC comme sur consoles, à savoir la fameuse version 1.10 qui corrige bien des problèmes.


Car c'est ainsi,
A l'image de Mass Effect 3, les dialogues proposent peu de choix et ils ont (en plus) peu d'influence sur la suite de l'aventure
on a beau hurler de rage, je ne suis pas sûr qu'on puisse lutter contre cette tendance actuelle où on nous livre des jeux non-finis, non testés et bourrés de DLCs. Maintenant si on voit le côté positif de la chose, on peut se dire que grâce à Internet les jeux ne restent pas dans leur état d'origine et que les mises à jour rectifient, autant que faire se peut, un tir parfois oblique. Etant donné que l'aventure Shepard se termine avec le 3e opus (même si la fin est largement controversée), les développeurs de Bioware ont fait le choix de partir sur un arc tout à fait différent, sans pour autant renier les origines de la série : on entendra parler du Commandant Shepard, des Moissonneurs, des Geth, du Projet Suprématie... autant de petites anecdotes et de liens avec l'ancienne génération qui feront sourire à coup sûr le fan de longue date. A bord d'un vaisseau colon nommé l'Hyperion (rien à voir avec Borderlands 2 ^^), l'Humanité ainsi que les races conciliennes réunit autour de la Citadelle (à savoir les Asaris, les Krogans, les Galariens et les Turiens... les autres races se faisant plutôt discrètes) sont partis pour un voyage de 600 ans à travers l'Univers, afin de rejoindre la galaxie d'Andromède, en vue de la coloniser. Car oui, la galaxie d'Andromède est la plus proche de la Voie Lactée (la notre de galaxie), elle qui se trouve à quelques 2.000.000 d'Années Lumière de chez nous... et oui, rien que ça ! Sans entrer dans des considérations techniques, astronomiques et scientifiques, le fait qu'ils y arrivent en seulement 600 ans posent déjà un petit soucis de cohérence, d'autant plus qu'ils n'utilisent pas de relais cosmodésiques pour parcourir une telle distance mais soit... après tout c'est comme pour les films, faut prendre comme ça vient pas vrai ? Comme toujours, on jouera un personnage humain (bien qu'il aurait été sympa de pouvoir incarner une autre race, vous ne trouvez pas ?), l'un des enfants d'Alec Ryder, le pionner humain en charge "de sa race" dans cette "initiative Andromède (colonisation aurait été plus approprié). Comme toujours chez Bioware, nous pourrons choisir de prendre un homme ou une femme (ici le frère ou la soeur, l'autre restant en retrait), avec comme toujours, la possibilité de modifier ses traits faciaux (et non, toujours pas de modélisation du physique dans son ensemble). Personnellement, s'il est vrai que le modeleur facial de Bioware permet un grand choix (bien que le plus souvent, on créé des "moches" ^_^), j'ai pour habitude de jouer avec le "héros de base", tel que les développeurs l'ont conçu.


Et autant
Les balades galactiques ont quelque chose d'hypnotiques...
le dire tout de suite, que ce soit Sara (la fille / la soeur) ou Scott (l'homme / le frère) les 2 ne sont ni beaux, ni charismatiques ! Et c'est d'ailleurs un vrai problème dans cet épisode, tous les personnages sont trop "lisses" !! Personne ne sort du lot, personne n'a de caractère bien trempé, personne n'impose ni respect, ni sex-appeal (bon aller, en étant indulgent disons que Drack et Peebee sortent un peu du lot, et que Suvi est la plus jolie). Tout le monde semble sortir du même four à pain, et c'est d'ailleurs en grande partie vrai car vous le remarquerez vite, chaque race alien a été créé sur la même base de visage : tous les turiens sont les mêmes, tous les krogans sont identiques, tous les asaris (et c'est d'autant plus flagrant chez elles !) sont similaires ! Seules quelques peintures et quelques ornements évitent qu'on confonde tout le monde. C'est regrettable, d'autant plus que sur l'ancienne trilogie, Bioware ne s'était pas laissé aller à une telle facilité... Quand on pense au Commandant Shepard, qui était un bel homme, qui avait une sacrée prestance, ou encore à Vrex, à Garrus, à Liara ou Thane... on trouve que le casting d'Andromeda est fade. Quant à la mise en scène, comme d'accoutumée chez Bioware, la plupart du temps nous avons des cut-scenes gérées en temps réel (normal il faut bien que notre personnage customisable puisse s'y intégrer) liées à quelques rares vidéos en images de synthèses. Cependant, le scénario met du temps à devenir intéressant (notamment lors d'un prologue un poil lourd-dingue) et au fond, il n'est pas aussi captivant qu'autrefois. Les dernières heures de jeu restent cependant les plus intéressantes car le scénario prend des envolées insoupçonnées et la mise en scène prend, elle aussi, une certaine envergure. Beaucoup pestent contre le manque d'originalité des ennemis ou des technologies trouvées dans cette lointaine galaxie, mais personnellement ça ne me gène en rien. Qu'ils aient évolués plus ou moins selon le même axe ne m'étonne guère, étant donné que dans la Voie Lactée, les Quariens / Asaris / Turiens et autres, ont fait de même. Finalement ce qui me dérange le plus, c'est le fait que le scénario (hormis son final assez épique) ne s'élève jamais bien haut : ce n'est pas qu'il est inintéressant, c'est plutôt qu'après la première trilogie et son écriture enivrante, on reste un peu déçu devant ce scénario finalement très classique pour un Space Opera. Quant à la mise en scène en général, on reste sur les rails assez communs des RPGs/action à l'américaine, avec énormément de dialogues (souvent sans intérêt si ce n'est faire du remplissage) et finalement peu de choix. Des choix qui malheureusement ont rarement une incidence mais qui en plus, à l'instar d'un de mes plus gros griefs envers Mass Effect 3, se réduisent bien souvent à seulement 2 choix. Car soignons clairs, il semblerait que Bioware se soit plus basés sur le travail effectué sur le 3e opus de la série, plutôt que les 2 premiers qui sont unanimement bien meilleurs (même si le 3e épisode a ses qualités).


Ainsi un
Le gameplay des combats a été agréablement amélioré : mise à couvert, jetpack, plus tout ce qui faisait le sel de la série (armure, XP, MODs d'armes, etc...)
choix plus "charismatique" ou plus "conciliant" ne change généralement rien et après quelques essais, il s'avère même que les dialogues finissent toujours de la même manière, la maigreur des choix n'étant finalement qu'illusoire. Autre détail, il n'y a plus vraiment de choix manichéen comme autre fois, plus de bien ou de mal au sens strict, mais quelque chose de plus feutré, à la fois de plus subtil mais sans doute aussi une écriture plus facile à mettre en œuvre. Quant à Ryder, ce cochon (ou cette cochonne hein ^^), il/elle drague tout ce qui bouge, et nous propose dès que possible des choix de dialogues qui vont dans le sens d'une ouverture relationnelle genre "vous êtes célibataire ?". Allons, un peu de tact tout de même, on dirait un noceur qui ne veut pas rentrer seul dans son vaisseau spatial, alors il/elle lance toutes les lignes qu'il/elle peut, afin de voir si ça mord... Le relationnel ne me dérange absolument pas (mon Commandant Shepard avait auparavant une très belle histoire avec Liara :) mais là on sent bien que ça a été rentré à la presse hydraulique et que le jeu nous pousse en ce sens... ce qui est vraiment maladroit de la part des développeurs. C'est ainsi qu'on enchaine naturellement sur le gameplay propre au jeu, un gameplay qui s'est agréablement amélioré d'un côté... et alourdi de l'autre. Le bon penchant de cet épisode c'est que les combats se sont nettement assouplis. Doté d'un jet-pack qui dynamise les mouvements, les phases d'action s'en retrouvent plus nerveuses, plus pêchues mais aussi plus verticales et un poil moins linéaires. La mise à couvert sert enfin à quelque chose, le dash permet d'effectuer des évitements rapides, on retrouve également ce qui fait le charme de la série à savoir l'XP, l'arbre de compétences, les diverses armes ainsi que les MODs. Pour être tout à fait franc, déjà dans la série originale, j'avais tendance à n'utiliser qu'une, voire 2 armes maxi (le M8 ayant toujours été mon préféré) et dans Andromeda... rien n'a changé ! Finalement s'équiper de tout un arsenal ne sert que peu (à part peut-être brider vos déplacements et vos capacités à cause du surpoids) et un seul (bon !) fusil d'assaut convient à toutes les situations. Ceci dit, l'arsenal mis à disposition est assez conséquent, de même que l'équipement de notre personnage, avec une armure entièrement configurable.


Mais comme
Le jeu nous impose de scanner tout et n'importe quoi, de plus les énigmes sont redondantes et peu intéressantes
avec Andromeda toute bonne idée s'accompagne d'une mauvaise, il faut reconnaitre que l'interface est assez confuse, fouillis (ce qui m'a rappelé The Witcher 3 à ses débuts) ce qui, bien évidemment, ne la rend pas agréable à l'utilisation alors qu'on s'en sert tout le temps, entre autre pour ouvrir un Codex (afin d'en apprendre plus sur la faune, les planètes ou les personnages) ou pour consulter la carte. Une carte qui sert très souvent et où on pourra y adjoindre des points d'intérêts personnalisés. Une bien bonne chose car l'aventure est divisée en plusieurs mondes ouverts (généralement un par planète) qu'il faudra bien évidemment explorer de fond en comble. Mais avant d'en arriver à cette exploration pédestre et/ou véhiculée, l'exploration spatiale sera fascinante. Je sais je sais, pour certain(e)s c'est une purge de scanner des planètes et autres débris spatiaux, mais perso j'ai adoré la façon dont le jeu met en scène ses déplacements et j'ai apprécié l'aspect hypnotique d'être un prospecteur interstellaire. Après c'est sûr, il arrive un moment où on zappe ces scénettes (à force de les voir) mais je ne peux me résoudre à placer cette facette du jeu aux côtés de ses travers. Bref, pour en revenir à l'exploration proprement dite, une fois qu'on a découvert une zone à explorer, voilà que le jeu nous offre de véritables open-worlds, que l'on peut (généralement) sonder à sa guise. Ici marque l'une des plus grandes différences avec l'ancienne formule où, même si quelques endroits étaient en monde ouvert, généralement l'action se déroulait de façon linéaire. Ici c'est différent, vous avez des missions primaires (qui font avancer le scénario) et secondaires (qui s'activent au fil des diverses discussions avec les PNJs), le tout disséminé sur de vastes maps. Voilà pourquoi la carte de chaque zone sera souvent consultée, des points d'intérêts manuellement placés et ce, via une interface pas vraiment optimisée. Entre temps le Nexus fait office de nouvelle Citadelle, le Tempête (notre vaisseau) remplace le Normandy, avec dans l'un comme dans l'autre, beaucoup de possibilités de dialogues et de chinage de quêtes secondaires. Finalement, le vrai soucis de ce Mass Effect Andromeda, c'est bien son aventure en elle-même !


Pour se
Le Nomade (une sorte de Mako 2.0) est super poussif et lourd à piloter. Heureusement qu'on pourra l'upgrader afin de le rendre plus maniable
déplacer librement dans les immenses zones proposées, les développeurs nous ont offert le Nomade, qui n'est rien d'autre qu'une version revisitée du Mako du premier opus, à ceci près que le bougre devra être upgradé, tant dans sa version de base, il est plus lourd et plus poussif qu'un vieux tracteur en fin de vie. Ensuite Ryder, notre personnage, sera tout au long de son aventure secondé par SAM, une IA que j'ai trouvé un brin envahissante. SAM est partout, il sait tout, il fait tout et pour ne rien gâcher, les développeurs ont eu la mauvaise idée d'implanter à Ryder un scanner, dont il faudra se servir constamment. Et ce qui est assez rigolo au début, finit par devenir assez lassant d'autant que ce système de scans est imposé partout, tout le temps et sert notamment à résoudre des énigmes qui sont tout sauf variées. Et c'est bien cette redondance qui finit par être pénible... bien qu'il y ait pire à lui reprocher. En effet, la durée de vie est déjà confortable si vous rushez mais pour quelqu'un qui va chercher à réaliser toutes les missions, cette durée passera facilement les 80 heures, et franchira même les 100 heures pour les extrémistes qui voudront obtenir tous les trophées/succès du jeu, récolter un max de minerais (qui vous permettront de faire de la recherche pour de nouvelles technologies, de nouvelles armes ou pour upgrader le Nomade... ce qui est assez essentiel, j'insiste là dessus), parler à chaque PNJ, réaliser la moindre mission (même les plus chiantes et elles sont légions !)... bref pour celles et ceux qui veulent platiner leur jeu. "Génial" doivent se dire les intéressé(e)s... si ce n'est que pour en arriver là, Bioware a user de la pire astuce qui existe : nous balader constamment d'un point à l'autre, et si les points sont très éloignés, ce n'est que mieux ! En somme, vous allez manger une quantité effrayante d'allers-retours, de déplacements inutiles et ce parfois sur des maps différentes (ce qui impose un loading souvent très long), tout ça en vue de discuter avec un PNJ d'une donnée tout à fait abstraite et superflu (et la radio alors, vous avez oublié que ça existe ?). Comprenez bien que si le jeu est agréable à jouer, que les phases d'exploration et de combats sont vraiment sympathiques, l'aventure est littéralement pourrie, gâchée par ces interminables et inutiles déplacements qu'on nous impose constamment et ce, pour la moindre mission. Alors certes autrefois les missions étaient linéaires, mais ici cette combine à la fois peu subtile et vraiment contraignante, ne sert qu'à rallonger artificiellement la durée de vie.


Et c'est
Le vrai problème du jeu est là : trop d'allers-retours imposés, inutiles et pénibles, et une quantité impressionnante de missions secondaires sans intérêt
d'autant plus vrai que si les missions principales ne sont pas toujours de la première fraicheur, imaginez alors que les innombrables missions secondaires sont en règle générale d'un intérêt quasi nul ! Scénaristiquement il n'y a rien d'intéressant et les phases d'action se résument à répéter à l'infini une formule déjà digérer maintes fois. Autant dire que nous sommes face à la mission FEDEX par excellence. Alors oui, on en a clairement pour notre argent, puisque le jeu est très long et que si on veut faire du leveling, il faudra y passer du temps et par conséquent, se confronter à une lassitude particulièrement prégnante. Pour en revenir à quelque chose de plus flatteur, Mass Effect Andromeda utilise le Frostbite Engine 3, un moteur développé par DiCE (une autre grosse boite appartenant à Electronic Arts, entre autre développeur des Battlefield), délaissant ainsi son habituel Unreal Engine. Il est d'ailleurs à noter que l'Unreal Engine 4, 4e version du célèbre et autrefois omniprésent moteur d'Epic Games, fait moins l'unanimité que le 3 qui sévissait sur la précédente génération et qui était sur tous les fronts. Le Frostbite Engine 3 est un moteur réellement performant, sans doute l'un des meilleurs middleware actuel. Sa carrière a commencé avec Battlefield 4 et depuis il sévit sur les derniers jeux de l'éditeur tels que FIFA, Mirror's Edge Catalyst, Dragon Age Inquisition (le précédent titre de Bioware), Battlefield 1, Star Wars : Battlefront et bien d'autres. On sent bien qu'Electronic Arts a imposé le moteur de DiCE à la plupart de ses développeurs maison, et en un sens ils ont bien raisons, tant ce dernier est performant. La preuve à nouveau avec le sujet d'aujourd'hui : Mass Effect Andromeda est un superbe jeu !! Les décors sont vraiment magnifiques, souvent majestueux, les étendues spatiales sont envoutantes de réalisme, les effets sont superbes, l'ensemble est fluide, et comme Ryder dispose d'une combinaison à jet-pack, autant dire que l'ensemble à la pêche.


Ajoutons
Difficile de le nier, si le jeu a un beau panel de défauts, il a au moins le mérite d'être très beau et dépaysant
que les caveaux, au look très TRON, sont également splendides : des ruines aliens à l'élégante simplicité, aux formes épurées et aux contours phosphorescents, qui posent une intrigante fascination, nous poussant à toujours vouloir en savoir plus. C'est toute la différence avec les Kerts (les ennemis de cet épisode), ersatz à peine déguisé des Récolteurs, dont les installations, biscornues pour la plupart, n'ont rien d'accueillants. Dans tous les cas, à l'instar de ses illustres prédécesseurs, Andromeda offre une incroyable sensation de dépaysement. Cependant, une fois encore, avec mes gros souliers j'arrive bien après la guerre. En effet, la version 1.0 du titre était une catastrophe ! Bugs à tout va, problèmes de couleurs, freezes, script au déclenchement erratique, chute de framerate, caméra mal placée lors de certains dialogues, plantages et surtout, animations faciales plus qu'étranges ! L'énorme patch 1.10 est arrivé quelques 5 mois après la sortie du jeu (il est d'ailleurs le dernier à ce jour, naturellement suite à la succession de 9 patches ayant corrigés peu à peu les divers travers du titre) et il résout bien des problèmes. Si bien sûr rien ne change du côté des décors et des objets, je dois malgré tout admettre que ce n'est pas parfait pour autant. Pour être tout à fait franc, la version 1.10 ne change en rien des physiques un peu tous coulés dans le même moule et des visages (avouons-le) un peu moches. Par contre j'attribue un bon point à la synchro labiale, qui est quasiment parfaite, même si ça n'enlève pas le fait que les bouches soient généralement laides, "botoxées", et je n'évoque même pas non plus des expressions faciales soit absentes (malgré parfois la gravité de la situation), soit disproportionnées. En gros, il semblerait que Bioware ait beaucoup planché sur ses environnements et son ambiance graphique, au détriment des personnages et de leurs animations.


Enfin
Andromeda a subi une longue liste de 10 mises à jour afin de compenser de gros défauts de développement... L'actuelle version 1.10 corrige bien le jeu, le rend plus stable et plus "propre" mais entre cette mauvaise presse et les défauts précédemment cités, le succès ne fut pas totalement au rendez-vous
terminons avec la partie sonore, dont les musiques ont été composées par John Paesano. Le monsieur n'a pas un lourd passif et ne s'est réellement illustré qu'avec le scoring de la trilogie de films Labyrinthe, alors que Mass Effect Andromeda est sa première réalisation vidéo-ludique. Dans l'ancienne trilogie, les compositeurs furent nombreux et changeants d'un épisode à l'autre, ceci dit certains noms ressortent du lot comme Jack Wall, Sam Hulick ou David Kates et je peux vous dire que les anciens compositeurs avaient fait un travail remarquable. Avec des compositions alternant des mélopées hypnotiques à d'autres plus épiques, les musiques sied parfaitement à l'ambiance de cette triple aventure. Ici, nous avons un unique compositeur qui a fait... visiblement ce qu'il a pu. Certes les musiques ne sont pas mauvaises, certaines sortent même un peu du lot, maintenant il faut être clair, on est loin des attentes du fan que je suis (surtout que si vous me connaissez bien, j'ai tendance à être un poil exigeant en terme d'acoustique). Le résultat est donc en demi-teinte, puisque les compositions ne souffleront jamais de grands élans, alors qu'ils étaient justement attendus et souhaités. On colonise une nouvelle galaxie tout de même, ce n'est pas rien ! Côté bruitages, on se retrouve avec une panoplie assez classique et efficace : des armes et des explosions qui font le job comme on dit. Rien de plus, rien de moins. Enfin niveau doublage, à part quelques noms connus comme Sylvain Lemarié (qui double le narrateur et Alec Ryder, le père), Martial Le Minoux qu'on ne présente plus ou encore Alexandre Astier (oui oui l'humoriste, qui ici double August Bradley), il n'y a vraiment rien d'exceptionnel. Résultat des courses, nous avons un doublage francophone relativement conventionnel et également sans grande envergure. Rien n'est vraiment mauvais, mais on est loin de l'admirable travail qui a autrefois été réalisé.



Bioware sait Note
faire de bons et grands jeux, d'ailleurs le nom même du développeur renvoie plus à de bons titres qu'à de mauvais : Neverwinter Nights, Baldur's Gate, Jade Empire, le premier Dragon Age (beaucoup moins les 2 suivants malheureusement) et bien entendu, la célèbre et mythique trilogie des Mass Effect, qui a enchanté la précédente génération. Avec Andromeda, tous les fans ont espéré retrouver le charme de ces RPGs à l'américaine, qui savaient si bien nous raconter une histoire haletante dans un univers hypnotique et ce, dans un savoureux mélange d'action et de jeu de rôle, qui mettaient en scène des personnages charismatiques et attachants. Seulement voilà, maintenant qu'il a vu le jour, les fans ont déchantés (moi le premier !) et ça se ressent tout de suite au niveau des ventes. Avec moins de 2,5 Millions d'exemplaires écoulés, bien loin des 5 Millions de l'épisode 2, et des 5,45 Millions du 3e opus, Andromeda a attiré les fans absolus, les curieux, puis la presse et le bouche à oreille a rapidement fait chuter l'audience. C'est d'autant plus vrai que le titre a été livré dans un état déplorable, avec une optimisation aux fraises galactiques, tout en étant clairement l'épisode le moins bon de la série. Heureusement les dernières mises à jour ont rectifiées le tir de blaster et si le scénario principal n'est pas aussi captivant qu'on l'espérait, il fait le travail et le final de cette aventure se veut épique et ouvre à une belle suite. Non le vrai problème du jeu c'est cette durée de vie artificiellement rallongée à grands coups d'incessants allers-retours, d'inutiles déplacements et au final d'une perte de temps à la fois considérable et très frustrante. Car Bioware l'a sans doute oublié, mais vu le niveau technologique proposé, ne me faites pas croire qu'un simple appel radio n'était pas possible... allons !! Résultat, si vous voulez faire les innombrables quêtes FEDEX qui sont proposées, armez-vous d'une patience en acier trempé ! A côté de ça, Andromeda est un bien joli jeu (les environnements sont souvent magnifiques !) et malgré ses travers, on apprécie un gameplay bien plus nerveux qu'autrefois, un énorme contenu et avec le temps... une ambiance vraiment sympathique qui fait le charme de la série. Même s'il ne sort jamais vraiment des sentiers battus et qui par conséquent, il paye sa trop grande conformité, là où justement, tous nous voulions le digne successeur des aventures du Commandant Shepard, Mass Effect Andromeda propose malgré tout une aventure très sympa et bien rythmée. Si Bioware ne s'est pas donné les moyens d'envoyer sa licence sur orbite, de dépasser les attentes, ils ont tout de même réalisé un bon jeu... pas celui que les fans attendaient, mais avec d'indénialbes qualités quoiqu'on dise.



Les -

  • Sur PC, la boîte ne contient qu'un code de téléchargement (quel beau foutage de gueule !)
  • Trop peu de choix et de dialogues, qui en plus, n'ont qu'un impact limité sur l'aventure
  • Quantité et qualité ne font pas bon ménage : trop de quêtes sans intérêt
  • Prologue ennuyeux et finalement représentatif des pires facettes du titre
  • Beaucoup de visages ratés et trop de personnages sans identité propre
  • Avant la version 1.10, la partie technique était déplorable
  • Trop d'allers-retours pour un oui, pour un non...
  • SAM est un peu trop présent à mon gout
  • Trop de scanner tue le scanner
  • L'interface...
  • Les +

  • Les bonnes facettes d'un Mass Effect : Space Opera, choix de dialogues, phases d'action, beaucoup d'exploration, visite du Tempete, relation avec les PNJs, ambiance générale...
  • Mise en scène globalement bonne (notamment les vidéos en images de synthèses)
  • Difficulté un poil plus élevée qu'autrefois mais pas rebutante pour autant
  • La version 1.10 règle quasiment tous les problèmes techniques
  • La fin de l'aventure : épique comme on aime !
  • Des décors sont souvent sublimes !
  • Le gameplay lors des combats
  • Très belle synchro labiale
  • Une énorme durée de vie


  • Test réalisé par iiYama

    mars 2018