Hard Reset Redux (PS4/XBO/PC) -- GRAVITORBOX

 





Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : juin 2016
Développeur : Flying Wild Hog
Resmasterisation : Flying Wild Hog
Editeurs : Gambitious Digital Entertainment - Flying Wild Hog - Kalypso Media
Genre : FPS

Version testée : Française
Doublage : US
Textes à l'écran : FR

Support : en téléchargement sur PSN, XLA et Steam
Espace disque nécessaire : 6.2Go (PS4) / 5.5Go (XBO) / 5Go (PC)
Moteur graphique : RoadHog Engine (Flying Wild Hog)
Moteur physique : Havok

Performances PS4 : 1080p en 60fps
Performances Xbox One : 1080p en 60fps
Optimisation PS4 Pro / Xbox One X : non
Compatible 3D (consoles) : non
Compatible VR : non

Difficulté :
Compatible PS Move (PS4) : non
Compatible Kinect (XBO) : non
Remote Play PS4/Vita : non
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Hard Reset : Extended Edition
Prix au lancement : 20€ sur XBO et PC / 24€ sur PS4


Configuration minimale (PC) :
CPU : 2.5Ghz
RAM : 2Go
VIDEO : avec 512Mo de VRAM (type GeForce 8800GS / Radeon HD 3870)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core2Quad Q9650 (Quad-Cores à 3Ghz)
RAM : 8Go (DDR2 - Dual Channel à 800Mhz)
VIDEO : GeForce GTX 1050 Ti (4Go de VRam)
OS : Windows 7 (SP1 - 64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails : Haut + FSAA 4x + Anisotrope 16x


La version originale de Hard Reset (sorti en 2011) est disponible sur :








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Hard Reset

Redux



Hard Reset
5 ans après sa sortie initiale, Hard Reset revient dans une version légèrement agrémentée
est un FPS assez classique dans l'âme, à l'origine sorti en 2011, uniquement sur PC. Développé par Flying Wild Hog, qu'on connait désormais pour le reboot de Shadow Warrior (ancien FPS signé 3D Realms sorti en 1997 – le reboot est né en 2013 et il a eu un certain succès), avant de sortir un Shadow Warrior 2 attendu par les fans, le développeur a dépoussiéré son tout premier titre, qui avait alors 5 ans. Car même si Hard Reset a reçu une extension nommée Exile et qu'il a été réédité dans une version améliorée nommée Extended Edition, au final ses ventes furent toujours confidentielles et ce pour 3 raisons : le jeu lui-même (comprennez ses défauts), son prix assez élevé par rapport à sa durée de vie et une sortie uniquement sur PC, support où les jeux Indés et les petites productions pullulent au point que sortir la tête de ce bourbier sans avoir un gros budget markéting, relève du miracle. Prenant désormais le suffixe "Redux" (une mode qui est vite passée de mode et dont le meilleur titre "reduxé" reste sans équivoque la duologie Metro), le jeu profite d'une mise à niveau technique (lissage des graphismes), de plusieurs ajouts niveau gameplay, d'un ajustement de la difficulté et d'une sortie sur les consoles PS4 et Xbox One, afin de s'assurer un minimum de succès. Jusque-là Hard Reset était donc un jeu assez méconnu, qui est sorti sans trop de markéting derrière lui, et sans voir le jour sur les consoles de son époque (à savoir les PS3 et Xbox 360). Avec sa difficulté en dents de scie assez irritante, au fil du temps il n'est jamais vraiment sorti de l'ombre, d'autant que sa durée de vie était assez faible (4 heures environ) pour un prix élevé (28€) tout en ne proposant aucun multi-joueurs.



Hard BD...


L'histoire
L'histoire nous est contée via des BDs... mouais, c'est très classique et si facile à faire
nous raconte qu'après avoir donné une intelligence artificielle aux machines, voilà que ces dernières se sont rebellées et se sont retournées contre ses créateurs. Ces IAs qui ont pétées les plombs, ont dévastées les villes et tuent toute vie organique quelles croisent... Ça ne vous rappelle pas une saga cinématographique ça ? Si justement, Terminator n'est clairement pas très loin. Question mise en scène, c'est devenu un rituel sur les jeux dématérialisés, nous avons des images fixes façon BD, avec une voix-off (et donc un doublage) en anglais. Si autrefois (sur PC) tout était en anglais, désormais l'interface et les sous-titres ont été traduits (sans doute pour mieux s'adapter au public jouant sur consoles). Il n'empêche que la scénarisation est réduite à sa plus simple expression (aucun effort de mise en scène n'a été fait, la BD étant ce qu'il y a de plus simple à faire lorsqu'on veut malgré tout "raconter une histoire") et le scénario n'est qu'un prétexte à parcourir Bezoar, la dernière ville humaine où le Major Fletcher, vétéran de l’armée et soldat de la CLN, aura toute occasion d'exploser du circuit electronique revanchard.



Une "reduxification" de bonne augure


Hard Reset
Cette édition Redux apporte quelques nouveautés bien sympathiques comme le Cyber-katana mais aussi et surtout, une difficulté plus équilibrée
est ce qu'on appelle aujourd'hui (et plus précisemment depuis la sortie du DOOM de 2016) un fast FPS. Il n'utilise qu'une poignée de touches et pour cause, de l'aveu même des développeurs, ils se sont inspirés de Serious Sam pour concevoir leur gameplay. Un gameplay simple et bourrin où il n'y a pas besoin de recharger son arme. Dans cet univers cyberpunk, où les machines sont toutes contre vous, cette édition Redux apporte son lot de nouveautés à commencer par le Cyber-katana, une arme redoutable pour le combat au corps à corps. On a aussi des "dash moves" qui permettent des mouvements d'esquive inédits, des ennemis au positionnement modifié (les ennemis n’apparaissent plus aux mêmes endroits, ce qui renouvelle l'expérience proposé aux joueurs les plus aguerris du titre), ainsi que des cyborgs zombies, un nouveau type d'ennemis. La vraie nouveauté en terme de gameplay est bien entendu sa prise en mains au pad mais aussi et surtout l'équilibrage de la difficulté, qui était autrefois très inconstante et inutilement élevée. Désormais, le jeu se veut tout à fait accessible dans son mode de difficulté le plus faible, avec en plus une bonne adaptation de la jouabilité au pad, et même une sauvegarde rapide (ce qui se fait rare de nos jours). Ceci dit les affrontements n’ont en aucun cas perdu de leur nervosité et de leur explosivité. Les vagues d’ennemis sont incessantes, les armes ont un bon feeling, et comme dans tout bon FPS "à l'ancienne", le strafe est à l'ordre du jour et la touche de tir peine à refroidir, comme dans tout digne héritier des Serious Sam, Painkiller, Quake et autres DOOM que les anciens (dont je fais parti !) adorent toujours.



L'appréciable travail du cochon sauvage volant
(flying wild hog)



D'ailleurs,
Bien très sombre et redondante, la direction artistique est sympa
typique des FPS à l'ancienne, il faut trouver des médikits pour se soigner et il n'y a pas de mise à couvert, comme c'est le cas dans bien des titres actuels. Malgré une action assez peu fine, il subsiste quelques subtilités à l'instar des magasins (qui offrent la possibilité d'acheter de nouvelles armes ou d'upgrader celles qu'on possède déjà), tirer sur quelques bonbonnes explosives pour écrouler un mur et découvrir des bonus secrets, ou encore tendre des pièges aux machines qui nous assaillent. Car c'est un fait, l'IA du jeu est très sommaire et généralement les ennemis nous foncent bêtement dessus. Mais de notre côté, hormis les bidons explosifs, les bouteilles de propane et autres jerricans d'essence, étant donné que les robots sont sensibles à l'électricité, il sera judicieux de tirer sur les bornes de courant pour créer un mur d'arcs électriques. Sans ça, Hard Reset est peu original : trouver un interrupteur pour ouvrir le passage, défoncer tout ce qui bouge, ramasser tout ce qui traîne... il faut dire que de nos jours, les FPS originaux se font rares. Pour accompagner ce carnage de boites de conserve, la bande-son se fait généralement discrète et les bruitages sont coussi-coussa. D'un côté les explosions rendent bien et de l'autre les armes sont asthmatiques. Enfin les graphismes sont tout à fait corrects. Le moteur graphique, le RoadHog Engine (moteur propriétaire qui sera utilisé pour Shadow Warrior 2) tourne très bien, offrant sur consoles un classique et apprécié 1080p à 60 images par secondes, en plus d’une réalisation retouchée (éclairage et effets spéciaux retravaillés). Les temps de chargement ont été raccourcis au maximum et les décors sont loin d'être laids. Baigné dans une ambiance cyberpunk inspiré de Blade Runner, Hard Reset n'a pas de mal à séduire, même si les environnements sont toujours très sombres et se ressemblent un peu tous.



5 ans après sa sortie initiale, Note
cette (ré)édition Redux remet le brave Hard Reset en selle, en plus d'enfin voir le jour sur consoles, lui qui s'était autrefois cantonné au PC. Après avoir souffert de quelques tares génétiques (un tarif trop élevé pour une durée de vie bien courte excédant difficilement les 4 heures, une difficulté déséquilibrée...), est-il prêt pour un second tour de piste, pour avoir enfin du succès et justifier son prix ? En réalité... oui et non. Car on a beau avoir une édition complète du titre et des mécaniques quelques peu modifiées, de son côté la durée de vie reste plus ou moins la même. La narration reste identique (à base de BD... la belle facilité), c'est toujours un peu redondant, toujours un peu dans les mêmes décors et si jamais vous n'appréciez pas les FPS au gameplay d'un autre temps (linéaire, médikits, interrupteur, strafe...), je vous conseille de passer votre chemin. Maintenant sachez que cette version Redux (un suffixe un brin pompeux non ?) propose (comme à l'origine) une ambiance assez agréable, et ses mécaniques d'un autre temps nous rappelle aux bons souvenirs d'une grande époque désormais révolue. Cette réédition profite également de quelques ajouts (cyber katana, dash moves, cyborgs zombies, réaménagement des niveaux...), d'une traduction sous-titrée (c'est déjà ça, SEGA devrait en prendre de la graine), d'une difficulté nettement plus équilibrée et abordable ainsi que d'un joli lifting graphique (même s'il ne rivalisera toujours pas avec les grands pontes du genre). Au final, son principal défaut est encore et toujours son prix (on en revient encore une fois à ça), 4h de jeu pour une vingtaine d'€uros ça se justifie assez difficilement, à croire que chez Flying Wild Hog on a la grosse tête et qu'on croit proposer le meilleur FPS existant donc il faut le faire payer au prix fort... Reste que Hard Reset a toujours été un FPS charmant, doté d'un univers agréable et finalement peu exploité. Si je ne peux lui attribuer une note plus élevée, sachez malgré tout qu'il propose une aventure fort sympathique, qu'il est agréable à parcourir (surtout dans cette édition à la difficulté plus régulière), je vous conseille donc de vous pencher sur le sujet... surtout s'il est en promo.



Les -

  • La narration via des BD... c'est pas ce qu'on fait de mieux
  • Durée de vie un peu faible
  • Toujours un peu trop cher
  • Refonte graphique timide
  • Les +

  • Un FPS "fast" et "retro" qui rappellera de bons souvenirs aux (vieux ?) amateurs du genre
  • Les nouveautés : cyber katana, dash moves, cyborg zombies, réaménagement des niveaux...
  • Full HD et 60 fps pour tout le monde
  • Difficulté désormais équilibrée
  • La direction artistique


  • Test réalisé par iiYama

    octobre 2019