Just Cause 3 (PS4/XBO/PC) -- GRAVITORBOX

 





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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : décembre 2015
Développeur : Avalanche Studios
Editeur : Square Enix
Genre : action

Version testée : Française
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 Blu-Ray (PS4/XBO) / en téléchargement sur Steam (PC)
Version logicielle : 1.05
Espace disque nécessaire : 39Go (PS4) / 47Go (XBO) / 54Go (PC)
Moteur graphique : Avalanche APEX Engine
Moteur physique : Havok

Performances PS4 : 1080p / 30fps
Performances Xbox One : 900p / 30fps
Optimisation PS4 Pro / Xbox One X : oui
Compatible 3D (consoles) : non
Compatible VR : non

Difficulté :
Compatible PS Move (PS4) : non
Compatible Kinect (XBO) : non
Remote Play PS4/Vita : non
Multi-joueurs : non

Abréviation : JC 3
Prix au lancement : 70€ (consoles) / 60€ (PC)
Score des ventes : 3.3 Millions (tous supports)


Configuration minimale (PC) :
CPU : Quad Core 3Ghz
RAM : 6Go
VIDEO : avec 2Go de VRAM (type GeForce GTX 670 / Radeon HD 7870)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core2Quad Q9650 (Quad-Cores à 3Ghz)
RAM : 8Go (DDR2 - Dual Channel à 800Mhz)
VIDEO : GeForce GTX 1050 Ti (4Go de VRam)
OS : Windows 7 (SP1 - 64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails : Haut + FSAA 4x + Anisotrope 16x



 





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Just Cause 3









La petite
On a attendu pendant 5 ans et demi pour finalement recevoir un simple Just Cause 2.5 ?
série des Just Cause a toujours eu quelque chose d'aguicheur. Certains y voient un simple jeu de destruction, scénaristiquement vide et au gameplay bourrin, moi et beaucoup d'autres on y voit un véritable défouloir au gameplay accessible mais explosif. Alors certes, les Just Cause n'ont jamais été de très grands jeux mais il faut l'avouer, l'épisode 2 s'en sortait avec les honneurs. Techniquement très beau, si l'histoire était un peu à l'ouest et sous-exploitée, il compensait ses tares par une action de haute volée et une prise en mains améliorée et surtout fun. Vous l'aurez compris, j'adore Just Cause 2 (même s'il vieillit assez vite le bougre, essayez d'y rejouer aujourd'hui... si les graphismes assurent encore, à contrario la prise en mains manque de souplesse) et c'est avec une certaine impatience que j'attendais l'épisode 3. Quant à Avalanche Studios, ils ne développent pas que du Just Cause, puisque le studio nous a déjà livré entre autre Renegade Ops et Mad Max (une sorte de Just Cause avec une skin adaptée disent les mauvaises langues ^^). A noter qu'à l'heure où j'écris ces lignes, le grossissant studio d'Avalanche a déjà sorti Just Cause 4 et qu'ils planchent avec id Software pour nous sortir à la mi 2019, le très attendu RAGE 2. Bon 3 ans pour écrire un test, vous vous dites que c'est un peu du foutage de gueule... et vous n'auriez pas torts. En réalité, j'ai testé Just Cause 3 avant tout sur PC, dans une version finale stable et pas trop buguées. Car vous le lirez sans doute un peu partout, la version 1.0 du jeu était assez catastrophique et ce, sur tous les supports : lags, ralentissements, bugs en tout genre... c'était Noël avant l'heure pour les détracteurs de la série. Heureusement, dans notre beau monde moderne, les jeux ont un minimum de suivi et divers patches ont finis par corriger les bugs... le problème, c'est que le jeu lui, est resté le même ! Et oui, vu la note qu'il s'est chopé, il n'est pas difficile de comprendre que ce 3e opus n'a pas créé le même engouement que son prédécesseur. Il faut dire que les temps ont changés et même s'ils évoluent moins vite que ne le voudraient certains, les jeux vidéos évoluent quand même ! Et comme Just Cause 3 est entièrement basé sur l'épisode 2 avec juste un moteur flambant neuf (syndrome Just Cause 2.5 ?), derrière son vieux gameplay un poil rouillé, plombé par des mécaniques vétustes, rend l'expérience (parfois) frustrante. Donc on y est, ne rentrons pas trop dans le détail car au final, j'ai largement préféré le 2 au 3...



Set the world on fire !


L'histoire
Comme toujours sur cette série, le scénario ne vaut pas tripette donc le jeu mise tout sur son fun pour séduire
est assez banale : 6 ans après avoir libéré Panao dans Just Cause 2 et ayant délaissé l'Agence, Rico est maintenant à son compte et retourne sur Medici, l'archipel où il a grandi, pour mettre fin à la dictature du général Di Ravello. Il détruit plusieurs bases de Di Ravello avant que celui-ci attaque la ville de Costa Del Porto et tue les Rebelles. Rico et Mario se réfugient alors dans une planque au sud de Soros. Pour mieux cerner Di Ravello, ils décident de trouver le scanner à Bavarium de Dimah. C'est alors que Zeno Antitikara, un spécialiste du Bavarium travaillant pour Di Ravello, s'allie à eux pour les espionner. Ils arrivent ensemble à désactiver une super arme, ce qui provoque la colère de Di Ravello, qui tire alors un missile sur la ville de Manaea. A la fin du premier acte (en tout il y en a 3) et pour empêcher la destruction de la ville, Rico monte sur le missile et le dévie sur la base de Cima Léon. Menacée par Di Ravello, Dimah s'enfuit à bord d'un bateau en direction d’Insula Dracon, vite rattrapé par la milice de Di Ravello (dites "La Main Noire"), la force mercenaire d'élite la plus puissante au monde. Rico, Dimah et Mario s'allient avec Annika et Téo, 2 contrebandiers, pour combattre l’ennemi commun...

Bon, les critiques sont ici faciles puisque le scénario n'a queue ni tête (elle me fait bien rire cette expression ^^). Mieux encore, le coup du Rico qui monte sur un missile pour le stopper en pleine course (ok ici il le dévie) ça sent le déjà-vu... Just Cause 2 justement. Quant à la mise en scène, la série n'a jamais brillé là-dessus et même si on sent que certains efforts ont été réalisés, on reste loin des standards actuels et même à des années lumière d'un bon Metal Gear Solid. Ici nous avons des cut-scènes vite expédiées et rarement quelque chose de bien folichon. Même si on ne joue pas à un Just Cause pour ça, étant donné qu'on est cette fois sur la 8e Génération de consoles, il serait peut-être temps qu'Avalanche se sortent les doigts du fondement et se mettent à pondre des scénarios digne de ce nom, avec la mise en scène qui va avec. Les travers d'une série ne peuvent pas durer indéfiniment...



Avoir de la (wing)suit dans les idées


Bref,
Le combo grappin/parachute répond toujours présent, et il est cette fois agrémenté d'une populaire wingsuit afin de proposer des déplacements aériens nettement plus rapides
si le jeu n'arrive pas à sortir de ses propres codes scénaristiques, au moins on se dit que le gameplay lui, sera forcément à la hauteur. Et de la hauteur justement, l'ami Rico en prendra souvent puisqu'on retrouve avec plaisir le grappin et le parachute, auquel désormais on ajoute une wingsuit, cet équipement à la mode qui transforme l'humain en écureuil volant. Comme toujours, Just Cause se déroule sur un archipel d'îles, plus ou moins paradisiaques, en monde ouvert et sur lesquelles il faudra libérer peu à peu des zones. Telle une carie qui grignote la dent d'un enfant trop friand de bonbons, petit à petit on libérera chaque zone du joug de l'oppresseur Di Ravello, un dictateur franchement caricatural. Et oui encore une fois, tout ceci sent le déjà-vu/déjà-joué à plein nez. Malgré tout, c'est non-sans plaisir qu'on reprendra les commandes de l'hispano revanchard Rico Rodriguez, qui pourra comme à l'accoutumée, prendre le contrôle de tous les véhicules terrestres du plus simple (tracteur, voiturette, chariot élévateur) au plus musclé (Mustang de 600cv, voiture blindée avec tourelle). Et pour ne rien gâcher, les véhicules volants font un bien beau retour en force avec la panoplie qui va bien, à savoir hélico de tourisme, hélico de combat et même avion de chasse. De même, l'ami au torse velu sera bien équipé, avec tout ce qu'il faut d'armes à feu (fusil d'assaut, fusil à pompe) et d'explosifs (grenade, lance-roquettes, C4) afin de tout exploser, notamment l'adversité. On pourrait alors se dire que ce Just Cause 2.5 est parfait pour nous faire passer un agréable moment, où un peu à l'image de son prédécesseur ou d'un Red Faction Guerrilla, on va tout faire péter dans un déluge d'effets pyrotechniques. En effet, ça c'est vraiment le bon côté du jeu : rien ni personne ne résiste à Rico, d'autant plus que, suite oblige, la maniabilité s'est un peu assouplie et se veut notamment plus précise. Alors finalement, où est le problème ? Après tout, lorsqu'on joue à Just Cause, on signe pour ça non ? Et bien le véritable problème du jeu, c'est la redondance du gameplay et surtout, la façon dont les développeurs ont rendus l'ensemble stressant et pénible. Je m'explique.



Le chrono, ennemi de mes plaisirs ludiques !


Le premier
Beaucoup trop de missions, défis et déplacements sont chronométrés, ce qui est aussi absurde qu'inutilement stressant :(
exemple qui me vient en tête, c'est le premier gros pont qu'on croise dans le jeu. Il est tout à fait possible de l'exploser (je crois même que c'est une mission), et par soucis de réalisme, ce pont ne reviendra pas à son état d'origine. Résultat, à cause de ça, il faudra très souvent faire des kilomètres de détour et l'un des problèmes du jeu est là : on passe notre temps à faire d'incessants allers-retours, tout ça pour aller causer au pecnot du coin au lieu de lui passer un coup de fil. De même, il aurait été agréable qu'à l'image d'un Far Cry, on puisse se "téléporter" d'une zone à l'autre, plutôt que de faire ces voyages "à la main". Mais soit, là n'est pas le pire. Le fond du gameplay est de libérer des zones, modélisées par des villages et cette délivrance sera extrêmement redondante. Le processus ne change pas et des villages semblables au premier, il y en a des dizaines ! Conclusion, on en vient à faire toujours la même chose : on se déplace d'une zone à l'autre, on expulse la milice et on explose quelques mercenaires au passage, on libère le village et on recommence. Idem pour les missions, quelles soient principales ou secondaires, on a l'impression de toujours réaliser les mêmes actions, là où justement, dans un Far Cry il est toujours agréable de se balader librement et de réaliser quelques escarmouches quand le cœur nous en dit. Mais pire que tout, c'est ce fichu "timer" qui moi, me prend le plus la tête ! On peut passer des heures à se promener et à tout exploser autour d'un PNJ, mais lorsque celui-ci vous donne une mission, le temps sera obligatoirement limité pour rejoindre la zone. POUR QUOI FAIRE ???!! Hein ? Je vous le demande, à quoi ça sert de mettre la pression au joueur ?! Qu'il arrive 5 minutes avant ou après, c'est idem, pourquoi nous imposer ce timing hyper serré (en plus, en sachant à quel point la jouabilité des véhicules est aléatoire), alors que si on y allait tranquillou, ce serait du pareil au même. Et moi perso, je déteste qu'on me foute la pression !! J'ai vraiment hoooorrrreur de ça ! Résultat on stresse, on se dépêche, on roule comme un idiot pour au final se planter et recommencer, sachant qu'en plus les checkpoints sont rares et/ou trop espacés et que les loadings prennent des plombes. Que du bonheur !



Une avalanche de patches


Alors bien
La version 1.0 (sur consoles comme sur PC) est catastrophique ! Les bugs sont innombrables ! Heureusement les divers (GROS) patches ont réussis à le rendre plus stable et agréable à jouer...
sûr les hélicoptères aident bien dans ces cas-là (c'est quand même le meilleur moyen de se déplacer sur l'archipel), mais en attendant, Avalanche rate complètement le coche d'une aventure qu'on vit à son rythme et qui se veut agréable. Car il n'y a pas que les missions qui sont comme ça, les fameux villages doivent également être libérés en un temps record (en désactivant les tours dans un ordre imposé, en plus d'un temps super limité), ce qui est à la fois absurde (pourquoi faire vite ?) et stressant, et vous fera, je n'en doute pas, lâcher le jeu bien trop vite ! Si Just Cause 2 n'était pas parfait (loin de là), imposant parfois des séquences fastidieuses (comme en début d'aventure lorsqu'on attache les 2 voitures ensemble), il avait au moins le bon goût de nous éviter ce genre de facéties débiles et, à mes yeux, souvent rédhibitoires. En somme il est grand temps que Just Cause renouvelle son gameplay car finalement, depuis le premier opus paru en 2006, trop peu de choses ont changés alors que justement, les TPS et le jeu vidéo en général, n'a cessé sa constante évolution. Par contre, bonne nouvelle, pour tout ce qui est des graphismes, Just Cause 3 sera au moins aussi dépaysant et paradisiaque que ses prédécesseurs. A noter tout de même qu'en version 1.0 et ce, quelque soit la version, le jeu était méchamment bugué ! Aucune plate-forme ne fut épargnée et nous avons subi des lags, des ralentissements, du pathfinding, des problèmes de textures... bref la totale ! Si sur consoles divers patches ont rapidement réglé le problème, sur PC il était tout de même étonnant que des cartes graphiques aussi performantes que la GeForce GTX 1080 arrivaient à ramer, alors que le jeu est sorti bien avant cette série, le jeu se contentant largement (en théorie) d'une GTX 970, pourtant déjà bien musclée. Heureusement Avalanche n'a pas stoppé le suivi de son titre et l'actuelle version 1.05 (au prix de plusieurs Giga Octects de téléchargement), a corrigé la plupart des bugs et autres soucis d'optimisation. Si encore une fois on peut se dire qu'il est difficile de développer un tel jeu, qui plus est totalement open-world et sacrément vaste, on se demande si finalement ce Just Cause 3 était réellement terminé lorsqu'il est passé "Gold" (c'est à dire que le développement fut et envoyé aux usines pour presser les disques). Une tendance malheureusement de plus en plus courante...



Ça fait "BOOM !!" et j'aime ça


Ainsi grâce
L'un des points forts du jeu (et de la série en général) c'est son action débridée où on fait tout péter !! Et pour ça, ce 3e opus ne déçoit pas :)
aux derniers patches, les versions consoles sont désormais jouables et mon modeste PC (avec une petite GeForce GTX 1050 Ti) a été capable de faire tourner le jeu dans des conditions plus qu'honorables. Maintenant sachez que notre Just Cause 3 est un jeu très beau... dans ce qu'il a toujours entrepris de mieux, à savoir les décors et les explosions. En effet, les modélisations (hors Rico bien entendu, qui lui a reçu un soin tout particulier) ne sont pas exceptionnelles, comme évoqué la mise en scène n'a rien d'extra-ordinaire, donc au final, là où le jeu vous en mettra plein les mirettes, c'est sur des décors assez paradisiaques, avec des îles particulièrement fleuries, à la végétation dense, le tout délimité par une mer bleue et limpide comme jamais. Si réaliser les missions peut s'avérer (souvent) chiant, au contraire parcourir librement le jeu est un véritable régal pour les yeux. De même, "spécialité maison" oblige, tout l'aspect destruction a reçu un soin méticuleux. Les explosions sont magnifiques, ça éclate de partout, on peut tout faire péter dans un déluge d'effets ô combien jouissif... au moins pour ça, Just Cause reste fidèle à ses origines et c'est tant mieux. D'ailleurs on appréciera toujours autant que ce festival visuel soit conforté par des bruitages dynamiques à souhait. Quel plaisir de tout faire partir en poussière au C4 ou au RPG-7 ! Enfin comme c'est souvent le cas depuis maintenant bien des années, les musiques sont loin d'être mémorables. A l'image des films actuels, les compositions accompagnent bien l'aventure de Rico, mais une fois votre console ou votre PC éteint, vous n'en retiendrez rien. Pourtant le compositeur Henry Jackman a un sacré palmarès à son actif (Kong: Skull Island, X-Men: Le Commencement, Captain America: Le Soldat de l'Hiver et Civil War, les 2 opus de Kick-Ass ou encore Uncharted 4 côté jeu) mais comme bien d'autres, ses compositions symphoniques sont passe-partout. Au final si on joue au casque, c'est uniquement pour pousser le son à fond lorsqu'on joue au démolisseur et pour éviter d'avoir les flics qui toquent à la porte. Dernier point et après je plie boutique, Rico Rodriguez est une nouvelle fois doublé par Emmanuel Gradi, on retrouve le très connu José Luccioni qui prête sa voix rauque à Tom Sheldon, mais aussi Blanche Ravalec (la voix attitrée de Marcia Cross - Bree Van De Kamp dans Desperate Housewives pour que vous remettiez bien l'actrice :) ou encore Gilbert Levy, un gros doubleur (au sens carrière) et au timbre particulier (il est notamment très actif dans les Spimpsons, pour être en autre la voix du tavernier Moe Szyslak). Et qu'en dire de ce doublage ? Ma foi, il est correct. Les Just Cause n'ont jamais excellé sur ce plan-là et une fois encore, j'estime que dans un tel titre, il vaut mieux avoir un doublage sympa et en français, plutôt que de lire des sous-titres (surtout vu la teneur du scénario et de sa mise en scène). Sans quoi ce n'est ni excellent ni mauvais, c'est juste entre 2 eaux...



Après Note
un Just Cause 2 certes imparfait, mais qui m'a régalé à sa sortie en 2010, j'attendais avec impatience la suite des aventures de Rico Rodriguez. Il faut dire que le jeu a mis 5 ans et demi à voir le jour (mais pas 5 ans de développement je vous rassure), presque à croire qu'Avalanche Studios avait oublié "la série" qui leur a donné un nom. Malgré tout l'engouement et la joie que j'ai eu à (enfin) poser mes mains dessus, quelle ne fut ma déception une fois que l'euphorie de la nouveauté fut passée... En effet, au pays de Just Cause rien ne change, ou alors si peu ou si maladroitement qu'on se dit que les développeurs manquent sérieusement d'idées (ou qu'ils en ont de mauvaises !). A commencer par le scénario, déjà-vu au moins 2 fois (même si c'est le métier de Rico de destituer des dictateurs, un peu de nouveauté ne ferait pas de mal), une mise en scène datée et puis un gameplay qui évolue tellement peu, qu'il sera enfin à la "norme" actuelle, lorsqu'on en sera au 8e épisode. Le trip old school ça va 5 minutes, mais à un moment donné il faut savoir dépoussiérer sa licence (comme l'ont fait avec ingéniosité les récents DOOM et Wolfenstein). Il serait peut-être temps qu'Avalanche se remue, qu'ils pondent des scénarios digne de ce nom (avec la mise en scène qui va avec) et qu'il renouvelle en profondeur leur gameplay rouillé. Ajoutons à ça ses (trop !) nombreuses missions et épreuves chronométrées, pour définitivement vous pourrir l'expérience !! Il faut que la série se réinvente car le tac-tac boom-boom de base sur un vague fond de scénario bidon ça va un temps, mais les travers d'une série ne peuvent pas durer indéfiniment... Et c'est pourtant dommage car notre Just Cause 2.5... oups pardon 3, a quelques bons côtés assez notables comme ses graphismes somptueux, son open-world assez vivant, son action assez jouissive où on peut tout faire péter, tout conduire et où on peut explorer le moindre recoin (sans parler que la durée de vie est plutôt bonne pour le genre). Non vraiment, en tant que grand amateur du second opus, je suis déçu qu'après tant de temps à attendre une suite, Avalanche Studios nous livre "ça". D'autant plus que le jeu n'incorpore toujours pas de multi-joueurs (même si pour moi, ça n'a rien d'une critique... je veux juste montrer du doigt que le développement du solo n'a pas été ralenti par celui du multi) et que les divers DLCs (et oui, même chez eux) ne sont arrivés que bien plus tard. Il nous reste donc un jeu d'action et de destruction massive sympa, très beau mais qui échoue à renouveler sa formule...



Les -

  • De trop nombreuses missions et épreuves chronométrées : c'est aussi débile que pénible !!
  • Le triptyque trame principale / libération de zones / défis : trop peu varié
  • Version 1.0 techniquement catastrophique, que ce soit sur PC comme sur consoles
  • Scénario bidon, mise en scène datée
  • Just Cause 2.5 ?
  • Pas de mini-map
  • On se lasse vite
  • Les +

  • Le jeu est particulièrement beau et dépaysant
  • Action décomplexée, explosive et jouissive
  • Le combo wingsuit / parachute / grappin
  • Un open-world immense et complet
  • Bonne durée de vie


  • Test réalisé par iiYama

    janvier 2019