Battlefield Hardline (PS3 - PS4 - X360 - XBO - PC) -- TEST sur GRAVITORBOX

 


Cliquez pour agrandir












Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :

   

 


Compatible avec :

 




Sortie mondiale : mars 2015
Développeur : Visceral Games (secondé par DiCE)
Editeur : Electronic Arts
Genre : FPS

Version testée : française
Doublage : français
Textes à l'écran : français

Version logicielle (interface) : 1.0.0.12
Version logicielle (jeu) : 2.02.26.00
Moteur graphique : Frostbite Engine 3
Difficulté :
Temps de jeu : 10 heures environ (solo)

Multi-joueurs : de 4 à 66 joueurs online
Abréviations : BFH - BF Hardline
Prix au lancement : 70€ (consoles) / 60€ (PC)


Installation PlayStation 3

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : 13 Go environ
Performances : 720p en 30 fps
Compatible 3D : non


Installation PlayStation 4

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur PlayStation Store
Installation : 49 Go environ
Performances : 900p en 60 fps
Optimisation PS4 Pro : non
Compatible VR : non
Remote Play PSVita : non


Installation Xbox 360

Support : 2 DVDs ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : 13 Go environ
Performances : 720p en 30 fps
Compatible Kinect : non


Installation Xbox One

Support : 1 Blu-Ray ou en téléchargement sur Xbox Games Store
Installation : 49 Go environ
Performances : 720p en 60 fps
Optimisation Xbox One X : non
Compatible Kinect : non


Installation PC

Support : en téléchargement sur Origin et Steam
Installation : 60 Go
Compatible VR : non

Configuration minimale :
CPU : Dual Core 2,8 Ghz
RAM : 4 Go
VIDEO : avec 1 Go de VRAM (type GeForce GTX260 / Radeon 5770)

Configuration de test :
CPU : Intel Core i5 2500
RAM : 8Go (DDR3)
VIDEO : GeForce GTX 970 (4 Go)
STOCKAGE : Crucial MX500 de 250 Go
OS : Windows 7 (SP1 / 64-bits)




Vous aimez GRAVITORBOX et vous voulez le soutenir ? Alors vous pouvez nous adresser vos dons via PayPal en cliquant simplement sur le bouton ci-dessous.

Merci d'avance ^__^















Les sites partenaires :















Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

   

Battlefield

Hardline




A l'origine,
Ce spin-off de Battlefield n'a pas été développé par DiCE mais par Visceral Games (les créateurs de Dead Space), qui sera leur toute dernière production
il y avait le studio EA Redwood Shores, un petit studio californien basé tout à côté du siège social d'Electronic Arts, dont ils font partis. Après avoir développé quelques jeux (pour la plupart sympas mais sans grande envergure), le studio se renomme "Visceral Games" et sort en 2008 le grand Dead Space ! En un seul épisode, le studio se forge un nom et il est désormais suivi par de nombreux fans. Suivront des jeux de qualité aux ventes assez notables (Le Parrain 2, Dead Space : Extraction ou encore le très bon Dante's Inferno), mais c'est bel et bien avec Dead Space 2 que le studio assoit sa notoriété. Malheureusement, sous la férule d'un Electronic Arts devenu trop gourmand, c'est en 2013 que les choses changent, d'abord avec un Dead Space 3 moins bon, puis avec un 3e opus d'Army of Two (Le Cartel du Diable) qui à l'image de la série horrifique, n'était clairement pas au niveau de ses prédécesseurs. Les bureaux de Shanghaï, Melbourne et Montréal sont alors fermés, et bien que développant un jeu prenant place dans l'univers de Star Wars (qui sera reprit par EA Vancouver), Visceral Games est fermé par la maison mère. Au final le dernier jeu de Visceral n'est autre que Battlefield Hardline.
En effet, même s'ils ont été aidé par DiCE, ce spin-off de la grande série de guerre n'a pas été développé par ses géniteurs. Alors que tout le monde attendait un Dead Space 4 qui devait relever la barre, Visceral termine sa carrière sur un jeu qui sera loin de faire date... et ne vous en faites, je vais tout vous expliquer ! Je vais vous détailler pourquoi ce 7e épisode n'a pas eu le succès escompté et pourquoi le studio a fermé. Bé tiens justement, évoquons ça de suite : si Visceral a fermé ses portes c'est à cause d'Electronic Arts bien sûr ! Les gros éditeurs sont des crevards assoiffés d'argent, et comme Dead Space 3 et Army of Two 3 n'ont pas eu le succès voulu (comprenez qu'ils ne sont pas assez vendus), les succursales ont peu à peu fermées, jusqu'à octobre 2017 où c'est carrément le studio qui a glissé (avec une larme à l'œil) la clé sous la porte. Pourtant, Battlefield Hardline s'est vendu à presque 5 Millions d'exemplaires, soit bien plus que Battlefield : Bad Company (2,8 Millions) et a-t'on fermé DiCE pour autant ?



Dead Hardline in Space of Battlefield


L'histoire de
Pour donner du corps et de la profondeur à sa narration, les développeurs ont fait appel à une jolie brochette d'acteurs connus
ce BF Hardline se déroule dans un premier temps à Miami (aux États-Unis) où nous incarnons Nicholas (dit Nick) Mendoza, un inspecteur de police dont le passé est assez trouble. Alors que le trafic de cocaïne plonge la ville dans le chaos, Mendoza finit par comprendre que des membres de la police sont impliqués dans le trafic, et il part en chasse contre d'anciens collègues ripoux qu'il croyait dignes de confiance. Malheureusement pour lui, son enquête va se retourner contre lui, et la 2e partie de l'histoire tournera autour d'une vengeance (contre les mêmes personnes) sur la côte ouest... Jouer les flics c'est pas mal, ça nous change des guerres (mondiales comme modernes) mais derrière, vous aurez compris que ce n'a strictement rien à voir avec la série développée par DiCE (c'est sans doute aussi pour ça que le jeu a été développé par un autre studio). Mais que voulez-vous, sans doute qu'avec un autre patronyme, personne n'y aurait prêté attention (les joies du markéting, que voulez-vous). Tout à fait entre nous, et malgré une timide tentative d'explication en cours de jeu, le nom "Mendoza" fait plus baron de la drogue mexicaine que flic de Miami.
Pour donner un certain cachet à leur mise en scène, les développeurs ont récupéré les faciès de plusieurs personnalités connues, qui par la même occasion, ont assurés le doublage : Mendoza est joué par Nicholas Gonzalez (American Nightmare 2, Good Doctor), Stoddard est joué par Travis Willingham (qui travaille beaucoup dans le jeu vidéo en tant que doubleur ou acteur, et dont la femme n'est autre que Laura Bailey, qui elle aussi, bosse beaucoup dans le même milieu), Khai est jouée par Kelly Hu (Sunset Beach, Le Flic de Shanghaï, X-Men 2), le capitaine Dawes est joué par le bien connu Benito Martinez (Supernatural, Sons of Anarchy) ou encore Boomer est joué par Eugene Byrd (Bones, Preuve à l'appui). Alors bien sûr, ce n'est pas là la crème de l'acteur Hollywoodien mais en attendant, on reconnait le visage et le physique de chacun, et ça donne un certain charme à la mise en scène. De même, on apprécie que le jeu soit présenté comme une série policière : l'aventure se compose de 10 chapitres (plus un prologue) dans une segmentation bien amenée et pertinente. De même, en reprenant sa partie, nous avons même droit à un résumé des événements précédents, un peu à l'image d'une série TV. Tout ceci est vraiment sympa et donne cette ambiance de polar assez unique dans notre secteur vidéoludique.



Une mise en scène à peine digne d'une PS360


Malheureusement
La mise en scène est gâchée par des cinématiques à peine digne de la génération "PS360" avec des modélisations moches, des animations robotisées, peu d'expressions, un doublage désynchro... La motion capture a clairement manquée ici
les éloges vont s'arrêter là, car derrière c'est clairement la technique qui ne suit pas. On commencera par le fait que le casting vocal est à côté de la plaque. Stoddard est doublé par Patrick Bethune (et une si grosse voix ne lui convient absolument pas), le capitaine Dawes a la voix de Paul Borne (au lieu de celle de Stéphane Bazin, l'habituel doubleur de Benito Martinez), notre personnage (Mendoza) a la voix de Jérémie Covillault (le doubleur régulier de Jeffrey Dean Morgan)... bref, sans dire que le casting ou le doublage soit mauvais, j'insisterai sur le fait que les doubleurs sont extrêmement mal choisis. Après c'est vrai, on s'y fait relativement vite, mais avouons quand même que le studio de doublage a vraiment mal joué ses cartes.
Autre détail d'importance : techniquement les cinématiques accusent des années de retard ! Il faut le savoir, Battlefield Hardline est sorti en mars 2015 mais malgré les très bonnes ventes des consoles de 8e Génération (à savoir les Xbox One et PlayStation 4, qui avaient déjà plusieurs millions de ventes chacune), les développeurs ont fait le choix de sortir un jeu cross-gen, à savoir qu'il est également sorti sur PlayStation 3 et Xbox 360. Et vous avez beau avoir de superbes et performantes consoles sous la main, il faudra toujours revoir ses prévisions à la baisse afin de s'adapter aux hardwares les moins performants. Le résultat est donc là : les cinématiques sont affreuses, peu détaillées, malgré la présence et le doublage (en VO) d'acteurs connus, il n'y a pas eu de motion capture (sans doute trop cher), donc nous avons des animations peu naturelles, des expressions faciales minimalistes et une très belle désynchro labiale, qui étrangement, est pire sur consoles que sur PC. Et puis bon, à la vue du résultat on voit bien que ces cut-scenes ont été taillées pour les PS3 / Xbox 360 et non pour la nouvelle génération, car les modèles manquent de détails et l'ensemble manque de précision. C'est aussi ça le défaut des jeux cross-gen : plus rentabilité mais aussi une réalisation clairement revue à la baisse.



Un gameplay riche et varié


Du côté
Très varié, le gameplay est vraiment agréable
du gameplay, le jeu se veut pluridisciplinaire. Etant donné que nous incarnons un flic de Miami, les développeurs ont cherchés à reproduire (avec plus ou moins de fidélité) le quotidien d'un inspecteur. Ainsi alternativement nous avons des phases d'enquête (où avec un scanner on cherche des preuves), à chaque chapitre nous avons entre 1 et 4 suspects à trouver et arrêter (bien que dans le feu de l'action, ils finissent souvent morts), parfois il y a des phases de courses de poursuite (comme dans Battlefield 4 mais en plus simples encore - il est juste dommage qu'on ne puisse pas changer la vue) et les phases d'action peuvent généralement se dérouler de 2 manières différentes. D'un côté nous avons les bourrins qui vont rentrer dans le tas, tuer tout le monde et rusher comme des porcs, et de l'autre, plus subtil, vous pouvez la jouer en infiltration. Le scanner sert également à "marquer" les ennemis, afin de mieux voir leurs déplacements et leurs cônes de vision, et ainsi mieux les contourner et/ou les coffrer et/ou les assommer (même si personnellement, un coup de poing sur le crane ne m'évanouit pas, au pire j'aurai mal à la tête - quelle bande de fragiles ces américains :).
Certaines actions nous font gagner plus ou moins de points de compétences ce qui déverrouillera de nouveaux gadgets et de nouvelles armes. Tel un James Bond en gilet pare-balles, on pourra équiper ses armes de viseurs, prendre des pétoires plus puissantes (bien que je me sois contenté du P90, du fusil à pompe et du pistolet P226) ou mieux encore utiliser un grappin et une tyrolienne. D'ailleurs, on remarque vite que pour Battlefield Hardline, les développeurs se sont beaucoup inspiré de "formules qui marchent", notamment de Far Cry 3, avec par exemple le fait de détourner l'attention des ennemis en jetant une douille, de les "marquer" grâce au scanner, d'être repérer via une jauge de visibilité ou encore de devoir désactiver une alarme sous peine de voir débarquer des renforts.



Arrêtes-moi si tu peux !


Bien entendu,
L'IA est clairement à côté de la plaque, comme quoi le chemin sera encore long avant d'avoir des réactions naturelles
on n'est pas à l'abri de plusieurs errances (comme des ennemis qui généralement se "laissent faire" mais qui parfois pètent un câble et arrivent à nous voir alors que nous sommes allongés dans les herbes hautes). Vous l'aurez compris, l'IA ennemie est complètement à l'ouest, débile à souhait sous prétexte que Visceral à préféré limiter l'utilisation de scripts au profit d'une intelligence artificielle plus poussée. C'est donc un "fail" et heureusement pour nous, certaines phases un peu critiques (comme lorsqu'on doit échapper aux patrouilles) ont été scriptées "à l'ancienne", sans quoi ce serait un véritable carnage. Il en est de même pour l'inévitable phase de rail-shooter matinée de course poursuite et qui est ultra scriptée (déjà qu'elle n'est pas bien terrible en l'état...).
Après vous vous doutez bien que le jeu se pare de tout un pan multi-joueurs, qui selon certains est sympa, selon d'autres est minable. Il y a divers modes (Sauvetage, Poursuite infernale, Argent sale, Braquage et Conquête) mais au fond, l'ensemble est loin des standards de la série Battlefield. Sans doute que DiCE a plus aidé pour le moteur graphique et sa stabilité, que le développement du multi-joueurs, alors que c'est justement l'une de leurs grandes compétences. Comme vous le savez, ici à GRAVITORBOX on se fout un peu du multi, notre truc à nous ce sont les bons vieux modes solo (à la rigueur les co-op') donc nous sommes un peu mal placé pour juger les modes en ligne. On notera quand même que certains modes peuvent être joués jusqu'à 66 joueurs (!) mais derrière, étant donné que durant l'aventure nous sommes rarement seul, il est un peu dommage de ne pas pouvoir justement jouer en co-op' (une hérésie ?). De plus, comme nous on arrive après la guerre (à l'heure de notre tardif test, le jeu est sorti il y a plus de 5 ans de ça), les serveurs sont plus ou moins désertés.



Dans l'enfer de la drogue...


Là où DiCE
Battlefield Hardline n'est pas un jeu moche, en fait il pâtit surtout de la comparaison avec les gros titres sortis à la même période
a sûrement participé au développement du jeu, c'est qu'en plus d'utiliser le nom de leur licence fétiche (sans doute une idée des markéteux d'Electronic Arts), Hardline utilise le Frostbite Engine 3, introduit en 2013 par Battlefield 4 et qui était (lui aussi) un jeu cross-gen. Il n'empêche que sur PS4 et Xbox One, BF4 est un très beau jeu (une fois que les divers patches sont venus corrigés les bugs, ça va de soi ^_^) mais on ne pourra pas en dire autant de ce spin-off. En effet, Visceral a réussi à nous éblouir avec les 2 premiers Dead Space, des jeux qui (même aujourd'hui plus de 10 ans plus tard et sur des consoles désormais largement dépassées) passent encore très bien. Malheureusement, avec Hardline on ne parle plus d'ambiance glauque et très sombre, de vaisseaux spatiaux, de nécromorphes dégoutants, mais bien de décors urbains, d'êtres humains "normaux" (oui même la racaille parait normale face aux ennemis de Dead Space :) et de véhicules tout ce qu'il y a de plus banal. Et on le sait, faire dans l'horreur ou le fantaisiste est un compte, faire dans le réaliste est déjà nettement plus difficile. Ainsi donc, si Visceral a autrefois brillé, ce ne sera sûrement pas le cas ici !
En effet, le jeu est visuellement raté ! Il a clairement été développé pour l'ancienne génération, faisant en sorte de laisser la nouvelle sur le carreau, avec des graphismes indignes de ces supports qui commencent déjà à prouver qu'ils en ont dans les circuits. Vous me trouvez sévère ? Trop critique ? Et bien imaginez vous qu'en 2014 et 2015 nous avons eu des titres marquants et nettement plus poussés tels que Call of Duty : Advanced Warfare, Far Cry 4, Metal Gear Solid V, Tomb Raider, Halo 5, Batman : Arkham Knight et The Witcher 3... Croyez-moi, notre Battlefield Hardline ne paye vraiment pas de mine face aux blockbusters de son époque. Dans le détail, peu de choses sont destructibles, comme évoqué la synchro labiale est à côté de ses pompes, les modélisations sont affreuses, trop peu détaillées et les animations ne sont pas vraiment naturelles. Les décors, souvent urbains, sont tristement banals et sans intérêt, et même si on peut apprécier quelques jolis reflets en "faux Ray Tracing", difficile de se dire que nous sommes en présence d'un jeu qui tire parti des PS4 et Xbox One.



Aussi beau qu'un... ah béé non en fait :(


Après c'est vrai,
En fait, c'est parce que le jeu est cross-gen que les performances furent tirées par le bas... à cause des anciennes consoles :(
une fois encore on finit par s'y faire et limite on acceptera plus facilement son état technique sur old gen que sur next gen, puisque les graphismes sont tout juste dignes d'une PS3 et d'une Xbox 360, avec pour preuve ce ciel en vulgaire bitmap. En parlant d'Xbox 360, sachez qu'à l'image des BF3 et 4, le jeu tient sur 2 DVDs et qu'il faudra les installer sur le disque dur. Il est clair qu'en 2015 nos vieilles consoles de 7e Génération étaient en bout de course et les développeurs ne faisaient plus vraiment d'efforts. Pour preuve, malgré des graphismes pas terribles, le jeu tourne en 720p et 30 images par seconde. Nos machines sont clairement capables de mieux que ça... à condition de s'en donner les moyens. Et puis techniquement, même sur PC (avec un résultat tout de même meilleur), ça reste franchement limite.
On ajoutera à ça que le jeu se pare en plus de bugs assez énormes et là je vous parle de vécu : parfois l'IA va faire n'importe quoi, au point qu'un ennemi va tourner dans tous les sens, les PNJs qui nous accompagnent se téléportent d'un point à l'autre et le fin du fin, c'est lorsque j'ai retrouvé Boomer (un autre PNJ qu'on rencontre après la moitié du jeu) en lévitation à 3 mètres du sol, accroupi en l'air, tout en tirant comme si de rien n'était sur les ennemis (c'est du vécu je vous dis !). Et le pire dans tout ça, c'est que malgré la différence de version entre le jeu et l'interface (puisqu'il ne me donne pas du tout la même donnée) le titre est loin d'être en v.1.0, il a subi plusieurs mises à jour et pourtant, il est encore "dans cet état-là" ! Dernier détail, Battlefield Hardline est un jeu très sombre et personnellement, je joue essentiellement le soir, dans une ambiance assez feutrée. Et bien figurez-vous que les développeurs ont eu la sensationnelle idée de nous faire un menu pause d'un blanc immaculé et hyper lumineux ! Le contraste est saisissant et va vous niquer les yeux ! Y'a pas d'autres mots car c'est comme prendre un coup de plein phare sur une route de campagne : ça crame les yeux ! Une belle idée de génie...




La version Xbox 360 tient sur 2 DVDs et nécessitera
d'être installée sur le disque dur



Do your job, dude !


Enfin un mot
Toute la partie audio tient la route, surtout pour l'OST, qui est en adéquation avec cette (excellente) ambiance de série policière
sur le couple résolution/framerate qui pédale donc en 720p / 30 fps sur les vieilles consoles, et se permet de jouer petits bras sur next gen avec également du 720p sur Xbox One et du 900p sur PS4, mais en 60 fps cette fois. Du 720p sur One et du 900p sur PS4, c'est exactement ce qu'on a déjà eu sur Battlefield 4 et encore une fois, vu que le jeu est loin d'être aussi beau, on aurait grandement apprécié que DiCE se sorte les doigts et optimise un peu son moteur graphique, d'autant qu'1 an et demi séparent les 2 jeux. Enfin bref, on se consolera en se disant que la next gen aura au moins apporté un regain de fluidité, à défaut d'une réelle plus-value graphique.
Terminons comme d'habitude par la partie audio avec, comme évoqué en début d'article, un casting vocal un peu à côté de la plaque (pourquoi ne pas avoir pris les doubleurs officiels de chaque acteur connu ?), mais au fond un doublage clairement pas mauvais. Du côté des bruitages, ils font le job comme on dit, même s'ils ne sont ni réalistes, ni vraiment puissants. Le fusil à pompe, les armes de poings, les fusils d'assaut... dans l'ensemble "ça fonctionne" mais on aurait aimé que ça ait plus de punch et plus d'impact. Enfin la bande-son a été composée par Paul Leonard-Morgan, un compositeur écossais dont BF Hardline est la première participation vidéoludique. L'homme s'est déjà fait connaitre pour le scoring de quelques documentaires, séries et films (notamment Limitless et Dredd) et aujourd'hui il a fait récemment parlé de lui pour l'OST de Cyberpunk 2077 (composée aux côtés de Marcin Przybylowicz et P. T. Adamczyk). Personnellement, j'ai apprécié la bande-son de ce jeu, qui sait alterner des thèmes décontractés, à des ambiances orientées thriller policier puis des thèmes plus rock et plus proches des films d'action des années '90. Perso j'ai aimé ça, j'ai aimé retrouver une bande-son qui m'a transporté dans les bottes de ce flic, avec cette ambiance assez particulière qui m'a rappelé la belle époque des films de Schwarzy / Stallone / Bruce Willis.



Battlefield Hardline Note


n'a pas été développé par DiCE mais par Visceral Games, les petits gars derrière les excellents Dead Space. Et ça mine de rien, ça nous fait voir les choses sous un autre angle. Ceci dit, avant de dire quoique ce soit sur le jeu, il est clair qu'il aurait dû porter un autre nom... n'importe lequel mais pas celui de Battlefield ! Ce mot-là veut dire "champ de bataille" ! C'est comme "call of duty", ça veut dire "l'appel du devoir" et excusez-moi du peu, mais si ces 2 mythiques licences portent des noms pareils, ce n'est pas pour rien, on sent bien que derrière on va parler de "vraie guerre" (souvent mondiale). Je veux bien qu'ici il y a un contexte de conflit, mais on est plus proche de la guérilla urbaine que de 2 forces armées qui s'entredéchirent pour qu'un président tente de prouver qu'il l'a plus grosse que celle de son adversaire. Mais alors pourquoi Battlefield ? Et bien c'est simple : pour la confiance qu'inspire la série, et pour donner à ce jeu de moindre importance une mise en lumière qu'il aurait pas été possible d'obtenir avec n'importe quel autre nom. Que voulez-vous, c'est les absurdités du markéting, notamment depuis qu'on fait des jeux pour l'argent au détriment de la passion. D'ailleurs, je dois avouer qu'au début, j'ai eu beaucoup de mal avec ce jeu. Trop mou, trop diversifié, manquant de rythme, sa mise en scène totalement dépassée, ses graphismes restés à la génération PS3/X360 et totalement indignes des PS4/Xbox One... oui je l'admets, mon test a failli tourner court et j'étais à 2 doigts de torcher un article qui l'aurait descendu en flammes.

Heureusement pour lui, sa tournure façon série policière, son scénario plutôt bien amené, la variété de son gameplay (arrestation, infiltration, interrogatoire, course poursuite, gunfights, enquête / exploration...) et son ambiance ont fini par me séduire. De même, la difficulté est largement abordable, et si l'infiltration échoue (ou vous gonfle) rentrer dans le tas reste une très bonne alternative. Alors bien sûr, le jeu accuse une sacrée masse de défauts, à commencé par les bugs ou cette réalisation graphique clairement d'un autre temps. Sur les consoles next gen on a gagné en fluidité (en passant de 30 à 60 images/seconde) mais pas vraiment en détails ou en résolution. Quand on pense que Battlefield 4 a déjà 1 an et demi, ici on se dit que les petits doigts potelés de Visceral Games devaient sans doute être engourdis et que la nouvelle génération va être un cap difficile à passer pour eux (à tel point que le studio fermera ses portes moins de 2 ans plus tard). Les bruitages ne sont pas assez percutants, les cinématiques sont affreuses, techniquement obsolètes, le multi-joueurs a été rapidement déserté au profit du solide Battlefield 4 et du futur (et excellent) Battlefield 1 qui sortira 1 an et demi plus tard... en gros ce Hardline dispose de qualités certaines, mais qui sont plombées par beaucoup d'errances techniques ou d'incompétences de la part d'un développeur qui a surpris avec ses Dead Space mais aura été incapable de passer (qualitativement parlant) à autre chose. Ainsi donc Battlefield Hardline est sympa pour son histoire, la durée de vie est correcte (environ 10 heures si on prend le temps d'infiltrer et de mener les enquêtes à bien), mais on reste encore assez loin du blockbuster et des gros épisodes que propose cette série. Comme je l'ai dit, il aurait du porter n'importe quel autre patronyme, mais j'avoue qu'ainsi il serait totalement passé inaperçu. Comme quoi, il est vrai qu'avoir un nom évocateur aide aussi à faire vendre...



Les -

  • Un jeu sombre avec un menu pause en blanc flashy : quelle merveilleuse idée pour nous niquer les yeux !
  • Les graphismes sont clairement indignes des supports PC, PS4 et Xbox One
  • On aurait aimé des bruitages (armes) plus puissants et/ou réalistes
  • Après plusieurs correctifs, le jeu accuse toujours pas mal de bugs
  • Cinématiques affreuses et techniquement dépassées
  • Casting vocal un peu à côté de la plaque
  • Désynchro labiale


  • Les +

  • La durée de vie (en solo) est très correcte : environ 10 heures en jouant correctement
  • Un gameplay varié (infiltration, action, enquête, courses poursuite) et plutôt bon
  • Présenté comme une bonne série policière
  • Le doublage (en VF) est pas mal du tout
  • Le scénario est vraiment sympa


  • Test réalisé par iiYama

    juin 2022