Bioshock The Collection (PS4/XBO/PC) -- GRAVITORBOX

 


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Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : septembre 2016
Développeurs : Irrationnal Games (Bioshock 1 – Bioshock Infinite) et 2K Marin (Bioshock 2)
Adaptation / compilation : Blind Squirrel Games
Editeur : 2K Games
Genre : FPS (compilation)

Version testée : Française
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 Blu-Ray (PS4/XBO) / en téléchargement sur Steam (PC)
Version logicielle : Bioshock 1+2 = v.1.01 / Bioshock Infinite = v.1.0
Espace disque nécessaire (PS4) : Bioshock 1+2 = install 28 Go + maj de 770Mo / Bioshock Infinite = install 33Go
Moteur graphique : Unreal Engine 2.5 (Bioshock 1 & Bioshock 2) / Unreal Engine 3 (Bioshock Infinite)
Moteur physique : Havok
Performances PS4/XBO : 1080p en 60fps
Compatible 3D (consoles) : non
Compatible VR : non

Difficulté :
Temps de jeu : 50 heures environ
Compatible PS Move (PS4) : non
Compatible Kinect (XBO) : non
Remote Play PS4/Vita : oui
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Bioshock Remastered
Prix au lancement : entre 50€ et 60€


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Quad Core 3Ghz
RAM : 8Go
VIDEO : avec 2GMo de VRAM (type GeForce 770 / Radeon HD 7970)

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core2Quad Q9650 (Quad-Cores à 3Ghz)
RAM : 8Go (DDR2 - Dual Channel à 800Mhz)
VIDEO : GeForce GTX 1050 Ti (4Go de VRam)
OS : Windows 7 (SP1 - 64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)


Les 3 épisodes (originaux) de Bioshock sont individuellement disponibles sur :



Bioshock Collection est également disponible sur :











Les sites partenaires :












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Bioshock

The Collection




Irrational Games a
Cette compilation propose les 3 Bioshock au grand complet (DLCs inclus)... sauf la partie multi-joueurs, qui a sauté
été fondé en 1997 par 3 anciens employés de Looking Glass Studios : Ken Levine, Jonathan Chey et Robert Fermier (déjà connus pour quelques gros titres tels que System Shock, Ultima Underworld II ou Destruction Derby 64). Irrational est connu pour quelques gros jeux qui résonnent encore comme System Shock 2, SWAT 4 mais aussi et surtout pour Bioshock et Bioshock Infinite. Malgré le succès critique et commercial de leurs jeux, Irrational Games a fermé ses portes en février 2014, afin de mieux renaître de ses cendres en février 2017 sous le nom de Ghost Story Games. C'est étrange comme ce studio semble aimer finalement "changer de nom" car à chaque "renaissance", ils se retrouvent toujours sous le giron de 2K Games. Bien que j'ai beaucoup de respect pour ce développeur et leurs anciens jeux, les Bioshock restent à mes yeux les meilleurs titres qu'ils aient créés. Grâce à une histoire de fond intéressante, une direction artistique fabuleuse et un bon gameplay, les Bioshock résonnent encore comme parmi les grands "must have" de la génération PS3 / X360. Avec plus de 6 Millions de ventes pour le premier opus, plus de 5 Millions pour le second (même si ce dernier fut développé par 2K Marin) et un très joli score de plus de 8 Millions pour le Infinite, autant dire que la série des Bioshock fut rentable et a eu un très beau succès. La génération PS3 / X360 étant passée, les PS4 et Xbox One ont pris le relais et étant donné la panne assez flagrante d'inspiration des studios de développement (et/ou le besoin de se faire de l'argent facile sur le dos de licences connues), la 8e génération a accumulé un nombre invraisemblable de portages et remasters en tout genre. Si bien entendu personne ne force les gens à acheter quoique ce soit, le fait qu'il y en ait autant démontre clairement qu'il y a actuellement un réel souci de fond dans l'industrie du jeu vidéo. Comme je l'ai déjà évoqué, les remasters ne me dérangent car ils permettent souvent de financer une suite, ils proposent une réalisation bien souvent mieux finies (textures retouchées, bugs corrigés, framerate plus stable) et surtout un contenu plus complet avec (s'ils existent) tous les DLCs inclus. Pour un prix plus modeste qu'un jeu neuf/récent (même si ce n'est pas le cas de la présente compilation qui fut quasiment vendue au prix fort), on peut bien souvent mettre la main sur une perle vidéoludique, qui vous proposera dans certains cas de longues et savoureuses heures de jeu (comme c'est le cas des Metro Redux et Uncharted : Nathan Drake Collection par exemple). Avec Bioshock Collection, l'éditeur 2K ne s'est pas moqué de nous. Pour 50€ à 60€ selon le support (le prix étant très fluctuant et, une fois n'est pas coutume, plus cher sur PC que sur consoles) on nous propose les Bioshock 1, 2 et Infinite au complet, avec une réalisation légèrement peaufinée et tous les DLCs inclus (sachant que ceux du 2 et du Infinite sont vraiment excellents).






Une adaptation d'écureuil aveugle... oO?


Cette compilation
Blind Squirrel, studio qui a parfaitement adapté les 3 jeux, connaissait déjà la série, puisqu'ils ont travaillés (entre autre) sur l'épisode Infinite
a été développée par Blind Squirrel Games (Blind Squirrel = écureuil aveugle... drôle de nom pour un studio non ?), qui a déjà travaillé sur la série aux côtés d'Irrational (sur l'épisode Infinite notamment). La qualité de ce triple portage s'explique dans le fait que Blind Squirrel s'est un peu spécialisé dans l'exercice puisqu'ils ont déjà parfaitement adapté Borderlands 2 (au sein de la Handsome Collection) et on retrouve ce modeste studio derrière un nombre impressionnant de grands titres tels que XCOM 2, Evolve, Sunset Overdrive, Mafia III ou encore le récent reboot de Prey. Il est dommage que Blind Squirrel ne développe pas leur propre jeu, maintenant ils ont l'air consciencieux et de bien bosser, même s'ils se contentent de réaliser des portages ou d'aider d'autres studios à finir leurs productions. Maintenant voyons si ce petit studio de portages et de développement, a réussi à transposer le plus justement possible ces 3 monuments du jeu vidéo que sont les Bioshock, des jeux qui ont énormément fait parler d'eux à leurs sorties respectives. A noter enfin que ce portage se base sur les versions PC et qu'il profite aussi d'une tardive version MacOS (sortie en août 2017). Avant d'entrer dans le vif du sujet, nous allons parler du packaging puisqu'ici, la compilation est proposée sous la forme d'un double boitier avec un très joli blister carton. Chaque boîtier contient un disque Blu-Ray, l'un contenant Bioshock 1 et 2, l'autre uniquement le Infinite. Tout à fait entre nous, même si ça donne un certain cachet à cette Collection, avoir une boite si grosse ne sert pas à grand chose et à mon humble avis, un boîtier double disque aurait été plus approprié (à moins que ce soit purement marketing : grosse boite = plus de contenu ? ma foi c'est possible). Les 2 premiers Bioshock s'installent à hauteur d'une trentaine de Go, plus ou moins idem pour le Infinite (comptez donc 60 à 65Go pour les 3 jeux). Cette compilation inclus tous les DLCs sur les disques il n'y aura donc pas de téléchargement à réaliser, si ce n'est les petites mises à jour. En effet, je précise bien "petites mises à jour" car sur PlayStation 4, l'épisode Infinite est resté en version 1.0 (tout en fonctionnant parfaitement bien) et les épisodes 1/2 ont subis une petite mise à jour afin de passer en version 1.01 (une MAJ de moins de 1Go, oui ça peut paraître beaucoup mais vu ce que certains jeux nous forcent à downloader pour rester à jour, on se dit que les correctifs ne doivent pas être si nombreux). En parallèle la version PC a rapidement profité de correctifs de framerate, de quoi gommer les instabilités et même d'un FOV réglable pouvant atteindre les 130.






La patience est une vertu...


Par contre
Il existe une édition "10th Anniversary", version Collector qui coutait (à l'origine) 200$, contenant dans un packaging inédit, les 3 jeux, une figurine de 30cms ainsi qu'un certificat d'authenticité (cliquez sur l'image pour l'agrandir)
je vous préviens, pour installer les 3 jeux il faudra être patient(e). En effet, les 2 jeux font une installation rapide et là on se dit "super, comme à la bonne époque, je vais commencer à jouer pendant qu'il s'installe en tâche de fond". Et bien tout faux ! En réalité les 2 disques réalisent une installation rapide puis rendez-vous "in game" pour que la fameuse "full install" se termine. Et là il va falloir être patient(e) car l'installation des Bioshock 1/2 prend pas moins de 15 à 20 mins, quand celle du Infinite prend environ 40 minutes ! Oui vous avez bien lu (et ça on vous le dit nulle part!), installer la Collection complète va vous prendre une bonne heure ! On sent bien que cette génération de consoles touche à sa fin, car tout ceci me rappelle cette bonne vieille Xbox 360 où pour avoir des textures HD, il fallait installer un contenu sur le disque dur, ce qui là aussi, prenait des plombes. Arrrff, qu'il semble loin le temps où on pouvait faire une installation rapide et jouer dans les 5 minutes hein... Terminons ce chapitre sur une note plus joyeuse en évoquant le fait que, comme toutes bonnes compilations/remasters qui se respectent, les 3 jeux tournent en 1080p et 60 fps, mais on n'échappe pas aux travers des moteurs graphiques Unreal Engine 2.5 et 3, à savoir qu'on a toujours des pop-ups, des textures progressives et quelques angles mal dégrossis. De leur côté les loadings sont très rapides (on sent une belle optimisation de ce côté-là), ce qui tranche avec certaines productions actuelles aux écrans de chargement tellement longs qu'on se demande si le jeu n'a pas planté (il faut dire que les RAMs des consoles d'ancienne génération n'étaient que de 512Mo... on reste loin des 8Go des consoles actuelles !).






Comme un gout de sel dans la bouche


Pour réaliser
Le premier Bioshock est un jeu mythique sous bien des égards. Mais déjà imparfait à l'origine, la réalisation (notamment la mise en scène, les modélisations et les animations) commence à sérieusement prendre un coup de vieux
ce test, j'avais 2 choix : soit suivre l'ordre chronologique de l'histoire (auquel cas il aurait fallu que je commence par l'épisode Infinite) soit j'évoquais la trilogie dans l'ordre de sortie commerciale. De mon point de vue, on va faire ça dans l'ordre, commençons donc par évoquer le tout premier Bioshock, sorti en aout 2007 sur PC et Xbox 360 (en octobre 2008 -quelques 14 mois plus tard- sur PS3, la faute à une console qui a mis du temps à voir le jour et qui était jugée très difficile à maitriser). Bien entendu, tout le monde connait ce monument du jeu vidéo qui a fait de 2007 l'année du FPS (entre autre aux côtés des Crysis, Call of Duty 4, FEAR Perseus Mandate, The Darkness, Halo 3, Resistence, Metroid Prime 3, TimeShift, Unreal Tournament III, The Orange Box et son Half-Life² Episode Two dont on attend encore la suite, plus de 10 ans après). Oui, l'année 2007 fut celle du FPS et il est clair que le premier Bioshock fait parti des 3 "first person shooter" les plus marquants de l'année, pour son histoire, son background, son design original et la qualité de son gameplay. Beaucoup disent (et pensent) que le premier Bioshock est l'épisode le mieux remasterisé de la compilation. En effet, les textures sont généralement belles, mais ce qu'on a, c'est surtout un très beau contraste et peut-être même, des éclairages retravaillés. Avec des textures plus fines et un passage au 1080p 60fps, les joueurs d'ancienne génération (comme moi qui jouait sur Xbox 360) ne verront pas une différence flagrante, mais apprécieront une netteté accrue et un jeu fluide en toutes circonstances. Maintenant il faut aussi être tout à fait honnête, à la sortie de cette compilation, le jeu a déjà 9 ans (une éternité dans notre beau milieu) et accuse un sérieux coup de vieux sur certains points. La narration est minimaliste, l'histoire se déroule surtout grâce aux commentaires audio, les quelques cut-scènes qu'on nous offre sont affreuses, avec notamment des animations hachées et peu réalistes, d'ailleurs les modélisations (déjà pas bien folichonnes à l'époque) ont vraiment du mal à donner le change aujourd'hui. Par ailleurs, sur consoles on n'a pas la possibilité de modifier les touches du pad, ce qui est contraignant car la configuration est loin d'être optimale avec par exemple la touche "saut" calée sur Triangle/Y. On a fait plus intuitif. En plus de ça, comme les resmasterisations n'ont pas vraiment pour but de modifier en profondeur les jeux d'origine, notre premier Bioshock accuse encore et toujours les mêmes 2 gros défauts de sa sortie initiale, à savoir que les volumes audio sont extrêmement mal gérés (c'est surtout vrai pour Atlas / Fontaine qu'on n'entend plus du tout à la moindre action !) et les bruitages sont vraiment minables. Si encore le fusil à pompe donne à peu prêt le change, à contrario le pistolet et surtout la mitrailleuse étaient à corriger d'urgence. Or, rien n'a été fait, les développeurs de portages/compilations arguant que leur mission est de livrer les œuvres telles quelles ont été conçues, et non de les modifier... une belle connerie moi je dis ! Côté bonus, on retrouve la salle des défis (un DLC franchement sans grand intérêt), mais aussi et surtout les commentaires vidéo du réalisateur, bien entendu en VO mais qui peuvent être intéressants à visionner. Enfin nous avons également un sympathique musée qui nous présente (et explique via un texte) les concepts et ennemis abandonnés du jeu. On en fait le tour assez vite mais ça reste un bonus sympa et instructif.






Avec un "2" c'est encore mieux :)


Bioshock 2
Bioshock 2 ne fait que suivre les traces d'un premier opus qui aura marqué les esprits... mais il le fait avec un tel panache qu'on prend beaucoup de plaisir à visiter Rapture sous un angle nouveau
est sorti en février 2010, sur les mêmes supports. Suite au succès retentissant du premier opus, Irrationnal s'est mis à développer l'épisode Infinite mais désormais on le sait, partir de zéro prend du temps et le savoir-faire ainsi que la minutie du studio font qu'ils mettront 5 ans et demi pour sortir leur jeu. 2K Games sentant que la licence était porteuse et que les joueurs avaient beaucoup apprécié l'univers de Rapture, ils ont "commandé" un Bioshock 2 sur les bases du premier, cette fois développé par 2K Marin (d'anciens développeurs d'Irrationnal qui ont également travaillé sur Borderlands The Pre-Sequel et XCOM Declassified, mais suite à la chute du dollar australien, 2K Marin a été fermé par sa société mère, Take-Two Interactive). Dans cette suite directe au premier opus, nous ne jouons plus Jack, mais un Protecteur (un "monsieur P"), envoyé en mission par le Dr Tenenbaum, la matriarche du premier épisode. Souvenez-vous, à la fin du premier jeu, on jouait déjà un Protecteur devant protéger une "Petite Sœur" avec ce que ça implique de combats directs et de défense de zone. Et bien pour cet opus, les développeurs de 2K Marin sont partis sur cette base-là (qui était clairement sous-exploité dans le premier opus). Jouer un Protecteur c'est l'assurance de contrôler un personnage badasse au possible, quant aux protections de zones, j'ai personnellement adoré cette facette du jeu. Après il faut être honnête, ce second jet a tout repris du premier (un peu comme The Pre-Sequel a tout repris de Borderlands 2), c'est donc une suite relativement facile et rapide à faire (puisqu'il est sorti 2 ans et demi après le premier), avec tout de même quelques améliorations et bien entendu, une nouvelle histoire. En parlant de ça, le scénario se veut malgré tout moins profond et moins chargé en émotions et en révélations. D'ailleurs la narration est toujours basée sur le même principe avec des cut-scènes pauvres et rares, l'essentiel du scénario se déroulant via des messages audio et des missions à réaliser. Ceci dit on apprécie toujours autant de visiter Rapture, cette ville fantôme peuplée de chrosômes prêts à vous sauter à la gorge, cette utopie sous-marine qui nous change des épopées spatiales et des guerres modernes. Le design est évidemment repris, d'ailleurs il n'est pas difficile de trouver le jeu légèrement plus beau et varié que le premier.






Protecteur et Petite Sœur main dans la main...


Pour être tout
J'adore Bioshock 2 pour ses nouveautés, sa vision alternative et ses phases de protection de zones... Un épisode injustement mal-aimé :(
à fait franc avec vous, je dois avouer que Bioshock 2 est mon épisode préféré de la trilogie. Oui je sais, pour la plupart des joueurs c'est le plus mauvais, et paradoxalement à mes yeux, c'est celui que je préfère. Allez-y, jetez moi des pierres, mais c'est un choix : j'adore l'histoire, j'adore l'univers mais par dessus tout, j'adore jouer les Protecteurs et créer de véritables zones de défense en vue de protéger la Petite Sœur dont j'ai temporairement la garde. J'aime notamment cette aventure car elle nous fait voir l'envers du décor (Rapture vu des yeux d'une Petite Sœur), on se baladera "enfin" dans les tréfonds sous-marins et nous verrons l'épisode final, la chute définitive de cette utopie qui est partie en vrille (voilà aussi pourquoi l'épisode Infinite part sur de nouvelles bases). Bioshock 2 est souvent (et à tort) mal-aimé, sous-estimé car trop comparé au premier épisode. Pourtant, si les fans aiment tant le premier opus, forcément ils aiment celui-ci puisqu'il est une amélioration de ce dernier, tout en proposant de dévoiler certains manques. Franchement, je ne comprends pas certaines critiques qui ont fustigé des pans entiers du jeu, sans voir ces mêmes défauts à son prédécesseur (comme on dit, on voit toujours la paille dans l'oeil du voisin, sans remarquer la poutre logée dans le notre). Côté contenu, Bioshock 2 avait toute une part multi-joueurs qui, malheureusement, a été totalement amputé. Pourtant apprécié, Bioshock 2 est ainsi devenu un jeu essentiellement solo. Par contre les DLCs narratifs répondent toujours présent : Les Épreuves de Protecteur sont, comme son nom l'indique, des épreuves où dans la peau d'un Monsieur P, on doit protéger des Petites Sœurs de vagues d'ennemis. Rien de transcendant donc. Par contre, l'Antre de Minerve est un excellent contenu. On y joue Sigma (un autre Protecteur) qui va devoir se frayer un chemin pour atteindre le super-ordinateur "Le Penseur". Cet add-on apporte un nouveau pouvoir, de nouvelles armes et un nouveau type de Protecteur (le Lancier). Quant à l'histoire, en plus d'un sympathique scénario, la narration (essentiellement audio, nous sommes toujours dans un Bioshock, ne rêvez pas) est assurée par Benoît Allemane, la voix officielle de Morgan Freeman et ça apporte un vrai quelque chose à l'ambiance...






La tête dans les nuages


Terminons
L'épisode Infinite est la préquelle à la série et beaucoup d'efforts (notamment de mise en scène et d'écriture) ont été réalisés
donc notre tour d'horizon par Bioshock Infinite, sorti encore une fois sur les mêmes supports, au mois de mars 2013 (il faut dire que quelques mois plus tard -en novembre- sortaient les consoles de 8e génération, Xbox One et PS4, il était donc grand temps que la boucle soit bouclée). Bioshock Infinite n'est pas un Bioshock 3, en réalité c'est la préquelle du tout premier opus. Voulant partir sur des bases nouvelles, tout du moins en ce qui concerne l'ambiance et l'univers graphique, les développeurs d'Irrationnal sont partis à l'opposé de ce qui faisait le charme et l'identité du premier Bioshock. Si bien entendu le gameplay se veut assez similaire (avec les Plasmides -ici appelés Toniques- à gauche, et les armes à droite), désormais on ne parle plus de Rapture mais de Colombia, fini les villes sous-marines, place désormais à une immense ville flottante dans les nuages. Ils ont de sacrées idées chez Irrationnal ! En tant que préquelle, l'histoire se déroule en 1912, bien des années avant celle de Rapture (qui se déroule dans les années 50). De gros efforts ont été consentis au niveau de la narration, en proposant en premier lieu, une superbe histoire. Bien que certains aspects restent hermétiques (notamment quand Robert et Rosalind Lutece parlent entre eux – ils sont les créateurs des ahurissantes technologies locales et sont parfois très drôles :) car on rentre beaucoup dans le domaine de la science pure et des technologies quantiques, derrière le fond de l'histoire se veut bien plus profonde qu'elle ne le laisse paraître de prime abord (Booker DeWitt, un détective privé, doit sauver Elizabeth de sa geôle afin de rembourser sa "dette"). En réalité, la fin du jeu met une véritable claque lorsqu'on la découvre pour la première fois puisqu'elle fait le lien entre Columbia et Rapture, et se veut même un poil complexe à base de voyage dans le temps, l'espace et les dimensions. Ce sera même encore plus fort dans les DLCs "Tombeau Sous-Marin" où lors de la 2e partie nous jouons directement Elizabeth et dont le scénario embrayera directement sur la prise de pouvoir d'Atlas à Rapture. Si encore une fois la mise en scène se veut assez légère, autant vous dire que l'écriture a reçue un soin tout particulier ! Ceci dit, c'est un fait, les cut-scènes sont encore une fois assez rares, les animations ne sont pas très réalistes et beaucoup de traits du scénario se dévoilent via les dialogues audio. Autant dire que la qualité de l'écriture n'est pas vraiment mise en exergue, les développeurs d'Irrationnal n'étant pas des spécialistes en la matière (le même jeu avec des cinématiques créées par Kojima Productions, et c'était le feu assuré ! ^^ ). Comme l'ambiance change assez radicalement, mine de rien, dans Bioshock Infinite on ne retrouve pas ce qui faisait l'attrait des 2 premiers épisodes : certes le gameplay est assez similaire (à ceci près que celui-ci est bien plus "vertical", vertigineux même et ce grâce à l'Aéotram, des rails aériens qui permettent d'obtenir des déplacements aériens mais aussi des assets assez originaux lors des combats).






Avec juste un nuage de plomb...


Après, tout
Cette compilation propose l'intégralité des DLCs et l'Antre de Minerve (Bioshock 2) et Tombeau Sous-Marin (Bioshock Infinite) valent vraiment le détour
le savoir-faire du studio fait son œuvre, avec un FPS nerveux mettant bien en avant l'exploration. Côté DLCs, nous avons cette fois le mode "Combats Célestes" qui rappellent un peu "Les Épreuves de Protecteur" du second opus, mais aussi et surtout (comme évoqué), les 2 épisodes "Tombeau Sous-Marin". Pourquoi 2 épisodes ? Les raisons sont multiples : en premier lieu, à l'époque sur Xbox 360 (peut-être moins sur PS3) les DLCs et contenus à télécharger sur le XLA ne devaient pas dépasser un certain volume, ensuite le cliffhanger de la première partie nous impose de laisser Booker DeWitt au profit d'Elizabeth. Dans "Tombeau Sous-Marin", comme s'est suggéré, nous retournons à Rapture, avec ce que ça implique de décor immergé et de Chrôsomes, le tout porté par un gameplay légèrement différent des autres épisodes, puisqu'ici c'est l'infiltration qui est de mise. Encore une fois on voit bien là tout le génie du studio à nous proposer un contenu varié et scénaristiquement très intéressant... Comme cette édition simule l'achat d'un Season Pass, nous aurons pas mal de bonus, dont le pistolet et la mitrailleuse dorée, ainsi que 5 crochets supplémentaires. Techniquement, étant donné que c'est l'opus le plus récent, on peut dire qu'il n'y avait pas grand chose à retoucher et Bioshock Infinite tourne parfaitement bien, c'est toujours fluide (même lors de la bataille finale, qui est franchement mouvementée), les loadings sont très rapides, l'aliasing a été gommé et nous avons une excellente prise en mains, fluide et précise. Malheureusement, le jeu n'échappe pas à quelques écueils tels que la synchro labiale, qui est totalement à la rue (sauf pour le 2e DLC du Tombeau Sous-Marin... bel effort de fin de parcours), on subit quelques inexplicables micro-freezes par moment (même s'ils ne sont finalement pas gênants), le résumé du Tombeau Sous-Marin 2 (qui rappelle les faits de la première partie) est 100% en anglais, d'ailleurs je trouve toujours minable que les Toniques soient toujours expliqués dans la langue de Shakespeare (alors qu'ils sont traduits dans les 2 précédents jeux). Mais une fois encore, un remaster n'est que rarement là pour corriger les erreurs originales, pas vrai ? Tout ceci passe encore, finalement le plus pénible ce sont ces sous-titres et l'interface écrite dont les caractères sont vraiment trop petits (ce qui est franchement pénible si on ne dispose pas d'une télé de grande taille... ce qui fut mon cas lors de ce test) et puis la mise en scène, les modélisations, les animations, déjà pas bien folichonnes à la sortie du jeu en 2013, ont pris un méchant coup de vieux lors de ce portage. Quand on voit ce qui se fait actuellement, et même ce qui se faisait à l'époque, la comparaison est assez douloureuse pour cet opus Infinite (même si ça n'enlève rien à la qualité du jeu, entendons nous bien).






Beaucoup de joueurs ont Note
regrettés que cette collection de Bioshock ne soit pas de meilleure qualité, quelle ne propose plus les modes multi-joueurs du second opus, qu'il n'y ait pas plus de bonus ou tout simplement que la remasterisation graphique se soit contenté du minimum syndical. Personnellement, que dire à ces gens-là ? Les insatisfaits il y en a partout, et nul ne peut contenter tout le monde (surtout les français qui passent leur temps à râler... je suis bien placer pour le savoir ^.^). De mon côté, à quelques défauts mineurs près, et que j'aurai vraiment apprécié qu'ils soient corrigés/modifiés (comme les bruitages ou l'équilibre des volumes audio sur les 2 premiers épisodes, la police de caractère bien trop petite et trop de parcelles de doublage restés en anglais sur le Infinite) je trouve que cette compilation frôle le sans-faute ! En effet, pour 50€ nous avons 3 jeux complets, qui sont déjà longs et pour lesquels nous disposons de tous les DLCs (et croyez-moi L'Antre de Minerve de Bioshock 2 et les 2 épisodes de Tombeau Sous-Marin du Infinite valent vraiment le détour !). A ça s'ajoute quelques bonus (commentaires vidéo et musée du premier opus, armes spéciales sur le Infinite) ainsi qu'une réalisation impeccable. Certes les jeux commencent à vieillir (notamment en ce qui concerne la mise en scène et les modélisations), mais à côté de ça nous disposons d'un affichage 1080p en 60 images par seconde parfaitement fluide, avec des temps de chargement extrêmement courts (ça nous change des AAA actuels), un aliasing gommé et même des graphismes légèrement retouchés (pas assez diront certains, mais ils ont sûrement oubliés que les Bioshock n'ont jamais été des vitrines technologiques). Le tout s'apprécie grâce à une prise en mains irréprochable et une difficulté parfaitement adaptée. Ainsi en un seul packaging, nous avons l'intégrale de l'univers Bioshock, des dizaines d'heures de jeux et même des titres cultes que tout amateur de FPS, d'histoire superbement écrites et d'univers utopiques forts, se doit de connaître. Maintenant si vous connaissez déjà ces 3 jeux-là ou que vous les possédez sur d'autres supports, c'est sûr, l'intérêt est assez limité. A moins que le confort visuel soit important (car passer de la PS3 à la PS4 fait le plus grand bien) et/ou que vous soyez passé à côté de DLCs à l'indéniable qualité. Bref, moi je suis pleinement satisfait de cette compilation, que je trouve de grande qualité et qui nous propose de vivre (ou revivre) l'un des pans les plus gros du FPS moderne...



Les -

  • Certains dialogues restés en anglais, police de caractère trop petite et quelques inexplicables micro-freezes sur le Infinite
  • Narration, animations, modélisations et surtout mise en scène qui ont pris un gros coup de vieux
  • Les bruitages des 2 premiers opus (ils auraient pu les changer tant ils sont mollasses)
  • L'Unreal Engine et ses défauts : pop-ups, textures progressives, angles mal dégrossis...
  • Pas de réelle refonte graphique (et encore moins audio !)
  • Les +

  • L'excellente écriture du scénario global, avec 3 jeux admirablement écrits, imbriqués et des DLCs tout aussi intéressants
  • 1080p – 60 fps – lissage graphique – loadings vraiment très courts – bugs pour ainsi dire absents : très beau portage !
  • L'Antre de Minerve et surtout Tombeau Sous-Marin, parmi les meilleurs DLCs narratifs qui existent !
  • La défense de zone, les balades sous-marines et le niveau Petite Sœur de Bioshock 2
  • Grosse durée de vie si vous faites les 3 jeux plus les DLCs
  • Prise en mains irréprochable au pad PS4 / Xbox One
  • L'intégrale Bioshock en un seul packaging
  • La direction artistique des 3 jeux
  • Le gameplay des 3 jeux



  • Test réalisé par Chacha & iiYama

    novembre 2019