Just Cause 4 (PS4 - XBO - PC) -- TEST sur GRAVITORBOX

 


Cliquez pour agrandir






Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale



Testé sur :

   


Compatible avec :

 




Sortie mondiale : décembre 2018
Développeur : Avalanche Studios
Editeur : Square Enix
Genre : action - TPS

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Version logicielle testée : 1.31
Moteur graphique : APEX Engine
Moteur physique : Havok
Difficulté :

Multi-joueurs : non
Abréviation : JC4
Titre alternatif : Just Cause 4 Reloaded
Prix au lancement : 70€ (consoles) / 60€ (PC)


Installation PlayStation 4

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : 60Go environ
Performances : 1080p dynamique en 30fps
Optimisation PS4 Pro : 1440p dynamique en 30fps
Compatible VR : non
Remote Play PSVita : non


Installation Xbox One

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : 60Go environ
Performances : 900p dynamique en 30fps
Optimisation Xbox One X : 4K dynamique avec HDR en 30fps
Compatible Kinect : non


Installation PC

Support : en téléchargement sur Windows Games Store, Steam et Epic Game Store
Installation : 60Go environ
Compatible VR : non

Configuration minimale :
CPU : Quad Core 3,1Ghz
RAM : 8Go
VIDEO : avec 2Go de VRAM (type GeForce 760 / Radeon R9 270)





Vous aimez GRAVITORBOX et vous voulez le soutenir ? Alors vous pouvez nous adresser vos dons via PayPal en cliquant simplement sur le bouton ci-dessous.

Merci d'avance ^__^















Les sites partenaires :















Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)


Just Cause 4

+ Reloaded



Il y a 3
Just Cause 4 suit les traces d'un 3e épisode déjà loin de faire l'unanimité...
choses que je déteste par-dessus tout dans un jeu vidéo : une difficulté mal équilibrée (je déteste les jeux trop difficiles, pour moi ça doit rester du divertissement, pas une punition), surveiller un PNJ (surtout si on nous impose de recommencer s'il meurt) et nous imposer un timing (au lieu de pouvoir prendre son temps comme d'habitude). Bien entendu, il y a aussi le fait que le jeu ne soit pas fun à jouer, pas intéressant, mais ça c'est pareil pour tout le monde, pas vrai ? Ainsi donc, j'ai résumé en quelques mots tout ce qui n'allait pas dans Just Cause 3 !
La série des Just Cause est née sur PC et Xbox 360 en septembre 2006. Développée depuis ses origines pas Avalanche, un studio né en 2003 et toujours basé à Stockholm (en Suède), ce modeste développeur n'a cessé de grandir au fil du temps et bien qu'ils participent à différents projets (Renegade Ops, RAGE 2, Mad Max...) c'est toujours Just Cause qui revient en tête lorsqu'on parle d'eux. Le petit studio suédois a pris beaucoup de volume en quelques années et aujourd'hui, fort d'une certaine réputation, il réunit plus de 350 employés. De son côté le premier Just Cause était une ébauche de ce que deviendra plus tard la série phare du développeur, un tir qui sera rectifié par un Just Cause 2 qui sortira en mars 2010 et qui mettra grandement en valeur les qualités de la licence.
Bien entendu le jeu n'était pas parfait mais je peux vous affirmer qu'au regard de l'époque, Just Cause 2 reste le meilleur épisode de la série. On attendra plus de 5 ans pour que Rico Rodriguez (le héros de la licence) daigne faire son grand retour dans Just Cause 3 et malheureusement, en 5 ans, beaucoup de choses ont changées, notamment les attentes des joueurs. Bien que ce 3e opus n'était au fond pas un mauvais jeu, il prenait un malin plaisir à appliquer en boucle les 3 choses que je déteste le plus dans jeu vidéo. A partir de là Avalanche n'avait que 3 solutions : laisser tomber la licence, rectifier le tir (améliorer la formule) ou faire la sourde-oreille et continuer sur sa lancée. Devenez ce qu'ils ont fait ?



Reloaded ? Quoi, genre comme Matrix ?


Dans les faits,
Exemple typique du jeu qui veut rapporter un max de fric, les contenus additionnels sont chers et pléthoriques !
si la formule Just Cause a trouvé un bon équilibre en 2010 avec le second opus, à la sortie de ce 4e chapitre nous sommes en 2018/2019, et non seulement des milliers de nouveaux jeux ont déjà vu le jour, mais en plus l'actuelle génération de consoles (PS4 / Xbox One) arrive à son terme. Croyez-vous qu'il était réellement pertinent de sortir un jeu qui n'a presque pas évolué depuis presque 10 ans, sans tenir compte des erreurs d'un 3e épisode aux ventes loin d'être mirobolantes, avec en plus une réalisation datée, un scénario minable et une mise en scène qui fait peine à voir ? On peut clairement se demander si Avalanche regarde un peu dehors voir ce qu'il s'y passe car visiblement, ils sont coincés dans une sorte de bulle temporelle, incapable de sortir de leurs sentiers battus, de se remettre en question et de renouveler en profondeur une licence qui pourtant, fut autrefois très appréciée.
Avant toute chose sachez que ce 4e opus est bouffé aux micro-transactions et aux DLCs ! Résultat il existe une multitude de merdouilles additionnelles à acheter, ainsi que plusieurs éditions physiques et démat' : Gold Edition, Edition Renégat, Digital Luxe Edition et la Complete Edition qui, à son lancement, coutait pas moins de 130€ ! Abusif ? Vous croyez ? D'autant qu'à chaque fois, les développeurs ne font qu'ajouter des packs de contenus totalement dispensables mais bien évidemment vendus à prix d'or. Que voulez-vous, de nos jours on ne cherche plus à développer le meilleur jeu possible mais à nous traire autant-que-faire-se-peut comme des vaches à lait.
Je vais tout de même prendre une minute pour parler de ce Just Cause 4 : Reloaded qu'on voit un peu partout et qui visiblement a pris la place de l'édition classique. Pour la petite histoire, la presse a eu beau mettre des notes totalement imméritées à ce jeu, le Just Cause 4 originel s'est très mal vendu. Et oui, que voulez-vous, de nos jours avec Internet ça va encore plus vite qu'avec le bouche-à-oreille, les nouvelles vont vite, très vite et en plus d'un lancement assez catastrophique, avouons-le, le jeu n'est pas très bon. Résultat il a fait un four, ce qui a obligé Avalanche et Square Enix à réagir.



Encore un dictateur à débouter...


Afin de relancer les ventes,
Just Cause 4 Reloaded c'est exactement le même jeu, vendu moins cher et avec un peu plus de contenu...
l'édition d'origine a disparu au profit de la Reloaded qui inclut du contenu et qui est vendu 40€ (sur consoles) au lieu des 70€ habituels. Reloaded n'est d'autre que le jeu de base incluant quelques babioles numériques, n'allez pas croire que c'est une réelle nouvelle version. Alors bien sûr le contenu additionnel est totalement facultatif et n'a rien couté au développeur (il inclut la wingsuit militarisée skystriker, le micro chasseur furtif de la Main Noire, le pack de course Néon, le pack Scorpion mortel et le pack Renégat) mais entre ça, les divers correctifs qui sont sortis entre temps (afin de stabiliser le jeu et de corriger une pléthore de bugs) et un prix revu à la baisse, et bien Just Cause 4 Reloaded s'est plutôt bien vendu.
Mais reprenons depuis le début, avec en premier lieu l'histoire. Dans un pays fictif d'Amérique Latine du nom de Solis, Rico Rodriguez s'attaque frontalement à un groupe paramilitaire appelé la "Main Noire", un groupuscule dirigé par Oscar Espinosa dont les forces armées sont menées par Gabriella Morales. Rico a déjà eu affaire à ce groupe de mercenaires qui a autrefois mis Salvador Mendoza et Sebastiano di Ravello (2 dictateurs) au pouvoir. En affrontant la Main Noire, Rico espère trouver des réponses sur la mort de son père. Aidé par Mira Morales (la cousine du commandant Gabriella Morales) et d'autres rebelles, Rico va former "l'Armée du Chaos" afin de soulever le peuple et de renverser, une fois de plus, le pouvoir en place. Petite précision tout de même, la Main Noire contrôle la météo, ce qui lui permet de créer des blizzards dans les montagnes, des tornades dans les prairies, des tempêtes de sable dans les déserts et de violents orages dans les forets tropicales...
Maintenant que les faits sont établis, précisons que nous retrouvons notre habituel Rico Rodriguez, qui autrefois passait pour un Antonio Banderas de la belle époque et qui aujourd'hui, avec sa vieille barbe un peu dégueulasse, se rapproche plus d'un pakistanais qui n'a pas pris de douche depuis 3 mois. Mais là n'est pas vraiment le problème. Le premier gros reproche que nous pouvons formuler envers ce 4e opus, c'est la qualité (avouons-le) franchement merdique de la mise en scène.



 

Alors pour la petite anecdote un poil débile, pour moi la "Solis" c'est de la sauce tomate !! On ne trouve pas ce produit en France, je l'achète lorsque je passe la frontière et que je vais faire mes courses en Espagne. La Solis est une sauce tomate cuisinée qui accompagne parfaitement les pâtes ou le riz. Au pire, ça me fait penser à une certaine famille qui vit à Wisteria Lane...



Une formule qui refuse d'évoluer...


Avalanche n'a
La mise en scène est abominable, les modélisations sont une honte et je n'évoque même pas le vide abyssal du scénario...
jamais su faire de bons scénarios et encore moins soigner sa présentation. Et ça ne date pas d'hier puisque déjà le premier opus nous imposait des vidéos en images de synthèses qui accusaient (techniquement parlant) un paquet d'années de retard. Et les choses n'ont que peu évoluées depuis : si les vidéos en CGI ont laissées place à des cut-scenes gérées en temps réel, on ne peut pas dire que le résultat soit bien meilleur. Rien qu'en regardant quelques screenshots on comprend le malaise : la réalisation accuse 10 à 15 ans de retard !! Les modélisations sont justes abominables et ici on ne parle pas de motion capture, mais bien d'un process d'animation "à l'ancienne", ce qui donne un résultat ultra vieillot, plus proche d'une PS3 en début de vie que d'une PS4 en fin de vie. Et si la mise en scène fait peine à voir, dites vous que (comme d'habitude) le scénario est risible au possible !
Comment Avalanche peut, en toute sincérité, nous livrer des cinématiques aussi moches et se dire que ça va passer ? Parce que bon, les scénarios bidon on connait ça depuis toujours, que ce soit dans les films, les séries comme dans les jeux. Mais à minima, à défaut de soigner le fond, les développeurs soignent au moins la forme ! Je sais pertinemment que tout le monde n'apprécie pas forcément les scénarios ultra complexes, mais prenons l'exemple d'un Gears of War 4, si l'écriture ne vole pas bien haut, au moins la mise en scène a de la gueule (et pourtant le jeu date de 2016). C'est à croire qu'Avalanche se fout complètement de soigner sa scénarisation, pensant que tout le reste compenserait aisément... si seulement c'était vrai.
Les Just Cause ont (ou "avaient" devrai-je dire) bonne réputation car le gameplay était intuitif et c'était un plaisir sans nom de tout faire péter dans un déluge d'effets pyrotechniques. Une formule qui allait parfaitement aux machines de 7e Génération (Xbox 360 et PS3) dont les jeux d'action sans cervelle ont abondés. Ce 4e épisode reprend naturellement la formule originelle avec son grappin qui permet de faire tout et n'importe quoi, sa wingsuit (introduite dans l'épisode 3) et son parachute, la possibilité de conduire n'importe quel véhicule terrestre (voiture, moto, bulldozer), maritime (bateau, aéroglisseur) comme aérien (avion, hélicoptère). Une recette qui n'a jamais évoluée et qui, admettons-le sincèrement, fonctionne toujours.



Le couteau grappin suisse


D'ailleurs
Le grappin est une vraie plaie à configurer ! Il est loin le temps où cet outil était si simple d'utilisation...
tout détruire est toujours aussi jouissif ! La destruction massive est toujours aussi bien gérée, les effets sont superbes, les flammes sont convaincantes... on sent bien que le développeur sait de quoi il parle quand il s'agit de tout réduire cendres. Là pour le coup, rien n'a changé mais ce n'est pas un mal puisque ce vrai/faux GTA-like est doué pour ça, et que lorsqu'on joue à un Just Cause, c'est justement pour ce genre de débauche pyrotechnique aussi jubilatoire que violente. Du côté des véhicules, les tanks sont sympas mais c'est encore une fois les hélicos de combat qui remportent la palme : c'est le meilleur moyen de transport, en plus d'embarquer un arsenal ultra puissant. Bref, c'est ici que Just Cause brille le plus, qu'il excelle, malheureusement ce sera plus ou moins ces seules qualités...
On commencera donc notre descente aux enfers avec ce grappin qui, au lieu de rester simple d'accès, s'associe désormais avec tout un tas de gadgets totalement inutiles, chiants à l'usage et encore pire à configurer ! A croire qu'au lieu de faire quelque chose d'accessible, ils ont cherché à le rendre le plus compliqué possible... et ils y sont arrivés avec un machiavélique génie ! Afin d'évoluer dans le jeu et de reprendre (comme d'habitude) du terrain au méchant dictateur, il faudra gérer l'Armée du Chaos et son avancement sur la carte de l'île de Solis (avec des pâtes s'il te plait, et une paire d'œufs au plat, merci :). Afin de recruter le peuple, il faudra détruire tout ce qui est "en rouge" dans le décor, montrant ainsi aux gens comment déstabiliser le pouvoir en place.
Le problème (un de plus) c'est qu'hormis la désignation de la ligne de front, vous n'interviendrez pas directement dans la guerre qui oppose la Main Noire au peuple. Impossible de prendre les commandes d'une tourelle et de shooter l'adversité, sous peine de se prendre une roquette venue de nulle part (littéralement !) en pleine poire. En gros, ils font leur guéguerre de leur côté, et vous vous occupez de vos oignons, et tant pis si le front dure des heures.



J'fais l'hélicoptère avec ma b***
et ça me fait du vent dans la tête ^_^



A ce propos,
Il n'y a toujours pas de déplacements rapides, la conduite est atroce, la jouabilité imprécise... Just Cause 4 c'est vraiment le bonheur !
il n'y a toujours pas de niveau de difficulté ce qui rendra le jeu trop facile pour certains, et potentiellement trop dur pour d'autres (bien que celui-ci soit sans doute le plus abordable de la série : Rico encaisse beaucoup et se remet vraiment très vite de ses blessures). Comme d'habitude, l'aventure évolue au fil des missions qu'on remplira pour certaines personnes. Des missions vues et revues, dont certaines sont aussi chiantes que redondantes. Car je le redis, je déteste veiller sur les fesses des autres et je déteste qu'on m'impose un timer (même si pour ça, cet épisode se veut tout de même moins pénible que le précédent). Les missions sont en plus truffées de bugs, induites par les bugs environnementaux ou à cause d'une IA franchement débile (il suffit de voir comment les PNJs conduisent pour vite comprendre). Exemple : vous devez protéger un convoi contre les forces ennemies mais dès que le passage est ouvert, il s'en va s'en vous, se jetant délibérément dans la gueule du loup. A vous ensuite de le rattraper le plus vite possible (sans quoi c'est échec de la mission), en plus de bien faire attention à ce qu'il survive (sans quoi c'est échec de la mission).
Il faut ajouter à ça que les trajets sont interminables puisqu'Avalanche n'a toujours pas pris la peine d'implanter un système de voyage rapide, comme c'est le cas dans Far Cry par exemple. La raison ? La durée de vie sans doute, nous forcer à explorer la zone, à prendre des véhicules, à exploser les éléments destructibles de la Main Noire... une fausse excuse puisque la durée des jeux de Ubisoft ne souffre aucunement de cet élément lié aux Open World, qui est pourtant si pratique.
Et ce n'est pas fini, les phénomènes climatiques sont totalement "useless" (en réalité ils ne servent que le scénario et évitent d'aller droit au but) et il n'y a jamais aucune interaction avec les PNJs ou le décor (à quelques portes ouvrables et interrupteurs près). Ajoutons à ça que la jouabilité est flottante, imprécise, la conduite est exécrable (bien que le GPS rende toujours autant service) et le jeu est truffé de bugs en tout genre. Par exemple les ennemis se résument à une armée de clones, et ils apparaissent n'importe où, n'importe comment, parfois même dans votre dos ! Quel réalisme !



Just Cause 3.5 ?
En fait non, ce serait plutôt Just Cause 2.5.5...



Et le fin du fin,
S'il y a un point sur lequel les Just Cause ont toujours été bons : l'action et la destruction ! Et c'est encore plus jubilatoire avec un surpuissant hélico de combat
c'est qu'une fois que vous êtes en statut "recherché", le jeu va littéralement vous harceler ! Les ennemis arrivent par vagues incessantes, jusqu'au moment où ils enverront des tanks et des hélicos et combat. Alors bien sûr, il y a toujours moyen de leur échapper, en se cachant dans les montagnes par exemple ou en volant un véhicule aérien et rapide. En attendant, il est impossible de les semer par la route, où cet harcèlement permanent va vite vous gâcher l'expérience.
Vous l'aurez sans doute compris, Just Cause 4 n'est qu'une minime évolution d'un Just Cause 3 déjà perfectible, lui-même n'étant qu'une évolution minime d'un Just Cause 2 qui, avec le recul, était certainement l'opus le approprié à son époque. Car oui, depuis Just Cause 2, peu de choses ont changées, les développeurs ont arrondis les angles ici et là, implantés quelques gadgets, pondus un nouveau et risible scénario mais au fond, nous sommes bien en présence d'une version améliorée du Just Cause 2 qui date de 2010.
A l'image de son prédécesseur, ce 4e opus utilise l'APEX Engine, un moteur graphique créé par Avalanche lui-même. Lorsqu'il est installé sur un disque SSD (PC, Xbox Series, PS5), les temps de chargement sont relativement courts (une poignée de secondes), ce qui ne sera bien évidemment pas le cas des autres supports. Malgré la présence du moteur Havok, la végétation n'est soumise à aucune physique puisque nous la traversons comme si elle n'était pas là (ça rend service à notre trajet en vol, mais question réalisme, on repassera). Au final, le moteur physique ne sera réellement sollicité qu'en cas de collision ou d'explosion. Si les collisions sont malgré tout assez mal gérées, par contre les explosions sont vraiment superbes ! On sent bien qu'il y a derrière une réelle puissance du personnage et de son arsenal, et comme évoqué, c'est toujours un régal de tout exploser !



Ce gros sentiment de puissance...
au service d'un jeu bâclé



Certaines parcelles
Globalement et de loin, le jeu n'est pas vilain. C'est juste qu'il est farçi de bugs et qu'il ne faut être regardant sur beaucoup de détails...
de décors sont plutôt jolies... de loin. La végétation est assez dense, les zones aquatiques (tels que les bords de mer) ont un certain charme, les montagnes, les espaces rocheux sont assez réussis. Bref, nous avons un bel éclectisme, et des environnements assez réussis, pour peu que vous ne vous attardiez pas sur certains détails. Car en effet, l'idylle s'arrête là puisqu'absolument tout le reste est à côté de la plaque !
J'en remets une couche sur les PNJs dont les modélisations sont tout juste digne d'une PS3, avec en prime une fumée de clope totalement ratée (quitte à faire ça, autant ne pas faire de fumée du tout !). Les animations sont ultra robotisées, les intérieurs sont affreux et les bugs sont légions. En premier lieu il n'est pas rare que le jeu plante en plein chargement de ses données (car oui, Avalanche a réussi l'exploit de faire un Open World sans déplacement rapide mais à tout de même morceler l'aventure en "loadings", comme s'ils étaient incapables d'effectuer ça en tâche de fond), les textures popent d'un peu partout, les ennemis et véhicules apparaissent et disparaissent comme bon leur semble, et la cerise sur le gâteau, ce sont ces éléments de décors qui changent de morphologie à notre approche ! Vous avez bien lu et je parle par expérience : plusieurs fois dans le jeu je me suis étonné de voir des rochers changer de forme selon que je m'approche ou m'éloigne, comme si quelqu'un gonflait et dégonflait une sorte de matelas pneumatique... Ce sont des génies chez Avalanche, ils ont réussis à faire quelque chose que je n'avais jamais ô grand jamais vu ailleurs !!
Car comprenez bien qu'on ne parle pas là d'une dégradation visuelle et programmée qui vise à économiser de précieuses ressources sur les objets distants. Même actuellement, il m'a été donné de voir (par exemple) des roues passer d'un vulgaire hexagone de loin à une belle roue bien détaillée de près. Non ici on a vraiment l'impression qu'on gonfle et dégonfle un objet (souvent un rocher), qui par la même occasion change littéralement de forme. Non vraiment c'est fort, très fort ! Et tous ces problèmes sont connus, puisque nous ne sommes plus en présence d'une version de lancement en v.1.0, mais bien en v.1.31 preuve que le jeu a subi pas mal de mises à jour mais qu'il continue à nous offrir un joyeux feu d'artifices de bugs en tout genre.



Et ça fait bim bam boum !


Terminons par
Comme toujours les bruitages sont explosifs à souhait, le casting vocal est bon et c'est une première, nous avons (enfin) une bonne bande-son
ce qui est, selon moi, la partie la moins bâclée du jeu : le son. On va commencer par Rico, qui était autrefois doublé par Emmanuel Gradi. Allez savoir pourquoi, dans cet opus il est désormais doublé par le très bon Boris Rehlinger, à savoir la voix du Commandant Shepard (Mass Effect), de Chris Redfield (Resident Evil) ou plus généralement des acteurs Colin Farrell et Jason Statham. Surprenant sur le coup et puis finalement cette voix lui va assez bien. Le méchant Espinosa est doublé par Arnaud Arbessier (le doubleur officiel de Josh Holloway, entre autre), Javi Huerta est doublé par l'excellent et très prolifique David Krüger (la voix de Master Chief dans Halo, ainsi que le doubleur officiel de Dwayne Johnson, Shemar Moore et Chris Pratt), Izzy est doublée par Maïk Darah (la voix française de Whoopi Goldberg), Paul Borne (la voix française de Laurence Fishburne) double Lanza Morales, comme d'habitude Tom Sheldon est doublé par José Luccioni (Marcus Fenix dans Gears of War, Sully dans Uncharted, il est également la voix régulière d'Al Pacino) et Cesar Pedrone est doublé par Benjamin Pascal.
Vous l'aurez compris, le casting vocal est 3 étoiles, malheureusement le doublage n'a pas été pris avec le sérieux de circonstance. Le jeu se voulant explosif, fun à tout prix et le scénario étant ce qu'il est... difficile de leur en vouloir. Idem pour une synchro labiale totalement inexistante. A contrario, les bruitages sont de très bonne qualité : les armes donnent bien le change mais c'est surtout les explosions qui sont puissantes à souhait ! Ça conforte le sentiment de puissance et nous incite à vraiment tout faire péter...
Enfin les musiques ont été composées par Zach Abramson, l'homme derrière les OSTs de Just Cause 3, Second Extinction et divers courts métrages. Popularisant ce qu'il appelle "l'adaptative music", ce new-yorkais a réussi à me faire apprécier la bande-son d'un Just Cause (ce qui n'était pas encore arrivé). Dans cet épisode les musiques sont plus présentes qu'autrefois et à "géométrie variable", à savoir qu'elles changent de thème selon les besoins du jeu. Elle varie selon l'environnement traversé, mais aussi selon le type de missions et s'il y a de l'action ou pas. En clair, elle s'adapte au rythme du jeu et le compositeur a eu le bon gout de ne pas se cantonner à un seul style musical. C'est donc une belle réussite pour l'OST, qui pour la première fois, profitera également aux autoradios des véhicules.



Just Cause Note


est l'archétype de jeu qui ne se remet jamais en cause (parce que sa cause est juste ?) et qui finit par accumuler un retard technologique et ludique à peine quantifiable. Je le dis souvent, quand on paye pour du Just Cause, on veut du Just Cause... seulement il y a clairement une limite à cette règle. Ce 4e opus pourrait s'apparenter à un gros DLC du 3e épisode tant les évolutions sont mineures. Et encore, les quelques petits ajouts (notamment les gadgets du grappin) sont aussi mal fichus que finalement peu utiles. Déjà que Just Cause 3 ne signait pas vraiment l'évolution d'un épisode 2 vieillissant, autant dire qu'ici nous sommes face à une production faignante et bâclée. Le studio avait sans doute la tête ailleurs, puisqu'ils développaient (en collaboration avec id Software) RAGE 2 (qui sortira 6 mois plus tard) et quoiqu'on pense de ce titre, il est bien meilleur que ce Just Cause 4 qui sent bon le foutage de gueule. Il suffit de voir la profondeur abyssale du scénario, cette mise en scène qui accuse au moins 10 ans de retard ou encore ce gameplay n'a pas vraiment évolué depuis le premier opus (qui date pourtant de 2006). Vous obtenez alors un titre qui n'a rien à faire sur des machines telles que les Xbox One et PS4, qui arrivent en fin de parcours et qui nous ont déjà démontrées tout leur potentiel (dois-je préciser que sur Xbox One le jeu tourne en 900p upscalé et que la définition peut descendre jusqu'en 720p ? franchement, ça manque d'optimisation tout ça !).

Alors c'est vrai, tout n'est pas à jeter non plus puisque la destruction reste toujours aussi fun, le jeu est plus accessible que jamais, le casting vocal de notre VF est excellent (bien qu'au fond le doublage ne brille pas pour autant), les bruitages sont très bons, les musiques sont de qualité et globalement les décors sont plutôt jolis et dépaysants. Malheureusement, c'est tout le reste qui foire à commencer par cette IA débile profonde (sans doute la même depuis le premier épisode), une conduite exécrable, une jouabilité perfectible, aucune évolution des mécaniques Open World (pas de déplacements rapides, peu de missions, sans parler de la qualité au rabais des dites missions), un harcèlement gonflant de la part de l'adversité, des modélisations à peine digne de la Génération précédente ou encore un gameplay antédiluvien qui ne demande qu'à être remis au gout du jour. Au lieu de ça, Avalanche se contente du minimum syndical : une nouvelle map, une nouvelle pseudo-histoire, 2 ou 3 nouveautés et emballé c'est pesé ! Peu à peu, la licence n'est plus que l'ombre d'elle-même car si elle donnait bien le change sur Xbox 360 et PS3 en 2010, nous sommes désormais en 2018/2019 et le résultat est inacceptable. Il faut que la licence soit profondément remise en question car nous avons atteint un point de rupture qui la rend totalement "has been". Au fond Just Cause 4 n'est pas un mauvais jeu, il a même ses qualités mais à bien y regarder, il n'est qu'un énième produit dérivé d'un autrefois apprécié (mais aujourd'hui vieillissant) Just Cause 2. J'admets être à nouveau déçu mais je garde espoir que si un 5e opus voit le jour, Avalanche partent sur de toutes nouvelles bases, sans quoi ce sera la rupture définitive...



Les -

  • Malgré les mises à jour, le jeu se permet encore de planter lors de certains chargements
  • Scénario bidon et mise en scène qui accuse au moins 10 ans de retard. Une honte...
  • Les gadgets du grappin, chiants à se servir, infernales à configurer !
  • Le morphing d'éléments du décor... bravo, c'est du jamais vu !
  • Le pénible harcèlement des ennemis lorsqu'on est recherché
  • Des missions mal fichues, vues et revues, redondantes...
  • Toujours pas de déplacement rapide
  • Pas de choix de difficulté
  • IA sobrement débile


  • Les +

  • Les hélicos de combats sont toujours aussi jouissifs : c'est le meilleur moyen de transport et niveau puissance de feu, il est sans égal !
  • Au fond le gameplay reste vraiment sympa : exploration, véhicules, grappin, destruction...
  • La destruction est toujours aussi jubilatoire et parfaitement mise en œuvre
  • Un casting vocal de haute volée (mais un doublage coussi-coussa)
  • Version Reloaded moins chère tout en proposant plus de contenu
  • Certaines parcelles de décors sont jolies (de loin)
  • Musiques vraiment sympas pour une fois
  • Bruitages de bonne qualité


  • Test réalisé par iiYama

    juin 2022