Gears 5 (Xbox SX/SS - XBO - PC) -- GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son

Note (Gears 5)
Note (Hivebusters)


Testé sur :


Sortie mondiale : septembre 2019
Sortie du patch Xbox Series : novembre 2020
Développeur : The Coalition
Editeur : Xbox Games Studios (Microsoft)
Genre : TPS (cover shooter)

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Version logicielle testée : 1.2.865.0
Moteur graphique : Unreal Engine 4
Moteur physique : Havok
Difficulté :
Temps de jeu : 16 heures environ

Multi-joueurs : 3 joueurs en co-op' local - 5 joueurs en co-op' online - 10 en multi-joueurs online
Abréviation : GOW 5
Titre alternatif : Gears of War 5
Prix au lancement : 70€


Installation Xbox Series X

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation de base (v.1.0) : 42,9Go
Taille de la Mise à Jour : 84,1Go (!)
Installation définitive (v.1.2.865.0) : 84,2Go
Performances : 4K en 60 fps - jusqu'à 120 fps en multi-joueurs


Installation Xbox Series S

Support : uniquement en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation définitive (v.1.2.865.0) : 84,2Go
Performances : 1080p en 60fps - jusqu'à 120 fps en multi-joueurs


Installation Xbox One

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation de base (v.1.0) : 42,9Go
Performances : 1080p dynamique en 60fps
Optimisation Xbox One X : 4K dynamique en 60 fps
Compatible Kinect : non


Installation PC

Support : en téléchargement sur Windows Games Store et Steam
Installation : 80Go
Compatible VR : non

Configuration minimale :
CPU : Quad Core 3.5Ghz
RAM : 8Go
VIDEO : avec 2 à 4Go de VRAM (type GeForce GTX 760 ou GTX 1050 / Radeon R9 280)






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Gears 5

+ Hivebusters



Avant de commencer, sachez que cet article traite de Gears 5, sorti sur les supports Microsoft (consoles Xbox et PC sous Windows), ainsi que du DLC nommé Hivebusters. Le test de Gears 5 est juste ci-dessous, et celui d'Hivebusters est à sa suite. Nous avons donc décidés de ne faire qu'un seul article alors qu'en général les DLCs sont dans un article à part...
Pour celles et ceux qui ne le savent pas, la licence Gears of War est née en 2006 sur Xbox 360. Véritable porte-étendard des performances de la console, la licence est vite devenue l'une des incontournables de la marque, au point que sur Xbox 360, il y a eu pas moins de 4 épisodes. En 2014, Microsoft a racheté la licence à Epic Games, jusque-là développeur de la première trilogie mais ces derniers voulaient passer à autre chose (si c'était pour faire du Fortnite et du Epic Games Store, franchement, autant rester sur Gears non ?!). En parallèle, Microsoft forme le studio The Coalition (un nom évocateur pour les amateurs de la série) qui sera exclusivement en charge de cette série (comme 343 Industries pour Halo) et leur premier fait d'arme sera le remaster du premier opus sur Xbox One. Viendront ensuite Gears of War 4, le présent Gears 5 et le très sympathique Gears Tactics (d'ailleurs j'ai testé ces 3 jeux à seulement quelques jours d'intervalle). A ce propos, pourquoi appeler leur jeu Gears 5 et non Gears of War 5 ? A ça je vois 2 raisons. La première c'est histoire d'unifier et de simplifier les titres de la licence, et ainsi faire un lien direct avec Gears Tactics. Et puis j'imagine sans mal qu'ils en avaient sans doute marre que l'abréviation Gears of War (qui donne GOW) soit constamment confondue avec celle de God of War. Même si les 2 licences ne sont pas en concurrence, leurs éditeurs respectifs, eux le sont !! Bref, plus de simplicité et un petit rajeunissement du patronyme ne fait de toute façon pas de mal...


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Gears 5



Gears 5
Ces dernières années, la gent féminine est mieux représentée dans notre média. Si dans certains jeux ça part dans tous les sens, jouer la jolie Kait n'a au contraire rien de dérangeant
est un peu l'épisode de toutes les tentatives avec son raccourcissement de nom (bien qu'il conserve la numérotation pour éviter de trop s'y perdre), son pseudo open-world et c'est également le premier opus où nous jouons réellement une femme en tant que protagoniste principal lors de la campagne. Vaste sujet à polémiques, depuis quelques années les femmes sont en pleine rébellion. Et on le voit clairement : rien que dans la série des Gears of War où l'épisode 2 sentait uniquement la sueur et le mâle sous stéroïdes, dès l'épisode 3 (et suite aux plaintes de ces dames), les femmes ont été mises en avant, au point que dans cet épisode, au lieu d'uniquement jouer JD Fenix comme on pouvait s'y attendre, on joue surtout la très jolie Kait Diaz (qui faisait déjà partie du précédent titre). Alors je vous le dis, la surféminisation m'agace un peu mais je dois avouer que dans le contexte actuel, ce n'est pas le "phénomène montant" qui m'inquiète le plus. Je vais même vous dire mieux, ça ne me gène en rien de jouer une femme, bien au contraire ! Prenons le cas de Tomb Raider, de certains épisodes de Resident Evil, de Horizon : Zero Dawn ou encore les Mass Effect... jouer une femme ne me pose absolument aucun problème (je dirai même que en tant qu'homme hétéro, avoir de belles formes sous les yeux pendant des heures, n'a absolument rien de désagréable ^__^). Maintenant il y a féminisation et surféminisation : en effet, à trop vouloir mettre ces dames en avant, souvent au détriment des hommes, on obtient des situations qui n'ont plus de sens (comme Abby, le bonhomme de Last of Us Part II, ou encore le nombre incalculable de punkettes qui nous assaillent dans RAGE 2). Que la femme soit plus présente, mieux représentée dans notre média et dans la société, perso je trouve ça bien (je vous rappelle que je suis marié et que j'ai 2 filles...). Maintenant qu'elles cherchent à surpasser l'homme, à le castrer par vengeance étant donné le passif de nos relations ancestrales, ça j'ai plus de mal. Sans compter que bien souvent, on en arrive à des extrêmes parfois dérangeants (comme les 2 machins antagonistes de Far Cry : New Dawn). Bref, tout ça pour dire que dans Gears 5 nous jouons Kait Diaz, une demoiselle en quête de réponses, aussi jolie que badass sans pour autant perdre en féminité (dois-je rappeler le cas d'Abby ?).



Un Gears sans son "of War"


Ce que
L'histoire est mieux développée que d'habitude et les personnages sont également un peu plus approfondis
je dis n'est pas tout à fait vrai, puisqu'en réalité l'aventure se découpe en 4 chapitres et tout le chapitre 1 sera joué avec JD Fenix, le héros de Gears of War 4 (le didacticiel sera même joué avec Del). Le reste de l'aventure sera ensuite joué avec Kait... Disons qu'en termes de temps de jeu et d'importance scénaristique, il est normal que ce soit elle qui soit sur la pochette du titre. D'ailleurs l'histoire nous raconte que Kait, JD, Del et Marcus se rendent dans les ruines d’Azura pour lancer un prototype de satellite du Rayon de l'Aube afin d'en restaurer son réseau. Après son lancement réussi, ils rentrent à la Nouvelle Ephyra (capitale de la CGU) mais découvrent auprès de Baird qu'il ne peut toujours pas localiser les autres satellites. Entre temps le Camp 2 est attaqué et l’escouade de JD va assister l'évacuation. Alors que les attaques de la vermine s'intensifient et menacent de détruire le convoi d'évacuation, JD ordonne à Baird de tirer avec le Rayon de l'Aube. Alors que les forces ennemies sont annihilées, le Rayon se met à dysfonctionner, à devenir hors de contrôle, entraînant la mort de Lizzie Carmine (qui voit une mort de sa famille à chaque nouvel épisode, c'est une tradition) et de nombreux civils. 4 mois plus tard, Kait et Del arrivent dans le village des Outsiders, afin de les convaincre de rejoindre la CGU. Le chef du village, l'oncle Oscar (déjà rencontré dans l'épisode 4) refuse de le rejoindre, mais le village est soudainement attaqué par l'essaim. Au cours de la bataille, Kait est faite prisonnière par un écumeur et se met alors à contrôler plusieurs factions Locustes... jusqu'à ce qu'elle soit libérée par Marcus et que l'oncle Oscar meurt. Kait raconte alors ses visions et Marcus lui recommande de se rendre dans un laboratoire secret situé à New Hope, pour y trouver des réponses. Del décide de l'accompagner. A leur arrivée au laboratoire, on apprend qu'il a eu des expériences sur des enfants souffrant d’empoisonnement par Imulsion. Del et Kait trouvent alors des indices qui les mènent au mont Kadar, un ancien bastion des Locustes...



Gears 4 + 1


Le moins
Suite directe du 4e opus, une très belle vidéo résumera les événements encourus dans cet épisode-là
qu'on puisse dire, c'est qu'un réel effort d'écriture a été fait sur cet épisode. D'ailleurs nous le verrons tout au long de cet article, les développeurs de The Coalition ont cherché à réellement faire évoluer la licence car on ne va se le cacher, malgré un bon nombre de qualités, Gears of War 4 était très classique. Véritable prolongement du 3e opus, il n'apportait pas grand-chose de neuf à la série, même si je le reconnais volontiers, lorsque je joue à un Gears of War c'est pour avoir du Gears of War et rien d'autre ! Ceci dit, il n'est jamais désagréable de voir une licence évoluer, tant qu'elle reste sur de bons rails, qu'elle ne perd pas en identité au passage. Revenons à notre scénario, il est clair qu'un effort a été fait pour que l'écriture ait plus de profondeur que jamais. Ce 5e épisode est la suite directe du 4 et il est facile d'apprécier, une fois n'est pas coutume, un scénario vraiment intéressant et écrit de manière à accrocher le joueur. Et puis l'une des grandes forces de la série, c'est comme toujours sa mise en scène de très haute volée ! Et à l'image du Gears 4, nous retrouvons une fois encore des cinématiques tout simplement bluffantes ! La plupart sont gérées en temps réel (puisque notre personnage porte les armes que nous avons ramassé) et la qualité des visages, des expressions faciales, de la synchro labiale, des animations... tout est d'une admirable précision ! Les Gears of War ont toujours été impressionnants sur ce sujet-là et on ne change clairement pas une équipe qui gagne. Notez également que dans les bonus, une vidéo récapitule le long passif de la série (en clair, les 4 premiers épisodes parus sur Xbox 360). Malheureusement celle-ci n'est qu'en anglais, non sous-titré. C'est vraiment dommage car les anglophobes ne vont rien y comprendre, même si le niveau linguistique est assez bas (et donc tout à fait compréhensible pour ceux dont le niveau s'arrête à "scolaire") et que les intentions, les images, parlent souvent d'elles mêmes. La qualité de cette vidéo est également assez basse, sans doute parce qu'elle reprend les visuels des jeux Xbox 360 qui étaient nativement en 720p. Dans ces mêmes bonus (ou en lançant le mode Campagne) nous avons également un résumé, un peu plus complet cette fois, de l'aventure vécue dans Gears of War 4. Cette fois la vidéo est tout en français et la qualité d'image est bien meilleure. Etant donné que le scénario de ce 5e épisode est directement lié aux événements encourus dans le 4, c'est donc une bonne chose.




Voici le casting qui a réalisé la motion capture et le doublage d'origine



Les prix hallucinants du marché virtuel...


Avant d'entrer
Le marché permet de personnaliser son perso. Les achats peuvent être gratuits en utilisant les pièces gagnées en jeu... car les achats réels sont hors de prix ! C'est du vol !
dans le vif du sujet, il faut savoir que Gears 5 est sans réfléchir l'épisode le plus complet de la série. Tout d'abord c'est celui qui propose le plus de modes de jeu : campagne et son extension en DLC Hivebusters que nous verrons en fin d'article, Versus, Horde, Escape (ou Fuite en français) et même un éditeur de maps ! On retrouve également toute la personnalisation : le marché est vaste et il permet d'acheter des skins, des persos, de nouvelles méthodes d'exécution, des étendards, de nouvelles gestuelles... Le tout est payable avec des pièces en or (qu'on obtient dans le jeu, donc le déblocage est gratuit même si vous vous en doutez, ça prendra du temps) ou alors vous pouvez acheter des "unités de fer" qui vous permettront d'assouvir votre impatience contre de l'argent bien réel (à titre d'exemple ça coute 10€ les 1000). Comme d'habitude, les DLCS et autre pack de personnages sont un vol manifeste, car en tant que grand fan de Terminator (et je pense que je ne suis pas le seul), je serai tenté de prendre les 2 packs Dark Fate, avec Sarah Connor et le T-800 d'un côté, Grace et REV-9 de l'autre... si ce n'est qu'ils coutent 20€ chacun !! Et oui, vous avez bien lu, 2 pauvres personnages numériques et les 3 babioles qui l'accompagnent, coutent plus cher que le jeu d'occasion (car j'ai eu le plaisir d'acheter mon exemplaire de Gears 5, neuf sous blister, en super promo à 9,99€ au Micromania du coin... comme quoi, on y trouve aussi de bonnes affaires ^_^). 20€ c'est également le prix du DLC Hivebusters... donc oui, ces contenus cosmétiques sont clairement du vol et je vous déconseille fortement d'acheter quoique ce soit ! Contentez-vous de ce que vous pourrez débloquer avec l'argent virtuel gagné en jeu (je dis ça pour les plus crédules qui dépensent déjà des fortunes dans d'inutiles contenus sur des jeux tels que Fortnite ou PUBG) et si jamais l'envie de tâter du T-800 vous démange, je vous conseille de jouer au très sympathique Terminator Resistance, qui est un "vrai jeu" et qui vous coutera sans doute moins cher que ces DLCs de voleurs...



   

Vous trouvez ça class' de jouer Terminator dans le multi de Gears 5 ?
Nous aussi ! Mais chaque pack coute à lui seul 20€ !!! Pour une
skin et 3 babioles, c'est clairement du vol, c'est aussi cher
que le DLC Hivebusters !! Se foutrait-on de notre gueule ?



Le plus complet des Gears


Niveau options,
Gears 5 est l'un des jeux les plus accessibles. Du coup, normal qu'il soit compatible avec la Manette Adaptative
on est très bien servi avec pas moins de 5 niveaux de difficulté (plus un mode ironman pour les gros durs), les mises à jour ont apporté un "new game +" (intéressant par rapport aux upgrades qu'on peut apporter à DAVE / JACK), il y a une pléthore d'options diverses et bien connues, ainsi que des options d'accessibilité qui confortent la prise en charge de la Manette Adaptative. On apprécie également tout ce qui est réglage du pad (sensibilité des sticks et des zones mortes) ainsi qu'un appréciable configurateur des touches (pour être précis c'est un inverseur de touches), ce qui évite de bidouiller les configurations de la console. Il faut savoir que Gears 5 est le premier épisode de la série à dépasser certaines limites, souvent compréhensibles, de ces prédécesseurs. Pour preuve, le 4K est à l'honneur presque partout, le mode campagne peut se jouer jusqu'à 3 sur le même écran (ça c'est fort ! même si vous vous en doutez, c'est la lisibilité qui en pâtit), la difficulté est particulièrement abordable si vous jouez en solo (au niveau de difficulté le plus facile, puisque mourir sera vraiment très rare dans le sens où même au bord d'une mort certaine, le jeu vous réanime quand même) et le jeu commence par un sympathique didacticiel. Cette courte mais agréable de mise en bouche, est une bonne manière de remettre le pied à l'étrier, de se remettre dans le bain tout en abordant quelques-unes des nouveautés du titre comme les attaques au corps-à-corps, les exécutions, les soubresauts et les contre-franchissements. Si le didacticiel n'est pas exhaustif, c'est uniquement pour éviter d'être indigeste car on peut le dire, pour une fois un Gears tente d'innover. Alors bien sûr, Gears of War ne change pas du tout au tout, sous peine d'une transgression de ce qui fait son âme et de tout ce qu'on aime dans cette licence. Non, l'évolution se fait par touches, à commencer par son personnage principal. Plutôt que de jouer Kait immédiatement, on joue JD pendant une poignée d'heures, soit tout le premier chapitre du jeu. Dans cette partie de l'aventure, on se retrouve avec une sorte de Gears of War 4.5, avec une progression très linéaire et scriptée... comme l'a toujours été la série.



 

A gauche le classique mode co-op' à 2 joueurs, à droite
le co-op' à 3 joueurs et son gameplay asymétrique



Le skiff, luge de luxe pour environnement ouvert


A partir du chapitre 2,
Le skiff permet d'explorer les maps et de rejoindre les zones de missions
nous jouons donc avec Kait, véritable héroïne de cette suite et première femme (réellement) jouable en solo. Si bien sûr le cœur de l'aventure ne change pas (puisque les niveaux en eux-mêmes sont comme toujours une succession de couloirs) ce sont réellement les abords qui nous dévoilent les premiers changements. En effet, à New Hope c'est une véritable carte ouverte, un open world qui s'offre à nous. Alors n'attendez pas non plus des miracles, on n'est pas dans Assassin's Creed ou Far Cry, il n'y a pas mille choses à ramasser, 100 lieux à explorer, des PNJs partout et des dizaines de quêtes secondaires. Ceci dit, l'idée est là : à bord du "skiff" (une sorte de luge de luxe) on peut arpenter comme on le souhaite cette vaste map, à la recherche de zones à explorer. On y trouve de très courtes missions secondaires, quelques épaves et lieux à fouiller, ainsi que les traditionnelles zones pour les missions principales. Ça n'a rien de révolutionnaire, mais c'est bien amené, le skiff est sympa à piloter, et j'ai toujours adoré explorer des zones en vue de récupérer des armes rares ou des ressources. Car oui, le jeu propose de dénicher des armes "reliques" qui, pour le prix d'une concession quelconque (comme une cadence de tir un peu plus faible par exemple), on obtient une arme nettement plus puissante. A ça s'ajoute de nouvelles pétoires (notamment la Lanzor LG qui est vraiment intéressante, ou la Griffe, une vraie cochonnerie celle-là), auxquelles s'ajoutent toute la panoplie que l'on connait déjà (notamment l'Exécuteur ou le surpuissant Overkill découverts dans le 4e opus). Au niveau du découpage de l'aventure, nous l'avons vu, il y a tout d'abord un rapide didacticiel, ensuite un premier Acte très classique. L'Acte 2 est le premier monde ouvert (New Hope) et ce, dans un magnifique environnement de glace. Afin de casser littéralement la routine, l'Acte 3 se déroulera dans un autre monde ouvert (Vasgar où les inspirations sont à la fois russes et arabes... un étrange mélange je dois avouer), qui est cette fois en plein désert de sable rouge. Enfin, lors du dernier chapitre (le plus court de tous) on retourne à la Nouvelle Ephyra, tout en revenant aux classiques de la série avec sa succession de couloirs, d'arènes et de boss à vaincre. Au final l'aventure se compose de 16 chapitres et à peu près autant d'heures de jeu, si vous prenez la peine de bien fouiller les lieux (sans quoi, en ligne droite, il sera évidemment bien plus court).



JACK, l'ouvre-boite de luxe qui fait passer R2D2 pour un simple réveil digital


Après, Gears 5
JACK est de retour et il aura une vraie utilité...
reste un Gears of War pur souche et jouer la jolie Kait ne change rien par rapport à JD. Le personnage n'est pas "plus léger" ou plus rapide, elle porte les armes lourdes comme les mecs et enfonce les portes à coup de tatane comme un bonhomme... En gros, c'est JD de Gears 4 à qui on a juste changé la skin !! Même si j'avoue que j'aurai apprécié une légère différence (car physiquement, Kait parait bien plus frêle que les hommes) au moins personne ne viendra se plaindre de la moindre discrimination ou du moindre changement de jouabilité/gameplay. Ainsi donc on se retrouve avec le "cover shooter" phare de la Xbox, celui-là même qui a imposé sa mise à couvert et son gameplay aussi accessible que violent et jubilatoire. A tout ce classicisme "so gears-of-warrien", s'invite 2 autres petites nouveautés. On commencera par le fait que, et c'est bien la première fois sur cette licence, la fouille des lieux sert enfin à quelque chose : on y retrouve naturellement ces pendentifs à récupérer, ces documents à lire (afin d'étayer le fond de l'histoire) mais aussi et surtout des pièces d'upgrades pour DAVE (lorsqu'on joue JD) et JACK (lorsqu'on joue Kait). Souvenez-vous, JACK est une vieille connaissance, c'est ce drone volant qui autrefois nous permettait d'ouvrir certaines portes et de pirater certains terminaux... de façon toujours très scriptée. Désormais, bien que toujours trop envahissant à mes yeux (en étant devant notre gueule à des moments bien précis, plutôt que d'aller voir là-bas si j'y suis), DAVE / JACK possède désormais toute une panoplie d'actions qu'il réalisera sur notre ordre. Il peut par exemple rapporter un objet hors de portée (munitions, armes, grenades...), poser un piège, déverrouiller une porte ou un mécanisme électrique, générer une impulsion qui nous permet de voir les ennemis à travers les murs, générer un bouclier temporaire afin de passer un piège (ou de nous protéger de nos assaillants), ou mieux encore, nous aider lors des combats en électrocutant les ennemis, afin qu'étourdis, on les arrose copieusement. Pour une fois le drone a une vraie utilité et l'exploration est grandement incitée par le fait de trouver des upgrades. En plus d'obtenir de nouvelles capacités, on pourra par exemple améliorer ses capacités défensives, de camouflage ou offensive, ce qui est toujours un plus sur le terrain.



5 fois plus de guerre pour les Gears ? Pas sûr...


Tout ceci apporte
... d'où l'intérêt de bien fouiller chaque lieu
un petit vent de fraicheur sur la licence même si, vous en conviendrez, le jeu ne change pas fondamentalement une formule gagnante. C'est toujours aussi violent (avec beaucoup de sang et pas mal de bidoche), le fusil à pompe a été amélioré afin de le rendre moins obsolète, on apprécie cette jouabilité très fluide et cette visée toujours agréable et précise, le découpage à la Lanzor n'a jamais été aussi simple, et l'action a toujours une grande place au sein de l'aventure. Peut-être un peu moins fou-fou que le 4e opus, un peu plus posé et plan-plan, le jeu n'enchaine plus les scènes rocambolesques, mais se veut malgré tout fort d'un gameplay toujours aussi agréable et d'un parcours cette fois, moins linéaire. Avec Gears Tatics et Halo : Master Chief Collection, il est clair que Gears 5 fut le porte-étendard des Xbox Series à leur lancement. En effet, bien que le jeu soit initialement sorti en septembre 2019 sur Xbox One et PC, il a largement été mis à jour 14 mois plus tard (novembre 2020) pour accompagner la sortie des nouvelles consoles. Etant donné qu'il est disponible sous la bannière du "Smart Delivery", il est donc clair qu'en ayant une version du jeu, vous obtiendrez toutes les autres gratuitement, sans parler qu'il fait également les beaux jours du Game Pass. Donc récapitulons, Gears 5 est disponible sur PC, avec cette fois, la bonne idée de le rendre compatible avec Windows 7 (puisque Gears of War 4 est exclusif Windows 10), et disponible sur Steam (ça aussi c'est une excellente chose). Il est clair que Microsoft a pris leçon sur ce coup-là. Sur consoles, un même disque peut être insérer dans une Xbox One, une Xbox One X et une Xbox Series X. Sur consoles et en version disque, l'installation 1.0 s'étale sur environ 43Go et met environ 40 minutes à se faire. C'est très correct (on a vu bien pire !), cependant, lorsque le jeu se met à jour et qu'il installe en même temps le patch Series X plus le DLC Hivebusters, ça donne une mise à jour qui pèse pas moins de 84Go !!! Vous avez bien lu, plus de 80Go de MAJ, c'est vraiment n'importe quoi... et autant dire que là, j'ai doucement pleuré de ne pas avoir la fibre car avec ma connexion ADSL, ça a mis plusieurs dizaines de longues heures (heureusement, entre temps j'ai testé d'autres jeux).



J'ai "skiffé" cette aventure !


Une fois
On peut choisir de ne garder que les données qui nous intéressent mais il serait pertinent qu'à l'avenir on fasse ce choix avant l'installation / téléchargement
l'installation terminée, j'ai lancé mon jeu, bien engoncé dans mon canapé, bloc-notes et stylo à portée de mains, prêt à commencer mon test mais... une nouvelle mise à jour de 7,6Go est venue me mettre des bâtons dans les roues. Heureusement ça ne m'a pas empêché de profiter du mode Campagne, le téléchargement se faisant en tache de fond. Ouf ! J'avoue, j'ai également eu peur que le jeu soit extrêmement lourd, genre 42Go d'installation + 84Go de MAJ, ça aurait pu donner (comme on l'a déjà vu) plus de 100Go d'installation finale. Mais non, l'installation définitive fait exactement 84,2Go, à croire qu'en fait l'installation d'origine a totalement été remplacée. En lançant le jeu la première fois, on s'aperçoit qu'on peut gérer son espace disque, à savoir ne garder que ce qui nous intéresse. Il faut savoir qu'une partie importante du contenu ne peut pas être effacée (environ 40Go), mais on peut ensuite choisir de ne garder que les composants dont on aura l'utilité : solo (19Go), personnalisation (10Go), multi-joueurs (10Go) et DLC (8Go). Si vous me connaissez bien, vous vous doutez bien que je n'ai gardé que le solo et le DLC, et mon installation a fini par peser environ 70Go. Pas mal, mais j'aurai quand même préféré qu'on me demande ce que je voulais installer ou non, puisqu'au final les 14Go que j'ai supprimé, j'aurai préféré ne pas les télécharger. Espérons qu'à l'avenir Microsoft (et Sony par la même) nous propose en amont, ce que nous voulons télécharger ou non, plutôt que de tout prendre en bloc pour ensuite faire le ménage. Le résultat à l'écran donne des performances assez hallucinantes. En effet sur Xbox One nous avons une résolution dynamique allant de 792p à 1080p, avec toujours un affichage en Full HD. Sur Series S, le jeu est en 1080p constant. Sur One X, preuve que cette console reste encore très performante, nous avons un très beau 4K dynamique, avec des résolutions allant de 1584p à 2160p. Enfi (avec le PC) la Series X trône tout en haut de la pyramide, puisqu'elle affiche du 4K constant. Niveau framerate, on a du 60 images/seconde pour tout le monde, sur le solo. A noter que les cut-scènes (gérées en temps réel par le moteur graphique) tournent en 30fps sur One/One X, mais bien en 60fps sur la Next Gen. Une nouvelle génération qui profite en plus du 120 images par seconde sur les modes multi-joueurs, en plus de la technologie Dynamic Input Latency qui réduit les latences manette/console afin de rendre le jeu le plus réactif possible.



L'irréel moteur 4


Fonctionnant
Véritable vitrine technologique des consoles Xbox, Gears 5 est un jeu magnifique qui exploite au maximum chacun de ses supports
une nouvelle fois sous Unreal Engine 4, quelque soit la version, Gears 5 est juste magnifique ! Le moteur d'Epic nous dévoile ici des performances vraiment étonnantes, faisant de Gears 5 le plus ambitieux et le plus beau titre qui l'utilise, preuve que The Coalition maitrise à la fois ses supports (même la vieillissante Xbox One) et ce middleware. Afin d'améliorer le rendu de l'image, tout le post-processing se fait en résolution native (tone-mapping, effets spéciaux, motion blur...) pour un résultat visuellement époustouflant avec une multitude de détails. Très impressionnantes, les cut-scenes réalisées avec le moteur graphique ne souffrent d’aucun pop-up ou d'un quelconque défaut de mise en scène. D’ailleurs, si les décors ont bénéficié d’un travail tout particulier, les personnages ont également pris du détail avec pas moins de 50% de polygones en plus par rapport à Gears of War 4. On note aussi la qualité des expressions faciales, la synchro, le grain de peau, la qualité des animations (merci la motion capture), rendant ainsi hommage à une mise en scène de très haute volée. Ainsi dans Gears 5 tout est plus lisse, plus naturel, moins anguleux... l'anti-aliasing faisant aussi sa part du travail. En plus de ça, les développeurs ont voulus casser les codes graphiques de la série, qui imposent depuis toujours beaucoup de grisaille et de teintes marronnées et tristounettes. Ainsi quel bonheur de commencer le jeu par un environnement verdoyant très proche d'un Far Cry 3 (dommage que ça ne dure pas), un New Hope aux allures de glacier (avec de superbes effets de réflexion et de transparence) ou encore une 3e partie d'aventure diamétralement opposée, avec son ambiance désertique. A ce propos, les graphismes sont nettement moins impressionnants lors de l'Acte 3. Le désert est loin d'être aussi bien fait et "séduisant" que les étendues de glace, les missions sont également plus banales, le rythme est plus lent, l'écriture est également plus faible. OK ça tranche de façon radicale, mais lorsqu'on arrive dans cette zone, on en vient à se dire que Gears of War 4 était bien plus beau que ça. D'ailleurs comme évoqué, ce 5e opus nous évite l'esbroufe à tout va, les scènes absolument dingues où on ressort essoufflé des scènes que nous vivons à l'écran. Plus tranquille, plus posé, Gears 5 se veut finalement plus classique dans son action.






Un Gears plus posé...


Est-ce
Ce 5e opus nous évite les scènes abusées toutes les heures, sans pour autant perdre en intérêt
mieux ainsi ? Certains ont-ils trouvé le 4 trop abusé ? Possible, en attendant le "grand spectacle" fait aussi parti de la formule et pour le coup, comment ne pas être un peu déçu ? Heureusement sur la fin de ce même Acte 3, un gigantesque boss viendra nous remettre les pendules à l'heure, et le dernier Acte ne sera qu'une succession des poncifs de la série, avec une pléthore d'ennemis à trancher, de monstres à dessouder, tout en finissant sur un boss final franchement impressionnant. Ouf, l'honneur est sauf ! ^__^ Bien entendu, comme tout jeu vidéo, nous ne sommes pas à l'abri de quelques bugs comme des objets qui lévitent gentiment au dessus du sol, des membres enchevêtrés dans les murs ou encore ces alliés qui nous passent devant alors qu'on arrose copieusement l'adversité, et qui se permettent en plus de râler ! Comme quoi l'IA s'améliore mais reste encore perfectible. Il n'empêche que Gears 5 fait véritablement office d'ambassadeur pour la Xbox Series X, à défaut d'un vrai jeu Next Gen. En effet, il reste malgré tout un jeu Xbox One à la base et sa construction trahit son architecture Old Gen (comme ces passages d'attente ou ces couloirs où notre perso marche au ralenti, le temps que la console charge ses données). Il est clair que le jour où un vrai épisode Xbox Series sortira, je pense que beaucoup d'améliorations pourront être apportées, déjà grâce aux performances du processeur central, ensuite grâce à la vitesse du SSD. Tiens en parlant de lui, si les temps de chargement durent en moyenne 50 secondes sur Xbox One / One X, elles ne dépassent pas les 10 secondes sur les machines équipées d'un SSD (PC, Series S, Series X). Comme quoi ce n'est pas que du charlatanisme, le SSD apporte un réel confort d'utilisation, quelque soit le support.



En Kait d'aventure...


Autrefois
Des bruitages un peu moins percutants et des musiques un poil moins inspirées ne me font pas douter de la grande qualité de la partie audio
connu pour être le compositeur additionnel et l'assistant du grand Hans Zimmer, une fois encore c'est le musicien germano-iranien Ramin Djawadi qui est derrière les compositions du jeu. Connu pour être le compositeur principal de quelques séries télévisées de renom (Prison Break, Person of Interest, Game of Thrones, Westworld...), il est également connu pour avoir composé les bandes originales de quelques gros films, notamment Iron Man et Pacific Rim. Déjà à l'œuvre sur Gears of War 4 où il a fait un travail admirable, on le retrouve ici... peut-être un tout petit peu moins inspiré. Les musiques savent parfaitement souligner une action brûlante, une scène angoissante au possible ou au contraire, porter une ambiance plus feutrée, avec des thèmes plus doux, ou plus lancinants. Toujours est-il que j'ai joué à Gears of War 4 il n'y a vraiment pas longtemps de ça (moins d'un mois) et que j'ai trouvé la musique... juste meilleure. Ici, même si l'ensemble se veut de grande qualité, les thèmes sont malgré tout plus lisses, moins "passionnés". Certes ce n'est qu'un avis subjectif (cependant tout est subjectif), ce n'est qu'un ressenti et pourtant, exactement comme son prédécesseur, j'ai joué dans les meilleures conditions possibles : mode solo tranquille sur le canapé, grand écran bien en face de moi et casque sur les oreilles, avec un volume substantiellement fort, de quoi apprécier chaque détail. Mais rien n'y fait, la bande-son de ce 5e opus est clairement un cran en dessous, même si je le répète, elle est malgré tout d'excellente qualité. Et bizarrement, on peut en dire autant des bruitages, qui sont de très bonne qualité, particulièrement dynamiques pour les armes et les explosions... mais encore une fois un tout petit peu moins bons que précédemment. A noter tout de même que le jeu est compatible avec la technologie 3D Dolby Atmos, qui permet de spatialiser le son. Enfin au niveau du casting vocal, tout le monde a répondu présent ! Seule Kait semble avoir changé de voix, et encore, je n'en suis pas 100% sûr. Sinon tous les autres retrouvent leur VF, de l'indéboulonnable Marcus à JD, de Del à Baird, de la mère Locuste à la première ministre Jinn. D'ailleurs si dans Gears of War 4 je trouvais que JD était un peu mal doublé (sans être catastrophique pour autant), 3 ans plus tard je trouve que le doubleur a fait des efforts pour rendre son personnage plus sérieux, plus cohérent. En somme, le doublage a clairement pris du galon et c'est un bon point pour lui.



Avec Note
Halo : Master Chief Collection et Gears Tactics, il est clair que Gears 5 (qui a perdu son "of War" au passage) était l'un des plus gros blockbusters du line-up des Xbox Series. Et pour les détracteurs qui disent que c'est un jeu old gen, sachez tout d'abord que le jeu fut optimisé (via un énorme patch) pour les nouvelles machines, et que dans tous les cas, il reste un très gros titre des Xbox One et PC. Reprenant l'univers, le design et le gameplay façon The Coalition, il est clair que ce 5e opus suit de très près les traces d'un Gears of War 4 certes plus classiques, mais aussi plus orienté vers le grand spectacle. Cette fois, les développeurs ont décidés de nous en mettre moins dans la vue en termes de scènes oufesques, et de tabler sur une réalisation absolument somptueuse, du 60 fps à tous les étages et le cas échéant du 4K (bien que la résolution ne fasse pas les beaux jeux, il faut en avoir conscience). Ceci dit, il est facile d'apprécier un scénario mieux écrit qu'auparavant, et surtout une gestion des cinématiques en temps réel absolument bluffante ! Je me remets à peine de la claque visuelle que Gears of War 4 m'a asséner, et voilà que je reprends une grosse taloche dans les gencives. Gears 5 c'est aussi quelques innovations qui arrivent par touches comme JACK qui a désormais un vrai rôle et qui est parfait pour le gameplay asymétrique d'un co-op' à 3. Le multi-joueurs est comme toujours hyper fourni, le solo est long, passionnant et se permet même une innovation pour la série : l'ouverture de son aventure via un hub en monde ouvert.

Alors bien entendu, ce n'est pas un open world au sens propre du terme, maintenant les maps se laissent agréablement explorer, une exploration qui désormais, a tout son sens (puisqu'on cherche du matos et des upgrades). Bref, le "cover shooter" roi est de retour et même si ses innovations sont maigres, elles sont pour le moins bienvenues. Maintenant je rejoins aussi certains de ses détracteurs puisque la licence n'évolue peut-être pas assez vite et finalement, depuis 2006, les choses ont peu bougées. Gears 5 signe une évolution pour la série, mais désormais celle-ci a besoin d'une révolution pour éviter de s'enliser dans une "formule facile". Désormais on veut un vrai open-world, une vraie profondeur de gameplay, de l'XP, porter plusieurs types de grenades et les lancer via une touche dédiée et même pourquoi pas quelques phases d'infiltration, développant cet embryon de gameplay exposé dans cet opus. Si je suis le premier à dire que lorsque j'achète un Gears je veux du Gears, au fond il faut savoir aussi innover et prendre quelques risques. Maintenant il ne sert à rien de bouder son plaisir, avec ses graphismes plus colorés, ses belles animations, son design rafraichi, son rythme certes haché mais toujours plaisant, et son gameplay rôdé au service d'une action hyper nerveuse... malgré le fait de jouer pour la première fois une (belle) femme, jouer à Gears est toujours un plaisir.



Les -

  • Le résumé des premiers jeux n'est qu'en anglais et la vidéo n'est pas de bonne qualité
  • Le prix hallucinant des DLCs cosmétiques !! C'est clairement du vol !
  • Des temps de chargement très longs sur disque dur classique
  • Acte 3 moins beau et moins intéressant
  • Fin sympa mais un peu expédiée


  • Les +

  • 4K - 60fps - HDR - 3D Dolby Atmos - Smart Delivery - 120fps en multi - Dynamic Input Latency - patch de mise à niveau... ce jeu est l'un des porte-étendard de la Xbox Series X
  • L'excellent récapitulatif de Gears of War 4, en français et avec une bonne qualité d'image
  • Pour une fois, le drone (DAVE puis JACK) a une vraie utilité, idem pour l'exploration
  • Le choix de n'installer que ce dont on a besoin : personnalisation, solo, DLC, multi...
  • Comme toujours sur cette série, les cinématiques sont d'excellente qualité
  • Options ultra complètes, notamment en termes d'accessibilité
  • Bonne durée de vie si on prend le temps de fouiller les lieux
  • Le Skiff et les maps ouvertes, une excellente initiative
  • Sur PC, cette fois on peut y jouer sous Windows 7
  • Le scénario est un peu mieux écrit que d'habitude
  • Multi-joueurs cross-gen et jouable à 3 en co-op'



  • _________________________________________________________________________
    Hivebusters (DLC)




    Sortie mondiale : décembre 2020
    Installation : 8Go
    Temps de jeu : 3 heures environ
    Prix au lancement : 20€
    Titre français : Exterminateurs



    Le DLC Hivebusters
    Ce DLC nous fait voir du pays, les décors sont très eclectiques
    est arrivé tard, très tard dans la vie de Gears 5, puisqu'il est sorti près de 15 mois après le jeu principal. Quand on pense que certains DLCs sortent en même temps que l'aventure principale, preuve qu'on a amputé une partie du contenu pour mieux nous le vendre à part, ici il est clair que The Coaliation ne se moque pas de ses clients. Ceci dit, il y a une vraie raison à ce retard et je suis sûr que ce n'est pas une question de développement. En effet, sorti en novembre 2020, Gears 5 était sans réfléchir le plus gros et le plus beau jeu du line-up des Xbox Series, même si celui-ci n'est qu'un jeu rétrocompatible et non un titre exclusif. Ainsi, quoi de mieux pour relancer son intérêt à la fois sur les anciens supports (Xbox One et PC) et donner envie aux nouveaux venus (Xbox Series X et S) que d'offrir un bon DLC scénarisé, histoire de relancer "la hype" autour du jeu. Sachez également que ce dernier est inclus au Game Pass, sinon ce contenu vous coutera la somme de 20€ pour un téléchargement qui s'étale sur environ 8Go. Sachez enfin que ce DLC dont le titre original est Hivebusters (qu'on traduit par "destructeurs de ruches") a été traduits en français par "Exterminateurs". C'est un peu comme lorsque Microsoft se permet de traduire The Master Chief Collection par "La Collection du Major", je pense sérieusement qu'ils devraient laisser les titres originaux car parfois la traduction est juste ridicule. Le DLC Hivebusters nous propose d'incarnez Lahni, Keegan et Mac (les héros du mode Fuite) lors de leur première opération dans le cadre du programme secret Exterminateurs, mené par le Colonel Hoffman et dont la scientifique n'est autre que Hana Cole, la fille d'Augustus "Cole Train". Triés sur le volet et baptisés "escouade Scorpio", nos 3 héros s'embarquent dans une mission suicide pour détruire une ruche de vermines, qui pourrait bien être la clé du salut de Sera et de leur rédemption...



    Le trio d'exterminateurs


    Au niveau
    Les 3 nouveaux personnages sont soit moches, soit antipathiques... soit les 2 !!
    de la mise en scène, le studio ne change pas une équipe qui gagne avec des cut-scènes absolument magnifiques atteignant un niveau de détails ahurissant. Les animations sont superbement travaillées, les expressions faciales répondent toujours présentes et un pseudo-Carmine meurt dès le début du jeu (les traditions, que voulez-vous :). En somme, avec sa motion-capture et les grosses performances du moteur graphique, on peut le dire, ça envoie encore une fois du lourd. Malheureusement si la forme est splendide, le fond lui, ne vole pas bien haut puisque l'écriture reste légère, très légère même et n'étoffe en rien le Lore de la série. On se dit alors que c'est sur le contenu, l'action et les lieux visités que le jeu va prendre tout son intérêt. L'aventure se déroule sur un archipel d'îles tropicales, entre Weilehi, Galangi et Panahu, 3 lieux que nous ne connaissions pas jusqu'ici. Des endroits qui alternent avec brio les ambiances car on passe alternativement de marécages à un mix de forêt/jungle, d'une plage avec cocotier et sable fin à de somptueux décors fait de lave, au sein même d'un volcan. Autant dire que le dépaysement est assuré et que ça nous change des déserts de sable ou de glace de l'aventure de Kait. Et c'est là qu'on voit que l'exotisme suggéré par le début de Gears 5 prend une toute autre dimension. Car c'est un fait, avec les Gears of War on a beaucoup de grisaille, de mécanismes gigantesques, une ambiance pesante presque désespérante. Ici c'est tout le contraire, les couleurs sont chaudes, les ambiances sont colorées avec naturellement un gros coup de cœur pour les plages (on se croirait dans les meilleurs moments de Far Cry 3) et les zones volcaniques avec leurs tons rougeoyants vraiment superbes. A côté de ça, Hivebusters fait quelques réglages et ajustements. En effet, l'aventure peut être pratiquée comme d'habitude en solo comme en co-op' à 2 ou à 3. L'avantage c'est qu'en solo on peut prendre le personnage qu'on veut et pour une fois, ça a son importance. En effet, si dans cette aventure nous n'avons pas de JACK, pas de Skiff et qu'on se retrouve avec un gameplay de Gears je dirai "classique" (comprenez par là qu'aucune map n'est ouverte, l'aventure est redevenue très linéaire) à côté de ça les développeurs ont instaurés une mécanique de "pouvoirs".



    Power your Dreams


    Chaque personnage
    La réalisation est vraiment somptueuse ! Dommage qu'on n'en profite pas plus longtemps
    a le sien : Keegan recharge les munitions, Mac créé une barrière protectrice et Lahni utilise de puissantes électro-lames pour le corps à corps. Si les pouvoirs de Lahni et Mac n'en sont pas réellement (après tout ce sont juste des gadgets plus ou moins puissants), celui de Keegan est assez étrange : on enclenche la faculté spéciale et il suffit d'être dans un rayon proche pour voir son compteur de munitions remonter. Oui c'est un peu débile voire même hors de propos, mais sur le terrain c'est sacrément pratique. Ces pouvoirs sont naturellement assujettis à une jauge qui, une fois vide, met un certain temps à se recharger afin qu'on en n'abuse pas. Les 3 facultés sont cumulables et les upgrades sont toujours d'actualité et elles permettent de booster les capacités de chacun. Par exemple le rayon d'action de recharge de Keegan sera plus grand, il pourra même recharger les micro-missiles de la Lanzor LG, le bouclier de Mac durera plus longtemps, etc. Côté son, on sent qu'un effort a été réalisé pour les musiques qui ont parfois un léger relent de The Last of Us, avec ces petites mélopées à la guitare sèche. La bande-son est appropriée, jolie et dépaysante, en somme c'est un plaisir. Après bien sûr, le jeu sait toujours aussi bien souligner son action et les bruitages restent d'excellente qualité. A noter que malgré son statut de DLC, le jeu est entièrement doublé en français... mais là par contre, on a quelques petits soucis. En effet, alors que le jeu a subi plusieurs patches, quelques fois le doublage est repassé en anglais. Oh rien de grave, c'était uniquement lors de dialogues en plein jeu et jamais lorsque c'était intéressant (c'était plutôt du genre "we're under attack !"). Etrange d'autant que j'ai jamais eu ce genre de petits couacs sur Gears 5 et que nous sommes loin d'une simple version 1.0. Mais ce qui m'a le plus surpris, c'est la voix de l'IA de Sanctum, qui est clairement trop peu travaillée. Censée être diffusée dans toute la station via des haut-parleurs, il n'y a aucun effet de reverb'. Le résultat "sonne faux", à croire que les développeurs n'ont pas eu le temps de finir le boulot (car ce genre de petit effet est extrêmement simple à réaliser et je suis sûr que la console peut très facilement appliquer un filtre).



    Les points qui fâchent...


    Enfin,
    C'est au moment que l'histoire devient intéressante que le jeu se finit comme une merde ! Le scénario et la durée de vie sont extrêmement décevants...
    venons-en aux vrais points qui fâchent, à commencer par les 3 personnages jouables, qui sont moches et dont on a bien peu de sympathie. Il faut dire qu'après avoir joué avec Marcus, JD, Del et surtout la belle Kait, les autres paraissent bien fades. Keegan me rappelle Hammerlock de Borderlands 2, le rouquin est antipathique à souhait et la fille (malgré son histoire plutôt intéressante dans le fond) passe assez inaperçue. Bref, les personnages sont clairement ratés et on n'a aucune affection pour eux... et d'ailleurs, comment ça se pourrait en si peu de temps ?! Et oui, le vrai gros défaut de cette aventure, c'est qu'elle est très courte ! Du coup tout est expédié : la balade sur les plages, la visite de Sanctum, l'antre du volcan... le jeu ne s'attarde sur rien, tout est survolé et l'histoire est pliée en 3 heures environ. Et pourtant je suis loin de rusher, au contraire je visite, j'explore, je lis les documents... mais rien n'y fait, la fin de ce contenu arrive bien trop tôt. Et le pire défaut de ce contenu additionnel vient justement de son épilogue : il arrive sans prévenir, pile au moment où ça devient enfin intéressant... Sans la voir arriver, boom, c'est la fin du jeu !! Avec des mots un peu plus crus, ça finit comme une merde ! Pour tout vous dire, je pensais sincèrement à une blague, que l'aventure allait continuer juste après les crédits... Ainsi donc, les 7 petits chapitres se terminent bien trop tôt et du coup, ça fait cher de la minute (rappelons que ce DLC coute tout de même 20€). L'histoire tombe comme un caillou dans la soupe et se laisse une porte grande ouverte car vous l'avez sûrement compris, le scénario n'est même pas clos ! Au moment où on se dit que les choses vont s'accélérer et vont enfin devenir croustillantes... l'épilogue nous tombe sur la gueule sans prévenir. Franchement, c'est une monumentale déception et ce genre de manigance est un poil écœurante car l'aventure nous laisse clairement sur notre faim, et nous laisse avec un tout pan d'histoire en suspend. Ainsi donc ne soyez pas étonné si un Hivebusters 2 sort bientôt, avec bien entendu l'obligation de ressortir 20€ de notre poche pour sans doute 3 nouvelles heures de jeu expédiées et on l'espère, une vraie fin à l'aventure de Keegan, Lahni et Mac...






    Je l'avoue Note
    je suis un peu déçu par ce DLC. Il faut dire qu'on nous lâche en plein paradis tropical mais on ne profitera jamais de rien. C'est comme si on faisait la visite d'une ville ou d'un endroit exotique particulièrement attrayant, mais accompagné d'une personne trop pressée de tout voir et qui au final, ne retiendra rien de son expédition. Ici c'est pareil, avec sa durée de vie d'à peine 3 heures, on n'a pas le temps d'apprécier la qualité des décors que déjà on passe au suivant. Eclectique certes, mais ce rythme mené tambour battant ne nous permet pas d'apprécier pleinement le formidable travail des graphistes. Et puis que dire de cette histoire ? On nous allèche tout du long en nous disant qu'on va détruire une ruche de l'intérieur mais au final, ce chapitre finit comme une merde et se laisse une large porte ouverte pour une suite. Vendue à 20€, j'admets l'avoir en travers ! Ça veut dire quoi, qu'il va falloir repayer 20€ pour un autre DLC pour avoir la fin de cette aventure ? Ou pire encore, qu'en réalité ça se finit comme ça, comme un tour de passe-passe scénaristique, sachant de toute façon comment ça allait finir ? Moi je ne suis pas convaincu, ni par le premier élément de réponse, ni par le second, et j'estime que ce DLC est scénaristiquement raté !

    Alors certes, ça fait plaisir de revoir Hoffman, c'est sympa de connaitre la fille de Cole, mais en attendant nos 3 héros sont moches et antipathiques, l'histoire s'arrête net comme une voiture lancée à pleine vitesse mais qui rencontre un arbre, et les pouvoirs n'apportent pas grand-chose au gameplay. Tout ceci est bien dommage car la réalisation graphique est de premier ordre (certains décors sont réellement magnifiques !!), la bande-son est une réussite et on ferme volontairement les yeux sur les quelques bugs, notamment de doublage. Poursuivre l'aventure de Gears 5 via une histoire parallèle est bien sympa, sortir ce DLC une fois que les Xbox Series ont vu le jour est judicieux (ça relance l'intérêt du titre sur tous les supports qui l'accueille) mais au fond, attendre 15 mois et se retrouver avec une campagne ultra classique, linéaire au possible (les nouveautés de Gears 5 dont JACK, le Skiff et les cartes ouvertes sont passés à la trappe !) et surtout une histoire qui s'arrête nette, au point qu'on reste la bouche ouverte, peinant à croire qu'on nous ait fait ça alors qu'on veut la suite... non vraiment, je l'ai mauvaise ! Je sais que j'ai testé bien des DLCs qui ne valaient que rarement leur prix, mais avec Hivebusters, j'ai un gros gout d'inachevé, de quelque chose laissé en suspend (comme partir en vacances et se demander si on a bien coupé le gaz) et c'est bien dommage car ce contenu a ses qualités... des qualités gâchées par l'avarice et l'envie de nous vendre un autre DLC (car avec 15 mois devant eux, ils n'ont clairement pas manqué de temps).



    Les -

  • Le jeu finit comme une merde !! C'est à tel point qu'on ne se doute même pas que la cinématique qu'on vient de voir est en réalité la fin du jeu !!!
  • Trop court (surtout si on ne prend pas le temps d'explorer un peu) et du coup trop cher pour ce qu'il offre !
  • Quelques soucis de doublage : l'IA de Sanctum, quelques élocutions qui repassent en anglais...
  • Les nouveautés de Gears 5 sont passées à la trappe, retour à une aventure ultra classique
  • Les 3 persos jouables, moches, antipathiques ou les 2...
  • Se laisse une énorme porte ouverte pour une suite...


  • Les +

  • Certains décors sont vraiment magnifiques !! De plus, ce morceau d'aventure est particulièrement éclectique
  • Les pouvoirs sont un peu hors de propos mais celui de Keegan est bien pratique
  • La qualité de la mise en scène, comme toujours sur cette série
  • La qualité des musiques
  • Bon doublage VF


  • Test réalisé par iiYama

    aout 2021