Assassin’s Creed Unity (PS4/XBO/PC)

 





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Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : novembre 2014
Développeur : Ubisoft Montréal
Editeur : Ubisoft
Genre : aventure / action

Version testée : Française
Doublage : FR
Textes à l'écran : FR

Support : 1 Blu-Ray (PS4/XBO) / DVD (PC)
Espace disque nécessaire : 50Go (PS4) / 37Go (XBO) / 50Go (PC)
Moteur graphique : Anvil Next
Moteur physique : PhysX
Définitions HD max (consoles) : 900p (XBO) - 1080p (PS4)
Framerate annoncé (consoles) : 30 fps
Compatible 3D (consoles) : non

Difficulté :
Compatible Move (PS4/PS3) : non
Compatible Kinect (XBO/X360) : non
Remote Play PS4/Vita : oui
Multi-joueurs : 4 joueurs online

Abréviation : ACU
Titre alternatif : Assassin's Creed V
Prix au lancement : 70€ (consoles) / 60€ (PC)
Score des ventes : 6.3 Millions (tous supports)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Quad Core 3.2Ghz
RAM : 6Go
VIDEO : type GeForce GTX 780 ou Radeon R9 290X ou supérieur


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Assassin’s Creed

Unity



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Cette fois le décorum est Paris ! Bon sang, ça fait du bien et un peu de chauvinisme ne fait pas de mal :)
la première heure, il n'était pas possible pour moi de réagir à chaud à ce nouvel Assassin's Creed. Livré à une polémique, ce titre d'Ubisoft a été la cerise sur le gâteau d'une année particulièrement difficile pour cet éditeur. A tort ou à raison, je n'ai pas à juger mais objectivement, à force de promettre la lune et de ne même pas toucher les nuages, il était obligatoire que le développeur se prenne un retour de manivelle... Ne dit on pas "qui sème le vent récolte la tempête" ? Car entre des jeux non finis, remplis de bugs, creux et techniquement inférieurs aux promesses, il était sûr que tôt ou tard, les joueurs (et donc les acheteurs !) finiraient par se lasser. Et pas de chance, le titre qui devait à la base être le fer-de-lance d'une nouvelle génération d'Assassin's Creed, s'est pris les pieds dans la critique et n'a jamais su faire face à celle-ci. Ce jeu est devenu l'incarnation de tous les maux : de la prédominance de la communication sur le talent et les finitions, des bugs mémorables et une quantité de patches assez hallucinante, qui nous font pointer du doigt un phénomène qui auparavant était uniquement lié aux jeux de sport (ou aux Call of) : l'annualisation des jeux et donc une fréquence de sortie mettant à mal la qualité au profit de la quantité. Maintenant après plusieurs correctifs, des informations sur le prochain épisode déjà divulguées, et une fois les tensions apaisées, que reste-t'il de ce jeu (car oui, j'ai préféré vous en parler maintenant qu'il est stable et bien moins bugué) ?


Commençons par le
Le héros du jour se nomme Arno, un bon personnage même s'il reste finalement loin d'Ezio et Altaïr
gros point fort du jeu : les graphismes. Visuellement Unity est proche du superbe : il existe des bâtiments, des rues et des intérieurs somptueux. Pour ceux qui connaissent un peu Paris (car pour une fois, l'aventure se déroule en France), on retrouve avec plaisir ses rues et ses boulevards issus d'un autre temps et pourtant reconnaissables encore aujourd'hui. Les personnages sont plutôt bien réalisés et les intervenants sont charismatiques même si Arno (notre héros du jour) reste bien en deçà de certains de ses prédécesseurs (Ezio ?). Les effets de lumières et de fumés démontrent vraiment l'avantage des nouvelles consoles. Maintenant à vouloir impressionner quantitativement (avec des foules agglutinées lors de certains événements ou devant certaines bâtisses) le jeu montre un clipping important et des nappes de brouillards épaisses, qui gâchent un peu le plaisir ressenti lorsque l'on grimpe en haut d'un monument et que l'on constate l'impressionnante profondeur de champ. Maintenant sachez que c'est un titre exclusivement lié aux nouvelles générations (PS4 et Xbox One ainsi qu'au PC), mais on peut imaginer que la technologie utilisée (le moteur Anvil Next, pourtant usité depuis Assassin's Creed III) commence à peine à donner sa pleine puissance et il y a fort à parier que l'avenir de ce titre palliera aux quelques faiblesses techniques du titre, et que les épisodes suivants seront encore plus bluffants (et plus bugués ?). Par contre, je n'admets pas (personnellement) les chargements, nombreux et extrêmement longs, lors des intermissions : quel calvaire ! Cela gâche le plaisir et l'immersion, et en plus il n'y pas d'animation durant les dits chargements afin de nous faire patienter un peu.


Techniquement,
La customisation apporte un vrai plus
lorsque le jeu est en mode open-world, la liberté ressentie est extrêmement importante et les transitions sont invisibles. Le jeu à tendance à ralentir lors de certaines séquences de grimpette, de foule et ce malgré les patches de taille très conséquentes. Ubisoft nous démontre qu'une puissance mal contrôlée n'est pas toujours synonyme de qualité. La direction artistique est juste sublime et puis en étant chauvin, les amoureux de cette franchise et vivant dans l’hexagone, attendaient tellement cet opus qui se déroule en France (faut dire que ça reste rare, les développeurs situant presque toujours leurs aventures dans des villes américaines... ce qui est vraiment pénible à la longue). L'éditeur a réussi, de ce point de vue là, à offrir un tableau des plus charmant. Il a même réussi à nous offrir le drapeau tricolore, la tour Eiffel et bien d'autres éléments (même si c'est au prix de quelques anachronismes). L'histoire offerte par ce nouvel Assassin's Creed peut décevoir car si celle-ci se passe dans le Paris de la Révolution, une révolution qui n'est pas suffisamment impactée dans l'aventure. Toute autre période aurait pu être utilisée. Ici le point central c'est l'histoire d'amour entre Arno et Elise, un Roméo et Juliette version Ubisoft Montréal. En effet Arno va découvrir le monde des assassins et des templiers suite à une tragédie familiale. Son destin et sa vie vont alors aller inexorablement vers la vengeance, la noirceur et la violence. Traditionnel me direz vous... oui sauf que cette trajectoire va croiser celle d'Elise et qu'à partir de ce moment-là; les certitudes de nos héros vont voler en éclats.


Ah oui j'oubliais :
La direction artistique est vraiment superbe, le jeu est beau, parfois même bluffant. Finalement le vrai problème...
tout commence par « Vous » qui, en tant que « testeur » pour Abstergo, allez errer dans la Révolution Française à la recherche d’informations utiles aux Templiers. Bien sûr, vous n'en saurez rien jusqu'à ce qu'une voix vous informe de la situation et puis... bref, tout s'enchainera. Vous l'aurez compris, le cadre historique est sans intérêt et il est temps qu'Ubisoft prenne une décision ou il construise un vrai cadre avec Abstergo, ou alors qu'il dégage le contexte extérieur et ne laisse que l'aventure de l'assassin (qui d’après moi, se suffit à elle même). En clair, ce n'est pas sur l'histoire que le jeu rehausse son image. Niveau gameplay, Assassin's Creed Unity est assez classique et ce malgré la refonte du système de "free run" : tout a été revu afin d'offrir une fluidité et une aisance que les anciens épisodes avaient perdus. Alors bien sûr, il existe toujours des bugs déjà vus et revus, et certaines actions ont toujours "du mal à sortir". Par moment l'ergonomie des touches ne rend pas optimales chaque action. Après le jeu offre du crochetage, des combats, de la gestion et de la création d'équipements. Il y a les missions principales et les missions annexes où (pour une fois) il y a du choix : des énigmes, des mini-missions scénarisées (type enquête, recherche...), il y a bien sûr les sempiternels objets à trouver (arrêter messieurs les développeurs de croire que trouver des centaines d'objets soit fun... c'est faux ! -_- ). Tout ceci n'est pas très original mais ça reste varié et plutôt bien réalisé, en plus d'en avoir pour tous les goûts. Un aspect que j’apprécie également beaucoup, c'est la customisation du héros, car au-delà de l'aspect visuel, il existe un réel intérêt à ces modifications et en plus il y a pas mal de choix proposés. Et cerise sur le gâteau : le jeu propose de la coopération. Alors oui, beaucoup de jeux sont dans cette mouvance depuis quelques années mais ici l'avantage c'est que ce mode ne prend pas le pas sur le jeu solo.


Le mode coop'
... ce sont ces bugs à outrance et ces problèmes de framerate qui nous gâchent le jeu, alors qu'à l'heure où j'écris ces lignes, 3 gros patches ont déjà été déployés. Le manque de finition est tout simplement honteux sur un titre d'une telle envergure
propose de réaliser des missions scénarisées qui utilisent le contexte de la Révolution : l'idée est bonne, maintenant c'est un plus et ce n'est (honnêtement) pas indispensable. Je n'ai pas spécialement pris de plaisir à jouer ces quelques phases, mais des amis ont particulièrement apprécié... Les combats sont plus durs par rapport aux autres opus, et même si vous devenez un maître de l'esquive, que votre équipement est overboosté, attention quand même car le surnombre des ennemis peut vous être fatal. Le jeu offre une infiltration plus poussée et plus "libre" qu'autrefois : les couvertures plutôt bien pensées, mais je suis plus le type de joueur à rentrer dans le tas (je sais, c'est pas bien mais on ne se refait pas) cependant je reconnais que j'ai moins galéré sur ces phases qu’auparavant et j'ai même apprécié certaines de ces missions. Maintenant et malgré les modifications et les nouveaux apports, je dois avouer que tout cela ne m'a pas enthousiasmé autant que je l'espérai et toutes les promesses de son énorme campagne markéting, m'ont rendu moins sensible à ce que le titre du studio montréalais propose. Passons à la bande-son : pour ma part j'aime bien les voix françaises (dialogues et chants) qui permettent une bonne immersion. Par contre les musiques sont d'une trop grande discrétion et cela gâche vraiment l'aspect épique de l'aventure... dommage. D'un point de vue des bruitages, c'est classique et efficace. Enfin la durée de vie dépend de votre approche : en ligne droite on part sur une petite quinzaine d'heures en mode histoire et pour finir le jeu au maximum, tout en profitant à fond de celui-ci, partez sur 40 à 60 heures de jeu.



Assassin's Creed Unity Note
n'est certainement pas la bombe atomique tant attendue : le fait de le sortir bugué jusqu'à l'os, patché 3 fois en quelques semaines et n'atteignant pas la totalité des promesses faites... a certainement provoqué le ras-le-bol des joueurs et une déferlante sur le titre. Personnellement j'ai joué le jeu de façon découpée, en attendant chaque patch pour en profiter et cela a tué mon immersion et ma joie d'y jouer. J'ai mis beaucoup de temps à finir l'aventure mais pas pour une question de durée de vie (même si celle-ci est comme toujours sur la licence, très correcte). Pour moi un bon jeu c'est comme un bon bouquin : il faut pouvoir le dévorer si l'envie nous en prend et là ce n'était pas possible. Donc partons sur le fait que vous achetez cet Assassin's Creed à l'heure où j'écris ces lignes, et donc après avoir appliqué soigneusement une troisième grosse rustine, alors il mérite sa petite note de 15/20. Le jeu est beau, magnifique même à certains endroits, la foule est dense, vivante et donne une sensation de vie rarement appréciée dans un jeu vidéo. Les personnages sont sympathiques, attachants et les diverses phases de gameplay sont bien réalisées. On retrouve une sensation de furtivité et de vraies missions d'assassinat (discrètes et qui manquaient ces derniers temps), les nouveaux ajouts sont de parfaits compléments, et globalement on prend du plaisir. Bref, Assassin's Creed Unity reste un bon épisode mais il n'est pas assez innovant, encore une fois il est facile d'être déçu par son scénario (alors qu'il y a tellement matière à faire les choses bien avec un background pareil !) sans parler qu'après 3 gros patches, le jeu réserve encore quelques bugs et pas des moindres (le 4e patch, arrivé après mon test, pèse plus de 6Go !! mais où vas t'on à ce rythme-là ? Oo?). Bref, Ubisoft devrait lever le pied, arrêter sa com' à outrance qui nous promet monts et merveilles, et se concentrer un peu plus sur le développement, le fond de son jeu et bien entendu, sa finition.



Les -

  • Des bugs épouvantables qu'un nombre impressionnant de patches a eu du mal à corriger !
  • L'histoire n'est pas spécialement passionnante
  • Encore quelques ratés dans le gameplay
  • Quelques soucis de framerate
  • Musiques trop feutrées
  • Les +

  • Superbe gestion des foules et des effets graphiques
  • Toujours aussi grisant à prendre en mains
  • Enfin un jeu qui se déroule dans Paris :)
  • Quelques bonus dans la version PS4
  • Direction artistique splendide !
  • Bon doublage


  • Test réalisé par Puffmagicd

    Lire l'article original sur CHISHIKI 72
    aout 2015