Crysis Remastered Trilogy (PS4/PS5/XBO/XBSX/PC) -- TEST sur GRAVITORBOX

 


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Crysis Remastered
Crysis 2 Remastered
Crysis 3 Remastered

Crysis Trilogy Remastered


Testé sur :

   

 

 


Les Crysis sont également disponibles sur :

   


Sortie mondiale : octobre 2021
Développeur : Crytek
Remasterisation : Saber Interactive
Editeur : Crytek
Genre : FPS (compilation)

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Version logicielle de Crysis 1 : 1.0.1.0
Version logicielle de Crysis 2 : 1.0.0.1
Version logicielle de Crysis 3 : 1.0.0.0
Moteur graphique : CryENGINE 3
Difficulté :
Temps de jeu : 30 à 35 heures

Multi-joueurs : non
Abréviation : Crysis Trilogy
Titre alternatif : Crysis Trilogy Remastered
Prix au lancement : 50€


Installation Xbox Series X

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : 43 Go
Taille de la Mise à Jour : 42 Go (!)
Performances : 4K en 60 fps avec Dolby Vision


Installation Xbox Series S

Support : uniquement en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : 43 Go
Performances : 1440p dynamique en 60 fps


Installation Xbox One

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : 43 Go
Performances : 900p en 30 fps
Optimisation Xbox One X : 4K dynamique en 30 fps
Compatible Kinect : non


Installation PlayStation 5

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : 43 Go
Performances : 4K en 60 fps
Compatible VR : non


Installation PlayStation 4

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : 43 Go
Performances : 1080p en 30 fps
Optimisation PS4 Pro : 4K dynamique en 30 fps
Compatible VR : non
Remote Play PSVita : oui


Installation Switch

Support : cartouche (uniquement le premier Crysis) ou en téléchargement sur Nintendo eShop pour la Trilogy
Installation : 30 Go (Trilogy)
Performances : 900p dynamique en 30 fps en docké - 720p dynamique en 30 fps en nomade


Installation PC

Support : en téléchargement sur Epic Game Store et Steam
Installation : 92 Go
Compatible VR : non

Configuration minimale :
CPU : Quad Core 3,2 Ghz
RAM : 8 Go
VIDEO : avec 6 Go de VRAM (type GeForce GTX 1060)

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Crysis

Remastered Trilogy



Comme nous le faisons pour certains articles (par exemple pour les tests de The Last of Us Part II, Cyberpunk 2077 ou les dossiers hardware), pour le test de ce Crysis Remastered Trilogy nous vous proposons un "chapitrage" afin d'accéder directement au contenu que vous voulez lire. Car nous avons voulu être le plus exhaustif possible, ce qui a forcément rendu cet article très long. Bien sûr on espère que vous lirez tout, mais dans le cas d'une lecture morcelée, vous accéderez plus facilement à l'endroit où vous vous êtes arrêté(e). Ce test nous a demandé un long travail de rédaction et nous espérons qu'il vous plaira. ^__^


01 - Introduction : l'histoire de Crytek et la naissance de Crysis
02 - Installation, mise à jour et tarification
03 - Crysis Remastered
04 - Crysis 2 Remastered
05 - Crysis 3 Remastered
06 - Crysis Remastered Trilogy : Conclusion finale
07 - Bonus les (vieux) vidéo-tests de la trilogie




L'histoire de Crytek et la naissance de Crysis






J'ai toujours été un joueur, un "gamer" comme on dit, et ce depuis tout petit. Je me souviens d'avoir commencé comme beaucoup (du moins pour les plus vieux d'entre nous) avec un clone de Pong. Très vite je suis passé aux consoles NES, Master System et Game Boy, et si je n'ai pas eu le plaisir d'avoir un Atari ST ou un Amiga (le seul micro-ordinateur que j'ai eu, était un Amstrad 6128, mais ce fut bien des années plus tard, aux alentours de 1996), ça ne m'a pas empêché de souvent prendre en mains l'un des tout premiers PC. Et attention, pas n'importe quel PC : un 8088 ! Avec son CPU 8-bits qui tournait à 4,7 Mhz, ses 32 Ko de RAM, pas de disque dur mais un beau lecteur de disquettes 3"1/2, attention les yeux !! En parlant d'yeux, il faut aussi se souvenir qu'avec son écran CGA dégueulasse, la plupart des jeux étaient majoritairement en rose, c'était atroce ! D'ailleurs je me suis toujours demandé comment le PC a réussi à s'imposer en tant que machine de jeux, avec des débuts plus modestes encore que les consoles 8-bits de l'époque et ce, pour un tarif 10 fois plus élevé. Un outil de travail ? Certes, mais jouer à PopCorn ou Catacomb n'était pas une sinécure, surtout lorsqu'en face, une simple cartouche avec une console connectée en Péritel était si simple à faire fonctionner. En plus de ça, les jeux consoles étaient bien plus beaux et maitrisés, sans parler du gamepad, cette révolution qui a permis des prises en mains parfaites, quand en face tu dois te battre avec la jouabilité parce que le clavier est tout sauf intuitif (et ne parlez pas des joysticks, à part pour les simulations aériennes, j'ai toujours trouvé ça minable). Dans mes jeunes années, à l'âge où on arrête de bricoler sa mobylette pour passer son permis et avoir sa première voiture, j'ai eu mon premier véritable ordinateur. C'était en été 1998, je l'ai payé 3.999 Frs (environ 600€) et pour ce prix-là, j'ai eu un AMD K6-II 300 Mhz, 32 Mo de RAM, un disque dur de 4,3 Go et une carte vidéo Savage 3D. C'est la grosse Madeleine de Proust d'écrire ça, qui fait au mieux sourire ceux qui ont connus cette époque, et font cracher par terre les jeunes irrespectueux en se disant que c'était de la merde. Tout ça pour dire que c'est à cette époque-là, alors que j'avais déjà une Mega Drive, une Super Nintendo et une PlayStation, que je me suis réellement mis aux jeux sur PC.






Au commencement, il y avait Far Cry...


J'ai commencé par DOOM bien évidemment, et j'ai enchainé sur quelques mastodontes comme Duke Nukem 3D, Quake II, Unreal et peu de temps après, après avoir acquis une 3DFX Voodoo Banshee, j'ai enchainé par le mythique Half-Life. Arrivé en 2004, après un buzz assez monstrueux, j'ai fini par acheter un lecteur de DVD pour mon PC car Far Cry était le premier jeu à réclamer ce support autrefois novateur. Derrière ce jeu mythique se trouvait un tout jeune studio du nom de Crytek, né en Allemagne en 1999 et développeur de leur propre moteur graphique : le CryENGINE. Si le scénario de Far Cry ne cassait pas des briques, je peux vous dire qu'au contraire, la réalisation nous a mis une sacrée tarte dans la gueule ! Far Cry fut également l'un des tout premiers jeux à exploiter les tout nouveaux processeurs 64-bits initiés par AMD avec son fameux Athlon 64. Mais vous le savez sans doute que trop bien, les licences appartiennent rarement (voire jamais) aux studios qui les développent mais bien aux éditeurs. Ainsi donc c'est Ubisoft qui reprendra le flambeau de Far Cry et Crytek se mettra au travail sur Crysis. Aaaaahhhh Crysis, voilà un jeu qui aura longtemps fait parler de lui comme le maitre-étalon des graphismes sur PC. Il faut dire qu'à sa sortie en 2007 (une autre grande année pour le FPS), pour ainsi dire aucune machine "grand public" n'était capable de le faire tourner au maximum de ses capacités. C'était dû à un moteur graphique surpuissant (le CryENGINE 2) et à une réalisation flamboyante qui mettait à genoux 98% des configurations de l'époque. Moi-même, il m'a fallu attendre 2 upgrades de mon PC pour pleinement en profiter. Avec Crysis, le studio allemand a à nouveau signé "un avant et après" et leur 2e jeu restera longtemps celui qu'on comparera. Il sera même la grande excuse de beaucoup de joueurs qui ont dès lors investi beaucoup d'argent pour renouveler leur matériel.






Achieved with CryENGINE


A partir de là, Crytek va chercher à grandir, à se développer, tout d'abord en vendant son moteur graphique (comme le fait Epic avec son Unreal Engine), ensuite en rachetant le studio Free Radical Design en 2009 (renommé pour l'occasion en Crytek UK). Ensuite, conscient des performances mais aussi de la gourmandise de son moteur, ils vont développés le CryENGINE 3, qui sera alors compatible avec les consoles afin d'y porter le premier Crysis, mais aussi de développer en multi-supports les Crysis 2 (sorti en 2011) et Crysis 3 (sorti en 2013). Après avoir ouvert des bureaux à Budapest (en Hongrie), à Sofia (en Bulgarie), à Séoul (en Corée du Sud) et à Shanghaï (en Chine), Crytek va commencer à se diversifier en développant d'autres jeux tels que Warface et Ryse : Son of Rome. D'ailleurs, étant donné sa polyvalence, le CryENGINE 3 connait un certain succès et bien des jeux l'utiliseront. Malheureusement, si à l'apogée du studio on comptait pas moins de 750 employés, Crytek fera face à de lourdes pertes financières, ils fermeront tous les bureaux annexes pour n'être désormais plus que 250 employés divisés au sein de 2 localisations : Francfort (en Allemagne, soit le studio d'origine) et Istanbul en Turquie. Cet effet pyramidal a été dur à encaisser pour Crytek qui a rapidement gravi les échelons et dont la chute a été aussi rapide que rude. Voilà pourquoi en 2019 on ne comptait que 13 jeux développés par Crytek et ce, en 20 ans d'existence. Voulant revenir à leur gloire d'antan, le studio a alors décidé de remettre sa plus grande série sur le devant de la scène. Il faut dire qu'en 2020 Crysis 3 a déjà 7 ans, la génération PS4 / Xbox One est sur le point d'être remplacée et de toute façon, il est toujours plus simple de développer la remasterisation d'une gloire passée et dont le nom résonne encore (même un petit peu), que d'essayer de développer une nouvelle IP au risque de se planter (une nouvelle fois). Prudent, Crytek a commencé par Crysis Remastered, le remaster graphique du premier opus. Basé sur la vieille version de 2011 (celle sortie sur Xbox 360 et PS3), ce portage fut plutôt bien accueilli par les joueurs, moins par les critiques, qui justement fustigeaient l'origine du portage, qui aurait normalement dû être celle sur PC, afin d'offrir des performances maximales. Mais soit, la remasterisation reste de qualité car Crysis Remastered est infiniment plus beau que dans son ancien portage (au passage vous vous doutez bien que peu de choses ont changés pour la version PC).






Le développeur aux dents de sabre


Signalons au passage que ce remaster (comme celui de la trilogie toute entière) n'a pas été développé par Crytek en personne. Ils ont désormais les doigts engourdis ou ont simplement peur de se porter malheur (étant donné que chacun de leur jeu a fait plus ou moins un bide), du coup le développement fut confié à Saber Interactive, un petit studio américain qu'on connait pour TimeShift, le co-développement des Halo Combat Evolved Anniversary et The Master Chief Collection et tout un tas de portages et remasterisations. Notez que Crysis Remastered est d'abord sorti sur Switch, notamment dans une version boite, en juillet 2020. Ce n'est qu'en septembre 2020 qu'il sortira sur PC, PS4 et Xbox One... mais uniquement en dématérialisé (y'a comme une odeur de foutage de gueule dans l'air non ?). Etant donné que le remaster de Crysis était basé sur la version PS3 / Xbox 360 du jeu, il manquait le fameux niveau "Ascension" (qui autrefois fut amputé de l'aventure principale car le jeu ne devait pas dépasser les 4 Go, une limitation des Xbox Live Arcade et PSN d'autrefois, qui depuis, a naturellement sauté). Ce niveau a été rajouté dans la mise à jour 2.0 du jeu, qui est sortie le 17 décembre 2020. Face à ce succès tout à fait correct, Crytek a donc décidé de retravailler les épisodes 2 et 3, et de proposer le bundle au format disque (enfin, pas pour tout le monde, on y revient au chapitre suivant). Maintenant que nous avons bien bavassé sur le sujet, je vous propose de détailler chaque jeu, et au pire, le menu en amont vous mènera directement à la partie de l'article qui vous intéresse le plus (pratique en cas de lecture morcelée). Je conclurai tout de même cette intro en vous avouant que je fais partie de ce groupe de joueurs qui a une tendresse particulière pour cette série, et notamment pour le premier opus. Sans doute parce qu'il nous rappelle l'âge d'or du FPS et du TPS, cette fameuse année 2007 qui a vu naitre Call of Duty : Modern Warfare, Bioshock, Half-Life² : Episode Two, Mass Effect, Halo 3, Portal, S.T.A.L.K.E.R, Stranglehold, TimeShift, Uncharted ou encore Unreal Tournament III. Après j'admets que malgré certaines qualités, j'aime beaucoup moins l'épisode 2 avec son scénario totalement bidon et ses environnements urbains. Enfin, bien qu'imparfait, j'ai apprécié Crysis 3 et je fais parti de ce groupe d'amateurs qui a bien du mal à comprendre pourquoi on crache systématiquement sur cet opus-là... Mais soit, après cette intro je vais jouer à ces jeux un par un, et je vous livrerai mon ressenti "à chaud" (plutôt que de faire la trilogie et venir en parler "à froid", de façon globale et impersonnelle).








Installation, mise à jour et tarification






Nous l'avons vu, Crysis (1) Remastered est d'abord sorti sur Switch. Pourquoi ? Et bien on peut émettre plusieurs hypothèses. La première, c'est celle d'offrir la version "la moins bonne" en premier car on ne va pas se mentir, technologiquement, la Switch est une merde. Attention, je ne dénigre pas la console en elle-même, elle a son charme, possède pas mal d'excellents titres dont certains sont exclusifs et puis les jeux Nintendo ont toujours "je-ne-sais-quoi" qui fait que 30 ans plus tard, ça marche encore. Non le vrai problème, c'est Nintendo, cette bande de rats assoiffés d'argent qui, sous prétexte de ne plus suivre la course aux performances (préférant les innovations et la qualité de gameplay - ça au moins c'est tout à leur honneur), nous proposent une console hors de prix et pourtant à la puissance misérable (à l'heure où j'écris ces lignes, il faut débourser 350€ pour la Switch OLED et le lubrifiant n'est même pas inclus !). Disposant de composants obsolètes, Nintendo se fait un fric monstre sur chaque console vendue et sans dire qu'ils auraient dû faire comme la Steam Deck, le constructeur aurait dû faire en sorte que sa machine dispose d'un minimum de puissance. Pour vous donner un ordre d'idée, la puissance de la Switch s'élève à moins de 400 Giga FLOPS en docké (moins de 200 GFLOPS en nomade), ce qui reste loin des performances des PS3 et Xbox 360 qui atteignaient plus ou moins les 2 Tera FLOPS. Alors je sais, vous allez me dire que la Switch travaille sur des résolutions plus petites et dispose de plus de RAM, qu'elle est portable et bla bla bla... oui et c'est d'ailleurs ça qui la sauve de la noyade. Mais soit, nous ne sommes pas là pour faire le procès de Nintendo et de sa console (encore que), Crysis Remastered est donc d'abord sorti sur Switch parce qu'elle allait forcément proposer la pire réalisation technique de tous les supports de son époque. Cet épisode est d'ailleurs sorti au format boite, sans doute parce que Crytek ne pensait sortir le jeu que sur ce support, sans doute aussi parce que les ventes des remasters sur Switch se portent bien (il suffit de penser à Mario Kart 8 Deluxe, qui à l'origine est un jeu WiiU... pas besoin d'épiloguer quand on regarde les ventes de ce portage). Est-ce que le succès du jeu sur Switch a incité Crytek à le sortir sur les autres supports ou étaient-ils déjà prévus en amont ? Difficile à dire, toujours est-il que les PC, PS4 et Xbox One ne furent servis que 2 mois plus tard et pour ces versions-là, pas de boite malgré un prix toujours aussi élevé : 30€.




Comparatif entre les versions PC, PS3 et Switch (cliquez pour agrandir)



Frix = pognon


Si les portages Xbox One et PS4 n'étaient pas de la première fraicheur (chargements longs, bugs à foison, framerate inconstant...) le jeu s'est encore une fois bien vendu, preuve que les joueurs aiment bien la licence, même si on passe pour un mec cool en crachant sur cette licence "has-been", tout en allant passer des heures sur Fortnite... Face à ce succès tout à fait correct (et ce malgré un prix assez abusif pour un jeu qui a désormais 13 ans), Crytek a donc décidé de retravailler les épisodes 2 et 3, de proposer le bundle au format disque et à un prix cette fois un peu plus abordable : 50€ les 3 jeux. Ça revient donc à 17€ le jeu mais vous pouvez aussi les acheter à l'unité à 30€/pièce sur les stores, ce qui ne vaut clairement pas le coup car vous paierez l'ensemble 90€ et vous n'aurez pas de boite. Notez que du coup, pour cette trilogie, c'est cette fois la Switch qui est mal lotie car elle ne dispose pas de version physique. Absurde ? C'est idiot en effet mais je pense qu'il faut une fois encore se tourner vers Nintendo le radin : l'installation des 3 jeux faisant environ 30 Go, il aurait fallu fournir une cartouche de 32 Go et ça l'avare ne veut pas. Ce n'est pas que ça coute cher à fabriquer, il faut arrêter de se foutre de la gueule du monde, c'est juste que derrière, la marge du constructeur ne serait pas assez élevée. Voilà pourquoi Nintendo garde les cartouches de 32 Go pour ses productions internes, ne laissant aux éditeurs tiers que les plus petites cartouches possibles, quitte même à ne proposer que des versions amputées de leur contenu, dont le reste est à télécharger sur l'eShop. Donc vous l'aurez compris, si vous avez le premier en boite, gardez-le mais derrière vous n'aurez que 2 solutions : soit acheter Crysis 2 et 3 au prix de 60€, soit acheter la trilogie au prix de 50€ (dans tous les cas vous n'aurez droit qu'à du démat'). Il en va de même pour les autres versions à télécharger sur leurs Stores respectifs (notez que sur PC, seul le premier était dispo à la sortie car la trilogie fut d'abord vendue sur Epic Games Store, la version Steam arrivera plus tard, dans un an sans doute). Personnellement, j'ai opté pour une version physique à 50€, d'autant que grâce aux supermarchés et leurs prix agressifs, je ne l'ai même pas payé ce prix-là. C'était tout bénéf' pour moi.






Smart Delivery


Je tiens quand même à rectifier un détail par rapport aux versions boite sur PS4 et Xbox. J'ai lu un peu partout que des versions spécifiquement dédiées aux PS5 et Xbox Series n'existent pas et c'est strictement faux ! Les PS5 et Xbox Series ne font pas tourner les jeux PS4 et Xbox One de base par rétrocompatibilité, il faut arrêter d'écrire des âneries que les lecteurs boivent comme du petit lait sans se poser de question. Je l'admets, le jeu n'existe pas dans une boite avec le bandeau blanc écrit PS5 dessus, ça c'est un fait. Maintenant chez Xbox ils sont un peu moins cons et vénaux car une même version sert à toutes les consoles et sur la boite Xbox One il est bien écrit Xbox Series X. En fait, les versions PS4 et Xbox One sont affiliées au programme "Smart Delivery" à savoir qu'elles sont compatibles avec toutes les machines descendantes d'une même marque. Ainsi donc la version PS4 est compatible avec la PS4 Pro et la PS5, et la version Xbox One est compatible avec la Xbox One X et la Xbox Series X. En insérant le disque dans votre console, vous aurez le choix de n'installer que le jeu que vous voulez. Perso, l'installation des 3 jeux m'a pris une bonne heure et s'est étalée sur environ 43 Go en version de base (version PS4 / Xbox One donc). Là où certains sites disent des âneries, c'est que Crysis Remastered Trilogy existe réellement pour chaque support et en faisant la mise à jour, la console va télécharger les patches de mise à niveau. De mon côté, la console a téléchargé 42 Go (!) pour une installation finale qui n'a presque pas bougé (43,7 Go). On comprend donc que les données ont tout simplement été remplacées, pour s'adapter au support dédié. Question mise à jour, on s'aperçoit que le premier Crysis est en v.1.0.1.0 (il a donc reçu pas mal de MAJ), quand Crysis 2 et 3 ne sont qu'en v.1.0.0.1. Il est également naturel de voir que le volume d'installation est directement proportionnel à la durée de vie du jeu (en arrondissant) : 15 Go pour le premier, 17 Go pour le second et seulement 10 Go pour le 3e. Comme toute remasterisation, ces versions n'ont pas vocation à modifier en profondeur les jeux d'origine et comme souvent, toute la partie multi-joueurs est passée à la trappe. De même, certaines fonctions ont disparues comme la compatibilité avec les écrans 3D Stéréoscopique, une technologie qui n'a pas fait long-feu (aujourd'hui les écrans sont extrêmement rares et les jeux compatibles le sont encore plus, ce qui explique sans doute ce choix).






Résolution dynamique...


Plus regrettable, l'excellent Crysis Warhead (mettant en scène Psycho dans un spin-off du premier opus) est tristement absent alors que c'était justement l'occasion d'enfin le porter sur consoles. Quant aux cheats codes, ils sont toujours valables sur PC mais n'ont pas été implanté sur consoles. Sans parler des trainers, après on peut légitimement se demander qui sont vraiment les "noobs" dans l'histoire. Les 3 jeux fonctionnent toujours sous CryENGINE 3, et le moteur graphique a subi quelques modifications et upgrades depuis sa sortie en 2011. En effet, bien que dénuméroté, il serait vraiment étonnant que Saber Interactive se soit fait suer à porter les jeux sur une autre version du moteur graphique, le CryENGINE 3 ayant encore de beaux restes. Je vais en parler ici et ne plus y revenir, la version Switch affiche une résolution de 900p dynamique en docké et du 720p dynamique en nomade. Vous le savez sans doute, le terme "dynamique" signifie que la résolution peut diminuer à la volée afin d'économiser des ressources et de garder un framerate stable. Instauré par Halo 5 en 2015 (à cause d'une Xbox One à la puissance impotente), la résolution dynamique est une solution viable mais qui trahit le manque de performances d'un support, qui doit alors adapter sa résolution afin d'éviter de passer sous la barre des 30 images par seconde. C'est d'ailleurs ce framerate qui est annoncé pour la version Switch mais pas que, les PS4, PS4 Pro, Xbox One et One X sont également limitées à ce framerate. Visiblement le CryENGINE 3 reste un moteur gourmand et même si techniquement les jeux accusent un peu leur âge, les anciennes consoles ont tout de même du mal à encaisser le choc. Couplé à ce 30 fps, la Xbox One n'affiche que du 900p, la PS4 affiche du 1080p quand les consoles "mid-gen" se permettent d'afficher du 4K... dynamique. Au final, ce sont les consoles de nouvelle génération qui s'en sortent le mieux avec tout d'abord du 60 images par seconde, et ensuite avec des résolutions plus que confortables : 1440p (dynamique) pour la Series S, et du 4K fixe et net pour les Series X et PS5. D'ailleurs, le SSD des nouvelles consoles apportent un gros plus avec des chargements bien plus courts et surtout une minimisation du clipping et des pop-ups. En gros, à moins de n'avoir pas le choix, c'est bien sur PS5 et Xbox Series X que le jeu est le plus beau et le plus stable, une fois encore le PC étant à part.








Crysis Remastered




Première parution : novembre 2007 sur PC
Portage consoles : octobre 2011 sur Xbox 360 et PS3
Remaster : juillet 2020 sur Switch - septembre 2020 sur PC, PS4 et Xbox One
Durée : 8 à 10 heures environ
Difficulté :





Le tout
On a tendance à l'oublier mais Crysis est originellement paru en 2007, il a donc 13 ans à la sortie du Remaster
premier Crysis, second titre d'un Crytek réputé pour ses moteurs graphiques et ses jeux techniquement évolués, est sorti sur PC et à l'international le 16 novembre 2007. Profitant du tout nouveau moteur du studio, le CryENGINE 2, Crysis ne brillera pas pour son scénario et encore moins pour sa mise en scène. Non, le jeu restera dans les annales comme étant, et ce durant des années, le benchmark ultime de celui ou celle qui voulait tester les performances de son ordinateur. Combien de gamers ont changé de matos, rien que pour pouvoir y jouer dans les meilleures conditions possibles ? Comment de fois on a tenté des réglages, affiner les drivers, alléger les ressources, pour que le jeu tourne à son plein potentiel ? Moi-même, lorsque j'ai eu Crysis j'avais au départ un AMD Athlon 3800+ / 2 Go de DDR / GeForce 7900GS (256 Mo). Une config' pas mauvaise mais avec ça, j'étais loin du compte et je n'ai pu apprécier le jeu qu'en 1024x768 avec les détails sur "medium". J'ai donc cédé aux sirènes du matos et pour la sortie de Crysis Warhead (un spin-off à l'aventure principale où on joue Psycho) en septembre 2008, je suis revenu avec un Intel Core2Duo E6750 (2,66 Ghz) / 2 Go de DDR2 / GeForce 8800GT (512 Mo). C'était déjà autre chose, bien plus performant et j'ai alors apprécié le jeu en dans un niveau de détails juste un cran en dessous de "ultra" (qui restait encore hors de ma portée). Alors je sais, aujourd'hui ces configurations prêtent à sourire et même si mon actuel PC n'est plus un foudre de guerre (Intel Core i5 2500 à 3,3 Ghz / 8 Go de DDR3 / GeForce GTX 970 avec 4 Go de VRAM), il écrase celui que j'avais à l'époque et fait tourner Crysis (l'un de rares jeux que je possède sur Steam, avec les Half-Life) sans problème en "ultra". Ceci dit il a fallu que je sois patient, que j'attende des années avant d'en arriver là, tout simplement parce qu'un PC ultra performant est également extrêmement cher et ça, beaucoup ont tendance à l'oublier. En effet, ceux qui manquent d'humilité envers les joueurs consoles, les fameux et impétueux "PC Master Race" oublient toujours qu'on ne peut pas comparer une console de 500€ avec une tour qui en coute 2000€... surtout en ce moment où à cause de la pénurie de composants, les prix flambent ! Bref, Crysis est resté pendant des années "le jeu benchmark" par excellence, tant il était gourmand et nécessitait une machine (à l'époque) aussi puissante qu'hors de prix.



En 2011 c'était Crysis Demastered...


Selon les
Crysis sur Xbox 360 et PS3 a exactement 10 ans à la sortie de cette trilogie et malheureusement, le Remaster est basé sur cette version là
dires de Crytek, le CryENGINE 2 était impossible à faire tourner sur consoles, à cause de sa complexité, de ses performances et surtout du manque de RAM des plate-formes de l'époque. En effet, les Xbox 360 et PlayStation 3 ne disposait que de 512 Mo de RAM, ce qui a bridé bien des jeux de l'époque. Crytek a donc développé un CryENGINE 3 encore plus performant (intégrant au passage la Tesselation) mais aussi apte à s'adapter à la modestie des consoles de 7e Génération. Ce moteur graphique a fait les beaux jours de Crysis 2, sorti en mars 2011, et Crytek en a profité pour adapter le premier épisode en octobre 2011. Sur consoles le jeu tournait en 720p, il était compatible avec la 3D Stéréoscopique, le framerate était assez dégueulasse et le downgrade graphique fut violent. Ceci dit la prouesse était là : Crysis tournait sur consoles et ça, mine de rien, c'était un bel exploit ! Alors bien sûr, beaucoup crachent sur cette version, notamment parce qu'il n'était disponible qu'en dématérialisé et qu'à cause des limitations (à cette époque-là, les jeux ne pouvaient pas dépasser les 4 Go) les développeurs ont amputé une partie du jeu (le fameux niveau Ascension). J'ai personnellement beaucoup apprécié cette version, notamment pour ses ajustements (prise en mains, difficulté) et pour bien apprécier la différence entre les 2 éditions, j'ai justement rejoué (durant environ 2 heures) à cette version-là, histoire de vraiment voir "le gap technique" entre les 2 éditions. Une chose est sûre, Crysis sur Xbox 360 et PS3 a exactement 10 ans à la sortie de cette compilation, et je peux vous dire que le jeu a morflé ! Faut dire qu'il s'en est passé des choses en 10 ans, nous sommes passés à la Génération des PS4 / Xbox One et nous sommes même passé à une Génération de plus avec les PS5 / Xbox Series. Donc venir cracher sur cette version est inutile, et les PCistes avec leurs ordinateurs qu'ils payent à crédit et qui les forcent à manger des pâtes à l'eau durant des mois (c'est du vécu, et oui ^_^) franchement y'a pas de quoi se vanter. Mais soyons honnêtes, c'est vrai que le jeu souffre du poids des ans et quand on voit la gueule des ombres ou la définition de certaines textures, on se dit qu'il a fait son temps. Le pire c'est qu'avec sa définition en 720p sur ma télé 65" OLED 4K, à part de belles couleurs et le charme inhérent du jeu, j'avoue que c'était un peu imbuvable. Mais il a 10 ans et sur des consoles datant de 2 Générations en arrière, finalement est-ce vraiment comparable avec les machines actuelles ? J'en doute.



Une nano-combinaison aussi originale qu'efficace


La tuile,
Le scénario ne casse pas des briques mais il suffit. C'est par contre la mise en scène qui commence à sérieusement vieillir
c'est que Saber Interactive s'est basé sur cette version-là pour développer son remaster... pourquoi ? A ça il y a une raison : le moteur graphique ! Toute cette trilogie utilise le CryENGINE 3, et il était plus facile d'adapter un seul et même moteur d'autant que le CryENGINE 2 originel ne serait (une fois de plus) pas compatible avec les anciennes consoles PS4 et Xbox One, faute de CPU assez performant (le reste aurait pu faire l'affaire). Et le problème est aussi un peu là : nous avons un jeu de légende (du moins graphiquement) qui a subi un gros downgrade pour être adapté aux PS3/X360 et aujourd'hui on reprend cette version pour l'upgrader ? Le processus est absurde, admettons-le ! Ce qu'ils ont fait pour l'ancienne version, il fallait le refaire pour celle-ci, repartir de zéro, reprendre donc la version PC d'origine... mais ça demandait plus de temps, plus de travail et pas sûr que Crytek voulait financer un tel chantier (car rappelons-le, sur cette trilogie, Crytek n'est que superviseur et éditeur). Crysis nous raconte qu'en 2020 la pandémie du COVID... heu, non c'est pas ça ! ^_^ Reprenons, en 2020 donc, la Corée du Nord (APC) prend possession de l'archipel Lingshan, îles fictives situées quelque part en mer de Chine. Un groupe d'archéologues américains présents sur place, mené par le Dr Rosenthal, envoie un message de détresse. Afin d'enquêter sur place et d'évacuer les civils, les États-Unis décident d'envoyer une unité d’élite des forces spéciales, l'équipe Raptor dont fait partie Nomad, notre personnage. Nomad, au même titre que son chef d'escouade Prophet et ses coéquipiers Psycho, Jester et Aztec, est équipé d'une "nano-combinaison" qui décuple ses capacités. Grâce à elle Nomad peut courir plus vite, augmenter sa protection contre les chocs (explosion, chute, tir...), augmenter sa force (frapper plus fort, porter des objets lourds, faire des super sauts...) ou devenir quasi invisible (camouflage optique façon Predator). Bien sûr ces fonctions sont sujettes à une jauge d'énergie électrique, afin qu'on n'en abuse pas. Tandis que l'équipe Raptor affronte les forces de l'APC, Jester et Aztec sont tués par une force inconnue, qui se révèlera bien pires que les troupes coréennes...




Vidéo présentant les fonctions de la nano-combinaison



Les affres du temps qui passe


Bon après
La nano-combinaison nous rend surpuissant ! Certains fustigent ça et c'est idiot ! A quoi bon la porter si c'est pour se retrouver avec un bidasse de base ?
le premier Far Cry, on comprend bien que chez Crytek on aime les "histoires fantastiques" et après les mutations génétiques, place aux aliens belliqueux. En elle-même l'histoire reste sympathique, après tout on parle d'un FPS sorti en 2007 et même s'il est vrai qu'on reste loin de la narration d'un Modern Warfare, en toute honnêteté, ça passe. Après tout ça reste un jeu vidéo très inspiré des films d'action des années '80 / '90. Ce qui passe moins par contre, c'est la mise en scène, qui elle, accuse beaucoup les années. Ce n'est pas tellement le doublage qui, pour son époque, reste tout à fait correct, mais plutôt les cut-scenes gérées en temps et qui font pâle figure. Déjà la synchro labiale est totalement à l'ouest, mais c'est surtout qu'aucun effort n'a été fait pour rendre les modèles plus détaillés lors de ces cinématiques. J'entends par là qu'un ennemi, s'il est taillé à la serpe, s'il est un peu mal dégrossi, au fond on s'en fout puisqu'il nous tire dessus et qu'on riposte. On n'a pas vraiment le temps de s'attarder sur ce genre de détails. A contrario, lors d'une scène de dialogues, lente et verbeuse, là on voit qu'il y a un problème. Bien sûr je ne parle pas de l'intro, où justement un gros effort a été fourni, mais visiblement à l'époque Crytek ne s'était pas donné la peine de faire de même à chacune d'entre elles. Ainsi (hors intro) on s'aperçoit que les modélisations sont affreuses, peu détaillées, trahissant l'âge déjà avancé du titre. Et dire que le gameplay a vieilli, c'est enfoncer des portes ouvertes ! On le sait, si les jeux 2D passent très bien les affres du temps, il en est tout autre pour les jeux en 3D. A l'heure d'aujourd'hui, rejouer à Extermination, Tomb Raider : L'Ange des Ténèbres ou même la première version de Resident Evil 4 (celui sorti en 2005 sur GameCube), c'est se frotter à une prise en mains repoussante, inconfortable et imprécise. Pour Crysis, afin d'adapter la jouabilité au pad, Crytek a été malin et ce premier opus reprend le schéma du second car souvenez-vous que Crysis 2 est sorti avant le portage du premier sur consoles. Donc oui, ça a vieilli car la visée n'est pas très précise (le passage en ADAV est même carrément horrible tant l'inertie pollue littéralement la prise en mains), l'accélération est mal gérée, l'aide à la visée ne fonctionne pour ainsi dire pas, et au fond, après avoir assimilé les fonctions de la nano-combi, il n'y a aucune évolution.



Difficulté et apprentissage évolutifs mais...
... une IA qui gâche tout



Crysis
Bien que le rythme soit lent et le gameplay d'un autre âge, oubliez toute tentative d'infiltration car l'IA n'est clairement pas taillée pour ça...
est un jeu faussement open world (disons que les cartes sont assez larges pour tenter plusieurs approches mais ce n'est pas un monde ouvert pour autant), il n'y a pas d'XP, pas de leveling, pas d'arbre de compétences à débloquer... vous prendrez Nomad tel qu'il est au début et n'évoluerez pas durant tout le jeu. C'est la grande différence avec les FPS actuels comme Far Cry 3, où le héros va peu à peu devenir une machine de guerre. Ici vous l'êtes déjà et finalement, à part l'armement (de plus en plus puissant au fil du jeu, comme ça se faisait beaucoup à l'époque), il n'y a pas d'évolution. Mais, alors comment expliquer que le jeu parait plus dur au début qu'à la fin ? A ça j'ai une théorie (une de plus) : c'est tout simplement parce qu'en jouant, on apprend à dompter la nano-combi et ses facultés, et on apprend à utiliser ses fonctions en rapport des réactions de l'ennemi. Une fois cet apprentissage réalisé (j'estime vers la moitié du jeu), vous perdrez rarement. Alors je le redis, oui ça vieillit : le rythme est lent car on n'est pas dans un Call of Duty survolté, et ça n'a pas non plus la souplesse et la charme d'un Halo 3. Mais il faut bien penser qu'à l'heure de ce remaster, le jeu a 13 ans (14 ans si on parle de la Trilogy) et je vous mets au défi de rejouer à Half-Life² qui, si génial soit-il, commence lui aussi à avoir de sérieuses rides. A côté de ça, on aurait apprécié quelques modifications mineures comme le fait que les jumelles ne marquent pas les ennemis (rendant l'objet totalement inutile), il n'y a pas de touches dédiées aux grenades et l'IA est complètement débile ! Je dirai même que le jeu tiendrai mieux la distance s'ils avaient corrigés les bugs (j'y reviens après) et retravailler l'IA. En effet, l'intelligence artificielle n'a d'intelligence que le nom et vous pouvez être sûr(e) qu'elle vous gâchera toute tentative d'infiltration en vous détectant à des distances ahurissantes (genre 300 mètres à genoux dans des feuillages), en vous détectant sans même regarder dans votre direction (!) ou mieux encore, en vous détectant à travers certains obstacles (murs, rocher...). C'est dommage car à l'image d'un Far Cry récent, il aurait été vraiment agréable de pouvoir la jouer en furtif, aidé par le camouflage optique.



Musiques, bruitages, doublage...


Malgré ses déboires,
Le doublage montre des signes de vieillesse. Par contre les musiques sont sympas et les bruitages sont hyper dynamiques !
une fois qu'on a le personnage en mains et que les fonctions de la nano-combi sont parfaitement exploitées, on prend plaisir à broyer les forces de l'APC et à découvrir ce qui se cache dans les bas-fonds des îles Lingshan. Surtout que les armes ont du punch et que grâce au moteur physique, les explosions peuvent avoir de lourdes conséquences (pour les rangs ennemis). Moi-même je n'y avais pas rejoué depuis 2011 et c'est vrai que les débuts sont un peu fastidieux, le temps de s'y faire et de prendre le gameplay bien en mains. Après il est clair qu'on trouve le jeu fun à jouer... peut-être plus pour celui/celle qui a connu Crysis à l'époque mais cette règle n'est pas immuable. Musicalement, on retrouve les compositions originales d'Inon Zur, ce compositeur israélo-américain qui travaille un peu pour le ciné et la TV, et beaucoup pour le jeu vidéo (les séries Prince of Persia, Dragon Age et Fallout, ainsi que Soulcalibur V, Dragon's Dogma ou le récent Outriders). Mine de rien, les musiques sont vraiment sympas dans ce jeu : épiques lorsque la situation le réclame, les thèmes sont appropriés et reconnaissables. Le doublage profite d'une VF tout à fait correcte. Bien sûr, aujourd'hui il est facile de trouver mieux (et surtout synchro car ça atteint des proportions ridicules), ceci dit pour un jeu de 2007, c'est tout à fait honorable. Nomad est doublé par Bruno Dubernat (la voix officielle de Neal McDonough et Temuera Morrison, alias monsieur NIH / Desperate Housewives pour l'un et Boba Fett pour l'autre), Prophet est doublé par le bien connu Pierre Dourlens (la voix régulière de Patrick "Charles X" Stewart), Psycho est doublé par Gabriel Le Doze (la voix de Kevin Spacey et Gary Oldman) et le Major Strickland est doublé par Claude d'Yd, cet homme de théâtre (aujourd'hui malheureusement mort) qui ne doubla que 2 jeux vidéos en tout (l'autre étant Hellgate : London). Comme vous le voyez, le casting vocal a de la gueule et c'est un fait, le doublage des personnages principaux reste de qualité. Au final, ce sont surtout les ennemis qui font n'importe quoi, en disant les mêmes phrases en boucle, en prenant un vieil accent coréen et en hurlant à la mort... c'est franchement limite. Dernier point, les bruitages sont hyper dynamiques ! Les explosions, les tirs... l'action a un punch terrible et les bruitages (souvent saturés) donnent une dimension épique aux affrontements. Au final, que ce soit pour le son comme pour les graphismes, le problème ce sont les bugs.



Maximum bug activated !


Pour ça c'est sûr,
Il est vraiment dommage que ce Remaster soit basé sur l'ancienne version consoles. Résultat les graphismes ne rendent pas totalement hommage au jeu d'origine et sont truffés de bugs
le jeu en est farci (de bugs) ! Moins visibles en jouant avec le son de sa TV, mais bien présent voire même très chiants en jouant au casque, tous les bruits environnementaux passent leur temps à se couper et reprendre dans la foulée. Le jeu ne sait absolument pas gérer les effets d'occlusion, les variations ou même de simples fondus. Ainsi en passant simplement dans un abri, le jeu change littéralement d'environnement sonore, comme si on passait de l'extérieur à une pièce acoustiquement isolée. Qu'il fasse ça, parce que les développeurs n'ont pas su gérer les enveloppes, passe encore, le problème c'est que ça n'arrête pas ! Un bruit va démarrer, s'arrêter et reprendre en permanence, et croyez-moi, au casque ces changements perpétuels, injustifiés et incompréhensibles, sont vraiment pénibles. On termine par l'aspect graphique, fer-de-lance de la série et plus encore de ce premier opus. Fonctionnant sous CryENGINE 3 (d'où la nécessité pour Saber Interactive de reprendre le premier portage console, ce qui exclue de suite l'utilisation du CryENGINE 4 ou 5 comme certains le prétendent), les options sont pleines de surprises. Déjà on regrette la disparition de la notice "in game" et les succès sont tous en anglais (c'est crétin, je sais et c'est sans doute par pure fainéantise). Désormais le jeu n'est plus compatible avec la 3D Stéréoscopique (alors que le vieux portage de 2011 l'est ! remarquez, les écrans compatibles 3D se sont rapidement raréfiés) et il nous propose 3 options graphiques : performance, qualité et Ray Tracing (RT). Le Ray Tracing n'est pas géré en hard, c'est un RT logiciel et donc le moteur graphique réclame des ressources supplémentaires que les Xbox One et PS4 n'assument pas. Ayant déjà quelques soucis de framerate, activer cette fonction rendra le jeu catastrophique (à éviter donc). Les PS5 et Xbox Series encaissent mieux cette fonction, qui permet d'avoir quelques jolis reflets en plus. Petit bonus, son activation ne prive pas les nouvelles consoles de leur affichage en 4K et 60 images par seconde, ce qui est tout bon. Le problème (encore un) c'est que ce RT va causer énormément de bugs et de glitches graphiques, surtout sur l'eau ! Que ce soit la mer ou une simple rivière, vous allez dès lors assister à un déluge de bugs tous plus invraisemblables les uns que les autres ! Devant un tel fiasco, mon conseil est de désactiver ce faux Ray Tracing, et de se contenter du mode Qualité, qui reste déjà fort joli.



Plus proche de la version PC


Attention tout de même,
Ceci dit, les versions PS5 et Xbox Series X sont vraiment superbes et assez proches du rendu PC
fonction RT activée ou pas, le jeu est bugué. Ce n'est pas une catastrophe pour autant, mais les bugs visuels sont légion : ne vous attendez pas à une réalisation proche de la perfection, comme elle est sur PC depuis des années. Mine de rien, reprendre l'ancien portage PS3/X360 pour l'upgrader, fut un processus plus simple à mettre en place mais il aurait clairement fallu faire un portage de la version d'origine, qui aurait été plus belle et surtout plus stable. Et pour répondre à la question, oui c'est plus beau sur PC, surtout avec les actuels MODs. Maintenant tout le monde n'est pas capable de les installer et mine de rien, il faut un ordinateur assez costaud pour ça. Cette édition remasterisée se rapproche donc de la version PC "de base" sans jamais l'égaler. Maintenant, on ne refait pas un jeu de 13/14 ans, et Crysis reste finalement assez fidèle à lui-même. En comparaison avec l'ancienne version PS3/X360, c'est le jour et la nuit ! Les ombres sont plus fidèles, plus travaillées, les décors et les modélisations sont plus détaillés. C'est déjà le cas sur les machines de 8e Génération, ça l'est encore plus sur celles de 9e Génération. Globalement, Crysis offre surtout un sacré dépaysement et de beaux décors. Les couleurs sont chaleureuses, le design est vraiment sympa et l'ouverture des maps est un vrai plus qui offre une agréable sensation de liberté (même si je le redis, le jeu est malgré tout dirigiste, ce n'est pas un open world où on peut aller où on veut). Enfin, parent pauvre du lot, la version Switch est sans réfléchir la pire de toutes et pour cause, la console de Nintendo accuse des performances au rabais. La résolution de l'image est faible et "dynamique" en mode docké, donc sur TV le rendu est flou, dégueulasse. Finalement c'est bien en mode portable qu'elle s'en sort le mieux car même si la résolution est encore plus basse, la taille de l'écran fait en sorte que ça ne voit pas trop. Tenir Crysis entre ses mains est un vieux fantasme enfin à portée, et c'est bien dans ce mode-là que le jeu saura se faire apprécié, déjà parce que Crysis en portable c'est cool, mais aussi parce qu'on ressent moins les contre-performances de la machine, allant même jusqu'à penser que le rendu est très honnête et qu'on a même de beaux effets de lumières. Ceci dit Saber Interactive a dû naturellement faire des concessions. Forcément les détails manquent, le framerate est toussif, le clipping et les pop-ups sont plus agressifs... Après tout, on parle bien d'une console qui n'affiche même pas la moitié de la puissance d'une PS4, c'est déjà un miracle que le jeu tourne dessus. Enfin je reviens sur le fait que ce premier épisode est le seul à être vendu au format boite sur Switch. Ce premier opus pesant 7,4 Go, la cartouche doit sans doute faire 8 Go.



Crysis est, Note
et restera un jeu mythique... sur PC. Car c'est un fait, malgré les années, il reste une référence pour ses graphismes de haute volée qui, bien des années après sa sortie, font encore parler de lui. Mais qu'en est-il de cette nouvelle version remasterisée ? Si bien sûr pas grand-chose ne change sur ce même PC, c'est sur consoles qu'il faut se tourner et quantifier la qualité de ce nouveau portage qui est censé nous faire oublier celui de 2011 (sur PS3 et Xbox 360). Premièrement, oubliez ce faux Ray Tracing qui n'en est pas un, puisqu'il est logiciel (et non matériel), qu'il fait ramer les vieilles consoles et causent de graves bugs visuels, même sur les nouvelles. Le gameplay de Crysis a vieilli, oui c'est un fait et c'est compréhensible puisque le jeu a 13/14 ans. C'était tout simplement le gameplay des FPS de l'époque. Ceci dit on a tendance à l'oublier, mais la nano-combi a apporté un gros plus en terme de possibilités, notamment dans les fonctions bouclier et camouflage qui (en plus de maps suffisamment larges) permettaient de varier les approches. Moi-même, j'ai joué totalement différemment de mes précédentes fois et ça mine de rien, c'est un vrai plus. De toute façon c'est un faux débat car on ne peut pas critiquer un jeu vieux d'une décennie et lui reprocher son gameplay car à ce compte là, il faudrait faire de même avec les anciens épisodes d'Halo inclus dans la Master Chief Collection (pour ne citer que lui). Quant aux abrutis qui disent que la nano-combi est cheatée et nous rend trop puissant... moi je dis tant mieux ! Sinon à quoi bon en avoir une ?! Autant être un troufion de Call of Duty à ce compte-là...

Malgré ses bugs sonores et graphiques, qui sont malheureusement très nombreux et dont Crytek / Saber ne semble visiblement rien faire pour les gommer, Crysis reste un monument du FPS. Bien sûr ses défauts d'antan restent à l'identique comme son scénario pas bien folichon, sa mise en scène pas terrible ou encore sa jouabilité dont il faut s'accoutumer. Ça mis à part, une fois qu'on a assimilé les rouages de la combi et le fonctionnement (débile) l'IA, l'aventure reste vraiment sympa à faire. Si bien sûr ce sont les anciens amateurs qui l'apprécieront le plus, nul doute que vous devriez quand même y jouer, à minima pour votre propre culture. Crysis c'est avant tout un jeu dépaysant et qui fait rêver avec ses décors paradisiaques, une dynamique impressionnante où le moteur physique gère une véritable destruction massive des décors (végétation, arbres, bâtiments, véhicules...). Fan depuis toujours, il est vrai que notre brave Crysis a pris de la bouteille, et que le genre FPS ne s'est pas arrêté en si bon chemin, qu'il a continué à évoluer. Mais qu'à cela ne tienne, si aujourd'hui je prends toujours plaisir à rejouer à ce bon vieux Halo, à Resident Evil 4, à Half-Life², au premier F.E.A.R ou à Bioshock, c'est parce qu'une véritable œuvre ne vieillit pas vraiment. Pour quiconque y a joué à sa sortie, c'est un indéniable plaisir que de retrouver les sensations de l'époque. Alors certes, malgré la grosse plus-value de ce nouveau portage (surtout sur PS5 et Xbox Series), on reste encore loin des vraies performances de la mouture PC, mais personnellement, je m'en contente. Maintenant c'est sûr, pour quelqu'un qui découvrirait Crysis aujourd'hui et pour la première fois, la pilule aura peut-être plus de mal à passer...



Les -

  • Des bugs visuels à la pelle, plus encore lorsqu'on active le soit disant Ray Tracing
  • Une IA débile et disproportionnée qui nous gâche toute tentative d'infiltration
  • Mise en scène d'un autre temps et synchro labiale absente
  • Gameplay et prise en mains qui vieillissent (forcément)
  • Les bugs de fond sonore tapent vite sur les nerfs
  • Le passage en ADAV, toujours aussi chiant
  • Gros pic de difficulté sur le boss final
  • Vendu à l'origine 30€, c'est cher !
  • Une fin vraiment pas terrible


  • Les +

  • Sur Switch, jouer à Crysis en nomade est un vieux rêve devenu réalité
  • Le mythique Crysis enfin sur consoles avec un rendu proche du PC
  • Sur PS5 et Xbox Series X, on a une belle résolution 4K et du 60 fps
  • Malgré les bugs, les décors sont beaux et dépaysants
  • Temps de chargement sous les 10 secondes sur SSD
  • La nano-combi apporte un vrai plus au gameplay
  • Le passage en tank : vraiment sympa !
  • Des bruitages super dynamiques !
  • De bonnes musiques
  • Difficulté équilibrée






  • Crysis 2 Remastered




    Première parution : mars 2011 sur PC, Xbox 360 et PS3
    Remaster : octobre 2021
    Durée : 12 heures environ
    Difficulté :



       


    Alors que
    Crysis 2 fut le premier jeu sous CryENGINE 3, un moteur plus polyvalent qui a entre autre permis le portage du premier opus sur consoles
    j'ai toujours été un gros fan du premier Crysis, je dois reconnaitre qu'à sa sortie en mars 2011, Crysis 2 fut un peu la douche froide. Non pas que le jeu fut mauvais, c'est juste que je m'attendais "à autre chose". Si le premier opus est né en novembre 2007, il aura donc fallu attendre 3 ans et demi pour que cette suite voit enfin le jour. Qu'est-ce qui a pris autant de temps à Crytek ? Et bien je dirais 3 petites choses. D'abord ils ont sortis Crysis Warhead en septembre 2008 et plus qu'un simple DLC/Add-on, c'est un véritable spin-off concentré sur le personnage de Psycho qui fut livré. Ensuite, le premier Crysis (tout comme Warhead) tournait sur le CryENGINE 2, un moteur graphique ultra performant, multiplexé et avant-gardiste, mais qui nécessite un matériel puissant pour fonctionner dans de bonnes conditions. Le problème, c'est qu'en plus du PC, Crytek envisage de sortir Crysis 2 sur consoles car vous le savez, le marché des consoles est toujours aussi fructueux et depuis cette fameuse 7e Génération (celle des consoles HD), les vraies exclusivités sont devenues très rares et un titre ambitieux, couteux à développer, doit absolument être rentabilisé, d'où une sortie sur le plus de plate-formes possibles. La tuile, c'est que le CryENGINE 2 est impossible à faire tourner sur les Xbox 360 et PS3 : si le CPU multi-cœurs n'est pas mauvais, et que la partie graphique assure également, le problème vient surtout de la RAM. En effet, avec à peine 512 Mo de RAM (la moyenne sur PC était de 2 Go, soit 4 fois plus), le moteur graphique était trop à l'étroit, d'autant plus que derrière, une substantielle part est rognée par le Système d'Exploitation de la console. Et puis en 2011, la Xbox 360 a déjà 5 ans et demi, et la PS3 a 4 ans et demi. Tout connaisseur sait que ça fait une éternité et croyez-moi, durant ce temps-là de nombreux joueurs PC ont déjà renouvelé leurs configurations, rendant les consoles encore plus obsolètes à leurs yeux. Bref, le CryENGINE 2 était impossible à faire tourner sur consoles, ce qui décidera Crytek à développer un CryENGINE 3 qui sera tout aussi performant, qui permettra d'importer certaines nouvelles technologies (comme la Tesselation), tout en étant plus léger et se suffisant de peu de RAM. Du coup, est-ce une chance que le jeu se déroule en ville, permettant ainsi d'avoir un rendu plus simple à gérer que la luxuriante végétation des îles Lingshan, où est-ce que ce sont les versions consoles qui l'ont imposé ? Bonne question en effet, tout en sachant que ce sont toujours les consoles qui tirent les performances du PC vers le bas.



    Far Crysis


    Ceci dit
    C'est Crysis 2 qui a initié les simplifications de la prise en mains afin d'être jouable au pad
    je ne reviendrai pas sur le fait que niveau tarif, c'est également différent. Comme je le dis souvent : certes la Renault Clio vous emmènera au même endroit que l'Audi Q7, ceci dit la vitesse et le confort ne seront pas les mêmes. C'est d'ailleurs grâce au développement du CryENGINE 3 que Crytek arrivera tant bien que mal à porter le premier Crysis sur ces mêmes consoles. Mine de rien, c'était un bel exploit à l'époque. Etant donné que cette suite aura mis pas mal de temps à arriver, le développeur allemand a procédé à beaucoup de modifications. Ce sont notamment les simplifications du gameplay et les automatismes de la nano-combi qui ont permis d'adapter le jeu à un contrôle au pad. Et puis vous le savez sans doute, mais le genre FPS a eu 2 grosses vagues, initiées à chaque fois par un jeu de Crytek. Ce fut tout d'abord en 2004 avec la sortie de Far Cry suivi de DOOM 3 et Half-Life², puis en 2007 avec Crysis, Call of Duty 4, Bioshock, TimeShift, Halo 3, Resistance, S.T.A.L.K.E.R, Unreal Tournament III et j'en passe ! Autant dire que le genre a un succès monstre, un succès qui ne s'est jamais vraiment tari depuis.
    Crysis 2 s'ouvre sur une toute nouvelle interface, très hi-tech, mais les options sont moins fournies que dans le premier opus. Nous y reviendrons en temps voulu mais on ne peut pas choisir la voix de la combi et encore moins la couper, on ne peut plus choisir (sur les consoles les plus récentes) entre un mode "qualité" et "performances" (le mode Ray Tracing a carrément disparu), les vibrations ne sont désormais qu'activable en ON/OFF (pas de réglage de l'intensité)... tout ceci ne sont que des détails mais difficile déjà de ne pas être inquiet. Mais à mes yeux le premier gros défaut du jeu, c'est qu'il n'y a aucun résumé du premier opus. C'est d'autant plus frustrant qu'avant son premier portage console (qui arrivera 7 mois après la sortie de ce Crysis 2), le premier Crysis était une exclusivité PC. Une exclusivité qui nécessitait un ordinateur élitiste et qui donc, n'était pas à la portée du tout venant.



    On m'appelait Prophet...


    L'action
    Le scénario est correct mais mal mis en scène, les aliens ont complétement changés, le fond est mal écrit, mal étayé...
    se déroule à New York en 2023 (soit 3 ans après l'histoire du premier jeu), la ville est la cible d'une épidémie mortelle qui frappe la population. Le virus, appelé "virus Manhattan", a été répandu par les "Ceph", la race alien découverte sur les îles Lingshan, et il plonge la ville dans le chaos. Le gouvernement a demandé à Hargreave-Rasch Biomedical, sa filiale d'armement Crynet System et sa filiale paramilitaire privée C.E.L.L (Crynet Enforcement & Local Logistics) de sécuriser New-York suite à l'établissement de la loi martiale. Le joueur incarne cette fois Alcatraz, un Marine envoyé sur les côtes par un sous-marin dans le but d'extraire le scientifique Nathan Gould de cette cité en perdition. Mais à l'approche du rivage, le sous-marin est frappé par une force mystérieuse et il commence à couler. Sauvé d'une mort certaine par l'intervention de Prophet, Alcatraz se voit remettre sa nano-combinaison et la charge de retrouver et d'évacuer Nathan Gould... Bon déjà, si ça fait plaisir de revoir Prophet (même si au final, il ne fera qu'une apparition), derrière il est un peu frustrant de ne plus jouer Nomad (héros du premier jeu). D'ailleurs, comment Prophet en est arrivé là, qu'a-t-il fait durant ces 3 dernières années ? Vous ne le saurez pas. De même, vous ne saurez pas non plus ce qu'il est advenu de Psycho et Nomad. Autant dire que si le jeu part sur de bonnes bases, avec un twist sympa, le fond lui n'est pas du tout travaillé. Mais il y a pire : les Cephs (parce qu'ils ont désormais un nom, sorti un peu de nulle part soit dit en passant) ont complètement changés de look et Alcatraz se permet de jouer les héros aphone. Pour rappel, les Cephs sont ces aliens proches des céphalopodes (poulpe, calamar...) que nous avons rencontré en explorant leur base sur la fin du premier jeu. Ils étaient bleus et flottaient dans l'air, et certains portaient des armures de combat. Dans cette suite, ils ont complètement changé puisque ces envahisseurs sont désormais roses et portent des exosquelettes qui ne leur permettent que de se déplacer au sol. Même leur visage est diamétralement différent, comme si en fait c'était une tout autre espèce.



    Projet Manhattan version virus et Alien


    Ainsi donc,
    Les vidéos inter-chapitres sont d'une qualité affreuse, pixellisées et légérement floues, trahissant une résolution trop faible pour un affichage sur nos écrans 4K
    vous n'affronterez plus d'ennemis volants (quoique ça, ce n'est pas un mal), ni d'ennemis qui est un quelconque lien avec le premier opus. Décidément, Crytek ne fait rien comme il faut pour assurer le suivi de son histoire, même si on verra quelques bribes et quelques dialogues qui font référence à la précédente aventure. Quant à Alcatraz, qui joue les muets façon Gordon Freeman... ma foi, c'est toujours aussi débile d'autant que si Nomad n'était pas très loquace, il avait le bon gout d'ouvrir la bouche de temps en temps. C'est presque à croire que les développeurs se sont efforcés de tout faire dans le mauvais sens... Enfin il y a ces vidéos. Celle de l'intro, celle qui présente la pandémie (en rejouant à ce jeu on fait forcément le lien avec celle du COVID-19 - si ce n'est que le jeu est sorti 10 ans avant cette crise qui touche le monde entier) est aussi flippante qu'affreuse. Pour tout vous expliquer, seule la vidéo qui présente les super pouvoirs de la combinaison est dans une haute résolution (en 4K selon toutes vraisemblances) mais toutes les autres, comme celles qui interviennent entre 2 niveaux, sont sobrement dégueulasses à cause d'une résolution trop faible. A mon avis, ce n'est même pas du 720p car le rendu est flou, les pixels sont grossiers... Si à l'époque ça ne se voyait pas trop car les écrans HD étaient au mieux en 1080p et les tailles n'étaient pas gargantuesques, aujourd'hui il en est tout autre. Nos écrans de PC font facilement 28 pouces (et on a les yeux dessus) quand nos TVs font généralement 55", et l'un comme l'autre sont de plus en plus en 4K. Résultat : les vidéos ont un rendu immonde !! Que s'est-il passé ? Comment se fait t-il qu'une des vidéos soit dans une qualité parfaite et que toutes les autres soient aussi "sales" ? Dans tous les cas, ces vidéos en pseudo 3D fil de fer, servent à relier les chapitres, elles introduisent les objectifs de mission dans une formule qui n'est pas extravagante, mais qui fonctionne. Du côté du gameplay, peu de changements sont à signaler depuis le premier opus. En réalité, nous avons surtout des ajustements et des correctifs... ainsi que de malencontreuses (nouvelles) erreurs.



    Nano-combinaison upgradée...


    Alcatraz porte
    Désormais l'infiltration est très payante ! On note également une aide à la visée fonctionnelle et une jouabilité agréable et précise
    donc la nano-combi d'un Prophet qui visiblement, a été infecté par le virus Manhattan (pas de bol), ce qui signifie qu'on retrouve rapidement les facultés de cette dernière : armure, camouflage optique, force, vitesse et saut surhumain. Les bons aspects (et ils sont nombreux) c'est qu'on retrouve exactement la même prise en mains que dans le précédent opus, à ceci près que comme le jeu a été pensé à l'origine pour les consoles (les control-pads se démocratisant également sur PC), la jouabilité est bien plus précise, agréable et confortable qu'autrefois. De même, l'aide à la visée fait mieux son travail (à vrai dire elle fait son travail tout court car sur le 1, j'ai vraiment l'impression qu'elle ne sert à rien), les jumelles tactiques ont une réelle utilité puisqu'elles nous permettent de localiser et verrouiller chaque ennemi et chaque point stratégique, et la furtivité a été grandement améliorée. Même si l'IA reste très binaire à savoir qu'elle nous repère à la seconde où on n'est plus camouflé (alors que pour être plus réaliste, il aurait dû y avoir une latence), la jouer infiltration reste la solution la plus payante. D'ailleurs il faut savoir que sans le mode armure activé, notre personnage est une bouse qui crève au 2e tir encaissé, il faut donc absolument la jouer fine et tactique. Croire qu'on joue à Crysis en mode gros bourrin juste parce que la combi permet certains avantages, c'est se foutre le doigt dans l'œil. Corrigeant un petit défaut du premier opus, c'est en récupérant des "nano-catalyseurs" qu'on pourra upgrader sa nano-combi. Au programme : une jauge d'énergie qui descend moins vite, une furtivité améliorée, une armure plus efficace et quelques options tactiques de bon gout. Bon point aussi pour ces armes lourdes qu'on peut utiliser mais aussi et surtout détacher, afin de faire un carton maximal dans les rangs ennemis, le canon de 50mm étant particulièrement puissant. Au niveau de l'armement, on retrouve assez vite ses marques avec un bel éventail de fusils d'assaut, fusil à pompe, arme de poing, sniper, lance-roquettes ainsi que des pétoires plus exotiques comme le K-Volt, cette mitraillette à impulsions électriques. Pour les grenades, si on n'a toujours pas de touches dédiées à leur lancement, il suffit par contre de double cliquer sur Y / Triangle pour s'en équiper. C'est un bon compromis. Je regrette par contre qu'on ne puisse plus porter un gros arsenal comme autrefois, mais que voulez-vous, Crysis 2 suit la tendance et se veut peut-être plus réaliste qu'avant. Ainsi on ne pourra porter que 2 armes principales échangeables à l'envie, c'est déjà pas si mal.



    L'équilibre...


    La durée de vie
    La durée de vie est très correcte (environ 12 heures) et la difficulté est équilibrée. Un bon point pour cet épisode
    est très correcte pour un FPS, cet épisode étant le plus long de la trilogie : avec ses 19 chapitres et en jouant correctement, on atteint facilement les 12 heures (un peu plus si vous la jouez vraiment tactique ou dans un niveau de difficulté élevé). Quant à la difficulté, malgré quelques morts parfois incompréhensibles, elle est tout à fait équilibrée. Seul les gros boss et l'affrontement final sont un peu plus tendus, mais rien d'insurmontable. Super, on se dit alors que le Crysis parfait est entre nos mains ! En fait... non. Déjà on commence par la récupération des munitions qui se fait en survolant les armes ennemies, ce qui n'est pas du tout réaliste et tranche avec l'approche du premier volet où on ramassait les armes à la main. Etant donné que nous sommes désormais en ville, et bien qu'on nous laisse toujours le choix de notre approche (par exemple en réalisant des éliminations furtives, ou en contournant les factions ennemies), les maps sont bien plus cloisonnées qu'autrefois. Et oui que voulez-vous, il fallait bien s'adapter aux performances des consoles, même si des jeux comme Far Cry 3 (qui sortira tout de même un an et demi plus tard) nous prouvera qu'on peut aussi concilier les 2. Les collectibles qu'on trouve en chemin ne servent strictement à rien : pas de bonus, pas de nano-catalyseurs offerts... se faire suer à explorer les lieux n'est valable que pour dénicher des armes ou des munitions, Crytek ayant ici clairement perdu l'occasion de faire quelque chose de sympa. Mais encore là, ce ne sont que des détails car à mes yeux, il y a vraiment 2 choses qui m'ont grandement irrité dans ce titre. La première c'est que le filtre audio de la combi est vraiment sympa, donnant un côté très hi-tech à l'interface. On peut regretter de plus pouvoir choisir entre voix masculine et féminine mais soit, le résultat n'est pas dénué de charme. Le problème, c'est que cette même voix se répétera à l'infinie si vous n'obéissez pas aux ordres donnés. J'entends par là que lorsqu'un objectif est activé, le jeu vous impose de le suivre immédiatement, sinon il va rabâcher.



    Agacement maximal !


    Mais le plus pesant,
    En mode camouflage, le pad vibre non-stop ! C'est complétement débile ! D'ailleurs, à chaque fois que vous activerez la combi, vous désespérerez d'entendre toujours la même phrase...
    c'est que (comme évoqué) Crysis 2 nous incite à la jouer fine, en toute discrétion. Même si l'action s'impose parfois d'elle-même, au final on passe beaucoup de temps en mode camouflage. Et comme la jauge de batterie descend rapidement, il faudra activer le "camo", se déplacer, tuer un ennemi ou 2, revenir en camo, se déplacer et se mettre à couvert, attendre que ça recharge pour pouvoir repartir. Et tout le problème est là : dans la première moitié du jeu, la phrase "camouflage activé" vous allez la bouffer jusqu'à l'écœurement (sur la seconde moitié, ce sera plutôt "armure maximum", le jeu se tournant alors vers l'action). Il arrive qu'on l'entende jusqu'à 3 fois chaque minute, c'est littéralement insupportable ! Sur une session de jeu durant 2 à 3 heures, vous allez l'entendre plus de 200 fois, c'est un véritable calvaire pour les nerfs ! Et si les options du premier jeu avaient le bon gout de nous proposer de lui couper le sifflet, cette même option n'existe plus ici... ainsi donc soit vous coupez le son, soit vous supportez cette atroce répétitivité. Ma solution ? Et bien à mon grand désespoir, moi qui adore jouer au casque avec le son bien fort, j'ai fini par jouer sur le son de la TV avec un volume minimal. C'est triste... Et à cette gageure affligeante de connerie dont les développeurs n'ont jamais rien fait pour la rectifier (à croire qu'en testant leur jeu, ils ne mettent jamais le son), s'additionne la vibration. En général, les vibrations d'un bon gamepad apportent beaucoup à l'immersion, en retranscrivant les aspérités de la route sur un jeu de course, la douleur d'un héros malmené ou encore la sensation de puissance d'une arme à feu. Et bien je ne sais pas qui est l'imbécile qui s'est dit que lorsqu'on serait en mode camouflage le pad vibrerait non-stop et assez fortement, mais visiblement son idée a été avalisé. De plus, une fois encore les options étant réduites au minimum syndical, la possibilité de gérer l'intensité des dites vibrations a tout bonnement disparue. Vous l'aurez compris, la seule solution est alors de désactiver complètement la vibration, ce qui fait qu'on perd beaucoup en sensations de jeu. Le résultat est là : scénario merdique, mise en scène pas terrible, vidéos basse résolution, vibration permanente et voix de la combi qu'en entend au moins 100 fois toutes les heures... sont les pires défauts du jeu et non des moindres. On est loin, très loin du FPS parfait !!



    Issu de la version PC


    Comme chacun
    Cette fois issu de la version PC, Crysis 2 est vraiment superbe (à quelques détails près) ! Sur PS5 et Series X les détails sont nombreux, la Tesselation répond présente, le rendu est net, propre...
    des jeux de cette compilation, Crysis 2 tourne sous CryENGINE 3 et cette fois, il est adapté de la version PC. Fini cette version castrée pour rentrer au chausse-pied sur les vieilles consoles puis qu'on a remasterisé à l'arrache pour les consoles actuelles, le fait que ce soit la version PC qui fut à l'origine du portage rend bien plus hommage au titre d'origine. Bien entendu, c'est toujours la version PC qui reste la plus belle, la plus détaillée et techniquement la plus aboutie. Faut dire que lorsqu'on a une carte vidéo qui coute à elle seule le prix d'une console nouvelle génération, j'ai presque envi de dire : "encore heureux !". Le résultat est donc là : le rendu est bien plus net et "propre" que dans le premier opus. Mieux encore, les bugs sont rares. J'ai relevé un détail tout de même : certaines traces (comme les flaques de sang) et beaucoup de véhicules ne touchent pas le sol (!). Résultat : tout semble "flotter" à quelques centimètres de la terre ferme. Certaines textures sont également dégueulasses, comme celle qui revêt les canettes ou celle des journaux (à ce stade là, ce n'est même plus flou, c'est de la bouillie de pixels). Mais à côté de ça le résultat est techniquement supérieur au premier opus : le jeu est fluide, la définition est bonne, les contours sont francs, le rendu est précis, élégant... oui, on voit bien la différence entre le premier Crysis Remastered et celui-ci. Comme quoi, un portage issu de la version PC était déjà un gage de qualité et je le redis, pour cette trilogie remasterisée, les développeurs auraient du faire l'effort de reprendre le travail sur le premier Crysis.
    Ceci dit, même si Crysis 1 semble plus "sale" et surtout qu'il accuse un nombre ahurissant de bugs, il dispose également d'un attrait visuel que cette suite n'a pas ! En effet, après Lingshan et ses décors paradisiaques, on passe à un New York dévasté. Forcément, ça n'a plus le même charme, à vrai dire, ça n'a plus de charme du tout (sans parler de New York... quelle originalité !). Urbanisme et désolation ambiante, ça ne vend pas vraiment de rêve. A ça s'ajoute que la destruction massive, plutôt bien mise en place dans Crysis 1, s'est réduite à peau-de-chagrin dans cet opus. On éclatera quelques véhicules ennemis mais n'espérez plus réduire en confettis des bâtiments entiers. Globalement, les temps de chargement sont bien optimisés sur SSD, puisqu'ils n'excèdent jamais les 10 secondes. Sur les PS5 et Xbox Series X, nous avons une nouvelle fois un superbe rendu en 4K et 60 images par seconde. D'ailleurs, si cette fois nous n'avons pas d'options Ray Tracing, c'est uniquement parce que le jeu gère "un faux RT" grâce à des effets miroirs logiciels, exactement comme on en voit dans The Last of Us Part II par exemple.



    Deutsche Qualität


    Plus regrettable
    A part quelques anicroches (désynchro, la même voix sur presque tous les ennemis) le son est d'excellente qualité ! Bonnes musiques, bon doublage et excellents bruitages
    par contre, le jeu ne gère aucun reflet (dans les vitres des immeubles ou des magasins exemple), les corps disparaissent si vite que c'en est ridicule (heureusement leurs armes restent), le clipping est parfois atrocement visible (comme par exemple ces panneaux qui apparaissent et disparaissent à quelques centimètres de distance près)... des limites une fois encore imposées par les supports consoles d'origine (il faut dire que les PS3 et Xbox 360 sont quand même largement dépassées à l'heure de ce remaster). La bande originale a été principalement composée par Borsilav Slavov et Tilman Sillescu, 2 gros inconnus au bataillon des compositeurs. En parallèle, les grands Hans Zimmer (The Dark Knight, Inception, Interstellar, Gladiator) et Lorne Balfe (qui est l'un de ses plus grands collaborateurs) ont également participé à la bande-son en signant les thèmes principaux. Crysis 2 propose donc 42 pistes audio de très bonne qualité, avec des thèmes qui collent bien à l'ambiance du jeu. La musique est d'ailleurs plus présente qu'autrefois, soulignant la lourdeur de l'atmosphère à chaque instant. Avec Crytek on n'est jamais déçu par les bruitages et une fois encore, ils détonnent ! Les armes sont hyper dynamiques, les explosions ont du souffle... bref, on voit bien qu'ils connaissent leur métier, à défaut que l'ensemble soit vraiment réaliste. Enfin le doublage est globalement bon.
    Je ne reviens pas sur le fait qu'Alcatraz nous la joue tristement aphone (ce qui est toujours aussi ridicule, quel que soit le jeu) et au fond, le casting vocal est loin d'être mauvais. Prophet est cette fois doublé par Philippe Dumond (dont le timbre se rapproche beaucoup de celui de Pierre Dourlens), Nathan Gould est doublé par Alexis Victor (la voix française de Bradley Cooper), Dominic Lockhart est doublé par Michel Vigné (la principale voix française de Mickey Rourke), Jacob Hargreave est doublé par Marc Cassot (particulièrement actif dans le doublage de films) et Karl Ernst Rasch est doublé par Michel Ruhl (la voix officielle de James Cromwell, dans les films et séries qu'il a tourné). Bref, une VF tout à fait correcte, dans le ton, même si on pourrait déplorer une désynchro labiale comme on en voit plus (à si en fait, j'avais oublié Control, sorti en 2019, réédité en 2021 et qui est particulièrement lamentable sur le sujet, autant pour moi :). Le bémol (car il y en a toujours un) c'est que les unités paramilitaire du CELL ont toutes la même voix, celle de David Krüger (la voix de Master Chief, Chris Pratt et Dwayne Johnson) ! Alors, de temps en temps ils alternent avec Emmanuel Karsen et Lionel Tua mais ça reste rare, et je peux vous dire que sur une unité de 10 hommes, 9 auront la même voix ! Après tout, vu qu'ils ont tous le même look (notamment avec le port de masque à gaz dû à l'épidémie, comme ça pas besoin de se fatiguer à créer divers visages), autant qu'ils aient le même doubleur !



    Je vais être Note
    franc avec vous, Crysis 2 n'est clairement pas mon épisode préféré et ce, pour plusieurs raisons. Les principales sont cet environnement urbain qui tranche littéralement avec les îles tropicales du premier épisode, et puis le décorum se situe à New York. Le manque d'originalité est assez affligeant, surtout venant d'un studio allemand. Les développeurs du monde entier auraient-ils tous oublié qu'il y a d'autres lieux et d'autres villes sur cette planète ? Que tout ne se passe pas TOUJOURS aux Etats-Unis ? Mais là est le moindre souci du titre qui va à la fois nous imposer un scénario assez capilotracté, avec une mise en scène vraiment pas terrible (notamment à cause de vidéos en basse résolution), des vibrations permanentes dès qu'on utilise la nano-combi ou encore cette voix ("camouflage activé") qu'on entend au moins 100 fois toutes les heures sur la première moitié de l'aventure (au casque, c'est ultra pénible !). Tels sont les pires défauts du jeu et non des moindres. On est loin, très loin du FPS parfait, au point qu'on se demande si le titre de Crytek n'intégrerait pas une touche pour activer le mode "agacement maximal" ? A béé non pas besoin, il s'en charge automatiquement ! Pour la voix et les vibrations (qui sont sans doute les pires défauts de cette suite), c'est d'autant plus navrant que de simples options auraient palier au problème. Mais alors, qu'est-ce qui sauve le jeu ? Et bien heureusement pour lui, ce portage issu de la version PC est étonnamment "propre" et net.

    A quelques textures cradingues près et quelques bugs graphiques (mais rien de comparable avec le premier opus), nous n'avons aucun aliasing, des graphismes détaillés et des modélisations très correctes. Ceux qui (techniquement) critiquent le jeu, devraient se souvenir qu'à la sortie de cette trilogie, Crysis 2 fête ses 10 ans ! Et 10 ans, en matière de rendu 3D, c'est une éternité ! A titre de comparaison en 2011 sont sortis F.E.A.R 3, Duke Nukem Forever, Battlefield 3, Serious Sam 3 et 10 ans plus tard, faut voir la gueule qu'ils ont (bon OK, Dead Space 2 et KILLZONE 3 gardent encore de beaux restes mais ce sont clairement des exceptions). Donc oui, Crysis 2 remasterisé et malgré sa décennie de bouteille, est plutôt joli. Mais c'est surtout le punch de l'action, les facultés de la nano-combi, une prise en mains précise et très agréable, des armes équilibrées, un gameplay qui cherche à se perfectionner avec ses upgrades et sa furtivité améliorée (même si encore une fois on fera face à une IA bipolaire et bêbête) qui rendent le titre si attractif et plaisant à jouer. Je l'ai toujours dit, Crysis 2 n'est clairement pas mon épisode préféré (je préfère largement le 3 et surtout le premier) et pourtant, en testant ce remaster (on peut le dire, de qualité) j'ai littéralement redécouvert le jeu ! Une bonne (voire très bonne) surprise, même si pour ça il faudra bien entendu être conciliant sur certaines facettes du titre de Crytek...



    Les -

  • Cette manette qui vibre non-stop lorsqu'on est en mode camouflage est la pire idée de merde qu'ils aient trouvé !
  • Encore quelques bugs graphiques (mais rien de comparable avec le premier opus) et quelques textures cradingues
  • Cette voix qui dit "camouflage activé" 3 fois par minute, va vous prendre la tête comme jamais !
  • Nomad parlait peu, mais il était bien plus loquace qu'Alcatraz, ce héros tristement aphone
  • Tous les ennemis ont la même voix ! Ça tombe bien, vu qu'ils ont tous le même look !
  • Pas de vidéo résumant les événements du premier épisode
  • La qualité dégueulasse des vidéos inter-chapitre
  • Les corps disparaissent beaucoup trop vite
  • Destruction réduite à peu de choses


  • Les +

  • 4K et 60 fps sur les nouvelles consoles, avec des graphismes tout à fait honorables pour un jeu qui a 10 ans
  • Ce portage issu de la version PC offre des graphismes plus propres et nets, et surtout bien moins de bugs
  • Epilogue sympa et "Le Voyage de Prophet" (une vidéo bonus) résume bien l'épopée du personnage
  • Les jumelles tactiques servent enfin à quelque chose et l'infiltration a été améliorée
  • La qualité des bruitages, notamment pour des armes puissantes comme on aime
  • Aide à la visée efficace, prise en mains agréable, visée précise
  • Temps de chargement très courts sur SSD (environ 8 à 10 secondes)
  • Bonne durée de vie (environ 12 heures) et difficulté équilibrée
  • Les musiques sont plus présentes et sont pas mal du tout
  • Détacher et se servir des armes lourdes
  • Les upgrades de la nano-combi






  • Crysis 3 Remastered




    Première parution : février 2013 sur PC, Xbox 360 et PS3
    Remaster : octobre 2021
    Durée : 7 à 9 heures environ
    Difficulté :



       


    Si Crysis 2
    Datant de 2013, Crysis 3 est naturellement l'épisode le plus récent et ça se voit
    n'a pas complètement fait l'unanimité, il s'est tout de même vendu à plus de 3 Millions de copies, une sortie simultanée sur PC et consoles aidant forcément à gonfler les chiffres, même s'ils restent inférieurs à ceux d'un premier opus (en réalité ils sont plus ou moins équivalents mais comme il n'est sorti que sur PC, on peut en déduire que Crysis 2 s'est bien moins vendu). La raison ? Et bien nous avons un scénario mal amené (même si dans le fond il reste sympa), une mise en scène pas terrible et surtout un décorum urbain et chaotique qui ne se renouvelait jamais et qui était loin de faire rêver, au contraire des îles tropicales d'un premier opus finalement plus dépaysant. S'il y a eu 3 ans et demi de latence entre les épisodes 1 et 2, il n'aura fallu attendre que 2 ans pour connaitre le dénouement final de cette trilogie et les raisons sont aussi simples que multiples. Tout d'abord dans le laps de temps qui sépare Crysis de Crysis 2, le développeur a sorti Crysis Warhead (que je vous invite à essayer, bien qu'il soit uniquement dispo sur PC), ensuite ils ont dû développer un nouveau moteur graphique (le CryENGINE 3) pour que celui-ci soit compatible avec les consoles de 7e Génération (PS3 et Xbox 360).
    Enfin, il a fallu modifier le gameplay et la prise en mains pour qu'ils s'accommodent à un contrôle à la manette et ça mine de rien, pour un développeur exclusivement PC qui ne jurait que par le clavier et la souris, ça a nécessité un sérieux temps de travail, temps qui fut bien mis à contribution puisque la prise en mains de Crysis 2 est vraiment excellente et précise. Beaucoup de travail en amont donc, pour une suite ambitieuse et qui propose en plus une très bonne durée de vie et ce, malgré son aspect linéaire. Entre Crysis 2 et Crysis 3, le développeur n'a pas eu à beaucoup forcer et pour cause, même s'ils se sont affairés à adapter le premier épisode sur consoles (ce qui n'a pas dû être une mince affaire), derrière Crysis 3 réutilise tout de son prédécesseur : moteur graphique, prise en mains, mise en scène, interface, options, gameplay... En 2 ans ils ont quand même bossé à créer de nouveaux décors, construire un scénario et le mettre en scène... mais la base, le cœur même du jeu existait déjà. Il ne restait plus qu'à le peaufiner, ajouter quelques nouveautés, écrire le scénario final et le tour était joué.



    Je suis le mal aimé
    (Claude Crytek)


    Ceci dit,
    Crysis 3 est un épisode étrangement désapprécié. Est-ce à cause de sa durée de vie ou parce que le genre FPS était totalement saturé et que les joueurs ont eu une sorte de ras-le-bol ?
    je me suis toujours demandé pourquoi les joueurs (en général) n'aiment pas cet épisode-là ? De mon point de vue, c'est vraiment l'épisode 2 qui fut le moins bon mais est-ce parce que Crysis 3 est l'opus le plus abordable de la série, le plus facile ? Ce serait absurde car celles et ceux qui veulent plus de challenge, n'ont qu'à jouer dans un niveau de difficulté plus élevé. Ou alors, ce serait à cause de sa durée de vie ? Car il est vrai que Crysis 3, en plus d'être tout à fait abordable (du moins sur les 3/4 de l'aventure), est également le plus court des 3 volumes. Est-ce suffisant pour le bouder ? Après tout un Call of Duty : Black Ops II (sorti en 2012) ne dure pas plus longtemps et pourtant, il fut acclamé par les critiques et les joueurs. Alors finalement, où est le problème ? J'ai peut-être un élément de réponse : Crysis 3 est sorti au début de l'année 2013, à peine 8 mois avant le lancement des consoles de 8e Génération (PS4 et Xbox One). En marge de ça, sur cette fin de Génération, le genre FPS a littéralement explosé et c'est sur cette même génération que bien des licences ont justement sorti des trilogies. Jugez plutôt : Dead Space, Uncharted, Resistance, Bioshock, Lost Planet, F.E.A.R, Far Cry, sans compter qu'il y a eu au moins 4 volets de Battlefield, 5 épisodes d'Halo et pas moins de 7 épisodes principaux de Call of Duty. A ça s'ajoute tous les FPS sortis au milieu des grandes séries comme KILLZONE, Borderlands, Metro, Medal of Honor, The Darkness, Bulletstorm, RAGE, AvP, Left 4 Dead et j'en passe.
    Toute cette liste pour vous faire comprendre que le genre était littéralement saturé, qu'entre 2007 (et la sortie de Crysis) et 2013, des FPS ont en a bouffé des dizaines, beaucoup en sont arrivés à l'épisode 3 quand d'autres ont carrément arrêté de compter tant les sorties annuelles ont commencées "embouteiller" le genre. Ainsi, lorsque Crysis 3 est sorti et ce, après l'avènement de gros monstres sacrés qui ont littéralement exploser toutes les ventes (Modern Warfare 2 et 3, Black Ops 1 et 2, Far Cry 3 et 4, Borderlands 2, Halo 3 et Reach...) les joueurs étaient gavés comme des oies qu'on prépare pour les fêtes de Noël. Résultat, pour se démarquer il fallait vraiment proposer quelque chose de novateur et/ou de techniquement bluffant. Sur la technique pas de problème, Crytek s'y connait bien et ce depuis toujours. Le problème finalement, c'est l'héritage laissé par un Crysis 2 trop éloigné de l'ambiance du premier, avec derrière un scénario mal ficelé et mal mis en scène. Ajoutons à ça un multi-joueurs assez banal, une durée de vie jugée trop faible, un scénario assez bidon... et c'est le bouche-à-oreille qui finira le travail.



    La preuve par 3


    Pourtant je
    Le scénario est peut être capilotracté, mais en attendant il n'est pas plus débile que celui des films SF des années '80 et je trouve la fin tout à fait sympathique
    persiste et signe : Crysis 3 est loin d'être un mauvais jeu, bien au contraire ! A quelques détails près, il est même meilleur que le 2, c'est juste qu'il est arrivé trop tard, et sur un marché qui réclamait du sang neuf (et non une sorte de Crysis 2.5, si bon soit-il). Ceci dit, une fois de plus, j'ai littéralement redécouvert le titre de Crytek au sein de cette Remastered Trilogy et nous allons exposer "pourquoi" Crysis 3 reste un bon jeu, et comment il clôture avec non-sans panache la trilogie. L'histoire nous raconte qu'après les évènements de Crysis 2, Psycho et Prophet ont parcouru le monde à la recherche de l'Alpha Ceph, le leader ultime de la force d'invasion Ceph. Entre temps l'organisation CELL Corporation a étudié les Cephs, a maitrisé une partie de leur technologie et s'est assuré leur domination sur toute la planète. En 2047, Prophet est enfermé dans un dispositif de stockage, à New York, la ville étant désormais enfermée à l'intérieur d'un "dôme", afin de protéger une mystérieuse source d'énergie nommée "Système X". Psycho, à qui on a arraché la nano-combinaison de force (le processus est joliment appelé "écorchage"), viendra libérer Prophet de sa cage, lui qui est désormais le dernier porteur de nano-combi. Psycho lui révèle qu'il fait partie de la résistance, et qu'il est le seul à pouvoir arrêter le CELL, ainsi que la potentielle invasion organisée dans l'ombre par les Cephs, sous les ordres de l'Alpha Ceph...
    Bon je ne vous cache pas que j'aime bien la fin de ce Crysis 3 car, bien qu'un peu expédiée (comme à chaque fois) elle clôture la trilogie et met ce brave Prophet à la retraite (des vacances bien méritées). Ceci dit, même si j'aime bien la finalité, je dois admettre que ce scénario de film d'action à bas budget, a bien du mal à réellement séduire, surtout lorsqu'on passe après la trilogie des Modern Warfare qui est assez bluffante de ce côté-là. Mais soit, amateur des films SF depuis toujours (Dune, Cyborg, Terminator, Total Recall, Blade Runner, Alien...) je me dis que je suis finalement assez bon public et que même si j'aime qu'on me raconte une histoire, après tout celle-là n'est pas plus débile que celle des films de mon enfance (avouez-le, bien des films des années '70 à '90 ont un scénario complètement bidon, il serait malhonnête de ne pas l'admettre). Par contre, il y a plusieurs détails qui personnellement me chiffonnent, à commencer par Prophet.



    Nano scénarisation activée !


    James Rodriguez
    Si on peut fermer les yeux sur les tenants et aboutissants du scénario, c'est bien sur les détails que l'écriture pêche...
    alias "Alcatraz" est un hispano, difficile de comprendre comment il devient lui-même Prophet, avec le même visage, la même corpulence, et la même voix. On peut émettre l'hypothèse qu'en fusionnant avec la nano-combi, Alcatraz ait pris les gênes de Prophet, mais alors pourquoi devenir littéralement lui ? C'est illogique. Après tout, entre le porteur et la nano-combi on parle de "symbiose", pas d'invasion cellulaire donc au final, le nouveau Prophet devrait être un mélange des 2 personnages... pas devenir le Prophet que nous avons connu en 2007 dans le premier Crysis. Je suppose que c'était par facilité (modélisation, doublage) mais de là à devenir exactement comme lui, voix comprise (alors que ce con d'Alcatraz n'était pas foutu de dire un seul mot durant tout Crysis 2), c'est un peu fort ! Autre point, au début du jeu, on voit bien que Prophet a été fait prisonnier par le CELL. Comment est-ce arrivé ? Depuis combien de temps Prophet est enfermé là ? Vous n'en saurez rien !! Pas même un simple texte explique ce détail qui pourtant, a son importance. Idem pour Psycho : quand et comment a-t'il été "écorché" ? Difficile d'avoir de réelles précisions là-dessus. Peut-être qu'un DLC servant de préquelle et répondant à certaines questions était prévu mais vu les faibles ventes du jeu, il fut sûrement abandonné. Tiens en parlant de Psycho, il faut voir désormais la gueule qu'il a !! Je veux bien qu'entre les épisodes 1 et 3 il se passe 27 ans et que Psycho a beaucoup souffert mais entre temps il a changé de voix (même en VO) et surtout, il a changé de gueule ! Quand on regarde l'une de nos vieilles photos datant de 30 ans en arrière, mine de rien on se reconnait (oui il existe des photos de moi datant d'il y a 30 ans, oui je suis vieux, ah ah ah mort de LOL :). Certes on a vieilli, les traits sont plissés, les poils sont blancs... mais la gueule, c'est la même !



    Psycho en psychose après son ravalement de façade


    A ce changement,
    J'ai toujours trouvé anormal que d'un jeu à l'autre les personnages connus changent de tête. Dans ce 3e opus Psycho est méconnaissable et pour cause, ce n'est plus le même acteur qui a assuré la Motion Capture
    il y a une explication : à l'image de Capcom qui n'est pas foutu de faire le moindre suivi de ses personnages dans Resident Evil (notamment Chris Redfield qui change de tronche comme on change de pantalon), il semblerait que Crytek ait changé d'acteur pour la Motion Capture. Visiblement dans Crysis 1 et Warhead c'était acteur anglais Sean Chapman qui prêtait sa voix et ses traits (je l'ai personnellement connu dans le film Hellraiser... encore un long-métrage "pseudo-culte" datant des années '80) alors que pour Crysis 3 c'est un autre acteur britannique, David Kennedy, qui a assuré la performance. Et c'est vrai qu'en voyant la photo de Mister Kennedy, on reconnait bien notre Psycho 2.0. Et tout le problème est là : comme pour Capcom, je trouve ça débile que les développeurs ne soient pas foutus de reprendre les traits initiaux, sous prétexte de changement d'acteur. Après tout Andy Serkis a aussi bien interprété les gorilles de la Planète des Singes que Gollum du Seigneur des Anneaux et pourtant, il ne ressemble ni à l'un ni à l'autre. C'est donc un faux prétexte... quand on veut on peut, et ce, qu'on s'appelle Crytek autant que Capcom.
    Il y a quand même une bonne chose dans ce Crysis 3, c'est qu'une vidéo résume de façon succincte mais intéressante les 2 premiers opus (on y apprend que Nomad serait apparemment mort). Il y a également des documents écrits, parfois des messages audio, à récupérer et qui étayent le fond de l'histoire. Les résumés textuels sont d'ailleurs les plus intéressants car grâce à eux, il est possible de mieux comprendre et définir les liants scénaristiques entre les 3 épisodes. Il est dommage d'en arriver à ce stade de la trilogie pour comprendre certains détails, preuve que les histoires et les scénarios sont assez mal ficelés et mal mis en scène. En parlant de ça, Crysis 3 est clairement l'épisode le mieux écrit des 3. Sans dire qu'il casse des briques, on sent que le studio a enfin pris ses marques, les contours ne sont plus aussi brumeux, les objectifs sont clairs, précis. Il en va de même pour la mise en scène des cinématiques (vues à la première personne) qui sont nettement plus travaillées qu'autrefois.




    Si Psycho a changé de visage c'est parce que pour Crysis 3,
    c'est l'acteur David Kennedy qui a assuré la performance
    (à la place de Sean Chapman) - cliquez pour agrandir



    Quand Prophet prophétise...


    On retrouve
    Quoiqu'on fasse (en jouant en infiltration et en fouillant les zones) la durée de vie reste faible et c'est bien ça que les joueurs de l'époque ont regrettés le plus
    également ces vidéos qui sont diffusées entre 2 chapitres de l'aventure. La représentation est toujours de type 3D fil de fer, et elles nous exposent clairement les faits et les objectifs à atteindre (comme dans Crysis 2). Si ce n'est pas encore la formule idéale, au moins la résolution est un peu meilleure (c'est encore un peu flou mais rien de comparable avec son prédécesseur). Seule l'intro (travaillée hors ligne et présentée sous forme de vidéo) souffre vraiment de cette résolution : sur écran Full HD ça passe mais sur un grand écran 4K, l'image est légèrement floue. Dommage que l'encodage et la définition ne soit pas meilleurs, voire retravaillés à l'occasion de ce remaster. Quant à la fin du jeu et donc de cette trilogie, ma foi je la trouve très sympa. J'estime qu'elle clôture bien les aventures de Prophet, puisqu'au final, c'est lui le vrai héros des Crysis, le seul à être présent dans les 3 opus. Au niveau de la durée de vie, je ne saurai dire si Crytek a voulu surfer sur la tendance, s'ils voulaient proposer des DLCs pour étendre l'histoire ou s'ils ont tout simplement manquer de temps, toujours est-il que Crysis 3 ne dispose que de 7 chapitres pour une durée totale qui s'étale entre 7 et 9 heures.
    Ont-ils voulus se tabler sur la durée d'un Call of Duty, qui mise sur l'intensité de son action et le concentré de son scénario pour justifier sa durée en solo ? Ce n'est pas impossible mais je penche plutôt pour les DLCs. En effet, je pense que Crytek n'en avait pas fini avec Crysis et que ce 3e opus devait être le berceau de plusieurs contenus : à l'image de ce que j'ai évoqué tout à l'heure, je pense qu'une préquelle aurait éclaircie les passés de Prophet et Psycho. Qui sait, on aurait peut-être revu Nomad, dont on a plus entendu parler depuis la fin du premier volet. Parce que l'action de Crysis 2 se déroule en 2023, et celle de Crysis 3 se déroule en 2047. Il s'en passe des choses en 24 ans et je suis sûr que les développeurs avaient pas mal d'idées. Mais les ventes furent catastrophiques pour cet épisode (on parle de moins d'un millions d'exemplaires tout de même - franchement le jeu ne méritait pas une telle dévaluation), ce qui a porté un sale coup à Crytek (d'autant que le développement aurait couté près de 66 Millions de $, ils ne sont donc pas rentrés dans leurs frais) et a mis prématurément fin à la série.



    Iron Man


    Avant de
    Les idées de merde ont la peau dure comme cette vibration constante en mode camo'. Quant aux upgrades, elles sont devenues aussi confuses qu'inutiles
    commencer ce 3e opus, je vous invite à regarder la vidéo résumant les 2 premiers volets, mais aussi à suivre un didacticiel qui prend la forme d'une expérience VR (difficile de ne pas penser à Metal Gear Solid). Ce petit contenu nous (ré)apprend les fonctions de la nano-combi ainsi que les subtilités du gameplay. Si bien sûr ce petit contenu (qui dure 15 minutes au maximum) est tout à fait dispensable en faisant les 3 jeux de cette Remastered Trilogy à la suite, à l'époque, après 2 ans d'absence, c'était tout à fait pertinent. D'ailleurs, au niveau du contenu, je me suis toujours dit que Crytek avait manqué de temps pour faire un jeu plus long et qu'une fois le développement terminé, ils avaient développé ce petit didacticiel... histoire de compenser un peu. Comme évoqué, Crysis 3 reprend l'exact gameplay du 2. On retrouvera donc les armes lourdes à détacher (toujours aussi jubilatoire), cette prise en mains agréable et à la visée précise (avec en plus la même configuration des touches), cette nano-combi où on alternera "armure" et "camouflage" pour littéralement broyer l'adversité, des armes puissantes et modulables pour la plupart... bref, une suite qui ne change pas la donne mais qui pérennise un savoir-faire et une action assez typique du studio.
    D'ailleurs les mauvais aspects du second opus ont la peau dure puisque les grenades doivent toujours être équipées pour être lancées (ça encore, ce n'est pas bien grave) et lorsqu'on est en mode camouflage, à nouveau la manette vibre non-stop et on ne peut rien y changer à part couper la vibration. Comme quoi les idées de merde perdurent... En parlant de mauvaises idées, on retrouve également les upgrades mais cette fois il n'est pas question de castagner du Ceph à la pelle pour récupérer des nano-catalyseurs, il faudra désormais chercher des caisses contenant des "packs d'upgrade". Le premier vous donnera 4 points, alors que les suivants se contenteront d'un seul. On ouvre alors un tout nouvel arbre de compétences qui scinde en 4 sous-ensembles les compétences à upgrader (blindage, furtivité, déflexion et endurance), tout en pensant que les upgrades coutent entre 1 et 3 points.



     

    A gauche l'écran de customisation de son arme,
    à droite l'écran des upgrades



    Je suis l'Alpha (Ceph) et l'Omega


    Malheureusement,
    Oui la combi est plus efficace que jamais... et alors ? Jouer à Crysis c'est justement en profiter et là est tout l'intérêt de la série
    à l'image de son prédécesseur, on ne peut pas utiliser toutes les fonctions en même temps (ce qui est absurde et bride littéralement notre désir de complétion) mais on pourra sauvegarder 3 profils qui configurent les options débloquées / sélectionnées. Alors dans le fond l'idée part d'un bon sentiment, mais c'est très mal mis en place. Changer de profil nécessite d'ouvrir le menu mais on y pense jamais, donc on ne le fait jamais. Tout débloquer ne sert strictement (au final) à rien et généralement, en 5 à 7 points d'upgrade, on a débloqué les 4 options qui nous intéressent le plus. Du coup on les active et on ne touchera plus à ce menu de compétences aussi mal fichu qu'inutile. Heureusement, il y a également de bonnes nouveautés à commencer par ces jumelles tactiques, plus efficaces que jamais. En plus de verrouiller les cibles ennemis, elles peuvent également verrouiller les caisses de munitions, les armes laissées par les ennemis (avec par ailleurs des ennemis qui évitent de disparaitre, une bonne chose) ou mieux encore, nous permettre de pirater un terminal ou une tourelle. S'ouvre alors un mini-jeu basé sur le timing (une sorte de QTE) qui, en cas de réussite, fera en sorte que la tourelle se retournera contre son camp. C'est pas mal du tout et ça permet de vraiment la jouer en infiltration.
    En parlant d'infiltration, la nano-combi sera toujours aussi efficace. D'ailleurs pour ceux qui ne comprennent pas qu'elle soit si puissante, allant même jusqu'à la traiter de "cheatée", il faut se souvenir qu'Alcatraz / Prophet l'a upgradée plus d'une fois dans le 2e opus et que 24 ans plus tard, la symbiose combi / porteur est plus forte que jamais. Donc oui, c'est complètement normal car il aurait été ridicule de se retrouver avec une combi moins efficace que dans le 2, même si pour le coup, elle nous rend particulièrement puissant. Mais c'est aussi ça qui rend le jeu si agréable à faire, le gameplay si jouissif. C'est ce sentiment de puissance qui est justement au cœur du gameplay de Crysis et c'est bien là toute l'utilité de la nano-combi. La remettre en question c'est juger à tort les fondements même de la série.



    Avec Prophet aux commandes, ce n'est plus un arc mais une baliste !!


    Dans tous les cas,
    La jouer furtif est toujours aussi plaisant, notamment grâce à une combi mieux optimisée et un arc surpuissant
    on appréciera que désormais tirer sur un ennemi ne nous pompe pas entièrement l'énergie. En effet, j'ai toujours trouvé ça ridicule que la combi se vide complétement de son énergie lorsqu'on tire avec une arme (même équipée d'un silencieux) car au final, ça n'avait pas beaucoup plus d'influence que de jeter violemment un objet sur la gueule de son ennemi. Désormais, la jauge se vide vite certes, mais on peut aligner au moins 2 head-shots avant de devoir recharger. Mine de rien, ça rend bien service et surtout, c'est bien plus crédible. En 2013, à la sortie de cet ultime Crysis, non seulement beaucoup de jeux ont portés le chiffre "3", mais bien des titres ont remis au gout du jour une arme ancestrale : l'arc. On pense bien sûr à Tomb Raider (le reboot) et The Last of Us (sortis eux aussi durant le premier semestre de cette année-là), mais aussi à Assassin's Creed III, Far Cry 3 ou encore Skyrim. Bref, à l'époque l'arc était à la mode et je peux vous dire que c'est bien dans Crysis 3 qu'il est le plus puissant ! Normal, imaginez une seconde que celui qui bande l'arc possède une force surhumaine grâce à sa combi, du coup il décoche des flèches d'une puissance à peine quantifiable !
    Plus fort encore, utiliser l'arc ne consomme pas d'énergie lorsqu'on est en mode camouflage (pratique pour jouer les assassins fantômes) et il propose en plus 3 réglages de sa puissance ainsi que des têtes interchangeables, où à la façon de Rambo, on peut y mettre des embouts électriques (pratique si l'ennemi a les pieds dans l'eau) ou explosifs. En plus de ça, à l'image des grenades ou du lance-roquette, il ne prend pas la place d'une arme classique (toujours limitées à 2) mais fait parti intégrante de l'équipement de base. Alors oui pour le coup l'arc est super cheaté mais il est aussi jubilatoire à utiliser et permet d'aborder l'infiltration d'une toute nouvelle façon (pour un Crysis j'entends). Seul regret : malgré les promesses d'une IA moins débile, à la seconde où vous serez décamouflé, on vous tirera dessus. De même, vous pouvez passer en mode camo' à la gueule des ennemis, ils perdront instantanément votre trace, alors que vous étiez sous leurs yeux. Mais bon, faut bien faire un jeu pas vrai ? Et puis on ne va pas se mentir, le titre datant de 2013, les choses ont beaucoup évolués depuis. Il faut aussi savoir se remettre dans le contexte des sorties.





    Dans l'oeil du CryENGINE


    Techniquement,
    Crysis 3 est un jeu magnifique et parfaitement optimisé qui tient largement la comparaison avec bien des titres actuels
    nous sommes encore et toujours sous CryENGINE 3, et c'est ici que le moteur graphique de Crytek lui-même dévoilera tout son potentiel. C'est normal, après avoir conçus l'épisode 2, les développeurs étaient à l'aise avec leur moteur et le maitrisaient mieux que jamais. Ainsi, vu qu'une fois de plus ce remaster nous fait le plaisir d'être issu de la version PC, on se retrouve avec un jeu magnifique ! Il suffit de voir le premier niveau, cette architecture hi-tech sous cette pluie battante est bluffante de réalisme et de beauté. Les modélisations sont également superbes, lorsqu'on voit Rasch ou Psycho en gros plan, difficile de s'imaginer qu'on parle d'un jeu d'ancienne génération (bon OK, il en est tout autre pour Fontanelli qui, la pauvre, est sacrément moche et mal faite). D'ailleurs Crysis 3 tente (autant que possible) de renouer avec des ambiances plus naturelles. Certes nous sommes toujours à New-York (bien que cette fois, peu d'éléments nous le rappelleront) et on a toujours quelques ruines et quelques bâtiments, cependant sous le "dôme de la liberté" la nature a reprit ses droits ! Ainsi à la façon d'un Last of Us, on a ce somptueux et élégant mélange de nature, de verdure et d'animaux sauvages (une première pour la série, là aussi) mixé à des décors post-apocalyptiques particulièrement travaillés.
    Alors certes, pour le dépaysement on n'est pas encore au niveau des îles tropicales du premier opus, mais tout ce macrocosme mêlant végétal et bâtiments abandonnés, avec ces coulées d'eau, cette faune qui vaque à sa petite vie... ça fait du bien. Bien entendu tout n'est pas parfait, on assiste encore à quelques pop-ups, un peu de clipping (bien que ces derniers soient mieux gérés que dans le précédent jeu), quelques textures crasseuses (ça reste rare) et même un peu d'aliasing. Mais ce n'est rien face au spectacle visuel qu'offre le jeu ! Franchement, pour un titre de 2013, je suis resté bluffé ! Et oui il ne faut pas oublier que Crysis 3 a 8 ans à la sortie de ce remaster et pourtant, il est bien plus beau que certains jeux actuels, prouvant une fois encore que Crytek sait développer des moteurs performants à-même de mettre à genoux les plus puissants PCs de son époque (c'était tout du moins encore valable en 2013).



    Y'a pas de "cry" avec un son comme ça


    On termine
    Des bruitages toujours aussi puissants et un bon doublage, mais le meilleur reste sans conteste les musiques. Plus mélancoliques et mélodieuses, Crysis 3 dispose de la meilleure OST de la trilogie
    par l'audio, avec tout d'abord ces musiques composées par Borislav Slavov (l'un des 4 compositeurs de Crysis 2) et Peter Antovszki. Cette fois pas de grand musicien derrière la bande-son et pourtant, Crysis 3 signe sans doute la meilleure bande originale de la trilogie ! Les musiques sont plus mélodieuses, plus mélancoliques, les mélopées au piano sont superbes, en clair, l'OST est d'excellente qualité ! Voulant donner une ambiance plus douce, plus feutrée, presque de fin du monde (ce qui est raccord avec le scénario), la bande-son s'accorde avec beaucoup de finesse à l'ambiance particulière du jeu, sans oublier pour autant de souligner les grands moments de bravoure, avec des compositions nettement plus nerveuses, ça va de soi. Pour la 3e fois on retrouve des bruitages ultra percutants, confortant la puissance explosive des armes. Là-dessus, Crytek n'a jamais déçu. Enfin au niveau du doublage, il semblerait que les développeurs aient écouté leurs fans, en premier lieu avec la combi. Celle-ci dispose de la même voix robotisée et assez à-propos, mais elle aura également le bon gout de ne pas signaler chacune de nos activations. Ainsi pas de "camouflage activé" à chaque fois qu'on l'active, idem pour l'armure et ça bon sang, ça fait un bien fou !! Bien sûr il le dira, mais ce ne sera pas systématique, gommant ainsi l'un des pires défauts de Crysis 2.
    Prophet est à nouveau doublé par Philippe Dumond, et si Psycho était autrefois doublé par Gabriel Le Doze (la voix de Kevin Spacey et Gary Oldman) aujourd'hui il a la voix de David Krüger (la voix Dwayne Johnson, Chris Pratt, Shemar Moore et accessoirement celle de Master Chief). Dans Crysis 2 il faisait la voix de la plupart des mercenaires et il est dommage qu'en passant d'un titre à l'autre, il n'y ait pas un meilleur suivi, même si je me doute que l'équipe de doublage a préféré garder son meilleur doubleur pour l'un des personnages principaux, et non pour des trouffions "no name". On retrouve également les voix de Géraldine Asselin (la doubleuse de Michelle Rodriguez), Cyrille Monge (Joseph dans Far Cry 5, Artyom dans Metro et Joel dans Last of Us), Anne Rochant (la Reine Locuste dans Gears of War, la doubleuse de Frances Conroy et pour l'anecdote elle est la mère "réelle" du doubleur David Krüger) ou encore Sébastien Desjours, dont le timbre est assez reconnaissable. Globalement le doublage est de bonne qualité. Certes la synchro est totalement à l'ouest, mais à l'époque rares étaient les VF à être totalement raccord. Difficile d'en vouloir au jeu pour ça.



    Visiblement personne Note
    n'aime ce Crysis 3 et je ne saurai dire exactement pourquoi. Peut-être était-il l'épisode de trop ? Peut-être que les espérances de l'époque étaient trop élevées pour lui ? Ou peut-être qu'après un Crysis 2 ne répondant pas tout à fait aux exigences des fans du premier opus, il est possible que ce fut le point de non retour, puisqu'à l'heure actuelle, plus de 8 années plus tard, il n'y a toujours pas de Crysis 4 en vue. Et pourtant, Crysis 3 est loin d'être mauvais, c'est même tout le contraire ! Je pense plutôt qu'il est arrivé à une mauvaise période, sur un secteur (celui du FPS) qui était déjà saturé. Ne pouvant offrir plus, et échouant à réellement revenir aux bases de la série, les joueurs lui ont injustement tourné le dos. Alors c'est un fait, le scénario est un peu bidon, le pauvre Psycho est méconnaissable et la durée de vie est la plus faible des 3 opus, surtout lorsqu'on sort d'un Crysis 2 plutôt généreux de ce côté-là. Mais est-ce suffisant, notamment lorsque la concurrence (Call of quoi déjà ?) peine à réellement faire mieux ? J'en doute, je pense juste que c'était un peu la tête de Turc du moment. Personnellement, prenant toujours plus ou moins de recul face aux critiques et avis des autres, j'ai au contraire toujours apprécié cet épisode-là, qui justement, termine la trilogie avec un certain panache.

    Une fois encore adapté de la version PC, Crysis 3 est en plus de toute beauté ! Très proche de la meilleure version possible, sur PS5 et Xbox Series X le jeu est réellement magnifique, finalement pas si éloigné que ça des réalisations actuelles alors même qu'il est sorti il y a plus de 8 ans de ça ! C'est vous dire si techniquement le jeu était avant-gardiste ! A ça s'ajoute une prise en mains à nouveau fluide et précise, une nouvelle bande-son vraiment superbe, un bon doublage, d'excellents bruitages et un feeling propre à la série. Et bien sûr il y a cette fameuse nano-combi qui nous rend surpuissant. Si certains la critique, moi je dis "heureusement quelle est comme ça", sinon à quoi bon en porter une ? Si Prophet, après ce qu'il a traversé dans la seconde aventure, se retrouvait aussi faible et inutile que n'importe quel trouffion, ça n'aurait aucun intérêt. Ce qui fustigent ça, n'ont qu'à retourner jouer à Battlefield ! En plus, les ajouts apportent un plus à l'ensemble (tutos en VR, arc surpuissant...). Non vraiment, Crysis 3 n'est peut-être pas un chef d'œuvre du FPS moderne, mais il reste un très bon titre, tout de même moins court que certains le prétendent (on ne le termine pas en 5 ou 6 heures, ce n'est pas vrai, surtout lors d'un dernier chapitre où la difficulté monte de 2 crans) et puis il est techniquement superbe et particulièrement agréable à jouer, tout en clôturant avec dignité et même une certaine élégance, une trilogie de renom qui aujourd'hui encore, fait parler d'elle...



    Les -

  • La pirouette scénaristique qui fait qu'Alcatraz se retrouve avec la gueule et la voix du "vrai Prophet"
  • La résolution des vidéos est trop basse pour les écrans 4K, le rendu est donc légèrement flou
  • Les mauvaises idées ont la vie dure, comme ce pad qui vibre non-stop en mode camouflage
  • Les upgrades de la nano-combi : mal fichus et finalement peu utiles
  • La montée en flèche de la difficulté sur la fin de l'aventure
  • C'est l'épisode le plus court de la trilogie
  • Psycho a changé de gueule et de voix...


  • Les +

  • Techniquement, Crysis 3 est magnifique !! A l'époque le jeu était tellement en avance sur son temps, que cette version remasterisée tient presque la comparaison avec les jeux actuels
  • Scénario plus clair, moins brumeux (à quelques détails près) et mise en scène mieux travaillée
  • L'arc est puissant, modulable et super efficace, en plus de ne pas briser le mode camouflage
  • La qualité de la bande-son, avec des compositions souvent mélancoliques et superbes
  • La fin est un peu brève mais clôture sympathiquement la trilogie
  • Une sympathique vidéo résume les 2 précédents épisodes
  • Difficulté équilibrée durant toute l'aventure (sauf sur la fin)
  • Prise en mains toujours aussi agréable et précise
  • Globalement le doublage tient encore la route
  • Une nano-combi plus performante que jamais
  • Le didacticiel en VR : sympa comme tout
  • La qualité des bruitages






  • Crysis Remastered Trilogy
    La conclusion finale







    Après avoir Note
    passé tant d'heures à décortiquer cette trilogie, il n'est pas facile d'écrire une conclusion la plus objective possible. Mais une chose est sûre, je ne regrette pas mon achat ! En effet, j'ai toujours aimé les Crysis (sans doute parce que j'ai toujours apprécié le premier Far Cry) et même s'ils restent des jeux très imparfaits, mine de rien ils ont proposés ce qu'aucun n'avait jamais oser avant. Le plus étonnant étant de se dire que dans le monde du jeu vidéo, vu que tout le monde copie les formules à succès des autres, je suis étonné de voir que les concepts développés par Crytek n'aient jamais été copiés, de près ou de loin. Car oui, au-delà des performances techniques (les Crysis ayant toujours été des benchmarks évolués pour tester les performances de son PC) tout le charme de la série vient bien de cette nano-combinaison qui nous rend si puissant. Certains la disent "cheatée", trop performante et je leur répondrai que justement, on joue à Crysis pour ça ! Alternant l'armure et le camouflage, contrairement à ce qu'on pourrait penser, les Crysis ne sont pas des jeux de bourrins, au contraire la finesse et l'infiltration sont toujours plus gratifiantes, même si pour ça il faudra composer avec une IA binaire et sobrement débile. Ceci dit, quel plaisir d'être un titan au milieu des hommes et de broyer l'adversité ! Et si jamais vous trouvez le jeu trop facile, je vous enjoins d'essayer les modes les plus difficiles, vous déchanterez vite. Dans tous les cas, sur cette trilogie remasterisée nous avons une très bonne prise en mains unifiée, une visée précise (du moins sur les épisodes 2 et 3), des armes puissantes et efficaces, une histoire mal contée mais au fond sympathique et qui trouve son dénouement final dans le 3e opus (aucune porte n'est réellement laissée ouverte). Bien sûr, les défauts d'origine sont toujours d'actualité, car on le sait, les Remasters ne corrigent que trop rarement les défauts originels d'un titre. Sur le premier opus on pourra citer une assistance à la visée totalement inefficace, une pléthore de bugs visuels et sonores, une mise en scène d'un autre temps ou encore le fait d'avoir pris comme base le vieux portage PS3 / Xbox 360, ce qui ne rend pas hommage à ce monstre sacré qui fait encore office de maitre-étalon, 14 ans après sa sortie.

    Sur les 2 épisodes suivants, on notera une vibration agaçante dès qu'on passe en mode camouflage, une destruction réduite à peu de choses, des vidéos inter-chapitre vraiment pas terribles, quelques pirouettes scénaristiques et un gros manque de précision dans l'écriture, un décorum urbain bien moins flatteur et dépaysant que dans le premier opus, un 3e épisode trop court... A ça s'ajoute l'absence de Crysis Wars (de toute façon les modes multi-joueurs sont généralement supprimés de ce type de compilation) et surtout, pas de Crysis Warhead ! Et là c'est une vraie faute, car même vendu en DLC, il aurait été intéressant que ce très bon spin-off soit enfin porté sur consoles. C'était clairement l'occasion ou jamais, apportant ainsi une plus-value non-négligeable à cette trilogie. Mais vous le savez, rares sont les Remasters digne de ce nom et généralement moins les développeurs en font, mieux ils se portent. Oui la liste des défauts est longue, mais est-ce vraiment une raison pour bouder son plaisir ? J'en doute. En effet les Crysis vieillissent et pour cause, le premier a désormais 14 ans, le second fête cette année ses 10 ans, quand le benjamin souffle ses 8 bougies. Si 8 ans ça parait déjà beaucoup puisqu'on parle d'un jeu sorti en fin de 7e Génération (alors que nous commençons la 9e Génération), il faut se dire que 14 ans c'est une éternité ! Et pourtant, à la vue du résultat technique des épisodes 2 et 3, on constate que les Crysis étaient très avant-gardistes, si performants qu'aujourd'hui encore, ils donnent parfaitement le change. Malheureusement ce ne sera pas le cas du premier opus, qui aurait dû être Remasterisé depuis la version PC et non console. Résultat, en plus d'être la foire aux bugs, techniquement ce portage est loin de rendre hommage à cette maestria technique qu'il fut à l'époque.

    En conclusion, que penser de ce Crysis Remastered Trilogy ? La première chose à dire c'est d'éviter à tout prix de les acheter individuellement, car ils sont non seulement plus chers (30€ pièce soit 90€ pour les 3), en plus de n'être vendus qu'au format dématérialisé. Grâce à la compilation au format physique, si jamais les jeux ne vous plaisent pas, vous pouvez toujours les revendre alors qu'en démat' vous l'avez dans l'os ! Ensuite, quoiqu'on pense de ces titres, ils font partie d'une époque transitoire où le genre finissait sa métamorphose. Donc que vous ayez des préjugés ou pas, la moindre des choses c'est d'essayer, à minima pour sa propre culture ludique. Car même s'ils ont perdus de leur éclat au final des années, on parle bien là de jeux cultes, d'une trilogie de FPS qui font encore parler d'eux, bien des années après leur sortie. N'est-ce pas là le signe distinctif des grandes séries ? Crysis Remastered Trilogy fut pour moi un véritable plaisir à parcourir. Bien sûr je fustige les manques (surtout Crysis Warhead) et les bugs (que visiblement personne ne s'empresse de corriger) mais en attendant, j'ai littéralement redécouvert les 3 jeux (que je n'avais retouché depuis leurs sorties) et j'ai apprécié l'évolution constante de la série. Certes imparfait mais proposant une durée de vie plus qu'honnête pour le prix (30 à 35 heures de jeu pour 50€, tous n'ont pas un aussi bon ratio), j'avoue que ça faisait déjà quelques années que je rêvai d'une telle compilation. Je vous la conseille, notamment sur PC, PS5 ou Xbox Series X, les versions PS4 / Xbox One n'étant pas au même niveau, quand la version Switch compense sa réalisation un peu médiocre par sa portabilité. Aux côtés de mes compilations remasterisées préférées qui sont DOOM 3 BFG Edition, Serious Sam Collection, Metro Redux, Bioshock Collection, Borderlands Handsome Collection et Halo Master Chief Collection, Crysis Remastered Trilogy va se faire une place bien au chaud. Peut-être que je suis clément parce que j'ai connu les 3 titres à leur sortie, en attendant, avec un peu d'humilité et de patience, force est d'admettre que nous parlons bien là de 3 monstres sacrés du FPS, que j'ai eu la joie et le plaisir de redécouvrir au sein de cette trilogie remasterisée...



    Les -

  • A quelques rares exceptions près, les vidéos ont une résolution trop basse (le rendu est donc flou)
  • Pas de Crysis Wars et donc pas de multi-joueurs (comme dans toutes les compilations finalement)
  • Le premier opus est issu de la version console, ce qui ne rend pas hommage au titre d'origine
  • Version Switch forcément très en dessous des autres et pas de Trilogy en version boite
  • Pas de Crysis Warhead, alors que c'était enfin l'occasion de le porter sur consoles
  • La manette vibre non-stop lorsqu'on est en mode camouflage... une idée de merde
  • Le scénario fait clairement film de science fiction des années '80
  • Beaucoup de bugs visuels et sonores sur le premier Crysis
  • Le prix individuel de chaque jeu en dématérialisé (30€)
  • Jouabilité et gameplay vieillisent un peu sur Crysis 1


  • Les +

  • Crysis 2 et 3 sont techniquement magnifiques ! A quelques détails près, on pourrait croire à des jeux tout à fait actuels, preuve de l'avant-gardisme de cette série sur les graphismes
  • 3 jeux plutôt bien optimisés, à la difficulté équilibrée et à la durée de vie honnête (30 à 35 heures environ)
  • Une prise en mains uniformisée, agréable et une visée étonnamment précise sur Crysis 2 et 3
  • La qualité des doublages, des bruitages (surtout les armes) et des musiques sur les 3 jeux
  • La puissance de l'armement : fusil, FAP, canon lourd et enfin l'arc... quel régal !
  • La nano-combinaison est au centre du gameplay et on se sent surpuissant !
  • Sur Switch, on peut enfin profiter de la trilogie Crysis en portable
  • Temps de chargement sous les 10 secondes sur SSD
  • Version PC, PS5 et Xbox Series X de toute beauté !
  • Le prix de la trilogie : honnête quoiqu'on en dise





  • (cliquez pour agrandir)





    Bonus : les vidéo-tests




    Je vous présente ici (tout droit sortis du grenier) les vidéo-tests des 3 épisodes de Crysis, issus de ma chaine Youtube. Je vous demanderai d'être particulièrement indulgent(e) avec ces vidéos, puisqu'à l'époque je n'avais pas la même expérience qu'aujourd'hui, ni vraiment le bon matériel pour ça. Vous l'aurez compris, ces vidéos ont entre 8 et 10 ans à l'heure du test de cette Remastered Trilogy, donc plus encore que les jeux présentés dans cette compilation, mes vidéos ont énormément vieillies. Ceci dit, bien des idées et des propos restent encore à l'ordre du jour... Avec toute l'humilité qui s'impose, si j'ai arrêté d'en faire, c'est bien que j'étais loin d'exceller dans le domaine. ^_^





    Vidéo-test de Crysis (mis en ligne en novembre 2011)





    Vidéo-test de Crysis 2 version classique (mis en ligne en novembre 2011)





    Vidéo-test de Crysis 2 version "Director's Cut" (mis en ligne en novembre 2011)





    Vidéo-test de Crysis 3 (mis en ligne en juillet 2013)



    Test réalisé par iiYama

    décembre 2021


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