Call of Duty Infinite Warfare (PS4 - XBO - PC) -- TEST sur GRAVITORBOX

 


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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :

   


Compatible avec :

   


Sortie mondiale : novembre 2016
Editeur : Activision
Genre : FPS - shoot spatial

Développeurs principaux : Infinity Ward - Raven Software (multi, DLCs, Zombies)
Studios additionnels : Treyarch - Hi-Moon Studios - Vicarious Visions - Free Style Games - Beenox - Demonware - Blur Studios

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Version logicielle testée : 1.25
Moteur graphique : IW 7.0 Next Gen
Moteur physique : Havok
Difficulté :
Temps de jeu : 10 heures environ

Multi-joueurs : online
Abréviation : COD IW
Prix au lancement : 70€ (consoles) / 60€ (PC)
Score des ventes : 13 Millions d'exemplaires


Installation PlayStation 4

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : 70 Go environ
Taille de la Mise à Jour : 19,6 Go
Performances : 1080p dynamique en 60 fps (30 fps lors des cinématiques)
Optimisation PS4 Pro : 4K upscalé avec HDR en 60 fps ou 1080p en 60 fps avec graphismes améliorés (30 fps lors des cinématiques)
Compatible VR : non
Remote Play PSVita : oui


Installation Xbox One

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : 70 Go environ
Performances : 1080p dynamique en 60 fps (30 fps lors des cinématiques)
Optimisation Xbox One X : 4K native en 60 fps (30 fps lors des cinématiques)
Compatible Kinect : non


Installation PC

Support : en téléchargement sur Steam et sur le Microsoft Store
Installation : 70 Go environ
Compatible VR : non

Configuration minimale :
CPU : Dual Core 3,3 Ghz
RAM : 8 Go
VIDEO : avec 2 Go de VRAM (type GeForce GTX 660 / Radeon HD 7850)




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Call of Duty

Infinite Warfare



On ne va pas
Infinite Warfare est le 13e opus canonique et il accuse les plus faibles ventes de la série depuis son avènement moderne
revenir sur la longue lignée des Call of Duty, cette série née sur PC en 2003 grâce au studio Infinity Ward, et qui a révolutionné le jeu de guerre à tendance historique. Infinite Warfare est le 13e épisode (on ne compte pas les épisodes secondaires et encore moins les opus mobiles) et chaque année c'est un peu la même rengaine : gnagna COD c'est pour les bébés, gnagna jeu couloir sans aucune difficulté, gnagna jeu tout claqué qui dure 5 heures en solo... Pourtant excusez moi du peu, mais généralement ce ne sont pas les "bébés" qui achètent les jeux (sauf bien sûr dans le cas très particulier de Fortnite dont aucun schéma ni équation scientifique ultra complexe ne pourrait expliquer son incompréhensible succès), donc il faut en déduire qu'à chaque sortie d'un Call of Duty, il y a une part de joueurs qui prend plaisir à acheter son opus annuel. Car c'est un fait, bien qu'actuellement tournant sur 3 studios différents, la série a eu des hauts et des bas, et plus ou moins on connait les temps forts de la série : la trilogie des Modern Warfare, les 2 premiers Black Ops (l'âge d'or de la licence certains osent même dire) et puis il y a eu aussi eu le creux de la vague avec par exemple Call of Duty 3 et World at War (que je n'aime pas du tout mais ça reste très personnel).
Qu'on aime ou qu'on n'aime pas, une chose ne peut être contestée : le succès de la licence. Quand Modern Warfare 2 dépasse les 27 millions de ventes et que les épisodes Modern Warfare 3 et Black Ops II dépasse les 30 millions chacun, mauvais gout ou pas des joueurs, ça force le respect. Et c'est pour cette raison qu'Activision est si riche et que son PDG (Bobby Kotick, cette infect personnage qui n'hésite pas à fermer des studios et mettre au chômage des centaines de personnes alors que la rentabilité explose un peu plus chaque année) se gave de caviar prit avec des louches en or (il n'y a décidément aucune justice en ce bas-monde).



Orangina COD : mais pourquoi êtes-vous aussi méchant ?


Ceci dit,
Infinite Warfare a été victime d'un énorme review bombing, encaissant de très mauvaises critiques de la part des joueurs. Mais est-ce justifié ?
avec Infinite Warfare, il y a eu comme un déclic : cet épisode-là ne s'est vendu "que" à 13 millions d'exemplaires (encore que bien des studios aimeraient en vendre autant), ce qui a remis en question la saga aux yeux de son éditeur. 13 millions c'est pas si mal mais en réalité c'est peu pour un COD, c'est même le plus faible taux de ventes de la série depuis son avènement moderne et il sera même dépassé par le plus mauvais opus de la série, j'ai nommé Black Ops IIII, cet honteux sous-épisode qui ne propose même pas de campagne solo (14 millions de ventes, les pigeons j'vous jure...). Mais alors pourquoi tant de haine envers cette série, et plus particulièrement cet épisode-là ? Je sais, une fois encore j'arrive bien après la guerre mais pour rappel, moi je paye mes jeux alors que la presse reçoit gratuitement des "press kit" agrémentés de goodies hors de prix, histoire d'influencer la note finale. Donc oui, à l'heure de mon test le jeu a déjà 5 ans, il a été remplacé par de nombreux autres opus qui, bien que marquants une nette hausse des ventes, n'étaient pas forcément plus intéressants. Mais alors, que ce passe-t'il avec cet opus-là ?
Et bien il y a quelques années est né le phénomène du "review bombing" à savoir que des Internautes mécontents le font savoir, en donnant des notes totalement absurdes, uniquement dans le but que les ventes en pâtissent. Après tout, tout le monde n'est pas forcément à la page comme on dit, et lorsqu'on voit une sale note sur un jeu, forcément ça ne donne pas envie de l'acheter. Ces mécontents revanchards bien cachés derrière leur clavier et leur anonymat, en profitent également pour laisser des commentaires infondés et discriminatoires, sans doute pour laisser transparaitre l'étroitesse de leur esprit, et la vilité de leur pauvre personne qui n'ont sûrement rien d'autre à foutre de leur journée (bosser ? jouer ? non, juste faire chier le monde... c'est ça l'Internet d'aujourd'hui).
Il y a également un autre phénomène, qui s'est cumulé à celui-ci, c'est ce sentiment de ras-le-bol de la part des acheteurs. Développé par Infinity Ward (créateur de la série je vous le rappelle), à l'origine les Call of Duty traitaient de la Seconde Guerre Mondiale. Coup de poker pour le développeur, avec le premier Modern Warfare ce même studio avait réussi à faire passer le genre aux guerres modernes (ce dont je ne me plains pas) et ce, avec l'énorme succès qu'on lui connait.



Balance ton COD.com


Infinity Ward
Il est vrai qu'avec un peu de recul, l'épisode Infinite Warfare va loin et renie presque les origines de la licence
a donc re-tenté sa chance mais cette fois, au lieu de passer, ça a cassé ! Voulant passer des guerres modernes (dont le public commençait à en avoir marre) aux guerres ultra-futuristes, ça a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Alors je tiens à lae dire, moi le contexte ultra futuriste, j'aime bien ça et j'ai d'ailleurs toujours préféré les guerres modernes ou de science-fiction, au pseudo-réalisme des guerres historiques. Maintenant je comprends aussi la grogne des fans de la licence : à l'origine COD c'est de la Seconde Guerre Mondiale et il est vrai que lorsqu'on joue à cet opus-là, avec ses guerres spatiales digne de Star Wars, on se dit que quelque chose à merder dans le processus. De mémoire, aucune licence n'a autant muté et si Battlefield a suivi les tendances, ils ne sont jamais allé aussi loin dans la transgression de leurs origines. Peut-être bien que pour une fois (et je précise "pour une fois") le review bombing a servi à quelque chose car je l'avoue, les développeurs sont sans doute allés beaucoup trop loin. Il fallait faire réagir Activision, que la barre soit redressée et que Call of Duty revienne à ce qu'il sait faire de mieux.
Maintenant que le contexte a été remis à sa place, je dois avouer avoir apprécié le jeu... mais soyons honnête, il n'a plus grand chose d'un Call of Duty canonique et s'il s'était appelé d'une tout autre manière, sans doute qu'il aurait été plus estimé. De mon côté, je ne me prends pas la tête avec ce genre d'idioties, j'ai pris le jeu comme il était et j'ai profité de ce qu'il avait à m'offrir, Call of ou pas Call of. A présent, nous allons pouvoir parler tranquillement du solo de ce jeu. Du solo seulement ? En fait oui, déjà parce que les modes multi je m'en contrefous, ensuite parce qu'étant donné que c'est l'un des épisodes les moins aimés, dites-vous qu'à l'heure actuelle (plus de 5 ans après son lancement sur orbite et après la sortie de plusieurs nouveaux épisodes) les serveurs ont tendance à être déserts. D'ailleurs, si le développeur Raven Software est crédité c'est justement parce que ce sont eux qui se sont occupés des modes multi-joueurs, des DLCs ainsi que de ce fameux mode Exo Zombies. Mais tout ça ne m'intéresse aucunement et vous le savez sans doute, ici nous testons avant tout les jeux solo, ceux qui proposent une histoire car nous n'avons ni le temps ni l'envi de nous plonger dans un multi-joueurs périssable par nature.



Star Wars of Duty


Contrairement
Personnellement j'ai pris le jeu comme il venait, mais faut avouer que le scénario n'est pas terrible...
à ce qu'on pourrait penser, Infinite Warfare n'est pas la suite d'Advanced Warfare, ni même de Black Ops II (ces 2 opus étant assez futuristes) et encore moins des Modern Warfare. Il part sur un arc narratif totalement nouveau où l'espèce humaine a colonisé le système solaire et où les pays œuvrent ensemble sous l'égide de l'Agence Spatiale des Nations Unies (UNSA). Cependant le Front de Défense des Colonies (FDC), une armée d'insurgés brutaux, finissent par non seulement vouloir leur indépendance, mais en déclarant la guerre, ils veulent aussi assouvir l'humanité... pensant qu'eux même ne sont plus vraiment humains. L'UNSA doit donc faire face à la menace terroriste du SetDef (ou FDC, c'est la même chose), qui était autrefois une organisation établie par l'UNSA pour assurer le respect des lois et la sécurité dans les colonies, mais qui est devenue un gouvernement fasciste militarisé ayant pris le pouvoir sur Mars depuis 30 ans à la suite d'une deuxième guerre de sécession. La guerre ayant abouti à une impasse, une trêve fut signée. Mais le FDC n'a pas renoncé à ses prétentions sur l'intégralité du système solaire, se revendiquant comme les seuls dignes héritiers de l'espèce humaine, car de leur point de vue, leur condition de vie difficile les rendent plus forts et plus purs que les terriens, qui dépendent trop des ressources des colonies. Sous les ordres de l'Amiral Salen Koch, le SetDef va attaquer la Terre et s'en prendre aux installations de l'UNSA partout dans le système solaire. Le joueur incarne le Lieutenant Nick Reyes, qui va rapidement être promu Capitaine du porte-vaisseaux Retribution. Il aura pour but de freiner l'invasion du SetDef, puis de reprendre peu à peu l'avantage, avant d'en finir une bonne fois pour toutes avec cette insurrection...
J'en parlais à l'instant, c'est sûr, Call of Duty a passé un cap. Si dans l'épisode Ghosts (sorti en 2013 et également développé par Infinity Ward, comme par hasard) on faisait de gentilles petites balades dans l'espace le temps d'une mission, cette fois notre COD annuel se prend littéralement des airs de Star Wars ! Et je ne blague pas, il ne manque plus que les extra-terrestres et R2D2 pour avoir la totale ! Revenons à nos moutons, dans cet épisode pas d'inclusion et autre conneries bien actuelles, le Capitaine Reyes est un homme d'âge mûr, tout ce qu'il a de plus normal. On notera d'ailleurs que mis à part le prologue, on jouera cet unique personnage, ce qui est une nouveauté pour le studio qui a toujours adoré nous perdre en nous changeant de perso jouable entre chaque mission. Mais jouer un seul commandant a sa raison d'être, nous le verrons plus tard.



Tu ne sais rien Salen Kotch !


Pour ce qui
Comme toujours sur cette série, la mise en scène est explosive et profite cette fois d'une belle brochette d'acteurs connus
est de la mise en scène, une chose est sûre, les Call of Duty sont toujours aussi rythmés, au point que l'enchainement des séquences manquent souvent de cohérence et auraient mérité quelques passages plus calmes. Comme toujours, jouer à COD a quelque chose d'épuisant, tant le rythme est hyper soutenu et pour la mise en scène, le jeu s'articule autour de 2 procédés. D'un côté nous avons les classiques cut-scenes gérées en temps réel et de l'autre, nous avons des vidéos créées à partir du moteur graphique, et agrémentées au besoin de quelques images de synthèses. Sur petit écran, la différence est minime mais sur un large écran (comme mon LG 65") la différence saute aux yeux. Les vidéos sont plus détaillées mais la résolution est plus basse, donc le rendu est légèrement flou. Bien entendu les développeurs ont profité de la Motion Capture pour nous offrir des scènes réalistes et comme d'habitude, le jeu enchaine à un rythme infernal les séquences totalement abusées et oufesques. Que voulez-vous, on ne change pas une équipe qui gagne il parait.
En parlant de Motion Capture justement, Infinity Ward s'est fait plaisir et le jeu arbore un large éventail d'acteurs plus ou moins connus. Le Capitaine Reyes prend donc les traits et la voix originale de l'acteur Brian Bloom (peu connu pour ses films et séries, il a participé à énormément de jeux vidéo, notamment dans le doublage) et l'antagoniste principal (l'Amiral Salen Kotch) n'est autre que Kit Harington qui est surtout connu pour son rôle de Jon Snow dans la série Game of Thrones. L'Amiral Raines prend les traits et la voix de l'acteur John Marshall Jones (très actif dans les séries TV), le Lieutenant Salter est incarnée par Jamie Gray Hyder (idem, une actrice de séries TV), le navigateur Diallo prend le visage d'Omid Abtahi (un autre gros acteur de séries TV) et puis on peut également citer Jeffrey Nordling (le drone de combat Ethan), David Harewood (le Sergeant Omar), Jason Barry (Caporal Brooks), Claudia Christian (la Capitaine Ferran) ou encore Claudia Black (la chef ingénieur). Enfin il y a également quelques petites sommités comme Peter Weller (le Robocop des années '90), David Hasselhoff et Seth Green qu'on ne présente plus, ou encore des sportifs tels que Conor McGregor (champion de MMA) ou encore le coureur de F1 Lewis Hamilton. Autant dire que le casting a de la gueule et les cinématiques sont d'excellente qualité (hors ce léger flou lors des vidéos).
Cependant, on ne pourra pas en dire autant de certains détails, du doublage et du scénario. En effet, malgré la belle brochette d'acteurs et la Motion Capture, les visages sont dénués de toute émotion et des expressions faciales les plus évidentes. Etrange, car ça donne un spectacle de poupées de cire qui jure un peu devant l'étalage de technicité dont on fait preuve les développeurs.



Vers l'infini et au delà !


De son côté
Le doublage en VF est bon mais j'estime que certaines voix ne collent pas avec le physique de certains personnages
le scénario est vraiment sympa, cette épopée spatiale a de quoi accrocher l'amateur de films de science-fiction que je suis, seulement il m'est difficile de ne pas penser à KILLZONE (ou dans une moindre mesure à Red Faction), puisque finalement le SetDef n'est pas très éloigné des Helgasts. Certes on ne peut pas vraiment parler de plagiat, ceci dit le rapprochement est vraiment aisé et pas sûr que les scénaristes Brian Bloom (l'acteur justement derrière le héros du jeu) et Taylor Kurosaki, ne soient pas des grands fans de licence de Sony. Du côté du doublage, on retrouve beaucoup de voix française hyper connues et appréciées, mais (j'estime) mal choisies. Explications : dans notre VF l'Amiral Raines a la voix rocailleuse du regretté Patrick Béthune, ce qui ne lui va pas du tout. On peut en dire autant du navigateur qui a la de Vincent Ropion (le doubleur officiel de Dominic Monaghan) ou encore de l'armurier qui dispose de la voix de Cyrille Monge (Artyom dans Metro et Joël dans Last of Us). Ce sont de bons doubleurs, qui ont fait du très bon travail, c'est juste que leurs voix ne collent pas aux personnages. A côté d'eux, on retrouve également Martine Guillaud (Jack dans Mass Effect 2) qui double Salt (notre alliée) ou encore Frantz Confiac (le doubleur d'Idris Elba) et il m'a semblé reconnaitre la voix de Jean-Philippe Puymartin, le doubleur attitré de Tom Hanks et Tom Cruise (mais je n'ai pas pu confirmer cette info).
Dans tous les cas, je le redis, casting à côté de la plaque ou pas, la VF est de qualité et c'est une excellente chose. D'ailleurs on sent que les développeurs ont fait de gros efforts sur la synchro labiale, car si elle est loin d'être parfaite, elle reste tout à fait convenable. Après avoir fait un petit tour dans des options qui vont à l'essentiel (config' du pad, luminosité, options de gameplay et grain d'image), on se lance dans la campagne avec un large choix de difficulté. Et s'il y a bien un truc que j'aime dans les COD, c'est que justement la difficulté est équilibrée. Moi qui aime les histoires, les vivre, les ressentir, je choisis toujours un défi assez léger (je vous rappelle que j'ai d'autres jeux à tester, je ne vais pas passer mes journées sur celui-ci ^.^) et il faut le reconnaitre, c'est toujours aussi accessible. Parfait pour les "noobs", le jeu sait également se montrer intransigeant dans les niveaux les plus élevés, surtout les 2 derniers qui sont à débloquer.



Call of Star Trek


Niveau FPS brut,
Moins linéaire que d'habitude, via une carte du Système Solaire, on pourra choisir entre missions principales et secondaires
il n'y a pas grand chose à dire, ça reste du "COD made in Infinity Ward" pur souche, à savoir que la visée est précise, les armes ont du punch, on a un bon feeling, le corps à corps est toujours aussi abusé (en général c'est du one shot !)... encore une fois, on ne change pas une équipe qui gagne. Bien sûr il y a quelques nouveautés car vous l'aurez compris, cet épisode nous fait vivre une aventure spatiale. On se retrouve donc à affronter des méchas et des drones humanoïdes de combat avec des armes ultra-futuristes (parfois des pétoires laser tellement puissante que ça fait plus de jus que de viande), mais aussi à faire des super sauts grâce au jetpack, des balades extravéhiculaires dans l'espace mais aussi et surtout des combats à bord de vaisseaux spatiaux (des dogfights, en un seul mot, sinon ça veut dire "combats de chien" :). Oui, tout ceci fait très Star Wars / Star Trek / Battlestar Galactica et justement je pense que c'était le but.
Pour en revenir aux phases FPS, nous avons comme je le disais, quelques petites nouveautés comme le bouclier de protection, plusieurs types de grenades (les classiques frag', anti-gravité, électrique ou carrément des mini-drones explosifs qui ressemblent à des araignées, dénichent les ennemis et explosent à leur contact) ainsi qu'un module de piratage qui permet de prendre temporairement le contrôle d'un robot ennemi et de faire un carnage dans les rangs adverses. Au cœur de l'aventure, au lieu d'avoir un jeu 100% linéaire comme la série à l'habitude d'être, cette fois (via une carte du Système Solaire) notre Capitaine fera le choix de sa destination. Classiquement, on retrouve les missions secondaires (et facultatives), ainsi que les missions principales (avec à chaque fois l'agréable choix de son arsenal), le but étant de réduire à néant les forces du SetDef. Si le jeu essaie d'être le plus varié possible, beaucoup de missions secondaires se déroulent à bord du vaisseau de combat (dans l'espace donc) et si au fond ça reste sympa et que ça varie bien l'aventure, trop de vaisseau tue le vaisseau. Vous vous souvenez de Batman : Arkham Knight et de son overdose de Batmobile ? Et bien c'est un peu pareil ici... De plus, si généralement les dogfights sont sympas et rythmés (et puis moi j'adore tout ce qui est Space Opera), il faut reconnaitre que ce mélange entre Ace Combat et Battlestar Galactica n'est pas 100% efficace. Spectaculaire et dépaysant certes, les combats sont souvent fouillis, les collisions sont nombreuses, surtout dans les environnements encombrés (champ d'astéroïdes ou de débris).



  • Call of Duty : Infinite Warfare - Legacy Edition
    Petite aparté : lors de la sortie du jeu, Activision nous offrait la possibilité d'obtenir la Legacy Edition, moyennant 10€. Grâce à cet upgrade, vous pouviez récupérer le remaster de l'excellent Call of Duty : Modern Warfare (qui a définitivement perdu son "4"), à savoir la mise à niveau technique du fameux épisode qui a fait basculer la licence (et bon nombre de FPS ensuite) dans l'ère de la guerre moderne. Cette offre était limitée dans le temps et avait pour inconvénient qu'on était obligé d'insérer le disque d'Infinite Warfare pour pouvoir y jouer (exactement comme le remaster du premier Alice, offert dans Alice : Retour au Pays de la Folie). Par la suite ce Modern Warfare Remastered (qui fut développé par Raven Software) a fini par être vendu en stand alone (au prix assez abusé de 40€ !), avant d'être finalement rebooté (toujours par Infinity Ward) en 2019.


       



  • Infinity Ward, initiale IW...
    Tiens tiens comme Infinite Warfare, coïncidence ?



    Dans tous les cas,
    En solo, la durée de vie atteint les 10 heures environ... à condition de ne pas jouer comme un cochon, de prendre son temps et de faire toutes les missions
    quoiqu'on pense du jeu, on ne peut nier qu'Infinity Ward a fait de gros efforts pour tirer le maximum de son jeu et offrir une aventure spatiale (dans son ensemble) maitrisée et assez atypique. C'est d'ailleurs là que les fans de la série ont sans doute décrochés car il est vrai que toute cette débauche hi-tech est loin, très loin des affrontements de la Seconde Guerre Mondiale. Il n'empêche qu'en aimant les shooters spatiaux et les affrontements galactiques, il y a moyen de passer un très bon moment en compagnie de cet Infinite Warfare. Il suffit juste d'oublier que c'est un Call of Duty, d'oublier ses origines pour pleinement en profiter. Et niveau durée de vie (toujours uniquement en solo) le jeu peut se terminer en ligne droite en environ 6 heures. Mais ce serait passer à côté de missions secondaires parfois très intéressantes. En réalisant toutes les missions et sans rusher comme un goret, la durée de vie atteint facilement les 10 heures (les gougnafiers qui disent le finir en 4h sont soit des mythos soit des tocards incapables d'apprécier un jeu car à quoi bon jouer comme ça ?).
    L'installation d'origine s'est faite à hauteur de 49 Go mais la mise à jour 1.25 (la dernière en date, puisqu'à l'heure actuelle elle a déjà plus de 2 ans) a pesé pas moins de 19,6 Go (oui, un Rise of the Tomb Raider presque entier !). Sur PS4, l'installation complète est obligatoire, même pour le solo, et ça a pris près de 40 minutes ! C'était donc tellement long que je me suis cru sur Xbox One (et ne soyez pas de mauvaise foi, vous savez très bien que l'interface la One est merdique et que les installations durent des heures). Techniquement, le tourne sous le IW 7.0 Next Gen Engine, un moteur développé par Infinity Ward lui même et qui est également utilisé par Sledgehammer Games et Raven Software (de son côté Treyarch a préféré développé son Black Ops Engine, sans doute par narcissisme). Le IW Engine (pour Infinity Ward Engine) est un vieux moteur, autrefois basé sur l'id Tech 3, mais à chaque nouvelle sortie, il est updaté, à tel point que ses racines sont désormais lointaines.



    2016, l'Odyssée de COD


    Call of Duty :
    A part des expressions faciales étrangement absentes, globalement le jeu est très beau et nous offre un design SF des plus séduisant
    Infinite Warfare s'ouvre sur une superbe cinématique, mais cette dernière parait légèrement saccadée sur les machines ayant des disques durs classiques (on le ressent moins avec un SSD). En réalité c'est parce que le jeu charge ses données en tâche de fond et fait en sorte d'offrir une expérience continue, sans aucun temps de chargement (voilà pourquoi on se farcit le décollage du "space fighter" avant chaque mission secondaire), sauf bien sûr si vous reprenez votre partie. Comme évoqué, les modélisations sont vraiment superbes (de son côté Ethan rappelle étrangement Chappie, le robot du film de Neill Blomkamp) mais manquent franchement d'expressions faciales. Par contre les animations sont réalistes et à 2 ou 3 couacs près, il n'y a pas grand chose à redire.
    Pour le reste, le jeu est globalement très beau. Certes il y a quelques passages à vide mais souvent on en prend plein la rétine. Et puis je l'admets, je suis bon public : dès qu'on me place dans un univers SF, ça m'émerveille et pour ça, Infinite Warfare fait très fort avec un design très travaillé que ne renierait pas un bon cinéaste qui aimerait adapter le jeu en film. Si les cinématiques prérendues sont en 30 images par seconde (afin de coller au mieux à l'aspect cinématographique de la mise en scène), le jeu lui tourne en 60 fps, quelque soit le support. Bien entendu sur PS4 et plus encore sur Xbox One, on a quelques chutes de framerate mais depuis la mise à jour, il n'y a plus rien de dramatique. Sur PS4 Pro le jeu tourne en 4K HDR "checkboardé" (à savoir que la résolution est upscalée) mais on salue la performance. Il est également possible de profiter de son jeu en 1080p, auquel cas les textures seront plus détaillées. Enfin sur Xbox One X nous avons du 4K natif et dans un cas comme dans l'autre, nous avons toujours un jeu en 60 fps, ce qui conforte le dynamisme de l'action.



    Kalof du Tea


    Bien entendu
    La bande-son est de qualité et dans l'ensemble les bruitages sont efficaces. On aurait juste aimé des armes plus dynamiques...
    le titre est rétrocompatible avec les PS5 et Xbox Series. La PS5 profitera des performances de la version PS4 Pro, la Series S vous offrira la même expérience que la Xbox One de base et la Series X vous proposera la même expérience que la One X. On retiendra dans tous les cas un framerate plus stable (merci le gros CPU des nouvelles consoles), des temps de chargement raccourcis, un clipping quasi inexistant (grâce au SSD) et une résolution qui évite au maximum de faire le yoyo. Du côté de l'audio, on ne revient pas sur le doublage et on enchaine directement sur les musiques, qui ont été composées par Sarah Schachner, qui a composé quelques OST pour quelques films mineurs, qui a travaillé en seconde-main sur quelques blockbusters et qui travaille depuis quelques années dans le domaine du jeu vidéo. On notera que certaines musiques ont un petit relent des compositions que Brian Tyler a conçu pour Modern Warfare 3. C'est discret mais assez notable car j'avais vraiment adoré l'OST de cet opus-là. Dans tous les cas, la musique fait clairement le job, l'action est bien soutenue et même si on reste loin des œuvres d'un Hans Zimmer (Modern Warfare 2), il est difficile de remettre en cause la bande-son.
    Enfin du côté des bruitages, les explosions sont particulièrement dynamiques. Les armes ont un bon feeling, ça fait plaisir de presser la détente et de tout faire péter. Seul bémol : les armes font des bruits assez étouffés, trop discrets à mon gout, mais je suppose que c'est voulu... c'est sans doute le prix de la modernité. Idem, certains insatiables râleurs vous diront que dans l'espace aucun bruit ne filtre et qu'on entend bien trop de choses lors des dogfights spatiaux, et j'ai envi de leur répondre qu'il faut bien faire un jeu ! Si on respectait assidument le réalisme, ces affrontements perdraient grandement en charme et en punch. Bref, même si ce n'est pas forcément dans l'ordre des choses, c'est mieux ainsi.



    Comme Activision Note


    l'a lui même avoué, Infinite Warfare est un "très bon jeu" mais il est sorti au "mauvais moment". Selon moi, il aurait surtout dû porter un autre nom que Call of Duty. Même si je sais qu'il fallait bien l'affilier à la série (sans doute pour le markéting) le fait qu'il soit en même temps associé à la licence et si éloigné de ses origines, a finalement plus causé de torts que de bien. Il faut dire que sur un cycle de développement de 3 ans, les choses changent, les mentalités évoluent, le public commençait sérieusement à se lasser des guerres modernes, et au lieu de recevoir le tant attendu retour aux sources espéré par les fans, on leur a offert une épopée spatiale, allant au delà de ce qu'avaient déjà proposé les épisodes précédents. Et ce fut le drame : le jeu a reçu un "bashing" sans précédent, des épisodes modernes il est le moins vendu (à peine 50% des ventes d'un pourtant pas bien terrible Black Ops III), sans parler de ce "review bombing" qui lui a sans doute couté cher en terme de ventes et d'image de marque (voilà sans doute pourquoi Infinity Ward est par la suite revenu à ce qu'ils ont fait de mieux, avec le remake de Modern Warfare).

    Il faut dire aussi que Call of Duty tire ses origines d'affrontements toujours plus ou moins proches de la réalité, qu'elle soit historique comme moderne et fictive. Bien que la série Black Ops ou encore l'opus Advanced Warfare sont allés assez loin en terme de fiction, Infinite Warfare a poussé le curseur encore plus loin, dépassant sans doute le point de rupture. Il faut dire que déjà lors de l'intro, avec ses vaisseaux spatiaux, ses méchas, ses robots de combat, ses armes lasers et sa grosse ambiance de science-fiction, il est difficile de ne pas penser à Star Wars. Et le problème est sans doute là : quand on joue à COD on veut du COD, pas un mélange de Rogue Squadron et de Battlefront, avec en plus un scénario qui lorgne méchamment sur KILLZONE et une ambiance qui emprunte beaucoup à certaines séries et films comme Star Trek et Battlestar Galactica. Et c'est un fait, les phases de dogfights spatiaux (si bons soit-ils) sont incroyablement nombreux, à tel point qu'on finit par se demander si Infinite Warfare n'est pas un shooter spatial, plutôt qu'un FPS militaire...

    Ceci dit, COD ou pas COD, le jeu méritait-il un tel traitement et un tel acharnement ? Et bien là est toute la question et j'estime que "non". Mettons à part ses origines et prenons le jeu comme s'il était un FPS futuriste sorti de nulle part, et bien nous avons à faire à un sacré bon jeu ! Certes encore un peu court (environ 10 heures en réalisant toutes les missions secondaires) et accusant quelques petits déboires (comme ces vidéos pré-rendues légèrement floues, ce casting vocal de haute volée mais aux choix contestables), Call of Duty : Infinite Warfare n'en est pas moins un bon jeu, varié, terriblement fun et dynamique. Avec ses cinématiques de haute volée, la série a toujours su soigner sa mise en scène (à défaut d'avoir un bon scénario) et son côté Hollywoodien à gros budget fait toujours son bout d'effet. Il faut aussi dire que je ne joue pas à Call of souvent, déjà parce que je ne touche pas au multi-joueurs (ici je n'évoque que le solo, comme d'habitude) et ensuite parce que j'espace mes achats et varie mes aventures ludiques. Infinite Warfare fut sans doute décevant pour ceux qui ne jouent qu'à ça toute l'année, mais pour moi qui voulait me tester un FPS dépaysant et sans prise de tête, je suis tombé sur le jeu qu'il me fallait. En conclusion, oui, ce Call of Duty : Infinite Warfare m'a beaucoup plu, même s'il est vrai qu'il n'est pas difficile de trouver mieux (mais trouverez-vous plus varié ?). Donc un conseil : n'écoutez pas les mauvaises langues, faites votre propre avis sur le jeu et oubliez que c'est un Call of Duty... vous verrez, je suis sûr que vous l'apprécierez à sa juste valeur.



    Les -

  • L'Amiral Salen Kotch est un méchant caricatural et finalement inutile. Dommage, Kit Harrington aurait pu briller sur ce coup-là
  • Le scénario est un peu trop porté sur le sacrifice au nom de la cause...
  • Bien des protagonistes ont une voix qui ne colle pas à leur physique
  • Quelques passages à vide artistiquement parlant
  • Peut-être un peu trop de dogfights, non ?
  • Des armes aux bruitages un peu mous
  • Des expressions faciales manquantes


  • Les +

  • Un gameplay très varié : dogfight dans l'espace, FPS, infiltration, attaque extravéhiculaire...
  • Un épilogue touchant, qui nous incite à regarder les crédits plutôt qu'à les zapper
  • Il serait malhonnête de ne pas avouer que c'est globalement beau
  • Le soin apporté à la mise en scène fait toujours son bout d'effet
  • Une superbe intro, plus digne de Star Wars que de Call of Duty
  • Du 60 fps et une bonne résolution, quelque soit le support
  • Un design de science-fiction séduisant
  • De beaux efforts sur la synchro labiale


  • Test réalisé par iiYama

    avril 2022


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