Burnout Paradise Remastered (PS4/XBO/PC/SWITCH) -- TEST sur GRAVITORBOX

 


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Note générale


Testé sur :

 

 


Compatible avec :

 




Burnout Paradise (édition classique et Ultimate Box) est disponible sur :

 


Sorties du jeu : mars 2018 (PS4/XBO) - aout 2018 (PC) - juin 2020 (Switch)
Développeur : Criterion Games
Editeur : Electronic Arts
Genre : courses

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Version logicielle testée : 1.0.0.5
Moteur graphique : RenderWare (Criterion)
Difficulté :

Multi-joueurs : 2 à 8 joueurs online
Titres alternatifs : Burnout 5 - Burnout Paradise Remastered Ultimate Box
Prix au lancement : 40€


Installation Xbox One

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : 7,7 Go
Performances : 1080p en 60fps
Optimisation Xbox One X : 4K en 60 fps
Compatible Kinect : non


Installation PlayStation 4

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : 7,7 Go
Performances : 1080p en 60 fps
Optimisation PS4 Pro : 4K en 60 fps
Compatible VR : non
Remote Play PSVita : non


Installation Switch

Support : cartouche ou en téléchargement sur Nintendo eShop
Installation : 4,1 Go
Performances : 720p en 60 fps en nomade - 900p en 60 fps en dock


Installation PC

Support : en téléchargement sur Origin et Steam
Installation : 8 Go
Compatible VR : non

Configuration minimale :
CPU : Dual Core 3,3Ghz
RAM : 4 Go
VIDEO : avec 1 Go de VRAM (type GeForce GT 450 / Radeon HD 5750)

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Burnout

Paradise Remastered




Burnout Paradise
A l'origine, Burnout Paradise est un excellent jeu de courses open-world paru en 2008. Il fait son comeback 10 ans plus tard dans une édition remasterisée
est à l'origine sorti en janvier 2008 sur PS3, Xbox 360 et PC. Véritable renouveau pour la série qui a d'abord culminée avec un Burnout 3 génialissime et un Revenge sympathique mais qui commençaient à montrer les faiblesses de son concept, Burnout Paradise fut l'un des premiers jeux de courses à proposer un véritable open world. Gros succès pour Criterion qui ne sortira plus aucun autre opus, faute de nouvelles idées (et ne venez pas me parler de Burnout Crash qui est un sous-épisode, un spin-off de la honte qui n'aurait jamais du voir le jour). D'ailleurs depuis tout ce temps ils ont travaillés sur Need for Speed, Star Wars Battlefront et Battlefield, et n'ont plus développé de jeux de courses depuis 2013, c'est dire ! Suivant la nouvelle mode du DLC grâce à nos consoles nouvellement connectées à Internet, Criterion a fourni divers contenus (modèles de voitures, défis, motos...) qui ont tous finis par faire parti d'un pack complet, ainsi que d'une Ultimate Box, sortie sur les mêmes supports en février 2009.
10 ans après sa parution initiale, le développeur anglais se décide de ressortir l'un de ses plus gros succès, une version remasterisée parue entre mars 2018 (version PS4/Xbox One) et une tardive version Switch qui n'est arrivée qu'en juin 2020. Burnout Paradise Remastered c'est donc la promesse de rejouer à cet ancien titre culte, sur nos supports actuels et ce, avec bien entendu un rehaussement technique et l'intégration de tout le contenu existant. Notez avant toute chose que sur PC, le jeu fut d'abord disponible sur Origin avant d'arriver sur Steam. Dans cet ultime épisode de Burnout, on nous lâche dans Paradise City, une ville ouverte, terrain privilégié aux courses et aux carnages routiers. Car Burnout Paradise reprend tous les ingrédients qui ont fait le succès de ses prédécesseurs : courses endiablées de Burnout 3 et crashes hautement spectaculaires du Revenge en tête de liste. Paradise City possède plus de 400 kms de route (ville, plage et même montagne) et plus de 70 véhicules. En parlant de véhicules, on nous file une poubelle tout droit sortie de la casse, qu'on s'empressera d'emmener au garage.



Criterion 2H ou HB ?


Les réparations
Le jeu est toujours aussi Arcade, facile à prendre en mains, et on retrouve tout le contenu de la Ultimate Box
sont instantanées, quelque soit l'état de votre bagnole. C'est alors qu'en l'espace d'une seconde on se retrouve avec une carrosserie rutilante mais croyez-moi, ça ne dure pas longtemps. A moins de rouler pépère, on a vite fait de cramer la peinture, de froisser la tôle ou tout simplement d'exploser sa caisse. C'est alors qu'un superbe ralenti prend place, nous dévoilant un spectaculaire crash. Tout en français, une belle voix féminine (Demoniak en VO ou Dj Diabolica en français, doublée par la chanteuse et comédienne Karimouche) vient nous taper la causette et nous explique le fonctionnement du jeu (règles, courses...).
La carte dévoile une ville vraiment immense où on peut donc se balader librement, trouver des raccourcis et participer aux courses et aux épreuves. Les courses se déroulent de façon assez classique pour du Burnout à savoir rallier un point A au point B. A vous de trouver le chemin le plus court et de vous fritter à des adversaires complètement fêlés qui n'hésitent pas à rentrer dans les voitures des simples gens pour vous barrer la route. Question épreuves secondaires, c'est tout aussi barge puisqu'on pourra par exemple traverser un max de panneaux publicitaires, faire les plus beaux sauts, casser un max de trucs... Sur le passage, à part les garages qui nous retapent la bagnole, on pourra aussi passer dans une station d'essence qui nous mettra le plein de jus. Mais ici pas d'essence, on parle de nitro ! Et croyez-moi, la nitro décoiffe les chauves !
Il faut aussi mettre sur le compte de ce Burnout Paradise, une exceptionnelle jouabilité, très Arcade, intuitive et confortable. Pour revenir à la nitro, il n'y a pas que les garages qui vous en offriront : comme dans les précédents volets, rouler à contre-sens, faire des galipettes, provoquer des crashes ou faire des jumps de ouf, rempliront la jauge. 2 vues sont disponibles (intérieure et extérieure) et on peut au choix se souffrir le didacticiel ou pas (voir les options). Lors des courses, l'ambiance sera soulignée par une énorme plage musicale contenant pas moins de 90 pistes !



RenderWare ? Kézako ?


En premier lieu
Quelque soit la version, le jeu tourne en 60 images par seconde et la remasterisation lui a mis un (petit) coup de jeune...
on apprécie le thème principal joué par les Guns N' Roses, puis on retrouve Alice in Chains, Avril Lavigne, Junkie XL, mais aussi les titres classiques de Mozart, Beethoven ou Vivaldi (!). Pour moi les meilleurs morceaux restent les remixes des anciens opus de la série, et les options permettent de choisir si telle ou telle chanson doit être jouée ou non (pratique pour éviter certains morceaux - au pire la gâchette haut/droite permet de zapper à la piste suivante). Bien sûr dans le lot on retrouve toute la panoplie de bruitages, entre crissement des pneus, gros bruit de moteur et le vacarme occasionné par les crashes.
Maintenant qu'on a un peu dégrossi ce qui fait le cœur du jeu, voyons l'aspect technique et les qualités (ou non) de cette remasterisation. Burnout Paradise a toujours tourné (et il tourne encore) sous le moteur graphique RenderWare, développé par Criterion lui-même et qui fut utilisé par des dizaines de jeux jusqu'en 2013. Burnout Paradise Remastered sera sans doute le tout dernier puisqu'aujourd'hui, il existe des solutions bien plus performantes et adaptées (Unity, Frostbite Engine, CryEngine et surtout Unreal Engine). Alors bien sûr, qui dit jeu qui passe d'une génération à l'autre, dit qu'on a désormais du 1080p en 60 images par seconde et ce, sans aucun problème de fluidité. Les supports les plus performants profitent même de la 4K.
De son côté la Switch passe de 900p en docké à 720p en nomade, mais profite elle aussi du 60 images par seconde (préférez le jeu en nomade car sur grand écran, l'aliasing est très présent). Quand au PC, étant donné l'âge du titre, vous vous doutez bien que pour jouer en Ultra, il ne faudra pas une machine de guerre. Pour preuve, la config' recommandée se suffit d'un Intel i5, de 4 Go de RAM et d'une GeForce GTX 750 Ti... on a vu plus gourmand. La première chose à savoir, c'est que le jeu est étonnamment léger : moins de 8 Go, que ce soit sur consoles comme sur PC (à peine 4 Go sur Switch !). C'est dire si les jeux actuels et leurs installations pharaoniques manquent un peu d'optimisation. D'un autre côté, un jeu de 2018 qui pèse aussi peu, ça peut également paraitre louche.




Comparaitif entre l'ancienne version de 2008, et la
Remastered Edition de 2018 (cliquez pour agrandir)



Le douloureux poids des ans...


Premier point,
... malheureusement il reste un jeu qui a plus de 10 ans et sa réalisation comme son gameplay ont beaucoup vieillis
le jeu n'offre toujours que 2 vues et entre nous, j'aurai apprécié d'en avoir des nouvelles (comme une vue de capot par exemple). Le contenu est complet, avec le matchmaking, les classements, le freeburn en ligne, 500 défis et même de nouveaux véhicules. Tient en parlant de ça, j'aurai apprécié que les nouveaux véhicules soient disponibles plus facilement, comme les motos par exemple, sans qu'on soit obligé de les remporter. Il aurait pu y avoir un garage où, à l'image de ce bon vieux Test Drive Unlimited (un autre jeu de courses en monde ouvert) on aurait pu choisir sa monture plutôt qu'on nous impose toujours la même caisse.
S'il est toujours aussi agréable de se balader dans Paradise City (une ville fictive, vous vous en doutez) et de détruire pas mal de mobilier urbain, il faut savoir que le jeu ne comporte aucune scénarisation. Il n'y a donc aucun but, aucune motivation de fond, si ce n'est devenir le meilleur pilote de la ville. Autre point, j'aurai également apprécié certaines améliorations comme une rotation de la mini-map. Et puis on ne va pas se mentir, le jeu vieillit... Je suis le premier à l'apprécier et pourtant, passer après des gros hits comme les Forza Horizon, lui met de grosses rides sur la gueule.
En premier lieu les rues paraissent vides, Paradise City est une ville immense, et il n'y a que 4 pécores sur les routes ? Idem, il n'y a aucun piéton, les parkings sont également déserts et plus fort encore, il n'y a même pas de pilote dans notre propre caisse ! La voiture est vide, comme si elle était téléguidée via notre pad. Franchement, en 2008 c'était déjà limite mais 10 ans plus tard, c'est juste ridicule !! Alors certes les textures ont été affinées, le 60fps fait le plus grand bien au jeu, les sensations de vitesse sont toujours grisantes, la conduite est toujours aussi fun. Mais arrêtez-vous 2 minutes et vous verrez que tout parait anguleux, en dehors de ce qui est prévu, rien n'est destructible (pas même un portail de garage) et puis au bout d'un moment, à réaliser des courses à la chaine les courses ou à se balader sans but... on finit par comprendre que le gameplay est clairement d'un autre temps.



Burnout Paradise Remastered Note


est comme tous les jeux qui se sont fait "HDisés" ces dernières années : on améliore la résolution, on améliore le framerate, on incorpore tout le contenu et on fait plaisir aux fans sans trop se fouler. A l'origine, il était vendu 40€ mais à l'heure de ce test, il est majoritairement passé à 20€ sur les Stores en ligne, on le trouve même à moins de 15€ neuf en boite. Ceci dit, on parle bien là d'un jeu qui a largement dépassé ses 10 ans, et croyez-moi, dans notre belle passion vidéoludique, c'est une éternité ! Si certains jeux qui ont 10 ans tiennent encore bien la route, d'autres ont par contre pris un gros coup de vieux. Et vous savez pourquoi ? Tout simplement parce que le genre évolue. Moi le premier, j'ai encensé Burnout Paradise en 2008, je l'ai adoré à l'époque... mais force est de reconnaitre qu'aujourd'hui, une décennie plus tard, notre vision du jeu de courses open world a beaucoup changé. Et puis bon, en 2018 est sorti l'unanimement acclamé Forza Horizon 4 et là c'est clair, y'a pas photo, tant en terme de contenu que de réalisation. Au final Burnout Paradise Remastered plaira surtout à celles et ceux qui ont connus cette ancienne gloire de Criterion parce qu'à bien regarder, avec ses graphismes certes très jolis mais anguleux, ses rues et ses parkings vides, ses vétustés techniques (pas de pilote dans notre propre voiture, véhicules à débloquer, manque d'options...) et son ambiance d'un autre temps puisqu'il n'y a pas la moindre scénarisation, je ne suis pas sûr que le public actuel accroche tant que ça à cet ancien fer-de-lance du jeu de bagnoles en monde ouvert. Bien sûr il garde ces qualités, comme son fun accessible et immédiat, ses sensations de vitesse grisantes, sa bande-son éclectique... mais je reste persuadé que plus encore que tout autre remaster PS4 / Xbox One (comme Bayonetta, The Last of Us, Vanquish, Call of Duty 4, Uncharted, Bioshock...), tous les jeux ne sont pas fait pour ressurgir du passé.



Les -

  • Le jeu reste comme il a toujours été : pas de pilote dans notre voiture, aucune scénarisation, pas de flics non plus...
  • Paradise City est une ville fantôme : rues et parking presque deserts et jamais aucun piéton
  • Quelques bugs de reverb dans endroits clos comme les parkings et les tunnels
  • On aurait aimé pouvoir prendre n'importe quel véhicule dès le début
  • Toujours pas de rotations de la mini-map


  • Les +

  • Il était sans doute l'un des meilleurs jeux de cours de la génération PS360...
  • Bande-son éclectique (90 pistes) et d'excellents bruitages
  • Installation peu volumineuse (moins de 8Go)
  • Remasterisation propre
  • Peu gourmand sur PC
  • Fun et accessible


  • Test réalisé par iiYama

    juillet 2022