Dishonored La Mort de l'Outsider (PS4 - XBO - PC) -- TEST sur GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :

   


Compatible avec :

   


Sortie mondiale : septembre 2017
Développeur : Arkane Studios
Editeur : Bethesda Softworks
Genre : action - infiltration

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Version logicielle testée : 1.0.3.0
Moteur graphique : VOID Engine
Moteur physique : Havok
Difficulté :
Temps de jeu : 10 à 12 heures

Multi-joueurs : non
Titres alternatifs : Dishonored 2 : La Mort de l'Outsider / Dishonored : Death of the Outsider
Prix au lancement : 40€


Installation PlayStation 4

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : 29Go
Performances : 1080p en 30fps
Optimisation PS4 Pro : oui
Compatible VR : non
Remote Play PSVita : oui


Installation Xbox One

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : 29Go
Performances : 900p en 30fps
Optimisation Xbox One X : 1440p en 60 fps
Compatible Kinect : non


Installation PC

Support : en téléchargement sur Steam et GOG
Installation : 23Go
Compatible VR : non

Configuration minimale :
CPU : Quad Core 3Ghz
RAM : 8Go
VIDEO : avec 2Go de VRAM (type GeForce GTX 660 / Radeon 7970)


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Dishonored

La Mort de l'Outsider



Ce n'est sûrement
Dans cet épisode on ne joue ni Corvo ni Emily, mais Billie la femme qui (dans Dishonored 2) nous aide à quitter Dunwall
un secret pour personne, mais le studio d'Arkane est né en 1999 à Lyon et après plusieurs développements et 3 ans de travail, ils sont sortis de l'ombre en 2012, grâce au premier Dishonored, un incroyable succès critique et commercial. A partir de là, le modeste studio français va commencer son expansion, même si à l'heure actuelle, ils sont restés à dimension humaine avec moins de 120 employés. Arkane enchainera donc en novembre 2016 avec le tout aussi excellent Dishonored 2 et preuve que ça ne chôme pas là-bas, le reboot de PREY sortira à peine 6 mois plus tard (en mai 2017). Dernier fait d'arme notable, avant de co-développer avec MachineGames les purges que sont Wolfenstein : Youngblood et Cyberpilot (sérieusement, il fallait vraiment 2 studios pour développer ça ?), en septembre 2017 est sorti Dishonored : La Mort de l'Outsider. D'abord pensé comme un DLC de Dishonored 2 (comme furent les contenus La Lame de Dunwall et Les Sorcières de Brigmore pour le premier opus), The Death of the Outsider (le titre anglais) est rapidement passé à l'état de "stand alone". Exactement comme Alan Wake's American Nightmare, Crysis Warhead, Far Cry 3 : Blood Dragon, F.E.A.R. Perseus Mandate ou encore Uncharted : The Lost Legacy, le passage de DLC à stand alone (on n'a pas besoin de Dishonored 2 pour y jouer) se justifie par la longueur du titre, l'ampleur de son développement ainsi que le fait de ne jouer ni Emily ni Corvo, les héros de Dishonored 2.
Dans cet épisode nous jouons Billie Lurk (aussi connue sous le nom de Meagan Foster), la femme qui accueille (et aide à quitter Dunwall) le survivant du Dishonored 2. On retrouve naturellement son bateau, le Dreadful Wale, dont on ne visitera qu'une toute petite partie. Le navire, visiblement mal en point, sera le lieu de rassemblement entre 2 missions (comme ce fut le cas autrefois) et l'histoire se déroule après les événements de Dishonored 2. Emily Kaldwin est réintégrée en tant qu'impératrice, et commence à remettre sur pieds l'Empire précédemment brisé par le règne de Delilah. De notre côté, Billie Lurk se réveille à bord de son navire, après avoir fait un cauchemar récurrent concernant son bras et son œil droit. Elle décide alors de retrouver son ancien mentor, Daud (l'assassin qui a tué l'Impératrice dans le premier épisode). Après l'avoir sauvé, Daud veut accomplir une dernière mission : alors qu'il est mourant, son but est de tuer l'Outsider ! Pour se faire, Billie devra s'emparer d'un couteau très spécial : la double lame qui a fait de l'Outsider un Dieu ! Ce qu'elle a "fait" pourrait bien le "défaire" et pour ça, il faudra la dérober alors qu'elle est fermement conservée dans le coffre-fort de la plus grande banque de Karnaca...



Void from the outside


Comme d'habitude,
La mise en scène n'a pas bougé depuis le premier opus. Par contre le scénario est clairement moins approfondi, trahissant sûrement ses origines de simple DLC (avant de devenir un stand alone)
dès qu'il s'agit d'un Dishonored, de la même façon qu'un Zelda, le jeu jouit d'une espèce d'aura, d'une sorte "d'intouchabilité" qui fait que les fans refusent systématiquement toute critique, même les plus fondées. Et pourtant, quelque soit l'épisode, les Dishonored ont toujours soufferts d'une mise en scène à 2 vitesses et pas très bien mise en avant. Mieux encore, après avoir reçu le génialissime scénario de l'épisode 2, il est plus difficile de s'émerveiller sur celui-ci. Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : le scénario est loin d'être mauvais, il est même intéressant. C'est juste que pour tout comprendre il faut lire un trop grand nombre de textes, les cut-scenes sont sympas mais alternées par des BDs peu animées (solution de facilité qui sied plus à des jeux dématérialisés, ou des jeux Indés) et au fond, le contexte historique n'est pas des plus pertinent. En effet, on retrouve Daud en fin de vie, Billie est déjà mutilée et le duo veut tuer l'Outsider pour une raison qui nous passe au dessus de la tête. Quant à Billie, sans même qu'on lui demande son avis, elle va obéir bêtement et sagement. Non vraiment, y'a quelque chose qui me gêne dans la scénarisation de cet opus. J'aurai largement préféré une préquelle à Dishonored 2, voir l'évolution du personnage, son entrainement auprès de Daud, savoir comment elle a perdu son œil et son bras, quitte même à ce que la "time line" s'étale sur plusieurs années. Après, dans le fond c'est loin d'être mauvais, bien des jeux ne sont pas aussi bien scénarisés, en somme l'ensemble tient la route. C'est juste qu'aux côtés des épisodes 1 et 2, on sent que le jeu est loin d'être à son plein potentiel. Ce sont sans doute ses origines de DLC qui ont (peut-être) limités le champ des possibilités. Au rang du menu, nous avons un joli "jeu original +" qui permet de faire un intéressant second rush avec les pouvoirs de Dishonored 2, un sous-menu missions et comme dans le second opus, un paramétrage hyper précis de la difficulté. Une difficulté qui n'est pas forcément à la portée de tous, car c'est avant tout un jeu d'infiltration avec ce que ça comporte de soucis d'IA, de repérage parfois absurde et de combats pas toujours évidents. Heureusement, la sauvegarde rapide sera une nouvelle fois une aide plus que précieuse, afin d'avancer sans trop y laisser de plumes au passage (c'est d'autant plus important lorsqu'on veut absolument passer pour un fantôme, ne tuer personne et ne jamais être repéré).



On ne change pas une équipe qui gagne


Vous l'avez
Le gameplay n'a pas vraiment évolué mais est-ce réellement un mal ? J'en doute...
sans doute compris, dans ce stand alone on retrouve vite ses marques et les fondamentaux de la série : les charmes d'os à glaner (des runes qui apportent diverses facultés parfois mystiques), tuer/éviter/endormir les gardes, ses combats à l'épée, son marchandising (où récupérer un max d'argent permet entre autre d'upgrader ses compétences) et comme toujours, une grosse part de crafting et d'exploration. L'aventure est composée de 5 chapitres et comme toujours nous avons plusieurs chemins possibles, plusieurs façons de faire : en furtif, de façon malicieuse ou comme un gros bourrin (méthode hautement déconseillée). En eux-mêmes, les 5 chapitres sont relativement courts puisqu'il faudra environ 7 heures pour terminer le jeu, quelque soit la méthode. Par contre, l'aventure est agrémentée de missions facultatives (entre 2 et 4 par chapitre), à réaliser durant le périple principal. Ces missions sont assez diverses (kidnapper une personne, retrouver un chien, détruire une fabrique, assassinat, vol...) et rallongent bien la durée de vie qui passe alors à 10/12 heures si vous voulez tout faire (ce qui est très honorable vu le prix du jeu qui était d'environ 40€ à sa sortie). Un nouveau type d'ennemis entre en scène dans cet épisode : les aveuglés (the eyeless en anglais), une secte dont les membres vouent un culte au Grand Vide et à l'Outsider. Bien entendu, on retrouve aussi tout le parterre d'ennemis classiques à la série, comme les gardes, les molosses, les officiers, les superviseurs et quelques trop rares sentinelles mécaniques. Afin de jouer les fantômes et/ou les fines lames, Billie aura des pouvoirs assez différents de Corvo et Emily. Très vite on retrouve la faculté de se téléporter (ce qui apporte beaucoup de verticalité à une exploration toujours aussi bien mise en avant), et ce qu'on appelait "Clignement" se nomme désormais "Transfert" (mais le principe est le même, c'est un incontournable à la série). On retrouve également 2 autres (nouveaux) pouvoirs : Semblance et Prescience. Le premier (Semblance) permet de "voler" le visage d'une personne afin de déambuler incognito au milieu des ennemis. Ce pouvoir aurait pu être sympa et utile si seulement la jauge de mana ne descendait pas aussi vite, rendant ledit pouvoir souvent inutile (pas le temps de visiter un lieu ou traverser une place, qu'on est déjà démasqué).



La femme qui murmurait à l'oreille des rats


Le second
Cet épisode fait toujours la part belle à l'exploration et à l'infiltration
(Prescience) est par contre très utile : le temps se fige et nous nous baladons tel un spectre hors de notre corps. C'est pratique pour visiter les lieux sans se faire voir et surtout, ça permet de "marquer" les ennemis, de voir en permanence leur position ainsi que la direction de leurs déplacements. Bien entendu tout ceci est lié à une jauge de pouvoir qui, contrairement aux précédents opus, n'a pas besoin de potion pour remonter. La jauge se re-remplie d'elle-même, ce qui permet plus de déplacements et d'extravagance. Billie est également capable d'écouter les pensées des rats (?), qui nous donnent alors de précieuses infos, un peu comme le faisait le cœur de Corvo. Du côté des armes, notre héroïne a troqué ce bon vieux pistolet pour un protège bras / gantelet avec lanceur de projectibles intégré. Ce que les développeurs ont étrangement appeler le "tir voltaïque" n'est autre qu'une vulgaire arbalète de poignée (d'ailleurs pour se rempoter en munitions on récupère les balles de nos adversaires alors que clairement, notre arme ne fonctionne pas ainsi), et on aura quelques alternatives comme les munitions électriques (bien que je trouvais les carreaux hypodermique bien plus pratique car silencieuses), les munitions inflammables (ça c'est pas mal, foutre le feu à ses ennemis a toujours eu ce côté sadique et jubilatoire à la fois :), ainsi que les classiques mines (grappin ou spirale) et grenade que personnellement, je ne me sers jamais. Il y a enfin les "perles maudites" qui ne sont rien d'autres que des billes qu'on lance en vue de détourner l'attention de quelqu'un. Dispensable au possible, après tout c'est loin d'être aussi efficace que dans Far Cry 4 par exemple. Par contre, et je m'excuse pour les sensibles intolérants à la critique, mais la jouabilité est loin d'être parfaite. Exactement comme Dishonored 2 (si ce n'est même pire !) la jouabilité est étrangement flottante, imprécise et soumise à une inertie assez irritante. Un défaut qui n'a pas du tout été rectifié depuis le dernier opus, et dont les réglages dans les options ne résolvent rien. Heureusement, étant donné que le rythme est très lent, on finit par s'y habituer... faute de pouvoir y faire quoique ce soit.



Show me your VOID !


Techniquement,
Comme toujours, le moteur graphique accuse un sérieux retard technologique. Heureusement pour ce stand alone, le design est toujours aussi fort et c'est ça qui sauve les graphismes
on retrouve l'exact moteur graphique de Dishonored 2, à savoir le VOID Engine, un moteur maison, développé en interne par Arkane et qui est un dérivé de l'id Tech 5. Pour mémoire, l'id Tech 6 était déjà en circulation et l'id Tech 7 (lancé avec DOOM Eternal) était déjà en développement. Une nouvelle fois, que dire du rendu graphique de cet ultime Dishonored ? Et bien que techniquement, le jeu commence à accuser un retard vraiment notable. Ici pas de motion capture lors des cut-scenes, des dialogues totalement désynchronisés, peu d'effets et un rendu graphique loin d'impressionner. Elle est peut-être là, la raison pour laquelle Arkane a voulu mettre la série en pause : des ventes qui baissent, des idées (fraiches) qui commencent à manquer et un moteur graphique à bout de souffle, alors même que la future génération de consoles (PS5 et Xbox Series) réclamera des jeux (techniquement) encore plus poussés. Pour preuve, il n'y a aucune ombre portée lorsque nous avons un gros spot lumineux dans le dos, alors que ça reste assez simple à faire à côté de choses bien plus complexes à mettre en place, comme les reflets gérés par Ray Tracing. C'est dire si le moteur est technologiquement en retard (sans doute pensé avant tout pour les consoles PS3 et Xbox 360) et c'est à tel point que leur futur jeu du studio (Prey) ira jusqu'à utiliser le CryEngine ! D'ailleurs, on aurait pu penser que les développeurs feraient un effort d'optimisation, mais il n'en est rien : à l'image de son prédécesseur, la version Xbox One affiche un faiblard 900p upscalé, quand toutes les versions consoles se cantonnent à un difficile 30 images/secondes (seules les consoles Next-Gen permettent -grâce à la rétrocompatibilité- de booster un peu les performances). A noter également que sur Xbox One X l'ancien choix entre 1080p en 60 fps ou 4K en 30 fps n'est plus, et la pauvre Series S ne peut même pas profiter de l'upgrade et se cantonne au 900p upscalé de la version One / One S classique. Bref, tout ça est un peu déplorable et même si je sais qu'Arkane a eu beaucoup de travail entre Prey et son partenariat avec MachineGames, ça n'excuse pas les piètres performances d'un moteur graphique qu'ils ne se sont pas donné la peine d'optimiser avec le temps. Au final seul le PC s'en sort avec les honneurs, puisque le jeu n'est finalement pas très gourmand, tout en proposant des résolutions élevées et un framerate non bloqué.



Tuer ou ne pas tuer, telle n'est plus la question


Finalement,
On peut désormais semer autant de chaos qu'on veut, car le choix entre "bon" et "mauvais" épilogue se fait en toute fin d'aventure
ce qui sauve une fois encore ce Dishonored, c'est sa stabilité (alors que la version finale n'en est qu'au 1.0.3.0 - en gros il n'y a eu que 3 mises jour, en comptant le fameux patch "day one") et surtout, son design ! Et oui, Dishonored a toujours joui d'une certaine clémence grâce à ce design extrêmement fort, qui nous livre des "gueules" bien particulières au sein d'un univers au coup de crayon particulièrement travaillé. Les ennemis, Karnaca, le soin particulier qui a été fait sur le moindre objet comme si l'univers de Dishonored était proche tout en restant parallèle au notre, et c'est ça qui donne ce cachet unique à la série. Quand à la rétrocompatibilité, sur SSD les temps de chargement ne durent qu'une poignée de secondes et ça, c'est toujours agréable surtout lorsqu'on veut réaliser un run parfait qui nécessite de nombreux enregistrements/chargements au cours de la partie. On soulignera aussi la qualité du level-design et l'architecture de la ville, qui rendent les missions négociables de différentes manières. Un petit mot sur le déroulement du jeu et son épilogue : contrairement à tous les précédents épisodes, la violence n'a aucune incidence sur la séquence de fin. Souvenez-vous, dans Dishonored 1, 2 ou les DLCs, semer le chaos nous ouvre une fin plus pragmatique, plus sombre, quand à l'opposé, jouer en infiltration, éviter les meurtres et choisir la voix la plus modérée possible, ouvre une fin plus conciliante, plus "lumineuse". Ce genre de contraste "bonne fin / mauvaise fin n'existe plus, désormais vous pouvez tuer tout le monde si ça vous chante, même si un parcours sans accroc est naturellement mieux récompensé. En réalité, la fin est imposée par votre choix final : réaliser ou pas la mission que vous a donné Daud. Ce choix se fait dans les toutes dernières minutes de jeu, ce qui (grâce à la sauvegarde) vous permettra de voir toutes les possibilités, sans avoir à refaire l'aventure en entier. Quand à l'épilogue à proprement parlé, il est un peu expédié (comme dans tous les autres opus de la série) mais termine agréablement cet arc narratif.



La fin de la série ?


Du côté du son,
Le doublage est de très bonne qualité. Le reste (musiques, bruitages) tient la route sans pour autant être exceptionnel
les bruitages sont comme d'habitude : de bonne qualité. On ne retiendra rien de spécialement mémorable, les armes ne font pas un bruit super dynamique... maintenant il serait malhonnête de dire que l'ensemble ne fait pas le job et de toute façon, le jeu n'avait pas spécialement de mieux. Au niveau du doublage, on se retrouve une nouvelle fois avec un casting voxographique 4 étoiles ! Billie Lurk est doublée par Julie Dumas (la voix de la jolie Lorelei Martins dans Mentalist), Daud a retrouvé l'habituelle voix de Jean-Yves Chatelais et l'Outsider est toujours doublé par Damien Boisseau (la voix officielle de Matt Damon et Patrick Dempsey). Ensuite on retrouve les voix de Pierre Tessier (le doubleur de Ryan Reynolds), Dorothée Pousséo (la voix cassée/charmante/agaçante d'Harley Quinn), Antoine Tomé (Zaeed dans Mass Effect 2 et 3), Bernard Lanneau (le doubleur officiel de Kevin Costner et Dennis Quaid), Anne Rochant (la doubleuse de Frances Conroy, ou la voix de la Reine des Locustes) ou encore Lionel Tua (la voix officielle de Luke Perry). Bien sûr il y en a beaucoup d'autres, mais déjà là on s'aperçoit que le studio français a pris soin de son doublage local, même si pour des raisons évidentes de développement, les textures sont restés écrites en anglais (notamment les affiches). Un travail remarquable mais qui est tout de même légèrement entaché par le manque de variété des voix puisqu'il n'est pas rare qu'un même timbre se fasse entendre sur 3 ou 4 PNJs consécutifs. Enfin, pour ce qui est de l'OST, c'est à nouveau Daniel Licht qui fut à l'œuvre. Déjà responsable de la très bonne bande-son du premier épisode, il revient une dernière fois avec des musiques qui soulignent bien l'ambiance du jeu, bien que la bande-son ne soit pas aussi mémorable que certains le prétendent (elle est même un peu en dessous de celle de Dishonored 2). Prenons quand même une seconde pour signaler que ce compositeur américain est mort en août 2017, à l'âge de 60 ans à peine. Sa carrière l'a amené à beaucoup composer pour les films d'horreur, avant de changer (un peu) de trajectoire en signant la bande-son des séries Dexter et Body of Proof. Il a aussi remplacé Akira Yamaoka sur les 2 derniers épisodes de Silent Hill (Downpour et Book of Memories), avant de se consacrer à La Mort de l'Outsider, qui sortira à peine un mois après sa mort...




Daniel Licht, compositeur de la série Dishonored
et des derniers Silent Hill



Le stand alone Note
La Mort de l'Outsider est-il la fin de la série ? En effet, on peut se le demander, d'ailleurs les développeurs ont avoué mettre (pour le moment) la saga en pause. S'il est sûr que l'univers créé par Arkane a encore du potentiel, il semblerait que les développeurs eux-mêmes en ont fait le tour. La preuve avec un gameplay très proche de la duologie d'origine, et un flagrant manque de prise de risque à tous les niveaux. Evidemment, ça fonctionne toujours ! Cependant on ne peut s'empêcher de se dire que les petits défauts d'IA, cette jouabilité imprécise et flottante, ou encore ce scénario finalement assez convenu, auraient pu aller bien plus loin que ça ! Et puis aussi bon soit-il, aucun des niveaux de ce spin-off n'arrivent à faire mieux que ceux de Dishonored 2, qui reste autant la référence ultime de la série, que celle du studio. Après c'est un fait, le jeu est très bon, il pérennise le savoir-faire d'Arkane et de la série, et comme il est un peu plus court (et moins ambitieux) qu'un épisode canonique, le prix est également en conséquence. Dishonored : La Mort de l'Outsider représente la fin de l'arc narratif qui a un rapport avec l'assassinat politique de Jessamine Kaldwin (Corvo était son garde du corps et amant, sa fille Emily était présente, Daud était l'assassin et Billie Lurk faisait partie du même gang). Aussi intouchable soit-il, ce stand alone s'émaille de quelques défauts : rien de rédhibitoire, mais le jeu est loin d'être aussi parfait que la presse veut nous le faire croire. Il reste une conclusion intéressante, envers laquelle on reste un peu dubitatif : pourquoi un épilogue et non une préquelle à Dishonored 2 ? Pourquoi Billie obéit à Daud sans se poser de question et pourquoi vouloir tuer l'Outsider ? Et s'il est agréable que notre violence n'ait plus d'incidence directe sur la fin, l'épilogue est (comme toujours) un peu expédié. Effet, il était peut-être temps pour Arkane de passer à autre chose...



Les -

  • Le scénario aurait pu être bien plus poussé, au lieu de rester sur les rails de la série
  • Rien de vraiment très original, ni au niveau du scénario, ni les lieux, ni le gameplay
  • La jouabilité est toujours aussi imprécise, flottante et prise d'une certaine inertie
  • Le moteur du jeu commence à accuser un sacré retard technologique
  • Des comportements d'IA parfois inexplicables
  • Désynchro labiale assez prononcée


  • Les +

  • Les facultés de Billie (notamment le pouvoir Prescience) rafraichissent un peu le gameplay d'origine
  • La violence n'a plus d'incidence sur la fin (moi je trouve que c'est une bonne chose)
  • Les missions secondaires permettent de doubler la durée de vie
  • Le design est toujours aussi fort et caractéristique
  • Un univers toujours aussi fascinant
  • La maitrise du level design


  • Test réalisé par iiYama

    octobre 2021


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