Dishonored 2 (Xbox SX/SS - PS5 - PS4 - XBO - PC) -- GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :






Compatible avec :





Sortie mondiale : novembre 2016
Développeur : Arkane Studios
Editeur : Bethesda Softworks
Genre : action - infiltration

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Version logicielle testée : 1.0.6.0
Moteur graphique : Void Engine (basé sur id Tech 5)
Moteur physique : Havok
Difficulté :
Temps de jeu : 15 à 20 heures

Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Dishonored II
Prix au lancement : 70€ (consoles) / 60€ (PC)


Installation PlayStation 4

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : 44 Go
Performances : 1080p en 30 fps
Optimisation PS4 Pro : 1440p en 30 fps
Compatible VR : non
Remote Play PSVita : oui


Installation Xbox One

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : 51,9 Go (avec patch One X)
Performances : 900p en 30 fps
Optimisation Xbox One X : au choix 1080p en 60 fps ou 4K en 30 fps
Compatible Kinect : non


Installation PC

Support : en téléchargement sur Steam et GOG
Installation : 60 Go
Compatible VR : non

Configuration minimale :
CPU : Quad Core 3,1 Ghz
RAM : 8 Go
VIDEO : avec 3 Go de VRAM (type GeForce GTX 660 / Radeon HD 7970)


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Dishonored 2









Pour la petite
Arkane est de retour avec un second opus de Dishonored au moins aussi bon que le premier !
anecdote, la première fois que j'ai joué (et fini) Dishonored 2, c'était lorsque le site fut en pause. Voilà pourquoi jusqu'à aujourd'hui, il n'y avait pas d'article pour cette excellente suite. D'ailleurs, une fois que j'aurai rédigé mon test de Ori & the Blind Forest, j'aurai enfin rattrapé tous les jeux que j'ai fait durant cette période, et où je n'ai rien écrit (pour plus d'infos, passez voir la page dédiée à l'histoire du site). Arkane Studios est un modeste développeur lyonnais (moins de 150 personnes) qui s'est fait connaitre grâce à quelques jeux et travaux (Arx Fatalis, Dark Messiah of Might and Magic, aide sur le level design de Bioshock 2) mais c'est bel et bien avec le premier Dishonored, sorti en 2012 (sur PC, Xbox 360 et PS3) que le studio va prendre son envol. Un jeu envoutant, un succès critique et commercial qui propulsera Arkane très haut dans l'estime des joueurs. En 2015 le jeu est remasterisé sur les nouvelles consoles Xbox One et PS4 (du moins à l'époque, elles étaient nouvelles) et l'année suivante sortira la tant attendue suite des aventures de Corvo Attano. Malheureusement, si tout le monde attend un 3e opus, celui-ci n'a pas vraiment l'air d'être sur les rails car depuis, Arkane a été racheté par Bethesda et en 2020 le studio a rejoint la famille des Xbox Game Studios suite de rachat de ZeniMax Media (maison-mère de Bethesda) par Microsoft. Entre temps ils ont développés un reboot de Prey (qui de prime-abord ne m'a absolument pas plu, car il n'avait plus rien à voir avec le jeu développé par Human Head en 2006... mais j'ai changé d'avis depuis ^.^), le spin-off La Mort de l'Outsider (qui est en réalité la suite directe de Dishonored 2), puis dans un partenariat avec MachineGames, ils développeront les Wolfenstein : Youngblood et Cyberpilot. A l'heure où j'écris ces lignes, ils bossent sur Deathloop mais on ne va pas se mentir, depuis Dishonored 2, le studio ne brille plus au firmament (pour preuve, Wolfenstein Youngblood est loin d'être aussi bon qu'espéré). Retour en 2016, après l'immense succès critique et commercial du premier Dishonored, on attendait tous une suite en bonne et due forme, mais loin de la séquelle faignante que certains studios se permettent de sortir (juste pour surfer sur la tendance et se faire un max d'argent sans trop bosser sur le projet), Dishonored 2 a fait l'objet d'un pertinent jonglage entre pérennisations et de remises en question. Voulant absolument proposer la meilleure aventure possible, tout en restant dans l'univers et le savoir-faire de la franchise, cette suite avait pour but d'aller au delà de l'excellence. Tout le monde se souvient sûrement de l'excellent scénario du premier opus, et celui de cette suite (bien qu'un peu moins profond) se veut également très bon.



Une trahison déshonorable


L'
Cette fois, nous avons le choix de jouer le Protecteur Royal (Corvo) ou sa fille (Emily). Et le gameplay sera quelque peu différent
histoire commence à Dunwall, capitale de l'Empire des Iles, 15 ans après l'assassinat de l'impératrice Jessamine Kaldwin et la fin du complot dévoilé par Corvo Attano, protecteur royal. La paix semble régner à nouveau depuis l'épidémie de peste qui a fait des ravages au sein du peuple. Emily (désormais adulte) est devenue impératrice et s’entraîne au maniement des armes auprès de son père. Le jour de l'anniversaire de la mort de Jessamine, Lucas Abele (le duc de Serkonos) s'invite sans prévenir aux commémorations et présente à l'assemblée Delilah Copperspoon, qui annonce être la sœur cachée de Jessamine. S'auto-proclamant impératrice légitime devant une foule médusée, elle ordonne aux gardes corrompus présents dans la salle, de mettre aux fers Emily et Corvo pour trahison, usurpation et pour les meurtres perpétrés au nom d'Emily par le "tueur de la couronne". Cette fois, le jeu nous laisse le choix d'incarner soit Corvo, soit Emily. Le second personnage sera transformé en statue de pierre, quand le personnage jouable devra fuir le palais et rejoindra Karnaca (capitale de l'île de Serkonos), afin de déjouer la machination ayant permis à Delilah de s'emparer du trône et de sauver la victime de son sort de pétrification... Autant le dire tout de suite, le jeu commence fort, très fort ! Certes le scénario n'a pas la profondeur du premier opus mais le Lore reste parfaitement bien exploité (notamment en ressassant d'anciens noms, histoire de faire un lien direct avec le premier opus) et au fond, l'histoire se veut tout aussi captivante. Pour ce qui est de la mise en scène, nous avons d'un côté des Graphic Novel bien travaillés (comme celui qui résume les événements encourus dans le premier jeu) ainsi que les classiques cut-scènes gérées en temps réel et toujours d'un point de vue subjectif. Il n'empêche que c'est à nouveau un plaisir de plonger dans l'ambiance très particulière de Dishonored, avec son univers fascinant et son design atypique. De même, étant donné que la majeure partie de l'aventure se déroule à Karnaca, ça nous change d'un Dunwall qu'on a déjà parcouru d'Est en Ouest.



L'équilibre entre père et fille


Avant de se
L'aventure est tout à fait abordable (la sauvegarde rapide aide bien) sauf peut-être pour un boss final assez rude
lancer dans l'aventure, un petit tour dans les options s'imposent afin, dans un premier temps, de régler la difficulté qui est entièrement paramétrable. C'est sympa pour celles et ceux qui veulent une expérience personnalisée. Globalement, le jeu n'est pas spécialement difficile même si, à l'image de son prédécesseur, il vaut mieux éviter l'affrontement direct et choisir l'infiltration et les éliminations discrètes. Au pire, si jamais ça devient retors, il existe toujours une autre manière de procéder, d'autres chemins à emprunter. Le jeu est également pourvu d'une véritable "quick save" : on peut sauvegarder manuellement et une sauvegarde rapide de l'endroit exact où vous êtes, est accessible via le menu pause. Mine de rien, c'est hyper pratique et ça facilite grandement notre avancement (surtout si on ne veut pas trop semer le chaos). La difficulté est donc bien dosée sauf... pour le combat final. Là j'ai vraiment botté en touche, j'ai eu beau faire de différentes manières, le boss final est vraiment difficile à vaincre. C'est le seul véritable point dur de l'aventure, je vous conseille donc de vous armer de patience, de tenter un maximum d'approches et sûrement qu'avec de l'acharnement et un petit coup de bol, vous y arriverez. Les options permettent de configurer son pad et surtout la sensibilité de visée qui est à la fois flottante, trop rapide et peu précise (je n'ai pas souvenir que ça faisait ça sur le premier épisode... mais peut-être que je me trompe). Heureusement, en baissant les niveaux presque à leur minimum, on peut (en partie) régler ça. On peut également faire un tutoriel où, en prenant les commandes d'Emily, on peut se remettre dans le bain et réviser certaines subtilités de la licence comme le combat à l'épée, l'infiltration, la grimpette ou dérober un objet. Le tuto n'est pas exhaustif mais suffisant pour retrouver les bases. En parlant de combats, je regrette vraiment que la parade soit si lente. En effet, on l'active en pressant la gâchette haute/droite du pad (R1/RB) et on peut ainsi contrer les attaques à l'arme blanche. Le problème c'est que notre personnage est hyper lent pour effectuer ce contre, il faut donc anticiper les réactions, ce qui est loin d'être évident. Et pourtant, c'est une nécessité lorsqu'on affronte un épéiste de haut rang. Bien qu'on peut voir ça comme "plus réaliste", j'aurai grandement apprécié que le mouvement soit instantané car cette latence de mouvement rend les affrontements inutilement tendus et difficiles par moment.



Gameplay 2.0


Autre point :
Dishonored n'a jamais été aussi riche en possibilités : bourrin ou infiltration, contournement, possession... les opportunités sont vraiment nombreuses
la détection est toujours aussi mal fichue. Dès le niveau le plus facile, on se fait repérer de façon totalement absurde, limite impossible alors qu'on est parfaitement dissimulé. Imaginez alors ce que ça donne lorsqu'on joue en "normal" ou en "difficile" ! La détection devient un vrai calvaire, un frein à notre avancement. De plus, elle est très inconstante : soit on va nous repérer de façon illogique, soit les ennemis sont à la fois sourds et aveugles. Dommage que pour cette suite les développeurs n'aient pas réussis à faire mieux que sur le premier opus... Maintenant sachez que malgré ses petits défauts, l'aventure est un régal ! C'est toujours un plaisir de jouer les assassins de l'ombre, d'ailleurs on retrouve tout ce qui a fait le charme et l'attrait du précédent volet : la chasse aux runes et aux charmes d'os qui permettent d'obtenir des upgrades et de nouveaux pouvoirs (des pouvoirs qu'on peut refuser auprès de l'Outsider, mais ça rend le jeu nettement plus difficile et moins vertical étant donné que les 2 premiers "dons" sont le cœur qui permet de détecter les artéfacts, et le fameux "clignement", ce pouvoir qui permet de se déplacer instantanément). Le jeu est toujours ouvert à une profonde exploration, on retrouve les marchands, les missions secondaires, les PNJs avec lesquels on dialogue, la possibilité de détourner l'attention, de chaparder des objets en silence... en somme, le gameplay est le même, à quelques améliorations près. D'ailleurs il y a plus de façons de procéder, plus de chemins détournés et de possibilités en passant soit par les ruelles, soit par les toits, en traversant les bâtiments ou se faisant aider par quelqu'un. On peut jouer les gros bourrin qui tuent tout le monde ou au contraire endormir voire carrément éviter tous les ennemis... le choix n'a jamais été aussi grand. Comme évoqué, cette fois nous avons le choix de jouer Corvo, ou sa fille Emily. Retrouver le protecteur royal c'est retrouver ses marques avec un gameplay et des pouvoirs finalement assez similaires à ceux d'autres fois : contrôles mentaux, attaque de rats dévoreurs, ralentir le temps... Maintenant jouer avec Emily change assez profondément l'expérience car si certaines facettes (comme le combat à l'épée et la dissimulation) restent identiques, le père et la fille n'ont pas du tout les mêmes pouvoirs, cette dernière se rapprochant plus d'une sorcière de ce côté-là.



Qui sème la mort, récolte le chaos...


En effet
Le jeu n'est pas fait pour être rushé ni pour jouer les violents. En jouant correctement, on obtient alors une très belle durée de vie
Emily dispose d'une sorte de grappin (aussi bien pour se déplacer que pour attraper des objets à distance), un sort d'illusion, mais aussi la capacité de se dédoubler ou de se métamorphoser en ombre. A la vue de ces capacités inédites, faire l'aventure 2 fois est un réel plaisir car les niveaux ne s'appréhendent plus de la même manière et les capacités exclusives d'Emily permettent de littéralement rafraichir l'expérience. Ceci dit, une notion demeure : le chaos. Selon notre capacité à bien nous dissimuler et à éviter de tuer, ou autre contraire à semer le mal et les cadavres sur notre chemin, le chaos se fera de plus en plus présent et influera directement sur l'aventure (exactement comme dans le premier opus) : prolifération des mouches de sang, certains personnages seront moins aimables à notre égard et surtout, modification de la fin du jeu, qui sera plus sombre. Dans tous les cas, sachez qu'un New Game+ fut implanté bien après la sortie du jeu et il vous permettra de reprendre l'histoire du début tout en conservant vos acquis. C'est toujours sympa et qui sait, si vous avez obtenu la "mauvaise fin", au second tour ce sera sans doute l'occasion d'essayer d'avoir la "bonne fin". L'aventure compte 9 longues missions qui, en prenant son temps et en jouant correctement (comprenez par là de jouer "en infiltration", de façon subtile et mesurée, pas comme un goret) vous mèneront à une très belle durée de vie qui peut aller jusqu'à plus de 20 heures (en réalisant les missions secondaires et en cherchant quelques runes et autres charmes d'os).
Techniquement, Dishonored 2 fonctionne sous VOID Engine, qui est un dérivé de l'id Tech 5 d'id Software (20% du code source a été conservé, le reste a été réécrit par Arkane lui-même). Le studio a donc abandonné ce bon vieux Unreal Engine 3 du premier volet, troquant aussi le moteur physique d'nVidia (PhysX) contre l'omniprésent et tout aussi efficace Havok. La première chose à savoir, c'est que tous les supports ne sont sur le même pied d'égalité en terme de rendu avec, comme on en a l'habitude, une version Xbox One au ras-des-pâquerettes. Cette dernière n'est qu'en 900p (upscalé en Full HD) avec un léger flou sur certains pans de l'image (notamment le décor distant). Sur PS4, nous avons un 1080p classique et plutôt bien assumé et pour sa version "mid-gen", la PS4 Pro, on nous propose du 1440p. Dans tous les cas, quelle que soit la version, le jeu sera systématiquement en 30 images par seconde (les problèmes de framerate constatés à sa sortie ont été réglé avec les divers patches, notamment ce fameux patch "day one" qui pesait tout de même 9 Go !).



VOID to be alive...


Au final,
Techniquement, Dishonored 2 n'a vraiment rien d'exceptionnel. Par contre, c'est au niveau du design qu'il jeu trouve tout son charme
la console la mieux servie est comme toujours la Xbox One X qui propose au choix du 1080p en 60 images par seconde, ou du 4K en 30 images par seconde. A vous de voir si vous voulez de la fluidité ou une grande résolution, sachant que la version One X profite également de textures affinées, ce qui fait d'elle la version console la plus lourde (un peu moins de 52 Go - je sais, c'est finalement assez peu face à certaines productions qui dépassent sans honte les 100 Go). Bien entendu, pour ce qui est de la rétrocompatibilité avec les Xbox Series, sur Series S nous avons grosso-modo le même rendu que sur One (légèrement amélioré, plus net et sans saccade) et sur Series X on profite des avantages du patch One X mais avec un surplus de fluidité. Du tout bon donc. Du côté du PC, le lancement du jeu fut assez catastrophique avec pas mal de bugs et un framerate instable, malgré des cartes graphiques musclées. Heureusement les choses ont bien évoluées depuis et aujourd'hui on peut profiter du titre en 60 fps avec un PC relativement modeste. Tout ça c'est bien beau, mais que vaut réellement le jeu, graphiquement parlant ? Et bien c'est un fait, les Dishonored n'ont jamais été (techniquement) très impressionnants. A la même époque, le jeu était face à The Witcher 3 et Rise of the Tomb Raider (tous 2 sortis en 2015) et la comparaison n'était pas en faveur du titre d'Arkane. Il faut dire qu'on subit quelques petits soucis de textures par moment et techniquement, Dishonored 2 n'a pas grand-chose pour lui. Le rythme est lent, les animations ne sont pas super détaillées, certaines sont même un peu raides, les personnages sont tous plus laids les uns que les autres, et pas vraiment proportionnés... en gros, en passant de l'Unreal Engine au VOID Engine, le studio lyonnais n'a que partiellement amélioré son processus de rendu. Maintenant je le dis toujours, il ne faut pas confondre "technique" et "design" car là par contre, il marque beaucoup de points. En effet, la licence Dishonored est aussi connue et reconnue pour son design fort, son univers original et fascinant. Bien entendu on retrouve cette "patte graphique" inimitable qui donne un cachet sans pareil à l'aventure. On notera quand même des modélisations qui ont pris en détails, quelques pans de décors fort jolis, quelques effets très réussis (bien que crasseuse, je trouve la mer très bien faite), et même si elle fait un peu le yoyo, on sent qu'un réel effort a été fait sur la synchro labiale.



Plus de hauts que de bas...


Autre point,
Si les bruitages sont parfois timides, les musiques sont par contre d'excellente qualité
les temps de chargement ont également été bien optimisé en ne dépassant que très rarement les 10 secondes (parfois moins lorsqu'on reprend une sauvegarde pas loin). Bref, c'est bel et bien le design particulier de la licence et quelques améliorations qui sauvent une fois encore la réalisation du naufrage, preuve qu'Arkane est loin d'être un gros spécialiste des graphismes chiadés. Ceci dit (et tout à fait entre nous) vous préférez quoi : un jeu moins beau mais avec un gameplay bien huilé et une super histoire ? Ou un jeu très beau mais totalement inintéressant (que celui qui a pensé de suite à The Order lève la main !! ^_^). Pour ce qui est de la partie audio, les bruitages sont corrects... oui juste corrects. Les coups d'épée, les bruits environnementaux sont sympas mais ils sont loin d'être ce qu'on a entendu de plus réalistes. Ça fait le job et de toute façon, on n'avait pas forcément besoin de mieux. Par contre les armes à feu sont vraiment minables ! Le pauvre bruit que fait le pistolet est assez désœuvrant, ça n'a aucune pêche ! Maintenant, malgré la vue subjective, nous ne sommes pas dans un FPS et si vous jouez dans des conditions optimales, vous vous en servirez peu (en somme, le jeu n'a pas besoin d'être dynamisé de ce côté-là). Pour ce qui est de l'OST, c'est à nouveau Daniel Licht qui fut à l'œuvre. Déjà responsable de la très bonne bande-son du premier épisode, il revient avec des partitions tout à fait adéquates. La musique souligne bien l'ambiance du jeu, et sans être aussi mémorable que dans un (ancien) Halo par exemple, il est difficile de la remettre en question. Je prendrai malgré tout une seconde pour vous signaler que ce compositeur américain est mort en août 2017 (moins d'un an après la sortie du jeu) à l'âge de 60 ans à peine. Sa carrière l'a amené à beaucoup composer pour les films d'horreur, avant de changer (un peu) de trajectoire en signant la bande-son des séries Dexter et Body of Proof. Il a aussi remplacé Akira Yamaoka sur les 2 derniers épisodes de Silent Hill (Downpour et Book of Memories), avant de se consacrer, jusqu'au dernier épisode connu, à la licence Dishonored (et donc jusqu'à La Mort de l'Outsider qui sortira en septembre 2017, à peine un mois après sa mort)...




Daniel Licht, compositeur de la série Dishonored
et des derniers Silent Hill



Une voxographie 4 étoiles


Terminons
Corvo a retrouvé la parole ! D'ailleurs c'est tout le doublage de notre VF qui est d'excellente facture
par quelque chose de plus gai, à savoir que Dishonored 2 a profité d'un casting vocal de très haute volée ! Pour notre VF nationale, Emily Kaldwin a été doublé par l'excellente Laëtitia Lefebvre (Cortana dans la série Halo), Corvo est doublé par Jean-Christophe Lebert (qui travaille peu dans le milieu de la voxographie mais qui a fait du très bon boulot) et... attendez, mais oui, Corvo sait enfin parler !! Car le bonhomme était honteusement aphone dans le premier opus, et là, il est même assez loquace le bougre. Une fois encore, il est plaisant d'apprécier certaines (bonnes) évolutions. Reprenons, Billie Lurk / Meagan est doublée par Julie Dumas (la voix de la jolie Lorelei Martins dans Mentalist), la méchante Delilah est doublée par Barbara Kelsch (la voix régulière de Milla Jovovich, Gwyneth Paltrow, Charlize Theron et Claire Danes), l'Outsider est toujours doublé par Damien Boisseau (la voix officielle de Matt Damon et Patrick Dempsey), Sokolov est toujours doublé par Frédéric Cerdal (qui officie beaucoup dans le milieu du jeu vidéo) et Jessamine possède toujours la douce voix de Virginie Méry (Helena dans la série Uncharted). Après on retrouve pas mal de doubleurs/doubleuses assez connu(e)s pour leur timbre comme Stéphane Ronchewski (Kaidan Alenko dans la trilogie Mass Effect), Daniel Njo Lobé (le doubleur d'Idris Elba), Gabriel Le Doze (le doubleur de Gary Oldman et Kevin Spacey), Véronique Augereau (la voix officielle de Rene Russo et Linda Hamilton), Laura Blanc (la voix de Liara T'Soni dans la trilogie Mass Effect et Chloé Frazer dans la saga Uncharted) mais aussi Michel Mella, Arnaud Arbessier, Féodor Atkine et bien d'autres encore. Vous l'aurez compris, le casting est 4 étoiles ce qui donne au jeu du corps et de la prestance. C'est du beau boulot, comme quoi on peut être un modeste studio "hexagonal" et quand même offrir à son pays d'origine le meilleur du doublage local (car il n'y a rien de plus énervant qu'un studio français qui ne fait que des doublages en anglais).



Après avoir Note
développé un premier épisode fort réussi, autant acclamé par les critiques que par les joueurs, il est toujours un peu délicat de faire une suite. Les attentes sont grandes, on n'a pas le droit à l'erreur alors qu'en parallèle tous les regards sont tournés vers nous. Et pourtant, le modeste studio lyonnais d'Arkane a rempli son contrat haut à la main ! Cette suite reprend à l'exacte la formule (gagnante) du premier Dishonored, en apportant diverses améliorations pour le moins bienvenues. On commencera par le fait qu'on peut désormais jouer Corvo ou Emily, et au-delà de cette parité parfois rentrée au forceps dans certaines licences, ici elle trouve tout son sens puisque les 2 personnages n'ont pas les mêmes capacités, ni les mêmes pouvoirs. Un bon moyen de faire l'aventure 2 fois et de varier ses approches. D'ailleurs le jeu se veut toujours plus ouverts et vertical, avec divers chemins de traverses et méthodologies qui permettent toujours d'éviter l'affrontement direct. Autre point, si Corvo était autrefois muet, il a retrouvé sa voix sur le chemin de cette séquelle et se permet même d'être assez loquace pour l'occasion, ce qui conforte un doublage de grande qualité, fédéré par un casting de haut de vol. Quant à l'histoire, la mise en scène, la qualité peu égalée du gameplay... que dire ? Cette suite fait au moins aussi bien (si ce n'est mieux) que son prédécesseur, qui fut justement primé pour ça.

Bien entendu, Dishonored 2 n'est pas parfait et on peut remettre en cause un système de détection toujours aussi défaillant, une mise en garde qui accuse une étrange latence (ce qui rend les combats à l'épée inutilement tendus, au lieu d'être plus instinctifs), un combat final abusé niveau difficulté (eu égard au reste d'un jeu qui est parfaitement équilibré) ou encore cette réalisation qui n'a, au fond, rien d'extraordinaire. Il ne sert à rien de se voiler la face, techniquement le jeu n'a rien d'époustouflant, bien au contraire et pour s'en convaincre il suffit de voir comment il tourne sur Xbox One et de se dire que malgré la lenteur du rythme, le 60 fps se fait tristement absent. Maintenant il ne faut pas oublier que malgré une technique en retrait, la licence a toujours brillé grâce à son fabuleux design, son univers singulier et fascinant, porté par un Lore bien écrit et largement étayé. Et puis c'est un fait, il vaut mieux un jeu un peu moins beau mais intéressant, qu'un maitre-étalon graphique qui, derrière, propose une histoire minable sur un gameplay sans saveur. Mon choix est vite fait ! Dishonored 2 est donc le digne successeur d'un premier opus à succès, il fut d'ailleurs nominé dans un paquet de catégorie et remporta le Game Awards 2016 du meilleur jeu d'aventure/action. Fan du premier Dishonored, foncez sur cette suite qui est l'une des grandes œuvres d'un Arkane Studios au sommet de son art...



Les -

  • Détection toujours aussi à l'ouest : trop clairvoyante ou totalement aveugle
  • Combats à l'épée plus délicats à cause d'une latence de mise en garde
  • Prise en mains étrangement flottante et peu précise
  • Combat final abusé niveau difficulté


  • Les +

  • Chargements parfaitement optimisés (moins de 10 secondes en général)
  • Un très gros casting vocal pour un doublage de grande qualité
  • Le design et l'univers de la licence : toujours aussi fascinant !
  • Corvo a retrouvé l'usage de la parole, alléluia mes frères !
  • Le système de sauvegarde rapide, pratique et salvateur
  • Une version Xbox One X de toute beauté
  • Le chaos, son évolution et sa double fin
  • Difficulté entièrement paramétrable


  • Test réalisé par iiYama

    septembre 2021


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