DOOM Eternal (PS4/XBO/PC) -- GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie mondiale : mars 2020
Développeur : id Software
Editeur : Bethesda Softworks
Genre : (fast) FPS

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Support : 1 Blu-Ray (PS4/XBO) / en téléchargement sur Steam (PC)
Version logicielle : 1.0
Installation principale : 41Go (PS4) / 41Go (PC)
Moteur graphique : id Tech 7 (id Software)
Moteur physique : Havok

Performances XBox One : 900p upscalé en 1080p - 60fps
Performances PS4 : 1080p - 60fps
Performances PS4 Pro : 1440p upscalé en 4K - HDR - 60fps
Performances XBox One X : 1800p upscalé en 4K - HDR - 60fps
Compatible 3D (consoles) : non
Compatible VR : non

Difficulté :
Temps de jeu : 15 à 20 heures
Compatible PS Move (PS4) : non
Compatible Kinect (XBO) : non
Remote Play PS4/Vita : oui
Multi-joueurs : 2 contre 1 online
Titres alternatifs : DOOM 2 - DOOM 2020
Prix au lancement : 70€ (consoles) / 60€ (PC)


Configuration minimale (PC) :
CPU : Quad Core 3.3Ghz
RAM : 8Go
VIDEO : avec 4Go de VRAM (type GeForce GTX 970 / Radeon R9 290)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5 2500 (Quad-Cores à 3.33Ghz)
RAM : 8Go (DDR3 - Dual Channel à 1333Mhz)
VIDEO : GeForce GTX 970 (4Go de VRAM)
STOCKAGE : Crucial MX500 de 250Go
OS : Windows 7 (SP1 - 64bits)
Résolution testée : Full HD (1920x1080)
Niveau de détails :


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DOOM Eternal









Je le dis
Alors qu'id Software sort peu de jeux, 2020 aura vu naitre DOOM Eternal et RAGE 2
souvent : il y a des développeurs qui ne sortent vraiment pas beaucoup de jeux, au point de se demander comment le studio fait pour payer ses employés durant toutes ces années. Prenons le cas particulier d'aujourd'hui : id Software. On ne va pas revenir sur le passif de ce studio mythique qui a développé parmi les plus grands FPS d'hier et d'aujourd'hui (Wolfenstein 3D, DOOM, Quake...) et remontons juste à la sortie de RAGE, qui date de 2011. Entre RAGE et la sortie de DOOM (2016), il s'est passé 5 ans. 5 ans à ne rien produire... Comment font-ils ? C'est vrai qu'en parallèle ils développent leur propre moteur graphique (les id Tech) mais c'est là aussi une impasse car les id Tech ne sont pas largement distribués (comme peuvent l'être les CryENGINE, Unreal Engine et autre Unity) et ne servent qu'aux licences liées au studio. Bref, c'est un mystère. Si la licence DOOM est née en 1993, son (ancien) dernier épisode (DOOM 3) remontait tout de même à 2004. Le genre FPS évoluant par paliers, la licence fut laissée de côté pendant de nombreuses années mais suite au succès inespéré du nouveau Wolfenstein (The New Order, développé par MachineGames et sorti en 2014), id Software s'est enfin décidé de remettre son best-seller sur les devants de la scène, avec en 2016, le reboot de DOOM (que je nommerai souvent DOOM 2016 pour éviter toute confusion). Un jeu bien différent de tout ce qui se faisait à l'époque, avec une narration minimaliste mais un gameplay hyper violent, des graphismes chiadés (comme le studio sait si bien les faire) et la mise en avant d'un genre oublié : le fast FPS. Depuis 2016 et le succès de ce reboot, on ne compte plus les titres qui s'en inspirent et de son côté, id Software a repris du poil de la bête en sortant Quake Champions (un FPS multi-joueurs devenu free-to-play) et en participant au très critiqué (bien que fort sympathique) RAGE 2. Pourquoi n'ont-ils pas développé la suite de cet excellent titre qu'ils avaient autrefois eux même conçus ? Et bien la raison est simple : le studio travaillait sur la suite du DOOM 2016. Plutôt que se nommer simplement DOOM 2, le studio a préféré le nom de DOOM Eternal, bien que dans le fond, il s'inspire effectivement du DOOM II sorti en 1994.



Revenu des entrailles de l'Enfer !


A la suite
Le studio a fait de gros efforts de mise en scène, avec en plus une superbe synchro labiale...
des événements survenus dans la précédente aventure (qui nous laissait sur un cliffhanger assez inquiétant), la Terre a été envahi par les forces démoniaques (anéantissant plus de 60% de la population) avec l'aide de la désormais corrompue Union Aerospace Corporation (UAC). Nous sommes en 2150 et se qui reste de l'humanité a fui la Terre ou s'est regroupé dans le cadre de l'ARC, un mouvement de résistance initialement formé pour arrêter l'invasion, mais qui s'est caché après avoir subi de lourdes pertes. Urdak est le monde des Maykr (qui sont opposé à l’Enfer et qui est associé au Paradis). Les Maykr étaient autrefois alliés aux Sentinelles pour combattre les Enfers, mais ils les trahirent pour sacrifier leurs âmes en échange d’énergie. Le monde d’Urdak vit en équilibre grâce à l’énergie Argent, si bien qu’il passe un accord avec les Enfers pour en obtenir en échange de nouveaux mondes, et surtout de nouvelles âmes, une sorte de "combustible" pour la production de l’énergie Argent. Dans DOOM Eternal, les Maykr (et notamment la Khan Maykr) collaborent avec les démons pour envahir la Terre et ainsi sacrifier les âmes des humains dans les Enfers. De son côté le Doom Slayer (ou Doomguy comme il était autrefois nommé) est un humain mystérieux d’origine inconnue, doté d'une force considérable ainsi que d'une armure Praetor, forgée en Enfer. Il est la seule chose qui terrifie les démons. Bien qu’il soit considéré comme un étranger, autrefois il a intégré les Sentinelles (un ordre de combattants d’une ancienne civilisation nommé Argent D’Nur), jusqu’à ce que la civilisation ne disparaisse, envahie par les Enfers, avec la complicité des Maykr, qui trahirent le peuple Argent. Il fut piégé par les prêtres des Enfers, qui l’enfermèrent dans un sarcophage durant une période inconnue. Le Slayer est libéré au début de DOOM (2016), et il revient sur Terre avec une forteresse construite sur un satellite qui gravite autour de la Terre, contrôlée par l'intelligence artificielle VEGA. Son but est d'anéantir les forces démoniaques et pour ça, il va commencer par exploser la tête des 3 Prêtres de l'Enfer nommé Nilox, Ranak et Grav, car ce sont eux qui l'ont enfermé et qui ont coordonné cette invasion...



Du lourd dans la forme... plus léger dans le fond


Comme évoqué,
... par contre, si beaucoup de textes étayent le fond, finalement beaucoup de questions restent en suspend et la fin est vraiment décevante
le DOOM de 2016 se laissait une sacrée porte ouverte lors de l'épilogue, histoire d'introduire habilement l'envie d'une suite. Aller, je vous rafraichi la mémoire : au retour du Doom Slayer sur Mars, Hayden lui confisque le Creuset, qu'il prévoit d'utiliser dans ses recherches. Et pour empêcher le Doom Slayer d'interférer avec ses plans, Hayden le téléporte dans un endroit non divulgué, en disant qu'ils se reverront (ne me parlez pas de spoil je vous en prie, qui n'a pas encore joué à cet épisode-là ? si vous lisez ce test, l'article traitant de sa suite, c'est bien que vous connaissez déjà l'issue du précédent jeu). Premier point, il est clair qu'un gros laps de temps sépare les 2 histoires mais ce qu'il sait passé entre les 2... vous ne le saurez pas ! D'où vient la forteresse, comment l'a t'il obtenu ? Ça non plus, vous ne le saurez pas... Et ce n'est pas son DLC (The Ancient Gods) qui répondra aux questions, puisqu'il poursuit l'aventure et n'a pas vocation à servir de préquelle explicative. Une déception, c'est sûr, car du coup le liant entre les 2 épisodes canoniques est assez ténu. Au mieux on aurait aimé jouer cette période, au pire on aurait apprécié une bonne grosse vidéo (qui aurait par la même résumée l'épisode précédent). Mais soit, c'est ainsi que le jeu a été fait, tout en sachant qu'id Software n'est pas le studio le plus doué pour "raconter des histoires". Par contre c'est un fait, ils ont amélioré la qualité de leurs cut-scènes ! La qualité des modélisations, de la mise en scène (merci la motion capture) et même du doublage (avec synchro labiale s'il vous plait :), font réellement honneur au jeu. D'ailleurs l'écriture se veut nettement plus approfondie, mieux ficelée et mieux travaillée qu'autrefois. On notera aussi que les cinématiques sont également plus nombreuses. Une bien bonne chose, qui sera en plus largement étayée par un nombre assez confortable de documents à lire, qui de leur côté décriront chaque monstre, chaque arme et chaque lieu, approfondissant ainsi le lore de la série.



Eternal DOOM


Evidemment,
C'est avec plaisir qu'on retrouve le gameplay si particulier de DOOM avec sa vitesse démoniaque et ses Glory Kills
comme on ne change pas une équipe qui gagne, on retrouve notre héros (le Doom Slayer / Doomguy) qui nous fera l'honneur d'enlever son casque de temps en temps (contrairement à un certain John-117) mais qui, au contraire du héros tout vert, s'enfermera dans un mutisme aussi idiot que dépassé (quoiqu'il parlait un peu dans son lointain passé mais...). Et pour ce qui est du gameplay, il est évidemment repris du précédent opus, avec bien entendu quelques améliorations. On retrouve naturellement les Glory Kills (afin d'obtenir une mort rapide de l'ennemi, qui libérera au passage des points de santé), la tronçonneuse (qui nous permet de refaire le plein de munitions), les modules d'armes (qui permettent d'obtenir des tirs secondaires plutôt efficaces) et bien sûr ce jeu qui speede à fond ! L'appellation "fast FPS" est loin d'être usurpée et les habitués des FPS dit "classiques" comme les Call of Duty, les Halo, les Borderlands et même les récents Wolfenstein, auront besoin d'un temps d'adaptation. Loin des échauffourées tranquillou-pépère, dans DOOM le rythme est infernal ! Prenez plusieurs cafés, shootez-vous au Redbull s'il le faut, mais lorsque les ennemis se pointent à l'écran, il ne faut pas s'endormir sinon c'est la mort assurée ! La cadence est très élevée et ce, même lorsqu'on joue au pad. D'ailleurs la santé de notre Doom Slayer ne remonte pas toute seule, il n'y a nulle part où se cacher et la difficulté est également d'un autre niveau. En effet, dès le niveau le plus bas, il n'est pas rare de mourir parce qu'on n'applique pas la bonne tactique. Car à l'image des "doom-like" d'autrefois, il faut savoir quel est le moment le plus opportun pour prendre les trousses de soin, comment aborder chaque type d'ennemis. De plus les munitions sont rares et les gros ennemis sont hyper résistants (nous reviendrons plus loin sur la difficulté). Bien entendu nous avons quelques nouveautés plus ou moins intéressantes (comme le module lance-grenades, ou le lance-flammes), qui seront en plus présentées via une sorte de tuto qui ressemble à s'y méprendre à celui de RAGE 2 (une bonne manière de se faire la main avant de repartir en guerre). Si dès le départ on commence avec le fusil à pompe (et non le simple pistolet), sachez que l'arsenal est varié, puissant mais tout sauf original puisqu'il reprend celui de l'épisode 2016 (seul le fusil Gauss a été remplacé par la Baliste, une sorte d'arbalète). Des armes qu'on ne recharge pas et grand habitué des FPS, la touche généralement attribuée au "reload" sera souvent l'occasion de bévues : en effet la touche carré/X sert à la tronçonneuse, mais les vieux réflexes ont la peau dure.



Quand le Slayer se prend pour un alpiniste


Autre nouveauté :
Le jeu alterne trop souvent avec des phases de plates-formes / voltige / grimpette qui sont aussi originales que hors de propos et franchement chiantes par moment
désormais le jeu nous impose des phases de plate-formes, ce que j'ai toujours fustigés dans un FPS. Alors certes ça varie le jeu, ça le rend à la fois plus vertical, moins linéaire, tout en se permettant des maps plus vastes. C'est vrai que c'est assez sympa d'autant plus qu'en général, ça n'a rien de bien compliqué. Maintenant voilà, je l'admets, je déteste jouer les "plate-former" en vue subjective, surtout dans un FPS aussi bourrin et rapide ! Jouer à DOOM c'est casser du démon, utiliser des gros flingues, exploser tout ce bouge, concasser le décor... en aucun cas jouer les princesses grimpeuses, à l'image des Nathan Drake ou Lara Croft. Le gameplay n'est pas adaptée, de plus les développeurs ont très vite pris un malin-plaisir à rendre certains passages bien relous comme il se doit ! La maniabilité de ce DOOM Eternal ne se prête absolument pas à l'exercice, et au mieux c'est la chute et on doit tout reprendre du début, au pire c'est la mort, avec cette irrépressible crispation qui l'accompagne ! On ajoute à ça des chaines enflammées tournoyantes (un fan de Super Mario Bros, sans doute), des pièges un peu partout ou encore des parcours chronométrés et croyez-moi, vous aurez tôt fait de vous énerver sur des passages qui cassent le rythme et qui sont très vite des séquences de torture si vous n'arrivez pas à passer ces maudits passages. Qui a eu l'idée tordue de nous imposer ça ?! Si encore ce n'était que de temps en temps... mais non, un truc chiant il faut en mettre partout bien sûr !! Vouloir renouveler le gameplay c'est bien, l'agrémenter, je suis totalement pour, mais ça je suis fermement contre ! Si je veux jouer à de la grimpette en vue FPS, je me relance Mirror's Edge... pas DOOM bon sang !! Autre sujet : on retrouve bien entendu les collectibles à dénicher et pour ça, la superbe carte topographique en 3D sera une précieuse alliée. Si la plupart ne servent à rien (collectionner des jouets à l'effigie des monstres du jeu ça va 5 minutes...), au contraire les "vies supplémentaires" sont de vrais bonus. Comme son nom l'indique, elles permettent de continuer le niveau suite à une mort, au lieu de reprendre à la dernière sauvegarde. Autre aide non-négligeable, si vous perdez plusieurs fois contre un boss, vous pourrez obtenir temporairement l'armure Sentinelle, ce qui vous permettra d'avancer malgré tout, au lieu de rester bloquer face à un monstre visiblement trop fort et trop agressif pour vous. Bien cachés un peu partout dans le jeu, on peut également trouver des "cheats codes" qui prennent la forme de disquettes 3"1/2 (pas mal le clin d'œil étant donné que le tout premier DOOM est sorti sur ce format-là). Et avoir un mode Berserk infini, des munitions surpuissantes ou infinies, croyez-moi, ça aide (malheureusement, on ne peut les activer qu'une fois le niveau terminé).



 

 

Grâce aux collectibles à dénicher un peu partout dans le jeu, on peut récupérer
des figurines virtuelles, des extraits de bande-son et plus intéressant
encore, des vies supplémentaires, des cheat-codes ou de quoi
dévérouiller les 2 premiers épisodes de DOOM...



Pas encore à la portée de tous...


Enfin dans la
A l'image du DOOM II original dont il s'inspire, la difficulté n'est vraiment pas équilibrée et finir l'aventure est une véritable épreuve !!
chambre du Slayer (dans la Forteresse) on peut jouer aux 2 épisodes originaux de DOOM (ceux de 1993 et 1994) dans leur intégralité ! Pour le premier il faudra trouver 14 disquettes cachées (pas facile à trouver), et pour le second il faudra saisir le mot de passe "FLYNNTAGGART", l’un des noms du Doomguy. Il n'empêche qu'obtenir DOOM et DOOM II est un vrai bonus, d'autant plus qu'on ne parle pas ici d'un level ou 2 mais bien du jeu complet. Grand Prince ! Par contre je trouve que notre héros ne porte vraiment pas assez de munitions. Alors je sais, c'est dans l'intérêt du jeu (histoire de faire chauffer la tronçonneuse et de fouiller chaque lieu), ça dynamise encore plus les combats et on peut (via un arbre de compétences à développer) augmenter cette réserve. Mais en attendant, vu ce qu'encaisse certains ennemis (comme le Cacodémon) il est anormal d'avoir si peu de munitions : on se retrouve vite à cours, du coup c'est la panique, on se met à chercher un ennemi à découper (ou des réserves qui trainent) et au final, on se fait déchirer ! Voilà aussi pourquoi le jeu n'est pas facile à aborder : entre les munitions à constamment re-remplir, cette santé qui baisse vite, ces ennemis qui nous rentrent littéralement dans le lard... c'est sûr, vous allez perdre un nombre substantiel de fois, crisper, rager... tout ça parce que le jeu n'est finalement pas très équilibré. Perso, que ceux qui veulent "souffrir" (à finir le jeu) puissent le faire est tout à fait normal, d'ailleurs il y a pas moins de 6 niveaux de difficulté (de bleusaille à ultra cauchemar), le but étant de satisfaire tout le monde. En attendant, je trouve que le mode le plus facile ne l'est pas assez, et un nombre non négligeable de joueurs/joueuses laissera sans doute tomber l'aventure en cours de route, parce qu'il arrive un moment où c'est trop ! Le jeu étant déjà pas mal stressant (entre autre à cause de son ambiance, de cette tension constante qui règne... je pense que c'est d'ailleurs voulu puisque nous affrontons les armées de l'Enfer, pas une horde de licornes et de bisounours qui vient nous offrir des bonbons en débarquant sur un arc-en-ciel), j'aurai vraiment apprécié que le niveau "bleusaille" soit bien plus abordable. Car oui je l'admets, je joue souvent en facile parce que je n'ai pas de temps à perdre dans d'inutiles défis, je veux vivre une histoire, me faire plaisir, me défouler... pas en chier à perdre 10 fois d'affilé contre ces salopards venus d'outre-tombe ! Et c'est là qu'on va aborder le plus grand défaut du jeu : sa difficulté. Je sais, je l'ai déjà plus ou moins évoqué, mais rentrons dans le vif du sujet. Alors certes, j'ai testé DOOM Eternal en version 1.0 et je dois l'admettre, je n'ai eu pour ainsi dire aucun bug. Chapeau bas aux développeurs qui dès la sortie, ont réalisé un jeu impeccable, stable, fluide et sans bug. Et cette version 1.0 à la difficulté juste atroce, a peut-être été rectifiée vie des mises à jour... mais j'en doute.



Quand le BFG 9000 ne suffit plus T_T


Nous l'avons
Le Maraudeur, une véritable plaie celui-là !!
vu, dans DOOM Eternal il y a de quoi s'énerver sur des phases de plates-formes bien chiantes, qu'on recommence 100 fois avant d'avoir le coup de bol qui fait qu'on réussisse in extremis. Mais ça encore, c'est juste de la dextérité et avec de la patience et de l'apprentissage, on finit toujours par y arriver. Non le vrai problème c'est cette caste d'ennemis qui finit par nous pourrir l'expérience. On peut classer les ennemis en 3 catégories : il y a d'abord les ennemis normaux, agréables à affronter, même si ce sont des durs à cuire, et dans le lot il y a le Cacodémon, le Mancubus et même le Chevalier de l'Enfer. Rien de rédhibitoire dans leur comportement ou le fait qu'ils encaissent pas mal. Ensuite il y a les ennemis super chiants et là par contre, c'est une autre histoire. Eux sont pénibles, ils sont partout, ce sont de gros sac à PV et font tout pour nous défoncer. Dans le lot nous avons les Arachnotrons (pendant légèrement plus petit du Spider Mastermind - il encaisse beaucoup trop, en plus d'être particulièrement mobile... une vraie plaie !), les Flagellatrices (sorte de Gorgone) ou encore le Doom Hunter, qui est un véritable puit à balles le salopard ! Et enfin il y a celui qui a tous les honneurs, qui est plus difficile à vaincre que les boss (même le boss final, c'est dire !), celui qui revient dans toutes les bouches en laissant un gout vraiment amer et écœurant, j'ai nommé le Maraudeur ! Ahhhhh, en voilà un qui mérite qu'on parle de lui comme le plus gros fail de tous les temps lorsqu'on évoque une difficulté équilibrée ! Le Maraudeur fut sans doute l'une des 7 plaies d'Egypte : à notre première rencontre c'est un boss et ce démon doit être attaqué ni de trop près, ni de trop loin (dans des espaces exigus comme lors du premier affrontement, c'est débile). Il possède un bouclier qui encaisse tous nos tirs et il n'est possible de le toucher que lorsqu'il attaque (soit dans un très court laps de temps). En plus d'être particulièrement rapide et agressif à l'extrême, cet enfoiré se permet d'avoir une sorte de loup qui, vous vous en doutez, en profite pour nous maroufler. Alors autant vous le dire, si vous n'avez pas arrêté le jeu avant cette maudite rencontre, dites-vous que ce sera sans doute à ce moment-là que vous jetterez l'éponge ! Et si encore on ne l'affrontait qu'une seule fois, avec un coup de chance, qui sait, on pourrait continuer le jeu... mais non, quand id Software tient une idée de merde, il l'exploite jusqu'au bout. Résultat, le Maraudeur apparaitra au moins 8 fois dans le jeu et n'espérez pas qu'il soit plus facile après, ne rêvez pas... Déjà extrêmement difficile en soi, cet ennemi va vous faire péter un plomb, à tel point que même le Creuset (ce glaive qui extermine en "one shot" n'importe quel ennemi... mais pas celui-ci bien entendu) et le BFG 9000 ne vous serviront à rien sans une technique hyper rôdée. Bref, ceux qui viennent dire que DOOM Eternal est un jeu accessible, qu'ils l'ont fini sans souffrir... sont juste des gros mythos !!



Collage par VULKANisation


Techniquement,
Que ce soit sur consoles comme sur PC, le jeu privilégie le 60fps... normal pour un fast FPS
DOOM Eternal tourne sous le tout nouveau moteur de la maison, j'ai nommé l'id Tech 7. Sur PC, l'id Tech 7 ne supporte que l'API graphique Vulkan (qui est ici en version 1.2.133) et pour avoir justement testé en priorité la version sous Windows, je peux vous dire que le jeu tourne comme une horloge ! Pourtant comme vous pouvez le voir, mon PC commence à accuser les années (un simple Core i5 Quad Cores à 3,33Ghz, 8Go de RAM en DDR3 et une petite GeForce GTX 970, rien de mirobolant en soi) et pourtant, j'ai fait tourner DOOM Eternal en Full HD au niveau de détails "élevé" et le jeu a affiché 60 images par seconde sans problème. Pour en revenir au moteur graphique, l'id Tech 7 est basé sur l'API Vulkan, mais Vulkan c'est quoi ? D'abord annoncé sous l'appellation OpenGL Next, c'est une interface de programmation graphique proposée par le consortium Khronos Group. Elle a pour but de remplacer OpenGL et ses dérivés en exploitant plus efficacement les architectures informatiques modernes. 25 ans après la création d'OpenGL, elle vise à unifier les plates-formes et elle fonctionne nativement sur la plupart des systèmes d'exploitation (Windows, Linux, Androïd, MacOS...). Car vous le savez peut-être, mais il y a quelques années de ça (un peu avant 2000) un jeu comme le premier Half-Life était capable de fonctionner de plusieurs façons possibles. Il y avait d'abord le rendu CPU, sans aucune accélération graphique (la 3D ressemblait alors fortement au premier DOOM), il y avait le Glide (accéléré par les cartes 3DFX Voodoo, qui ont disparues depuis), et puis il y a les 2 mastodontes : grossièrement on va dire DirectX (créé et supporté par Microsoft et Windows) et OpenGL (qui fut lancé par Silicon Graphics en 1992). Si le Glide a fini par disparaitre avec 3DFX (qui lui s'est fait racheter par nVidia en 2000 pour à peine 120 Millions de dollars car la société était en faillite) et que le rendu CPU n'existe plus depuis que les cartes graphiques ont pris le pouvoir, au final il ne reste plus que DirectX (Direct3D) et OpenGL, devenu ce qu'on appelle aujourd'hui Vulkan. Historiquement, id Software a toujours travaillé sous OpenGL (que les cartes graphiques accélèrent aussi bien que son concurrent) car selon eux, l'API est plus performante tout en étant moins gourmande en ressources. Donc quoi de plus normal que l'id Tech 7 (dont DOOM Eternal est le premier jeu) fonctionne sous Vulkan ?



Doomguy is back !


Le thème
Le Doom Slayer (ou Doomguy) est un bon gros badass bien violent qui s'éclate à étriper l'adversité, bien loin des héros un peu limite de ces dernières années...
abordé n'est pas facile : les démons, le satanisme, l'Enfer... beaucoup de détails "dérangent" et nous incitent "à tourner les yeux". Quoi de plus "normal" pour une personne "normale" (ceux qui kiffent ça ou s'y sentent à l'aise ont sûrement un problème quelque part :). Malgré sa désolation ambiante, difficile de ne pas être séduit par le design. Personnellement j'ai toujours trouvé le feu et les décors de lave superbes (et ce, quel que soit le jeu) et DOOM Eternal avec son ambiance de fin du monde, en abonde. Les jeux de lumières sont magnifiques, les ennemis sont affreusement bien designés, et le moteur graphique tourne comme un charme. Ainsi donc, la direction artistique rend superbement hommage à cette histoire des forces infernales qui débarquent sur Terre, offrant ainsi une ambiance savoureusement malsaine. Particulièrement éclectiques, l'aventure offre divers décors tous plus somptueux les uns que les autres, parfois en vase clos, parfois à ciel ouvert : la Terre (généralement en ville, au milieu des immeubles), Mars, des Temples Antiques, des planètes extra-terrestres et bien entendu, l'Enfer. Comme évoqué, DOOM Eternal est rapide, très rapide, tellement "so fast FPS" que même son prédécesseur parait lent à côté (alors qu'à sa sortie, croyez-moi, tout le monde l'a trouvé bien speed comme il faut). Quant à la violence, il est clair que nous ne sommes pas au pays enchanté, car les fleurs sont en cendre et la tendresse a définitivement disparue. Notre Doomguy est un badass, un pur bourrin qui ferait passer les Vikings et les Spartiates pour des fillettes de maternelle. Chaque geste est effectué avec une telle violence, une telle hargne, qu'on sent vite que le mec n'est pas là pour rigoler. Ceci dit il n'est pas dénué d'âme et de cœur puisqu'il se bât pour le salut de l'Humanité. Là y'a beau geste, surtout quand on voit le parterre de tronches en biais qui ne demande qu'à l'étriper... Notre Doomguy est méchant, mauvais envers ses adversaires, il est loin de ces lopettes en rose fluo qui envahissent nos jeux de ces dernières années. Car vous l'avez sûrement remarqué, mais en ce moment on est à la sur-féminisation. Alors qu'on mette les femmes plus en avant, perso je trouve ça bien. Loin d'être misogyne, je trouve normal que la femme soit mise au même pied d'égalité que l'homme... malheureusement, ces derniers temps, la tendance est à l'inverse et devient même envahissante. Prenons le cas de Far Cry : New Dawn, avec ses antagonistes féminines, son monde entièrement rose à vomir, idem pour RAGE 2 où on a l'impression d'affronter plus de femmes punks que de mecs (et croyez-moi, dans un monde comme celui-là, je plains d'avance la gent féminine). Dernier exemple : dans Last of Us Part II on a évincé volontairement le héros masculin, pour mieux laisser la place à une femme (idem pour Wolfenstein : Youngblood).



Slasher of DOOM


Ainsi les
S'il y a bien un sujet où le jeu fait l'unanimité, ce sont bien les graphismes ! Splendides...
héros masculins se font un peu rares en ce moment, le "girl power" commence à aller un peu trop loin et mine de rien, jouer à DOOM Eternal c'est un peu retrouver cette ambiance pleine de testostérone et de muscles gonflés à l'adrénaline, qu'on perd peu à peu ces temps-ci. Et sans jouer les machos, je peux vous dire que le rôle n'aurait pas sied à une dame car ce jeu est d'une violence sans limite ! Le sang gicle par seaux entiers, on démembre nos victimes, on les déchiquette dans une rage extrême, jubilatoire, limite sadique ! Et le pire, c'est que très vite... on aime ça ! D'ailleurs c'est une belle nouveauté : les ennemis se dégradent peu à peu (et saignent) au fur et mesure qu'ils encaissent nos coups et nos attaques. C'est gore à souhait, mais tellement plus réaliste que l'ennemi qui supporte sans broncher, pour mourir d'un coup d'un seul au dernier tir. Côté options, sachez qu'elles sont bien fournies avec entre autre le réglage du FOV, des commandes et des options d'assistance : aide à la visée, armure Sentinelle, vies supplémentaires... tout ceci peut être désactivé si vous êtes un gros dur et que vous voulez une expérience aussi authentique que flagellatoire. Les versions consoles sont assez classiques avec des temps de chargement un peu longuets (mais rien de comparable avec certains titres franchement abusés de ce côté-là) mais ne sont pas toutes sur le même pied d'égalité. En effet si toutes profitent du 60fps (normal vous me direz, sur un fast FPS ça reste le minimum syndical), la Xbox One affiche du 900p upscalé en 1080p, la PS4 affiche du 1080p natif, la PS4 Pro affiche du 4K upscalé à partir du 1440p avec HDR, et la Xbox One X affiche également du 4K, mais cette fois à partir du 1800p et toujours avec du HDR. Bien entendu, plus la console est performante, plus le jeu est détaillé et plus rares sont les baisses de framerate. Par contre le PC est un cas un peu particulier : vous le savez sans doute mais id Software a toujours privilégié ce support protéiforme, sans doute aussi parce qu'ils ont commencé leur carrière dessus. On notera tout d'abord que DOOM Eternal a subi une vague de contestation face à la protection Denuvo qui, preuve à l'appui, bouffe une part substantielle de ressources (ressources qui devraient être attribuée au jeu, ça va de soi). Avec mon SSD, les temps de chargement étaient très rapides (de l'ordre de 5 secondes à chaque fois) et les options vidéos sont particulièrement fournies, ce qui fait que le jeu s'adaptera à la plupart des machines. Notez tout de même que le développeur impose une GeForce GTX 970 comme carte vidéo minimale (c'est celle que j'ai) et pourtant, je peux vous dire que DOOM Eternal est si bien optimisé que je suis sûr qu'il tournerait très bien sur des configurations encore plus modestes, à condition de ne pas être regardant sur les options vidéos, ça va de soi.



L'Intelligence Artificielle VEGA 56 ou 64 ?


Dernier point,
Gore et violent à souhait, le son nous offre des bruitages particulièrement percutants, et des musiques Metal tout à fait à-propos... un régal !
si j'ai trouvé abusé de devoir se connecter à son compte Bethesda (ou d'en créer un) pour pouvoir jouer au jeu (sinon il ne se débloque pas ! franchement, c'est du forcing), au contraire j'ai apprécié de pouvoir afficher un véritable vumètre des performances (accessible simplement dans les options). En plein jeu, on peut afficher dans le quart en haut à droite, le nombre d'images par seconde, un récapitulatif du matos, ainsi que des graphiques des performances CPU, RAM et carte graphique. Un bon moyen pour savoir quelle partie n'arrive pas à suivre la cadence et de régler finement les options graphiques en fonction de votre matériel. En tout cas je le redis une fois encore, DOOM Eternal est un jeu somptueux, à la direction artistique fouillée et qui tourne superbement bien, quelque soit le support. De quoi vous éclater la rétine... en éclatant la tronche des démons. Terminons comme toujours par la partie audio. Premier point, le thème du menu principal est un régal pour les amateurs de Metal. Car oui, depuis que la musique a pris son essor dans les jeux, la série DOOM a toujours été accompagné de musiques bien trash, ce que le DOOM 2016 avait confirmé. Plus présente que jamais, tous les niveaux sont accompagnés de thèmes plus ou moins gras, angoissant voire carrément Hardcore (version grosse guitare qui crache ses tripes). Composée par Mick Gordon (déjà compositeur du précédent opus), les morceaux d'Heavy Metal aux sonorités volontairement saturées, sont tout à fait à-propos dans le jeu. Confortant agréablement l'ambiance pesante et chargé du titre, parfois les temps "grateux" laissent place à des vapeurs plus angoissantes et elles aussi, sont tout à fait dans le thème. On notera également un subtil remix du thème du DOOM original... frisson garanti pour les fans de la licence qui ont connus le premier opus durant les années '90. L'intelligence artificielle VEGA nous fait le plaisir d'avoir exactement la même voix, idem pour le docteur Hayden. De façon globale, le doublage français est d'excellente qualité : le mixage, l'intonation... le travail voxographique est exempt de tout reproche. Il est même meilleur que celui du DOOM 2016. Enfin les bruitages confortent admirablement la violence visuelle du titre. Nos pétoires profitent donc de bruitages particulièrement puissants et réalistes, qui donnent un véritable dynamisme aux combats. Le reste des bruitages est également de grande qualité : on sent bien les os qui se brisent, les chairs qui se déchirent et les boyaux qui se répandent... Jouer au casque, dans le noir avec le son bien fort, c'est l'assurance d'une expérience unique, autant visuelle que sonore.



Arrivé en mars Note
de cette étrange année 2020 (alors qu'à l'origine il devait sortir le 22 novembre 2019) comme étant le "gros jeu bien badass du moment" (avec en face la sortie d'Animal Crossing : New Horizons pour les fillettes - très joli contraste) DOOM Eternal a sûrement profité du confinement pour se vendre encore plus. Mais hormis le contexte particulier de sa sortie, c'est surtout la qualité du jeu qui en a fait vendre des palettes entières ! Pourtant le DOOM de 2016 avait placé la barre très haut, avec une réalisation de premier ordre et un gameplay vraiment nerveux. Mais passant désormais pour un "produit obsolète", DOOM Eternal va bien plus loin : plus violent, plus gore, plus immersif, il offre un gameplay nettement plus agressif et même une vitesse d'exécution tellement élevée, qu'il laisse loin derrière ceux qui prétendent s'en inspirer. Fast FPS roi et inégalé, cet épisode inspiré du DOOM II de 1994 et de son invasion terrestre, nous offre une qualité graphique somptueuse, un très joli 60 images par seconde quelque soit le support et un design prompt à faire frissonner la moindre personne normalement constituée. Malgré tout, le jeu n'est pas exempt de défauts. En premier lieu, je sais que le manque de munitions fait partie intégrante du gameplay mais là c'est un peu trop (ou pas assez, devrais-je dire) : notre stock de munitions est trop petit pour affronter correctement le moindre ennemi un tantinet coriace, ennemis qui se comportent désormais comme des gros sacs à PV, et qui encaissent autant qu'ils sont agressifs. Venant de l'Enfer ce n'est pas très étonnant, mais au final on perd, on recommence, on s'agace... Car mon plus grand regret c'est clairement que la difficulté soit si mal équilibrée, puisqu'au niveau le plus faible, on ne s'évitera pas un sacré paquet de galères. Sont en cause ces phases de plates-formes au demeurant sympas mais qui poussent le bouchon vraiment trop loin avec des épreuves millimétrées, chronométrées voire les 2 !

Et puis comment ne pas évoquer le cas du Maraudeur... Déjà que certains ennemis sont particulièrement pénibles à affronter (Arachnotrons, Doom Hunter, Flagellatrice...), de son côté le Maraudeur est une plaie béante, mal odorante et suintante qui n'a qu'un seul but : vous pourrir la vie ! Et il y arrive bien, très bien même, au point que votre aventure peut brutalement s'arrêter, soit parce que vous êtes bloqué(e), soit parce que la console ou le PC est violemment passé par la fenêtre !!! Non vraiment, à mes yeux le jeu vidéo doit être un plaisir, jamais une souffrance et c'est justement pour ça que les niveaux de difficulté existent, pour contenter tout le monde : le bleubite qui veut un jeu facile comme le pervers qui veut une expérience sadique. Or ici, c'est clairement raté... Alors oui, au fond cette suite est meilleure que l'épisode de 2016 mais s'il ne prend pas une meilleure note, c'est uniquement à cause de ça, à cause de cette difficulté qui le rend élitiste. D'ailleurs si vous avez sué sang et eaux pour finir l'opus de 2016, évitez celui-ci car il est infiniment plus dur ! Une vraie descente en Enfer, au sens propre du terme. Ceci dit je vous conseille de vous accrocher car cette fois l'histoire est intéressante, bien mise en scène (une première pour ce studio !), le jeu est d'une violence aussi extrême que jubilatoire, le son est pêchu, les bruitages sont puissants, les graphismes sont réellement superbes et le rythme est juste infernal !! En clair DOOM Eternal est un bon gros hit des familles, la confirmation qu'id Software est définitivement revenu sur les devants de la scène et ce, avec une licence mythique qu'ils ont admirablement ressortie de la tombe. Prévue comme une trilogie, et vu le level-up qu'il y a eu entre le premier et le second épisode, je me demande ce que le studio nous prépare pour le bouquet final...



Les -

  • Certains ennemis sont pénibles à affronter (Arachnotrons, Doom Hunter, Flagellatrice...) mais ce n'est rien à côté du Maraudeur
  • Les phases de grimpette et de plate-forme : pas adaptées au gameplay et encore moins à l'ambiance du jeu
  • Difficulté trop élevée, même en facile. Ça peut finir par lasser les moins endurants...
  • Sur PC, obligation de se connecter (ou de créer) à son compte Bethesda pour jouer
  • Trop peu de munitions en stock et des ennemis souvent trop résistants
  • La fin est vraiment expédiée : tant de souffrance pour en arriver là :(
  • A lui tout seul, le Maraudeur peut vous faire arrêter le jeu...


  • Les +

  • L'armure Sentinelle, en cas de coup dur face à un boss (qui restent assez rares finalement)
  • DOOM et DOOM II (les jeux originaux) en bonus déblocables. Quelle belle sucrerie ^__^
  • Version PC clairement au dessus du lot, tant en termes de finitions que d'options
  • Le Doom Slayer (Doomguy), méchant, badass, clairement pas là pour tricoter !
  • Un boss final un peu classique mais titanesque pour un affrontement épique !
  • La qualité de la mise en scène : une première pour id Software !
  • Les collectibles à dénicher, surtout les "vies supplémentaires"
  • La violence, gore, crue, sanglante, extrême, jubilatoire...
  • Réalisation graphique (horriblement) somptueuse
  • La map, superbement détaillée
  • Sound-design juste parfait


  • Test réalisé par iiYama

    décembre 2020 (mise à jour : janvier 2021)