The Darkness II (PC/X360/PS3)

 






   


Développement scénaristique
Jouabilité & Gameplay
L'image
Le son
Note générale


Testé sur :


Sortie du jeu : février 2012
Développeur : Digital Extremes
Editeur : 2K Games
Genre : FPS

Version testée : Française
Version PC : 1.0
Doublage : US ou FR (au choix)
Textes à l'écran : FR

Support : 1 DVD (X360-PC) / 1 Blu-Ray (PS3)
Espace disque nécessaire : 10Go (PC) / 1Mo (X360) / 1Mo (PS3)
Moteur graphique : Evolution Engine
Moteur physique : PhysX
Définitions HD max (consoles) : 1080p
Compatible 3D (consoles) : non

Difficulté :
Compatible Kinect (X360) : non
Compatible Move (PS3) : non
Multi-joueurs : 4 joueurs online
Prix au lancement : 45€ (PC) / 65€ (consoles)


Configuration recommandée (PC) :
CPU : Quad Core 2.4Ghz
RAM : 2Go
VIDEO : avec 512Mo de VRAM

Configuration de test (PC) :
CPU : Intel Core i5-2500 (3.33Ghz)
RAM : 8Go DDR3
VIDEO : GeForce GT 560Ti avec 1024Mo de VRam
OS : Windows 7 (64bits)
Résolution testée : 1680x1050 (16:10)
Niveau de détails :



Les sites partenaires :





_________________________________

Pages vues (depuis avril 2016)




Visiteurs uniques (depuis avril 2016)

The Darkness II








Nous avons été
L'histoire est vraiment bien amenée et nous tient en haleine jusqu'au bout
nombreux à découvrir The Darkness en 2007, ainsi que son Comics créé en 1996 par le trio Marc Silvestri, Garth Ennis et David Wohl. Oui excusez mon inculture mais avant ça, je ne connaissais pas du tout (et toi qui lis ces lignes ne fais pas le malin, y'a 9 chances sur 10 que tu sois dans le même cas que moi… pas besoin de se moquer). De toute façon, qui connaissait Watchmen avant le jeu et le long métrage ? Et bien pour The Darkness c'est pareil. Bref, si j'ai trouvé le premier épisode assez sympa, lui reconnaissant des qualités (au niveau de l'ambiance par exemple) c'est pourtant un jeu que je ne possède pas. Il faut dire que la "patte Starbreeze" n'est vraiment pas à mon gout (voir The Chronicles of Riddick, un autre jeu que j'estime mais qui ne me plait pas). Depuis, c'est Digital Extremes (connu pour quelques jeux et adaptations mais aussi et surtout pour le très sympathique darkSector) qui a repris le flambeau en prenant le pari fou de presque tout changer de la formule originelle… ou à minima ce qui plaisait le moins. Mais n'est-ce pas quelque peu dangereux de faire ça, selon vous ? En effet, si on modifie trop une formule qui a su plaire et fait vendre, on risque de se retrouver avec une suite qui n'a plus rien à voir et qui va faire un bide. Avant d'entrer dans le vif du sujet, si le premier opus avait l'indélicatesse d'être annulé peu avant sa sortie sur PC, cette fois il y voit bel et bien le jour. C'est idiot de retourner sa veste de la sorte, même si (et nous le verrons peu après) ça n'empêche pas de comprendre l'histoire de cette séquelle. Enfin la version PC est très proche de la version Xbox 360, puisqu'à part quelques babioles, des textures un peu plus nettes et un petit anti-aliasing, celle-ci n'apporte pas grand chose aux versions consoles... à part le prix bien entendu. Bref, je disais que changer une formule comporte des risques et on commencera par l'aspect graphique. En effet, on oublie l'aspect quelque peu réaliste du premier opus, place désormais au cel-shading. Il faut dire que le moteur graphique de Starbreeze n'a pas été reconduit et, en lieu et place, Digital Extremes a utilisé son middleware maison : l'Evolution Engine, déjà à l'oeuvre dans darkSector.


Cependant le cel-shading,
On retrouve bien sûr le Darkness, à la différence que les 2 tentacules sont indépendantes des armes. Une belle nouveauté
malgré sa volonté d'être plus proche du Comics, est quelque peu perturbant. En effet, avec ses gros contours et ses couleurs parfois criardes, c'est un procédé graphique qu'on réserve habituellement aux titres à l'ambiance plus légère. Alors c'est vrai, on a quelques bonnes facettes de tout ça : par exemple les visages sont pas mal détaillés, la plupart des décors sont jolis, les effets sont réussis… Malgré tout, il est difficile de ne pas trouver les modélisations un peu bizarres, un peu toutes coulées dans le même moule, avec entre autre des mains affreuses et une synchro labiale étrangement gérée. Tantôt elle officie alors qu'à la scène suivante elle sera complètement à la rue. Ajoutons que de près, lorsqu'un interlocuteur ouvre la bouche, c'est vraiment "particulier" comme rendu. Résultat, les scènes de dialogues sont pour la plupart bien moches. Malgré ça, tout n'est pas à jeter, bien au contraire. Tout d'abord, on aura le plaisir d'avoir une vidéo résumant l'épisode précédent (à base de cut-scènes et de planches de BD, mais le résultat est bien fait), on retrouvera les monologues de Jackie Estacado (notre personnage) et surtout, une histoire intéressante et qui passionnera jusqu'au bout. Jackie est devenu le nouveau parrain mais apparemment quelqu'un en veut à sa peau. En réalité, la destruction de son restaurant et la tuerie de ses employés n'avait pour but que de réveiller le Darkness qui sommeillait en lui. Car ses agresseurs ne sont autres que "La Confrérie", une sorte de groupuscule secret qui a pour but d'enfermer le Darkness dans le siphon, un artéfact visiblement malveillant. Au passage Jackie nous fera quelques "blancs" où il se retrouvera transporté dans un asile, lui-même étant un patient aliéné (ces scènes me mettent d'ailleurs l'angoisse, brooouuuuu…). Au final il faudra bien entendu connaitre le fin mot de l'histoire pour tout remettre dans l'ordre : pourquoi la confrérie veut le Darkness, qu'est ce qui est vrai, qu'est ce qui est faux et surtout, Jenny (l'amour de sa vie) est-elle encore en vie ? L'une des forces du jeu est bien là : on est captivé de bout en bout ! Une qualité qui se fait de plus en plus rare de jours, même si (et j'en remets une couche là-dessus) la mise en scène ne paye pas de mine. J'ai lâché le mot, dans cette suite on rejoue le héros du premier épisode, qui sera cette fois en proie à ces propres démons. Le cœur du titre est évidemment dans son gameplay, violent à souhait (d'ailleurs pour mieux souligner certaines exécutions, nous avons de très jolis ralentis à la John Woo).


The Darkness est resté bien gore,
Le plus souvent le Darkling ne sert à rien... sauf lorsqu'on le contrôle nous même
sanglant même avec au passage quelques démembrements (en somme, ce n'est pas un jeu pour les gosses). On retrouve naturellement le Darkness, ces 2 espèces de tentacules qui sortent des épaules du héros. La différence la plus notable avec le premier épisode, c'est que cette fois les tentacules sont jouables indépendamment des armes à feu et ça, c'est une belle nouveauté. La bestiole de gauche permet d'interagir avec le décor : ouvrir une porte (ou devrais-je dire l'arracher !), ramasser une arme, des munitions… bref c'est le 3e bras utile. Le poulpe de droite sert de son côté à attaquer. Selon la direction qu'on lui donne, il attaque verticalement ou horizontalement, vers le haut ou le bas, vers la gauche ou la droite. Tout ça permet d'avoir de puissantes attaques au corps à corps, et c'est notamment pratique lorsque l'ennemi porte un bouclier anti-émeute. Le bon point aussi, c'est que tout se gère indépendamment (comme lorsqu'on prend un flingue dans chaque main) ainsi on peut vraiment varier ses attaques. En effet le Darkness peut prendre un paquet d'objets pour s'en servir de projectiles (une hélice de VMC pour trancher dans le vif, ou une barre à mine pour transpercer) ou inversement, arracher la porte d'une voiture pour s'en servir de bouclier. Même si on ne se servira que rarement de toutes les possibilités offertes, il faut reconnaitre que les développeurs ont cherchés à rendre le gameplay le plus fouillé possible, afin de palier à un gameplay au demeurant classique : malgré quelques zones un peu plus ouvertes (comme le manoir) généralement c'est très scripté, et surtout c'est linéaire. On avance droit devant, on défonce tout le monde et on ne réfléchit pas trop. Il y a quand même une subtilité intéressante, à savoir que chaque mort procure des "essences" et dévorer le cœur de ses victimes en apporte d'autres. Résultat, on emmagasine ses essences pour ensuite se payer des upgrades ou des options dans le shop infernal du coin : plus de santé, améliorer ses chargeurs, être plus fort dans le noir, obtenir de nouveaux pouvoirs… autant de fonctions à débloquer. Dans tout ça, le Darkness étant une entité des ténèbres, il faudra bien entendu éviter la lumière à tout prix (et notamment les fourbes qui nous éblouissent avec les phares de leur bagnole ou avec des projecteurs). Autre petite nouveauté, on sera accompagné la plupart du temps par un Darkling dont on prendra le contrôle 2 fois… Ça fait bizarre.


Alors le Darkling
Le choix du cel shading est certes discutable mais au final, ça passe plutôt bien
c'est simple, c'est un petit démon qui va aller s'attaquer à nos ennemis, nous aider à débloquer le passage, nous montrer le chemin à suivre et même apporter une petite touche d'humour à un jeu au demeurant très sérieux. Il ressemble à s'y méprendre aux larbins d'Overlord, à la différence que lui, on ne lui donne pas d'ordre et surtout, qu'on n'en a qu'un. C'est un peu dommage car "une équipe" de Darklings aurait pu apporter un aspect stratégique aux combats. En somme le Darkling, malgré son rôle de personnage secondaire, fait un peu de la figuration (en gros s'il n'était pas là, ce serait pareil). Enfin, The Darkness II ne dispose pas d'un véritable mode multi (Digital Extremes laisse ça à Call of Duty et Battlefield) mais propose le mode Vendetta : en solo ou en coop jusqu'à 4, on réalise de nouvelles missions sans grand intérêt. Le tout dure moins de 2 heures et fait perdurer l'expérience, cependant, The Darkness II doit être envisagé pour son solo uniquement, le mode Vendetta n'étant qu'un amuse-gueule. Je ne reviendrai pas sur l'aspect graphique, un choix discutable selon certains mais que personnellement j'ai apprécié malgré les faiblesses techniques, et je passerai directement à la partie sonore. Avec ce titre, la vieille guerre de la VO contre la VF n'aura pas lieu puisqu'on nous propose (dans les options) de choisir l'une ou l'autre. Et je reconnais que la VO est bien meilleure et ce, malgré la présence de très bons doubleurs. En fait, la VF souffre des mêmes inconstances que sa synchro labiale, à savoir que certains personnages profitent d'un très bon travail sur le doublage, quand d'autres ont fait n'importe quoi (comme la voix du Darkness, particulièrement ridicule). Les musiques de leur côté sont passe-partout, on n'y fait pas attention mais elles soulignent correctement l'aventure, de même pour des bruitages qui dans l'ensemble, ont la pêche. Ca fait plaisir de ne pas avoir des armes asthmatiques, d'ailleurs le ressenti est lui aussi, très positif.



Je reconnais Note
avoir apprécié cette séquelle… même plus que l'original. Je sais, certains vont crier au sacrilège mais j'assume. J'ai aimé le gameplay, j'ai aimé l'originalité graphique, j'ai vraiment accroché à l'histoire (d'ailleurs les 2 fins sont sympas) et au final, même si le contenu est un peu chiche, j'ai passé un très bon moment en sa compagnie. Car The Darkness II, si dans la forme ça reste un FPS classique, dans le fond il propose un peu d'originalité dans un genre qui en manque cruellement. Alors certes il a ses défauts mais moi j'y ai surtout vu des qualités…



Les -

  • Linéaire, court et scripté… comme tous les FPS actuels
  • Le Darkling fait de la figuration
  • Doublage FR coussi-coussa
  • Qualité graphique oscillante
  • Mode Vendetta anecdotique
  • Les +

  • Le Darkness apporte forcément au gameplay
  • Jouabilité précise au pad, c'est agréable
  • Le cel-shading est plutôt bien employé
  • Choix entre VO et VF
  • Histoire intéressante
  • 2 sympathiques fins


  • Test réalisé par iiYama

    septembre 2012