Urban Strike (MD/SNES)

 





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Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son

Note générale (MD)
Note générale (SNES)


Testé sur :


Sortie du jeu : 1994 (MD) - 1995 (SNES)
Développeurs : Granite Bay Software - The Edge - Foley Hitech
Adaptation SNES : Black Pearl Software
Editeur : Electronic Arts
Genre : shoot-them-up

Version testée : Euro
Voix dans le jeu : US
Textes à l'écran : US

Support : cartouche de 16Mb
Difficulté :
Multi-joueurs : non
Titre alternatif : Desert Strike 3
Prix au lancement : 400Frs (MD) / 450Frs (SNES)


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Urban Strike

The Sequel to Jungle Strike


Urban Strike
Hormis une fin outrageusement expédiée, la scénarisation est de bonne facture
est le 3e épisode de la désormais célèbre série des "Strike". Suite et fin, l'opus "Urban" est le dernier à sortir sur les consoles 16bits et portables de son époque, puisque la saga continuera sur PlayStation, Saturn et Nintendo 64 avec les chapitres Soviet Strike et Nuclear Strike. Au bout de 3 épisodes, on est évidemment en droit d'attendre le meilleur d'une série, cependant ce n'est pas toujours le cas. Si bien sûr on a des résultats positifs (comme avec Super Mario Bros 3, Kirby's Dream Land 3, Shinobi III ou Mega Man X3), on a aussi des résultats moins positifs (comme avec Mortal Kombat 3, Streets of Rage 3 ou encore After Burner III, qui sont moins bons que leurs épisodes 2 respectifs). Du bon et du moins bon, qui oppose soit une série en fin de course, soit l'amour d'un développeur qui a cherché à faire de son mieux. Cette intro n'est pas une manière de vous annoncer qu'Urban Strike est un mauvais jeu, juste une façon d'expliquer que les règles ne sont pas toujours établies et que ce n'est pas parce qu'on est en fin de génération (à la sortie de ce jeu, la génération 32bits est sur le point de voir le jour !) qu'on se retrouve avec le meilleur de nos consoles préférées. Au développement d'Urban Strike, on retrouve Mike Posehn (qui a participé à tous les épisodes jusque-là, il est clair que c'est "sa série") ainsi que 3 studios ! Oui, 3 studios pour développer un seul jeu, un jeu du milieu des années 90, on peut légitimement trouver ça louche. Cette fois, l'histoire nous raconte qu'un certain H. R. Malone semble mouillé dans une affaire d'arme de destruction massive, ayant pour cible les États-Unis. Cependant, on découvre assez rapidement que Malone n'est autre que Carlos Ortega (le baron de la drogue de Jungle Strike) que l'on croyait mort mais qui s'est acheté une nouvelle identité grâce à la chirurgie esthétique (ça ne vous rappelle pas le film Volte Face ?). Comme précédemment, le jeu dispose d'une belle introduction mais pour la voir, il faudra une fois de plus être patient et attendre que la longue séquence d'écran-titre passe. Ensuite on retrouve la formule qui a admirablement sévie sur Jungle Strike, à savoir que le jeu est ponctué de petites cut-scènes, parfois animées, parfois ne proposant que des images fixes avec du texte. Reste qu'encore une fois l'ensemble fonctionne très bien, même si l'écriture n'est guère originale, voire même parfois un peu caricaturale.


On retrouve évidemment
Bien entendu la "formule" n'a pas changé et on retrouve la même jouabilité et le gameplay habituel à la série
les briefings, ainsi que quelques digitalisations qui ne surprendront plus. Mais on ne crachera pas sur le développement scénaristique, car sur les consoles 16bits, il est assez rare d'avoir un scénario aussi bien développé. Le seul bémol à tout ça, c'est qu'une fois de plus, tous les textes sont anglais (et ce, même dans les versions sorties chez nous). Des textes en plus en bon nombre, ce qui peut être un frein à la bonne compréhension des tenants et aboutissants du scénario. On retrouve naturellement les mêmes options que dans les 2 premiers opus, à savoir un système de passwords bien pratique, la configuration des touches ainsi que le choix de son copilote. Un frère d'armes qui sera, cette fois, vraiment efficace ! La visée est plus pointue que précédemment, et même l'armement se veut plus adapté. En effet, si on retrouve le trio classique hellfire/hydra/canon de 20mm, et il est clair que les armes sont nettement plus efficaces et/ou les ennemis ont une endurance plus adaptée. Ainsi un fantassin mourra si une roquette explose à ses pieds, et la plupart des véhicules ne supportent guère plus de 1 ou 2 hellfires, rendant ainsi hommage à l'efficacité de ces missiles censés être puissants. Ca fait plaisir de voir que les choses évoluent, que les facettes les moins réalistes d'un jeu (qui ne l'est déjà pas beaucoup), mutent dans le bon sens. Dans Urban Strike, on pilote un hélicoptère Mohican, un appareil qui n'existe pas. Fini les Apache et autre Comanche issu de l'armée américaine, le Mohican possède un design assez futuriste mais ses capacités sont similaires aux autres. Cependant on appréciera un jeu nettement plus véloce et un scrolling légèrement plus rapide, ce qui rend la prise en mains légèrement plus "fluide" et "légère". Evidemment on ne change pas une équipe qui gagne (oui qui gagne car les 2 précédents "Strike" se sont bien vendus) et on retrouve cette maniabilité assez précise mais déconcertante pour certains. Les fans adorent (preums !), les autres la décrient pour son manque de souplesse et de réactivité. Maintenant il faut bien comprendre que sans sticks analogiques, qui se démocratiseront sur la génération suivante (DualShock, 3D Pad, manette de la N64…), il était vraiment difficile de proposer mieux.


En tout cas moi j'apprécie
Pour un jeu de fin de génération c'est sûr, les graphismes sont décevants. Notez qu'en plus, la version SNES pose là un framerate exécrable, qui pourrit l'expérience
toujours autant cette jouabilité, ainsi qu'une difficulté un poil plus abordable. Je dis bien "un poil" car ce 3e "Strike" reste encore une fois assez élitiste, mais un peu moins abusé que le Jungle Strike. Seule facette assez pénible de ce gameplay qui perdure : notre hélico consomme (encore) beaucoup trop de carburant ! Pas le temps de mener à bien 2 ordres de missions à la suite, que déjà c'est la pénurie et donc, la menace d'un crash et d'une perte de vie. C'est vraiment abusé, contraignant, chiant même... à croire que notre hélico a les réservoirs percés ! Dans la continuité des choses, puisque vous avez sûrement compris que la formule n'a que peu évoluée, on retrouve la fameuse carte tactique (map, ordres de missions, données sur notre appareil), de nouveaux véhicules à prendre en mains (comme l'hélicoptère cargo, qui permet de transporter plus de rescapés, ainsi qu'une sorte de tank) et bien sûr des missions désormais classiques : protection de VIP, capture de dissidents, sauvetage et destruction de véhicules et bâtiments ennemis. Ce n'est pas très original certes, mais on ne joue pas à un 3e opus pour avoir un jeu totalement différent (qui serait assez fou pour venir critiquer un Sonic 3 parce qu'il ressemble trop au 2 ?). La durée de vie est assez bonne, entre autre à cause de la difficulté mais aussi grâce à ses 9 niveaux. Malgré tout, le jeu est moins long que Jungle Strike. En effet, les niveaux se terminent plus vite et petite déception quand même, la fin est expédiée et se résume à seulement 2 images. C'est dommage, surtout après un second opus très travaillé sur ce plan-là. Si l'apport de nouveaux véhicules était la grosse nouveauté de Jungle Strike, cet épisode nous propose désormais des phases à pieds ! Ne vous êtes-vous jamais demandé ce que faisait votre copilote quand vous le déposiez aux pieds d'un bâtiment ? Et bien cette fois, vous allez le jouer directement, dans un MERCS du pauvre. En effet, on garde la vue isométrique et notre coéquipier, à pinces cette fois et équipé d'une mitrailleuse à lance-roquettes, ira réaliser sa mission de l'intérieur (comme détruire des tourelles ou des avions parqués, tout en affrontant naturellement les gardes du coin). Bien sûr certains critiquent ces phases, moins travaillées que celles à bord de l'hélico, mais qui restent selon moi plutôt agréables et assez bien fichues pour donner un point positif à l'aventure proposée.


Techniquement, cette fois
Dommage que les musiques soient toujours aussi absentes... Notez encore une fois que la version SNES aime pourrir son adaptation avec un bruitage du rotor qui vient vite à taper sur les nerfs
encore on nous propose une belle cartouche de 16Mb mais elle ne sera pas spécialement mise à profit pour les graphismes ou la musique. Pire, les versions Mega Drive (la première sortie) et Super Nintendo (sortie plusieurs mois après) sont à la fois similaires et opposées. En effet, dans les 2 cas les graphismes sont (malheureusement) du même acabit que précédemment. Les décors sont toujours un peu vides et statiques, ce qu'on a toujours eu sur cette série. Bien sûr on espérait quelques prises de risques, d'autant que la génération 16bits est en fin de vie et qu'elle est (censé être) maitrisée à 100%. Pourtant techniquement, on n'aura guère mieux qu'avec Jungle Strike. C'est dommage, mais c'était prévisible non ? De même, la version SNES n'est pas forcément plus belle que celle de sa concurrente par contre, vous vous doutez bien que si elle prend un point de moins, c'est bien qu'elle pose là un sérieux problème. En effet, la version Mega Drive est plutôt fluide, mais la version Super Nintendo possède un framerate exécrable, qui se paye en plus le luxe de ralentir ! Et puis si on apprécie quelques originalités comme le niveau de Las Vegas ou New-York, on déplorera quelques faiblesses qui perdurent, elles. Par exemple à New-York justement, on vogue entre les immeubles mais on ne sait jamais à quelle altitude on est et c'est souvent la collision (d'ailleurs notre appareil rebondit toujours comme une bille de flipper). Quant au dernier niveau, il est vide de tout intérêt et techniquement, on sent que les graphismes ont été bâclés. C'est un peu dommage tout ça… Enfin côté son, la plage sonore se révèle assez décevante. Les musiques sont très rares, bien trop ponctuelles, ne laissant au joueur que les bruitages. C'est vraiment dommage quand on sait que de bonnes musiques donnent vraiment du corps à un jeu. En puis on retrouve ce rotor qui, en jouant au casque, finit par être énervant sur Mega Drive mais sur Super Nintendo, allez savoir pourquoi, Black Pearl Software (responsable du portage) a cru bon de le modifier pour en proposer un, encore plus bruyant ! Alors certes la qualité est là, mais bon sang ce que c'est gonflant ! Les digitalisations sont aussi bien moches, au moins aussi affreuses que dans l'épisode Jungle (tout du moins sur la console de SEGA). Finalement on n'appréciera que des bruitages assez punchy, qui donnent du dynamisme aux armes et aux explosions.



Urban Strike est Note Mega Drive


Note Super Nintendo
le 3e et dernier épisode de la série des "Strike" à voir le jour sur nos machines de 4e génération. Bien entendu on sera un peu déçu de ne pas avoir plus d'améliorations, comme des graphismes plus dignes de nos supports préférés, une bande-son qui aurait pu apporter beaucoup de "corps" à l'ambiance sonore ou encore un gameplay plus varié, plus original. Car c'est un fait, la "formule Strike" n'a que peu évolué depuis Desert Strike, ce qui peut être un peu décevant, avouons-le. Maintenant, est-il vraiment honnête de critiquer un 3e épisode pour son conservationnisme ? Est-il utile de fustiger un gameplay qu'on a toujours apprécié, car après tout, si on change ce qu'on aime dans un jeu, ne risque-t'on pas de le désapprécier ? Il y a des chances que si... et tout le dilemme est là ! Car il faut être clair, cet ultime opus 16bits est un sacré bon jeu ! Les missions sont suffisamment variées, le gameplay s'est amélioré avec entre autre un hélicoptère plus souple à manier, et même si les phases à pied ne sont qu'à demi-réussies, au moins elles apportent un peu de nouveauté et de fraicheur à cette impression de déjà-vu. Enfin il reste le cas bien précis de la version Super Nintendo et de son framerate franchement miteux, limite honteux vu les performances graphiques du jeu, d'où la présence d'une double-notation. En conclusion, Urban Strike est un bon titre, même s'il reste un cran en dessous de l'excellent Jungle Strike. Un peu moins indispensable certes, si bien sûr (pour un jeu de fin de génération) on aurait apprécié une réalisation plus ambitieuse, entre temps il n'usurpe pas sa place dans cette belle trilogie.



Les -

  • Des musiques toujours aussi absentes
  • Un framerate dégueulasse sur SNES !
  • Nouveaux véhicules pas terribles
  • Dernier niveau carrément raté !
  • Difficulté encore trop élevée
  • Une fin expédiée
  • Pas très original
  • Les +

  • Les phases à pieds... moches mais rigolotes
  • Un appareil plus souple à contrôler
  • Bonne scénarisation
  • Toujours aussi fun
  • De bons bruitages
  • Les passwords

  • Test réalisé par iiYama

    février 2014